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Mercredi 26 avril
: Nuit tranquille au camping, mais petit matin très frais. Suite de la visite de Grenade avec
l'hôpital San Juan de Dios,
édifice baroque encore utilisé comme hôpital aujourd'hui. Il est
construit comme une juxtapositions de cloîtres, avec des murs couverts de
fresques, toutes sur des thèmes liés à la maladie et à la mort;
encourageant pour les malades ! A côté, nous visitons le couvent
San Geronimo, du XVIème siècle, construit pour être la
tombe du "Gran Capitan", général espagnol qui a permis de
conserver le royaume de Naples à l'Espagne.
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Fresque de l'hôpital San Juan de Dios
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Grenade vue de l'Alhambra
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L'après-midi est
consacré à la visite de l'Alhambra,
située sur un
promontoire élevé qui domine la ville (1 € par personne en minibus
pour y monter depuis la "Plaza Nueva"
dans le centre-ville). La visite de l'ensemble monumental et des
jardins
se fait sur la base d'une demi-journée; nous avions réservé notre
visite depuis la France, par Internet, pour 14h00. Cette précaution nous
a épargné deux bonnes heures de queue qu'ont dû faire les pauvres
malheureux qui n'avaient pas réservé. L'organisation des visites est
compliquée, rigide et brouillonne, et même les gardiens du monument ne
savent pas trop où ils en sont et donnent de mauvaises informations quand
on les interroge.
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Dans l'Alhambra - L'Alcazaba
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Ce monument se présente en plusieurs parties :
- l'Alcazaba, ancienne
forteresse située sur la pointe du rocher, d'où l'on a une vue
plongeante et lointaine sur la ville et ses alentours
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Dans l'Alhambra - Palais
Nasride - cour aux lions
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- le palais des Nasrides, lieu
d'habitation des sultans du même nom, palais d'une richesse inouïe, avec
ses murs couverts de stuc peint et sculpté, ses nombreuses pièces toutes
plus belles et richement décorées les unes que les autres. Ce palais
vaut le palais des sultans turcs au Topkapi à
Istanbul par sa
richesse et sa décoration, mais il est plus petit. Juste à côté,
Charles Quint s'est fait construire un palais qui ressemble à des arènes
(on est au pays de la corrida, n'est ce pas !) où il n'a jamais habité
et qui fait un effet tout à fait incongru à cet endroit; il contient un
intéressant petit musée présentant des objets retrouvés sur place
- le Generalife, résidence
d'été des califes, avec ses jardins magnifiques, d'une grande douceur et
de l'eau jaillissante ou ruisselante un peu partout, évoquant ce
qu'aurait pu être le paradis terrestre. |
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Dans l'Alhambra - Palais et jardin
du Generalife |
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Deuxième guigne : la perte d'une carte Memory Stick
de 128 Mo, avec près d'une centaine de photos dessus, probablement
tombée de l'étui de l'appareil photo lors du changement des batteries
pendant la visite de l'Alhambra ! C'est vraiment pas de bol.
Retour au camping, où nous constatons que la borne électrique sur laquelle notre camping-car est branché ne
fonctionne plus (depuis quand ? mystère). Après l'intervention assez
longue d'un ouvrier d'entretien, tout rentre dans l'ordre.
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Pont nasride
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Jeudi 27 avril
: Départ direction sud par
l'autoroute A 44. Nous quittons l'autoroute pour prendre la route régionale A 348 en direction de Lanjaron.
Juste après la sortie, nous découvrons une véritable merveille (elle
est indiquée sur la route) : un pont
construit par les Nasrides sur un canyon de plusieurs
centaines de mètres de profondeur, une vue absolument fantastique à ne
louper sous aucun prétexte. Et nous continuons notre route vers Lanjaron
et La Alpujarra. Juste avant
d'arriver à Ogiva, nous
prenons à gauche vers Pampaneira,
premier beau village de La Alpujarra,
mais envahi par les cars de touristes. A la sortie du village, une petite
route étroite, sinueuse et très grimpante, sans cars de touristes, nous
emmène vers Bubion et Capilleira.
Pas facile de stationner à Bubion,
mais, après y être parvenus, la visite de ce très joli village est une
vraie récompense. |
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La Alpujarra - Bubion et sa
vue sur la vallée
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La plage à Marbella
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Retour sur
nos pas jusqu'à Ogiva, puis direction sud vers Motril
et la côte. Impossible de s'arrêter à Salobrena,
village blanc en bord de mer, coiffé par une forteresse
maure; nous nous
contentons de l'admirer en passant. Puis nous suivons la côte jusqu'à Marbella
par la A 7 ou la RN 340. Tout le long, c'est du béton, suivi par du béton,
avec encore du béton, et ainsi de suite. Nullissime. Arrêt d'une paire
d'heures à Marbella, ayant
pu trouver par chance un endroit pour stationner en bord de mer; ceci nous
a définitivement convaincu de l'inanité de venir passer ses vacances
dans cet endroit rempli de béton chic et prétentieux, souvent couvert de
plaques de marbre encore plus prétentieuses.
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Immeuble de vacances à Marbella
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Nous
prenons ensuite la route régionale A 397 (et non A 376 comme indiqué sur
la carte Michelin de l'Andalousie en notre possession) vers Ronda,
excellente route qui, après avoir quitté la zone des lotissements privés
de luxe avec gardien et parcours de golf super chic, nous emmène dans des
paysages âpres de montagne jusqu'à un col à 1065 m d'altitude. Et c'est
une brève redescente vers Ronda,
où nous faisons halte au camping "El Sur" à l'entrée ouest de la ville, presque plein
mais confortable et bien situé, avec tous les services pour
camping-cariste, et même un point d'accès à internet.
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Ronda - Ponte Nuevo
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Vendredi
28 avril : Le matin, relativement
frais, est réservé à la visite de Ronda.
20 min de marche d'un pas allègre nous emmènent à la porte de la ville,
à la fois porte mauresque et
porte Charles Quint. Remontée
par une petite rue vers le Ponte Nuevo;
arrivé là, c'est l'éblouissement : la ville est partagée en deux par
un profond canyon, enjambé par le Ponte Nuevo.
La vue est impressionnante. On en a une belle vue d'ensemble depuis le
jardin public situé en face, bien éclairée le matin. Quelque flânerie
dans les rues bien ombragées, bordées de maisons blanchies à la chaux,
jusqu'au jardin d'Alameda del Tajo
qui offre un point de vue remarquable sur la vallée et la Serrania
de Ronda en face. Visite des arènes,
parmi les plus anciennes d'Espagne, prix 5 € par personne l'entrée.
Ensuite, c'est la redescente vers l'entrée de la ville par la rue
principale, et le retour à pied, pénible et durant environ 40 min, vers
le camping (impossible de trouver un taxi à Ronda,
ça ne doit pas exister ici !)
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Ronda - Arènes
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Puis nous reprenons la
route régionale A 369 qui va à Algéciras
sur environ 35 km de lacets, de montées et de descentes, et de travaux
routiers, dans un paysage grandiose et sauvage, essentiellement minéral.
A la sortie d'Algatocin,
nous prenons la A 373, plus étroite et plus difficile, traversant la réserve
de Cortes de la Frontera. Il
fait très nuageux, et nous roulons souvent dans la brume ; le paysage est
très vert, les moutons et les bovins sont nombreux, et l'ensemble nous
rappelle l'Écosse, un micro-climat sans doute ! Au bout de cette route on
arrive à Ubrique, ville
moyenne blottie au pied d'une muraille rocheuse particulièrement
impressionnante; grandiose vue d'en face. Nombreux parkings où l'on peut
stationner le camping-car.
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Ubrique
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Grazalema - Place de
l'église
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Nous repartons par la A 2301 (et non A 374 comme
indiqué sur la carte), en grimpant très haut au-dessus de la ville, puis
arrivons dans une ancienne vallée glaciaire, paysage inattendu ici. La
route serpente sur les hauteurs jusqu'à Grazalema,
charmant village blanc bien accueillant pour les camping-cars. La A 531,
très, très étroite et très, très pentue, nous emmène à Zahara
de la Sierra, près d'un lac de barrage, en passant par le
Puerto de las Palomas à
1352 m, dans la brume, d'où nous sortons pour découvrir un paysage
sublime de montagnes entourant le lac. A Zahara
de la Sierra,
très joli village blanc situé sur un piton rocheux sous un ancien château
maure, nous avons l'idée bizarre d'entrer avec le camping-car ; mal nous
en a pris, la manœuvre de demi-tour juste avant une descente étroite et
vertigineuse a été particulièrement ardue, mais sans bobo heureusement. |
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Lac de barrage
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Puis retour par la même route, arrêt pour la nuit à côté du km 12
dans la montée, sur une aire bien plate, invisible de la route, départ
de randonnée pédestres vers la Garganta
Verde. Paysages grandioses des deux côtés de la
route. Un camping-car avec un couple d'allemands bien sympathiques vient
un peu plus tard partager notre tranquillité
Samedi 29 avril
: Le
lendemain matin après une nuit sans problème, réveil presque glacé
dans la purée de pois : le site est entièrement dans les nuages,
visibilité maxi 10 m. Nous reprenons la route vers Grazalema,
et vers 800 m d'altitude, nous sortons des nuages et trouvons le soleil.
Nouveau passage au Puerto de las Palomas,
pour admirer la mer de nuages sous nos pieds puis redescente jusqu'à la A
372, direction El Bosque en
passant par le Puerto del Boyar
à 1103 m, beaux paysages tout le long, la brume ne couvrant pas ce côté
de la montagne. El Bosque
est un joli village sans intérêt majeur, et nous continuons donc sur la
A 372, maintenant dans des paysages verdoyants et très vallonnés, avec
des cultures partout, jusqu'à Arcos de la
Frontera.
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Arcos de la Frontera - vue
généale
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Arrivés à Arcos de
la Frontera,
courses à Carrefour situé à la sortie de la ville sur la route de Jerez
de la Frontera. Ensuite, recherche difficile, mais
finalement fructueuse près du barrage, d'un endroit pour stationner en
bas de la ville. La position de la ville est impressionnante : située en
haut d'une immense barrière rocheuse, à environ 200 m au-dessus du Rio
Guadalete sur un méandre, elle domine toute la région.
Hors de question d'y monter avec un camping-car, ce serait un véritable
traquenard avec ses ruelles pentues, étroites et certaines embouteillées.
De nombreux monuments (églises, palais), ses ruelles pittoresques et une
vue imprenable sur la plaine justifient largement les deux étoiles données
par notre guide, mais la montée à pied sous le soleil
est fatigante. |
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La A 384 nous emmène ensuite à Villamartin
puis Algodonales, autres
villages blancs jolis vus de loin.
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Olvera
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Nous la quittons pour prendre
l'ancienne route N 342, assez difficile mais qui offre des points de vues
splendides sur Olvera avec
son église et son château maures juchés sur un rocher qui domine la
ville blanche. Nous traversons Olvera,
jolie à voir, et prenons la A 422 jusqu'à Setenil
où nous faisons une brève halte.
Setenil
est un village absolument extraordinaire, bâti au fond de l'étroit
canyon du Rio Tejo ; le long
de la rivière, les maisons sont creusées dans le rocher, et seule la façade
est apparente. Ce village devient "à la mode", et les discothèques
et boutiques de souvenirs commencent à fleurir.
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Setenil
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Vue sur le village de Torre Alhaquime
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Retour par la même route et arrêt au bord d'un
ruisseau au pied du joli village de Torre-Alhaquime
pour passer la nuit. A 3h45 du matin, réveil en sursaut : un imbécile à
scooter pétaradant, probablement de retour un peu éméché d'une discothèque de Setenil,
n'a rien trouvé de plus intelligent à faire que de balancer un caillou
sur notre camping-car ; ça fait drôle quand ça arrive, et résultat, la
baie sur le côté gauche à l'arrière cassée, heureusement dans l'angle
supérieur, à l'extérieur du joint, donc pas d'impact sur l'étanchéité,
mais nécessité de la changer en rentrant à la maison (heureusement,
c'est couvert par l'assurance).
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Bivouac à Torre-Alhaquime
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Dimanche
30 avril : Après réflexion, nous décidons
ne ne pas aller à Séville, qui était
prévue comme étant notre étape suivante : c'est la semaine de la feria
et donc il y a la foule partout, et il sera quasi impossible de trouver une
place dans l'un des campings proches de la ville. De plus, madame, qui est encore en
activité, souhaite rentrer un peu plus tôt que prévu
à la maison où deux paquets de copies de classe de BTS à corriger
l'attendent, et voudrait avoir au moins une journée de disponible pendant
le voyage pour corriger le paquet de copies de seconde qu'elle a apporté
avec elle et qu'elle n'a pas encore ouvert. Ce n'est que la deuxième fois
que nous "shuntons" Séville
au cours d'un voyage dans la région ! Nous y reviendrons exprès plus
tard, en avion et pour 4 ou 5 jours au moins.
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Almodovar del Rio
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Donc départ direction Cordoue
par la A 484 jusqu'à Almargen, et la
A 451 à gauche vers Osuna,
très jolie ville blanche avec ses ruelles étroites et ses belles maisons
aux fenêtres avec des grilles en fer forgé et ses palais baroques.
Puis
la A 453 et la A 431 jusqu'à Almodovar del Rio
où l'on découvre un château moyenâgeux de pacotille, une
reconstruction dans le style Viollet-le-Duc
comme à Pierrefonds (Oise) sur
la base d'une ruine dont il ne restait pas grand chose. Le stationnement
au pied de la colline est difficile mais la visite du château est
amusante (5 € par personne). Nous sommes maintenant dans la basse vallée
du Guadalquivir, et il fait
chaud!
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Et c'est Cordoue, où nous trouvons le
camping
El Brillante sans trop de mal (66 € pour trois nuits, avec
l'électricité). Emplacement minuscule mais avec tous les services requis
par un camping-cariste. Madame attaque ses copies et monsieur, en
retraite, se colle à un peu de lessive puis au journal du voyage sur le
PC portable.
Lundi
1 mai : C'est la fête du travail,
donc tout le monde se repose ! A Cordoue
comme ailleurs, tous est fermé : boutiques, musées et autres lieux
touristiques. Le matin, madame achève la correction de son paquet de
copies.
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Heureusement, les bus fonctionnent (ligne 10 ou 11) - 10 min depuis
l'arrêt de "Avenida el Brillante
(camping)" en face du camping, jusqu'au centre ville.
Seule la "Mesquita" -
la grande mosquée transformée en cathédrale après la "Reconquista"
- et les boutiques de souvenirs tout autour sont ouvertes. Donc nous
allons visiter la Mesquita après avoir marché dans les vieilles rues,
constaté que le palais Viana,
par lequel nous voulions commencer nos visites, est aussi fermé, vu plusieurs croix
fleuries car il y a un concours sur ce thème début mai, et vu des petites filles
s'exercer au flamenco devant le conservatoire de musique.
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Croix fleurie
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Vue de l'extérieur, la Mesquita
est un immense bâtiment, un peu austère avec ses murs très hauts et son
minaret transformé en clocher au-dessus de l'entrée de la cour; c'est la
deuxième plus grande mosquée au monde après celle de La Mecque. Entrée
à 8 € par personne. On entre dans la grande cour, ombragée et entourée
de colonnes, avec trois grandes fontaines. Construite en trois phases, du
VIIIème au Xème siècle, sur le site d'une ancienne église wisigothique
rasée par
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Cordoue - Clocher et jardin de la
Mesquita
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les musulmans. Elle a été transformée en église consacrée
à la vierge après la reconquête de Cordoue
en 1236. D'abord, plusieurs chapelles ont été construites à l'intérieur,
puis en 1523, le chapitre décide, contre l'avis de la municipalité mais
avec l'accord de Charles Quint, d'y construire un immense édifice baroque
en plein milieu. Après avoir vu le résultat, Charles Quint regrettera sa
décision. Malgré cet apport saugrenu, à l'intérieur le bâtiment est
une véritable merveille. La vue de la forêt de colonnes, toutes différentes,
reliées par des arcs sur deux niveaux est saisissante. Et le mihrab, avec
son mur très finement sculpté, est splendide. Et même les chapelles et
la cathédrale baroques, peu adaptées pourtant à l'endroit où elles se
trouvent, sont belles. A elle seule, la Mesquita
justifie le voyage.
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Cordoue - Intérieur de la
Mesquita
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Ensuite, nous flânons dans les rues du vieux
quartier juif tout à côté, et du reste du centre historique, voyons le
pont romain recouvert de bâches pour cause de restauration, faisons un
peu les boutiques pour acheter les souvenirs pour la famille, puis
rentrons en bus au camping après un bon repas typiquement local au restaurant "Los
Patios" en face de la Mesquita
Mardi
2 mai : Suite de la visite de Cordoue.
Les activités ont repris, la ville bruisse de toutes parts, la
circulation est intense et tout est ouvert.
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Cordoue
- Intérieur de la synagogue
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Nous retournons dans le quartier
juif pour visiter la synagogue, petit édifice bâti en
1315 qui possède une belle décoration intérieure de style judéo-arabe
quasi unique en Andalousie.
Un peu plus loin, au bord du Guadalquivir, nous
visitons l'Alcazar, palais de
style "mudejar" érigé en 1328 par le roi Alphonse
XI. Il a été
longtemps le siège de l'Inquisition locale (1492-1821) et est devenu un
musée archéologique présentant des belles mosaïques et des sarcophages
romains du 2ème siècle. Au dessous, on visite les bains arabes du
14ème
siècle. Le jardin, planté d'orangers et d'une multitude de fleurs, et
agrémenté de bassins, est de toute beauté.
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Cordoue - Jardin de l'Alcazar
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Puis retour vers le centre moderne où nous déjeunons
plaza de las Tendillas dans
l'un des multiples petits restaurants. Ensuite madame veut faire les
magasins, en particulier de chaussures et de vêtements, ce qui nous porte
jusqu'à 16h, heure où doit s'ouvrir le palais
Viana.
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Palais Viana - mosaïque romaine
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Visite du palais du marquis de
Viana, aujourd'hui
propriété d'une compagnie d'assurances, avec ses 13 patios tous différents,
tous très fleuris, agréables, frais grâce à leurs fontaines malgré la
chaleur écrasante (31° C avec une très forte humidité) où c'est un véritable
plaisir de se promener (3 € par personne pour la visite des patios
seuls; la visite des pièces du bâtiment est obligatoirement guidée, en
espagnol seulement).
Et c'est le retour en bus au camping, avec un temps
chaud et orageux menaçant.
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Palais Viana - patio du puits
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Mercredi
3 mai : La menace orageuse s'est
confirmée pendant la nuit et nous nous levons sous une pluie battante et
un froid glacial, environ vingt degrés de moins qu'hier.
Courses à Carrefour à 800 m du camping en partant,
stationnement difficile pour le camping-car, le parking officiel étant
couvert, hauteur limitée à 2 m. Sortie de Cordoue
longue et difficile, ceci étant dû aux travaux d'extension du périphérique,
au mauvais temps et aux indications de direction incertaines. Nous n'allons pas à Medina
al-Zahara, contrairement à ce que nous avions décidé la
veille, ne souhaitant pas patauger dans la boue sous la pluie.
Après être enfin sortis, nous prenons la direction
du nord par la A 4
- E 5 jusqu'à Bailén puis
N 322 et A 6201 vers Baeza,
sous la pluie et dans la brouillasse, en traversant des milliers
d'hectares d'oliveraies plantées sur un terrain vallonné; cette partie
de l'Andalousie, dans la province de Jaén,
est la grande région de production d'huile d'olive en Espagne.
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La fontaine aux lions à Baeza
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Baeza
est une petite ville avec un joli centre ancien : plaza del Populo
et
ancienne université. Stationnement aisé, mais un peu loin
du centre. Elle ne mérite tout de même pas les 2 étoiles du guide. Nous
y avons eu très froid (température certainement inférieure à 10° C)
et fait notre visite sous la pluie.
A quelques kilomètres, sa jumelle et rivale Ubeda,
de taille à peu près équivalente, est beaucoup plus belle et mérite
bien ses deux étoiles. En particulier, la plaza
Vazquez de Molina est une vraie merveille, avec de
nombreux monuments du XVIème siècle renaissance andalouse. Surtout, le Palacio
de las Cadenas, et la Capilla
de San Salvador de style plateresque très chargé, sont
assez impressionnants. Les ruelles et
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Ubeda - Capilla de San
Salvador
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| autres petites rues sont agréables à parcourir, et doivent être parfaites
par beau temps. Stationnement facile proche du centre. |
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Et nous parcourons encore une cinquantaine de km
dans le brouillard au milieu des oliveraies par l'excellente route régionale
A 301, puis l'autoroute A 4 - E 5 jusqu'à Santa
Elena, à l'entrée du parc
national des Despeñaperros, où nous nous arrêtons au
camping à la sortie du village. Il fait très froid, mais le camping est
remarquablement équipé, avec service d'eau (plein et vidange) à chaque
emplacement, WC chimique près du bâtiment sanitaire, le tout pour 18 €
la nuit.
Jeudi
4 mai : Et c'est le retour à la
maison. Nous repartons dans le froid et le brouillard sur la A 4 - E 5,
franchissons le Desfiladero de los Despeñaperros dans le brouillard sans
pouvoir admirer le paysage pourtant beau à cet endroit. La sortie du défilé
marque la limite entre l'Andalousie et la
Castille-La Mancha. En arrivant
à Valdepeñas, le brouillard se dégage. Nous filons
vers Madrid au milieu
de dizaines de milliers d'hectares de vignes plantées sur des terrains
plats presque jusqu'à l'infini. Contournement facile de Madrid par l'est
puis direction Saragosse. L'autoroute A 2 - E 90 traverse des paysages
sauvages et montagneux d'une beauté sévère. En arrivant dans la vallée de
l'Ebre, le paysage s'aplanit et les cultures réapparaissent.
Contournement de Saragosse, direction Lerida par l'AP 2 - E 90 puis sortie
par l'A 2. Arrêt pour la nuit sur l'immense parking d'une station service à la sortie
est
de Lleida, avec de très nombreux camions.
Vendredi
5 mai : Nuit tranquille mais réveil
matinal dû au départ des camions. L'autoroute A 2 (gratuite), au revêtement
en mauvais état est très chargée surtout en camions qui se suivent à la
queue leu leu, jusqu'à la sortie 520 (Cervera) où nous la quittons pour
trouver un peu de tranquillité. Route régionale C 25 (excellente) plus
calme dans un paysage verdoyant et vallonné jusqu'à Vic, puis C 26 et C
38 jusqu'au col d'Ares à 1513 m qui marque la frontière avec la
France,
et redescente par le Vallespir (D 115) vers
Perpignan, dans les paysages
de montagne splendides des Pyrénées, et en particulier du
Canigou, puis
RN 9 et RN 113 jusqu'à Montpellier.
Total 3460 km de route, quasiment pas de circulation
urbaine, 372 litres de gasoil consommés soit une consommation moyenne de
10,8 l aux 100 km à environ 1 € le litre en moyenne.
Budget : environ 1500 € tout compris pour un voyage de 13 jours.
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Documentation
utilisée :
-
carte Michelin 578 : Andalousie au 1/400 000 (attention, de nombreux
numéros de route indiqués sur cette carte sont faux)
- carte des campings en
Espagne envoyée par l'Office
Espagnol de Tourisme
- plans de Grenade et de Cordoue achetés sur place
- guide Bleu Évasion Andalousie, et guide du Routard Andalousie
- brochures sur Grenade, Cordoue, Séville, Costa del Sol envoyées par l'Office
Espagnol de Tourisme
- carnets de voyage de Bernard
Tartois, Jean-Pierre
Rossi et Gérard
Gobert en Andalousie
- nombreux sites Internet sur l'Andalousie
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