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Dimanche 26 avril
: après une nuit tranquille, nous sommes réveillés par la pluie
promise par la météo ; celle-ci, qui annonce une pluie ininterrompue
pour toute la journée ne s'est pas trompée, dommage ! Nous
repartons sous la pluie et quittons l'autoroute (péage 33 €) à Crémone
pour prendre la P 10 en direction de Mantoue,
mais juste après la sortie, la route est barrée pour cause de
travaux et une déviation nous envoie faire un grand détour
dans la campagne. Enfin nous arrivons à Mantoue
et allons nous installer sur le grand parking situé viale
Té, entre le stade et le Palazzo Té
et situé à 20 minutes de marche du centre
historique de la ville. Distance parcourue, 110 km. |
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Façade du palais côté jardin
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Nous commençons nos visites
par le Palazzo Té (5 €, par personne tarif senior) splendide villa renaissance
italienne restaurée depuis peu. C'était la résidence
secondaire des ducs de Mantoue,
hors les murs de la ville, où ils venaient s'ébattre avec
leurs maîtresses. Elle a été conçue et réalisée de 1525 à 1535 par Giulio
Romano, architecte, peintre et sculpteur, à la
demande de Frédéric II de Gonzague
(le modèle de Verdi pour le personnage du duc de Mantoue dans
l'opéra Rigoletto) pour abriter ses amours avec Isabela
Boschetti. Son intérieur est magnifiquement décoré
mais il est interdit de photographier. |
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Cour intérieure
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Palais de la Raison
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Nous allons
maintenant au centre ville, Piazza
delle Erbe pour déjeuner d'une pizza à l'Osteria
delle Erbe recommandée par le Routard,
située dans le bâtiment du Palais
de la Raison, ancien hôtel de ville du XIIIème
siècle.
Sur le chemin,
nous passons devant la vieille
chambre de commerce datant de la même époque.
Après le repas,
nous allons visiter le Palais Ducal,
inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
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Vieille chambre de commerce
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Façade d'entrée du Palais Ducal
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On ne visite qu'une petite
partie de cet immense labyrinthe (entrée gratuite aujourd'hui) où
s'enchevêtrent de nombreux bâtiments dont la construction s'étend sur
quatre siècles, 34000 m², plus de 500 pièces. Le clou de la visite,
la Chambre des Epoux, entièrement décorée par
Mantegna est impossible
à visiter (réservation obligatoire, maximum 1500 visiteurs par jour)
et nous ne l'avons pas vue, mais avons visité de nombreuses pièces
dont la décoration est plus ou moins bien conservée.
Comme
précédemment, il est interdit de photographier à l'intérieur
du palais. |
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Monument aux Gonzague héros de la guerre de
14-18
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Château Saint Georges
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Par l'extérieur,
et toujours sous la pluie, nous pouvons voir le château
Saint Georges, puissant château fort qui
constitue la partie la plus ancienne du palais à partir de
laquelle il a été agrandi. |
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Rotonde di San Lorenzo
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Nous retournons
vers la Piazza delle Erbe
où nous allons visiter la Rotonde
di San Lorenzo, église romane ronde en briques
du XIème siècle inspirée de l'église
du Saint Sépulcre à Jérusalem.
Nous terminons
nos visites par le Théâtre
académique Bibieno, véritable petite merveille
d'architecture baroque érigé sous Marie-Thérèse
d'Autriche par Antonio
Bibieno, membre de l'Académie
; Mozart est venu se
produire dans ce théâtre qui accueille toujours des concerts.
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Mur de scène du Théâtre académique
Bibieno
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Et toujours sous la
pluie, nous retournons jusqu'à notre camping-car pour la soirée et la
nuit. Un peu plus tard, deux autres camping-caristes sont venus partager
notre bivouac.
Lundi 27 avril
: la pluie s'est arrêtée pendant la nuit mais le ciel est
toujours aussi noir, ce qui ne présage rien de bon. Nous
commençons par chercher le concessionnaire FIAT
local que nous trouvons rapidement. Il ne fait pas le changement
de pare-brise, mais nous envoie chez un carrossier très proche
qui peut faire le travail tout de suite. Nous lui laissons le
camping-car, et il nous emmène au centre-ville pour que nous
puissions nous occuper en continuant nos visites car il lui faut
environ 5 heures pour que le travail soit terminé et que la
colle ait bien fait prise.
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Palazzo Canossa
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Mais aujourd'hui
c'est lundi et tous les monuments et musées sont fermés, donc
les possibilités de visite sont plutôt limitées.
Nous déambulons
dans les rues, revoyons des monuments que nous avions vus la
veille sous la pluie et profitons de l'accalmie pour refaire
certaines photos, et découvrir (de l'extérieur) des monuments
négligés la veille comme le Palazzo
Canossa et la Piazza
Virgilio où trône une statue du grand poète
représenté en
empereur romain.
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Statue de Virgile
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Nouvelle pizzeria
où nous expérimentons la pizza
mantovana, spécialité locale dans laquelle la
purée de tomate est remplacée par de la purée de potiron ;
c'est inhabituel mais c'est bon. Après le repas, la pluie est
repartie de plus belle. Nous allons faire un tour au bord du lac
où nous sommes copieusement mouillés et ne voyons rien. A 15
h, notre carrossier vient nous récupérer devant le palais
ducal, le travail est terminé (coût 660 €,
heureusement nous sommes couverts à 100 % par notre assurance).
Sous la pluie,
nous sortons de la ville et nous arrêtons à l'Ipercoop
pour faire quelques courses alimentaires. Ensuite, nous
repartons vers le nord par la A 22 et prenons la A 4 à Vérone, saturée
de camions venant en majorité des pays de l'est.
Nous voulons nous arrêter dans une station-service pour la
nuit, mais c'est impossible, elles sont toutes envahies par des
centaines de camions, interdits d'accès en Slovénie
avant 21 h pour cause de fête de la
Libération. Nous sortons à Duino,
un peu avant Trieste, et
nous installons pour dîner et dormir sur le parking réservé
aux visiteurs du château. Et il pleut
toujours. Distance parcourue 280 km, péage 15,30 €.
Mardi 28 avril
: il a plu toute la nuit et pleut encore quand nous partons
par la S 14 puis la S 55 vers Gorizia
où nous franchissons la frontière pour entrer en Slovénie.
Nous prenons l'autoroute sur 1 km puis la 204 direction Sezana.
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Vue générale de Stangel
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Une trentaine de
km plus loin, nous arrivons à Stangel,
petit village médiéval construit en terrasses sur une colline.
Son mur d'enceinte, en mauvais état, date du XVème
siècle.
Réputé le plus
beau village de la région, le Karst,
il a été fortement abîmé pendant la deuxième guerre
mondiale, et peu a été fait depuis pour le restaurer malgré
son fort potentiel en matière touristique. Quelques opérations
de restauration, financées par la commission européenne, sont
en cours. |
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Maisons restaurées
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Toujours par la
204 et sous la pluie, nous arrivons à d'abord à Sezana
que nous contournons. Par une suite de petites routes (445,
205,...), nous voici à Divaca
où nous prenons la 409 pour aller aux grottes
de Skocjan situées un peu plus loin. Ces grottes
inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO sont visitables à
des heures précises - 10h, 13h et 15h30 hors saison (plus
souvent en saison) durée de la visite 1h30, 14 € par personne - nous avons le temps de
déjeuner dans notre camping-car avant la visite guidée de 13h. |
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Le village de Skocjan au bord de la falaise
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Ce système de grottes
de 6 km de long est parcouru par une rivière, la Reka-Velka,
qui a creusé un profond canyon souterrain, unique en Europe.
La rivière coule d'abord en surface sur 55 km puis disparaît
brusquement sous le village de Skocjan,
perché au bord de la falaise d'une doline d'effondrement. On
trouve à l'intérieur des concrétions de calcite colorées par
des traces de métaux (Fe, Al et Mn).
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Concrétions à
l'intérieur de la grotte
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Cliquer ici
pour
voir le diaporama de cette première partie du voyage
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Le village et le port de Moscenicka Draga
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En sortant de la
grotte, nous constatons que la pluie a cessé. Nous repartons
par la 409 en direction de Kozina
et franchissons la frontière de la Croatie
où nous prenons la 7 puis un petit bout d'autoroute (péage 1
€). Avant d'arriver à Opatija,
station balnéaire autrefois grand chic pour la noblesse
autrichienne, nous prenons la route côtière 21
vers le sud jusqu'à Moscenicka
Draga où nous nous arrêtons à l'Autocamp
Draga (18 € la nuit) très proche du bord de la
mer, en face de l'île de Cres où
nous prévoyons d'aller demain. A ce moment, le soleil a même
des velléités d'apparition. Distance parcourue 150 km. |
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Vue sur l'île de Cres
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Après avoir fait une petite
promenade pédestre dans le village, nous rentrons au camping et peu
après la pluie est de retour.
Mercredi 29
avril : il a plu toute la nuit, un véritable déluge. Ce
matin il pleut encore, et bien que ça se soit un peu calmé,
le ciel est complètement noir, annonciateur d'autres pluies.
Nous décidons de ne pas aller à Cres,
totalement invisible dans le brouillard, et de descendre plus
vite vers le sud où nous pourrons voir d'autres îles tout
aussi belles.
Nous revenons sur
nos pas par la route 21 jusqu'à Rijeka,
grosse ville industrielle sans intérêt, où nous prenons la
route côtière 8 direction sud-est. A la sortie de la ville,
nous faisons halte à un hypermarché
Plodine pour quelques courses alimentaires (le niveau
des prix de l'alimentation est d'environ la moitié de ce qu'on trouve
à Montpellier) et prendre
notre repas de midi sur le parking.
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Baie de Bakar
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Pendant le repas,
la pluie s'est arrêtée et le soleil commence à percer à
travers les nuages. Peut-être le retour du beau temps ? Nous
repartons par la 8, route très chargée mais tracée dans un
site magnifique, qui contourne la profonde baie
de Bakar avec son joli port bien protégé. |
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Port de Bakar
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Port de Krk
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A Kraljevica,
nous prenons la 102 qui traverse le détroit entre le continent
et l'île de Krk par
un grand pont de 1,5 km à deux arches. Nous arrivons peu
après dans la petite ville de Krk,
capitale de l'île, l'ancienne Curicum
romaine dont il ne reste rien.
C'est aujourd'hui
une station balnéaire à la mode avec son ancien petit port de
pêche surtout utilisé par les plaisanciers. Ses fortifications
médiévales relativement bien conservées
entourent la vieille ville. |
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Restes des fortifications
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Place Vela
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La place
Vela, au centre de la vieille ville, est
surplombée par une tour médiévale qui comporte une horloge
de 24 heures du XVIème siècle. En son centre se
trouve une fontaine vénitienne
hexagonale. |
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Horloge de 24 h
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Vieux village et port de Baska
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Nous reprenons la
route 102 vers le sud jusqu'à l'extrémité de l'île, à Baska,
ancien port de pêche devenu une station à la mode envahie par
les touristes l'été mais plutôt calme aujourd'hui. Nous nous
installons à l'immense camping Zablace
(26 € la nuit) en bord de mer, parfaitement équipé. Distance
parcourue 120 km.
Du camping, on a
une belle vue sur la petite île de
Prvic et le continent. |
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Vue sur l'île de Prvic
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Jeudi 30 avril
: la pluie est revenue pendant la nuit et il pleuviote encore ce
matin. Elle cesse quand nous repartons par la 102. Nous prenons
ensuite une petite route en direction de Vrbnik,
petit village perché sur un promontoire au-dessus de la mer. De
là, on a une belle vue sur le détroit entre l'île et le
continent couvert de nuages porteurs de forte pluie. |
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Vue d'ensemble sur le village de Vrbnik et
le continent
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Ruelle
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La pluie s'étant
arrêtée, il est agréable de flâner dans ses étroites
ruelles qui ont su garder leur cachet ancien mais qui
mériteraient une bonne remise en état.
Ce village était
autrefois un centre important de l'écriture
glagolitique et plusieurs plaques commémoratives
utilisant ce type d'alphabet pour écrire la langue croate ont
été posées (aujourd'hui, cette langue est écrite en alphabet
latin).
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Plaque commémorative glagolitique
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Pont reliant l'île de Krk au continent
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Par notre petite
route nous rejoignons la 102 pour sortir de l'île et rejoindre
le continent par le pont. Là, nous reprenons la route côtière
8 vers le sud-est, très chargée de nombreux camions et
voitures. Arrêt à Jadranovo
d'où l'on peut voir le pont que nous venons d'emprunter, puis
nouvel arrêt un peu plus loin à Novi
Vinodolski pour déjeuner dans le camping-car. La
pluie, qui nous avait laissés un peu tranquilles, repart de
plus belle pendant notre repas. Nous reprenons notre route sous
la pluie toujours aussi intense. |
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La côte à Novo Vinodolski
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Le port de Senj
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La
pluie faiblit puis s'arrête, nous laissant le temps de nous
promener dans Senj. C'est une petite ville avec un
centre ancien, aux ruelles et maisons bien fatiguées,
surplombée par une forteresse d'époque vénitienne. Ancien
repaire de pirates, les Uskoci,
elle est tombée aux mains des Autrichiens
qui les ont éliminés. |
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Forteresse
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Ici, nous
quittons la route côtière pour prendre la 927, puis la 25 et
enfin la 1 pour traverser la région de la Krajina
où les combats ont été féroces durant la guerre de 1991-1992
entre Serbes
et Croates. Un
peu partout, on voit des maisons criblées de balles
et laissées à l'abandon, un bien triste spectacle !
Nous arrivons
enfin au Parc
National des Lacs de Plitvice où nous nous
installons à l'Autocamp Korana
pour la nuit (22 €), à 7 km de l'entrée nord. Distance parcourue 220 km. La pluie s'est arrêtée une bonne heure
avant notre arrivée, mais elle est de retour, très forte et
orageuse, quelques heures plus tard ; un bien mauvais présage
pour demain où nous prévoyons de visiter le parc, et donc de
beaucoup marcher.
Vendredi 1 Mai
: la forte pluie de la nuit n'a
pas duré. Il fait relativement clair ce matin mais très frais.
Nous quittons le camping pour aller à l'entrée du parc la plus
proche (il y en a deux), où nous stationnons le camping-car (9
€ pour la journée). |
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Schéma général
du système de lacs |
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Enchaînement de
cascades |
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Cascade |
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Nous allons
visiter le Parc National des Lacs de
Plitvice (15 € par personne), merveille
naturelle inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il s'agit
d'une succession de 16 lacs en gradins sur environ 150 m de
dénivelé dans une vallée souvent étroite, chacun étant
alimenté avec de l'eau en provenance du lac en amont et de
ruisseaux affluents, par des cascades plus ou moins hautes (la
plus haute fait 78 m). Ce système de cascades sur des
barrières naturelles formées de sédiments arrachés à la
roche environnante varie dans le temps : certaines disparaissent
et d'autres se forment. Il est à l'origine de la rivière Korana,
affluent de la Kupa,
elle même se jetant dans la Save,
affluent du Danube.
La vallée étant
creusée dans du calcaire dolomitique très dur, ce système de
lacs évolue dans un environnement rocheux à peu près stable
depuis des millénaires. Dans ces eaux saturées de calcaire, de
nombreux troncs d'arbres tombés sont en train de se
minéraliser et donneront des arbres pétrifiés dans quelques
millions d'années.
Nous avons passé
toute la journée dans ce parc, remontant le long des lacs par
des sentiers très bien balisés, jusqu'au Proscansko
Jesero, le lac le plus vaste et le plus en amont
(à cet endroit-là se trouve une cafétéria où nous avons
déjeuné) et sommes redescendus par d'autres sentiers. Pour une
partie du trajet, nous avons pris une navette, et avons marché
au total près de 15 km.
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Slap Plitvice, la
plus haute chute |
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Cascade |
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Cascade |
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Après la visite,
nous avons repris notre camping-car et avons continué notre
trajet sur la route 1 jusqu'à Vrelo,
où nous nous sommes arrêtés pour la nuit à l'Autocamp
Borje (22 €). Distance parcourue 30 km. Il n'a pas plu de
la journée, mais un violent orage, avec de la grêle (très
sonore sur le toit du camping-car), s'est déclenché vers
20h45. Au bout d'une demi-heure, Jupiter
est allé se faire entendre ailleurs et tout s'est calmé dans
le secteur.
Samedi 2 mai
: il n'a pas plu cette nuit et il fait très beau ce matin, mais
froid avec un grand vent du nord.
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Village de Krajina abandonné
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Nous repartons
par la route 1 puis la 25 vers le sud-est. Sur le plateau, nous
traversons à nouveau des villages abandonnés par leurs
habitants, les maisons plus ou moins endommagées ouvertes à
tous les vents. De nombreuses tombes de jeunes combattants, et
même de casques bleus, jalonnent la route. Quelle tristesse ! Milosevic,
en soutenant les velléités d'indépendance des Serbes de cette
région, a fait du beau boulot ! |
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Tombe de deux casques bleus tchèques
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Vue sur l'île de Pag du haut du col
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Nous arrivons au
sommet du col (927 m) qui permet de franchir la chaîne
côtière de Vélébit. De là, on a un panorama
fantastique sur la côte du continent et les îles avoisinantes,
en particulier l'île de Pag.
Après une
descente très pentue au frein moteur, nous arrivons à Carlobag
où nous reprenons la route côtière 8, mais vers le nord. 17
km plus loin, nous la quittons pour aller prendre le ferry (25
€ pour la traversée) qui assure le transport vers
l'extrémité nord de l'île de Pag.
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Navigation sur le détroit - l'embarcadère
sur le continent
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Après la
traversée, nous nous arrêtons sur le parking de l'embarcadère
sur l'île pour déjeuner. Après le repas, arrêt à l'Hiper
Novalis pour quelques courses alimentaires, cher avec
peu de choix, à éviter (malgré son nom de caisse de retraite
complémentaire). |
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Moutons au pâturage
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Nous traversons
l'île sur toute sa longueur par la route 106. C'est une île
calcaire très sèche et caillouteuse de 60 km de long sur 2 à
10 km de large où quasiment rien ne semble pousser. Seuls
quelques moutons broutent de rares herbes parmi les cailloux
dans des carrés entourés de murs en pierre sèche.
Du sommet du col
par lequel passe la route, on a une belle vue sur la petite
ville de Pag, la capitale de
l'île. |
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Vue sur la ville de Pag
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Ancien petit port de pêche
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Il n'est pas
facile de stationner dans cette ville dont l'accès est interdit
aux véhicules de plus de 3 tonnes. Nous nous arrêtons sur le
parking d'un petit centre commercial à l'entrée sud,
normalement réservé à ses clients.
Il est bien
agréable de déambuler dans les rues de la vieille ville.
L'ancien petit port de pêche,
occupé maintenant par des petits bateaux de plaisance est bien
joli. La façade de la cathédrale
Sainte Marie, achevée en 1487, a une rosace qui
rappelle la dentelle, spécialité traditionnelle de la ville. |
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Façade de la cathédrale.
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La plus petite cathédrale du monde
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A la sortie de la
ville, la route longe des marais salants. Un peu plus loin, nous
retournons sur le continent par un pont et prenons la route 206
jusqu'à Nin, petit village
médiéval situé sur une île, qui possède une minuscule
église du IXème siècle, l'église
Sainte Croix, présentée comme la plus petite
cathédrale du monde.
Il reste quelques
vestiges des anciens remparts, dont une porte
qui donne accès au village après qu'on a franchi un pont
médiéval sur le tout petit détroit. |
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Porte d'entrée du village
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Le ciel est
maintenant bien noir et même quelques gouttes de pluie se
mettent à tomber. Nous reprenons notre route jusqu'à Zadar,
où nous nous arrêtons au camping
Borik juste à l'entrée de la ville (14 € la nuit)
; la pluie n'insiste pas. Nous apprenons peu après que ce
camping, assez sommaire et d'une propreté douteuse, où nous
envisagions de passer deux nuits, est en réalité encore
fermé, mais ouvert spécialement pour une grande manifestation
canine internationale qui se tient dans le camping pendant le
week-end du 1 mai ; il n'ouvrira en fait que dans deux semaines.
Cependant, quelques camping-caristes de passage comme nous, sont
autorisés à rester pour la nuit mais ne pourront bénéficier
d'aucun service ; par contre, ils peuvent profiter gratuitement
du concert d'aboiements qui semble parti pour durer toute la
nuit. Distance parcourue 190 km.
Dimanche 3 mai
: les aboiements ont duré bien longtemps mais le sommeil et la
fatigue ont fini par les vaincre. Deux ou trois réveils en
sursaut plus tard et le concert a repris à l'aube, nous
maintenant éveillés jusqu'à ce que nous nous levions. Nous
sommes repartis stationner notre camping-car sur le parking du
stade (gratuit), à cinq minutes de marche de l'entrée de la
vieille ville. |
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Porte de la Terre Ferme
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Nous entrons par
la Porte de la Terre Ferme,
œuvre de l'architecte italien Michele
Sammicheli en 1543, qui comporte le lion
de Saint Marc et les armoiries de Venise,
maîtresse de Zadar.
Juste à côté
de l'entrée se trouve la place
Petra Zoranica, dominée par une grande tour
pentagonale, avec ses cinq puits alignés sur une citerne en
sous-sol. Celle-ci a été longtemps l'unique source
d'approvisionnement en eau douce de la ville.
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Place Petra Zoranica
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Loggia
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La rue
Kotromanic, l'ancien Decumanus
romain, nous emmène à Narodni Trg
(la Place du Peuple),
centre de la ville médiévale. Sur cette place s'élève la Loggia,
ancienne bourse du commerce à l'époque vénitienne,
aujourd'hui galerie d'art.
Un peu plus loin,
l'église Saint Michel
arbore un curieux tympan
en pierre noire sculptée représentant l'archange repoussant un
diablotin qui essaie de tirer sur un des plateaux de la balance
divine.
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Tympan de l'église Saint Michel
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Porte de la Mer
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Au cours de nos
déambulations, nous passons vers la Porte
de la Mer, à l'opposé de la Porte
de la Terre Ferme, qui permet d'accéder au port
en traversant les remparts.
Et nous arrivons
au Forum, le centre
de l'ancienne ville romaine dont il ne reste que quelques
vestiges, la majeure partie de ses pierres ayant servi à
construire la ville médiévale. |
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Tête de faune sur le Forum
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Église Saint Donat
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Sur cette place
on a construit au IXème siècle l'église
Saint Donat, en réutilisant de nombreux
matériaux du Forum tels que des morceaux de colonne, de frises
ou de plaques commémoratives. Sa forme cylindrique avec des
absides est typique du style de l'époque.
Elle est
utilisée aujourd'hui comme salle de concert (entrée 1,4 €). |
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Intérieur de l'église Saint Donat avec
deux colonnes romaines
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Façade de la cathédrale
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Juste à côté
s'élève la cathédrale Sainte
Anastasie, construite au XIIème
siècle sur une ancienne basilique paléochrétienne. Sa façade
est décorée dans le style toscan de l'époque comme à Pise
en Italie. Nous n'avons pas
pu visiter l'intérieur car c'était la messe du dimanche le
matin, et l'après-midi, elle était fermée.
De là, nous
sommes allés à l'extrémité de la vieille ville d'où l'on a
une belle vue sur la mer et les îles. |
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Vue sur la mer et sur les îles
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Rue
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Après avoir
déjeuné dans une pizzeria, nous reprenons notre promenade dans
la vieille ville, flânons un moment dans les vieilles rues,
voyons l'extérieur de la petite chapelle de Notre Dame de la
Santé, des XVIème et XVIIIème siècles,
revoyons certains des monuments que nous avions vus le
matin.
Après avoir
constaté que nous avions fait le tour des centres d'intérêt ouverts à la visite, nous
retournons au parking du stade pour retrouver notre
camping-car et repartons vers le sud, toujours par la route
côtière 8. |
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Chapelle Notre Dame de la Santé
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Au bout d'environ
1h30 de route pittoresque très peu chargée aujourd'hui, avec
vue sur la mer et sur les îles, nous arrivons à Sibenik,
petite ville réputée pittoresque. Sans
trop de difficulté, nous garons le camping-car le long du front
de mer, du côté du port ; de plus, c'est gratuit le dimanche,
et nous allons visiter la vieille ville. |
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Vue d'ensemble de
la cathédrale |
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Portail
renaissance |
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Construite à
partir de 1431, la cathédrale Saint
Jacques a été complétée et décorée en 1441
par l'architecte et sculpteur Jurja
Dalmatinac (Georges le dalmate) qui lui a donné son
aspect grandiose actuel, et achevée par un de ses élèves, Nikola
Firentinac (Nicolas le Florentin) jusqu'en
1505.
La décoration
extérieure est foisonnante, en particulier le portail
renaissance qui est un véritable chef d'œuvre
par la finesse de ses sculptures. L'intérieur, un peu sombre,
est tout aussi décoré (entrée gratuite).
Cette cathédrale est inscrite au patrimoine mondial de
l'UNESCO. |
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Intérieur de la
cathédrale |
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Portail
renaissance : lion stylophore |
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Loggia
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En face de la cathédrale,
sur la petite place, se trouve la Loggia
vénitienne, construite en 1533 sur les plans de
l'architecte Michele Sammicheli.
Elle a été bien abîmée pendant la seconde guerre mondiale,
et a été reconstruite à l'identique.
Nous continuons
à flâner dans les belles rues médiévales et arrivons sur une
place où a été construite une médiathèque
moderne sur l'emplacement d'un ancien fort ; elle
s'intègre bien à l'ensemble monumental de la ville.
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Médiathèque moderne
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Nous terminons nos
visites sans monter jusqu'au château
Saint Michel qui domine la ville, passons
rapidement par le couvent Saint
François et rejoignons notre camping-car. Nous
sortons de la ville et allons à l'Autokamp
Solaris (18 €), un immense complexe de vacances
quasiment vide situé quelques km plus au sud en bord de mer.
Distance parcourue 100 km. |
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Vue sur la mer depuis la route côtière
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Lundi 4 mai
: il a plu pendant la nuit mais il fait très beau ce matin
(pourvu que ça dure !). nous poursuivons notre voyage vers le
sud-est, toujours sur la route côtière 8, avec des vues sur la
mer encore plus belles grâce au soleil et à la lumière.
25 km plus loin,
nous arrivons à Primosten,
village médiéval construit sur une presqu'île reliée au
continent par un isthme très étroit. Stationnement facile sur
le parking gratuit à l'entrée du village. |
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Primosten
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Ruelle
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Ses ruelles
étroites interdites aux voitures sont très
agréables à parcourir, tranquilles et calmes en cette période
d'avant saison. Au sommet de la colline se trouve la petite
église du village avec son cimetière
marin d'où l'on découvre une vue splendide sur
la mer et les îles.
La visite est rapide, le village
étant très petit. Nous poursuivons donc notre voyage et nous
arrêtons un peu plus loin au bord de la route pour déjeuner |
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Cimetière marin et vue sur les îles
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Vue depuis les quais
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Nous repartons en
direction de Trogir, petite
ville dont la partie médiévale, inscrite au patrimoine mondial
de l'UNESCO, est construite sur une île. Nous stationnons au
grand parking public situé juste après l'hôpital (3 €
l'heure ! éviter le parking de l'hôpital, juste à côté et
50 % plus cher).
Nous commençons
par la cathédrale Saint Laurent,
construite au XIIIème siècle (entrée 3 € pour la
crypte), splendide œuvre d'art roman, en particulier son
portail. A l'intérieur, la chapelle du bienheureux Jean
de Trogir à la décoration foisonnante est signée Nikola
Firentinac. |
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Chapelle du bienheureux Jean de Trogir
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Hôtel de ville
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Sur la place de
la cathédrale, aujourd'hui place
Jean-Paul II, sont érigés plusieurs bâtiments
typiquement vénitiens. D'abord l'hôtel
de ville, ancien palais
du recteur du XIIIème siècle ensuite
la Loggia, datée de
1471, qui servait de tribunal en plein air, de prison et de
salle de spectacles. |
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Loggia
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Petite place
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Nous nous
baladons un moment dans les rues et sur les quais, où nous
découvrons quantité de belles maisons anciennes. Cette petite
ville est pleine de charme et a surtout une grande unité de
style architectural. |
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Escalier intérieur du palais Cipiko
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Nous repartons vers le sud
alors que le ciel commence à sérieusement se couvrir. Nous arrivons à
Split où nous
nous installons au Camping Stobrec
(18 € la nuit) à la sortie sud de la ville alors qu'un violent orage s'abat
sur nous. Distance parcourue 90 km.
Mardi 5 mai
: il fait très beau ce matin. La journée est consacrée à la
visite de Split. Nous
prenons le bus pour aller en ville : station à 200 m du
camping, un bus toutes les 15 à 20 minutes, durée du trajet 20
mn pour arriver en plein centre ville (station Riva),
1,7 € par personne aller simple.
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Reconstitution du
palais de Dioclétien |
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Mausolée
transformé en cathédrale |
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Sous-sol du palais |
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Après avoir
traversé un petit marché, nous arrivons au Palais
de Dioclétien. Construit de 295 à 305 après
JC, ce palais a été la résidence de l'empereur Dioclétien
après son abdication.
Cet immense
monument de près de 4 ha de superficie est devenue la
résidence des habitants de la ville voisine de Salona,
capitale de la Dalmatie romaine,
après sa destruction par les Avars.
La ville médiévale de Split
a très longtemps été limitée à l'intérieur des murs du
palais.
Aujourd'hui
inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la vieille ville
dans ce palais est un véritable labyrinthe de ruelles
étroites, un ensemble de constructions s'étendant sur près de
15 siècles, combinant monuments romains reconvertis comme le mausolée
de Dioclétien devenue cathédrale
(pied de nez à l'Histoire car Dioclétien
était un grand persécuteur de chrétiens !) à la décoration intérieure kitchissime (entrée 3 €),
palais de riches bourgeois inféodés à Venise
et demeures modestes.
Un intéressant
petit musée ethnographique
situé juste à côté de la cathédrale
expose des vêtements traditionnels et des objets de la vie
courante (1,5 €).
On visite aussi
les sous-sols du palais,
parfaitement conservés car ayant servi de poubelle aux
habitants pendant des siècles ; leur plan donne un bonne idée
de disposition des pièces du palais aux étages supérieurs
(entrée 3 € par personne car en plus, il y avait une grande
exposition florale).
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Le péristyle |
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Intérieur de la
cathédrale |
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Buste de
Dioclétien |
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Patio du restaurant
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Nous allons
déjeuner à la Zlata Vrata Pizzeria
(recommandée par le Routard - bon repas pas cher), située dans
le cadre magnifique d'un ancien palais bourgeois.
Après le repas,
nous continuons nos déambulations dans la vieille ville, dans des ruelles
étroites toute plus belles les unes que les autres, bordées
par de nombreuses demeures seigneuriales.
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Ruelle à arcades
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Ancien hôtel de ville
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Nous quittons
l'enceinte du palais pour gagner la partie
plus récente de la ville ancienne, où on trouve de nombreux
monuments vénitiens tels que l'ancien
hôtel de ville datant de 1433.
Un peu plus loin,
nous arrivons à la place de la
République, grande place à arcades de style
néo-Renaissance
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Place de la République
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Vue panoramique sur la ville et le port
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Nous montons
maintenant sur la colline de Marjan,
par une montée d'escaliers assez raide (125 m de dénivelé)
d'où l'on domine la ville et le
port.
Après cet
effort, nous redescendons sur le front
de mer, faisons un arrêt-boisson dans un café,
puis allons reprendre le bus pour rentrer au camping, après une
belle journée sans une goutte de pluie (un miracle ?).
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Mercredi 6 mai
: il fait beau mais les lointains sont un peu brumeux. Nous
continuons sur la route côtière 8 vers le sud-est. Arrêt à Omis
à l'hypermarché Studenac
pour faire des courses alimentaires, puis à la station-service
voisine faire le plein de GPL pour la cuisine et l'eau chaude
(tout se passe bien car les embouts de pistolet des pompes GPL
est le même qu'en France, donc pas de problème d'adaptateur,
0,5 € le litre), et enfin au marché pour acheter quelques
légumes. |
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La Cetina à la sortie du canyon à Omis
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Omis
est un agréable petit village situé à l'embouchure de la Cetina,
l'une des grandes rivières de la Dalmatie,
qui sort d'un étroit canyon de la montagne
de Biokovo pour se jeter dans la mer.
Nous continuons
notre trajet sur une portion très pittoresque de la route,
construite en
corniche sur le flanc de la montagne de Biokovo
qui tombe en a-pic dans la mer. Nous nous arrêtons un peu plus loin sur
une aire de pique-nique pour déjeuner, lieu où la vue est
splendide malgré la brume.
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La côte vue de notre pique-nique
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Riviera de Makarska
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Nous arrivons sur
la Riviera de Makarska,
réputée la plus belle de Dalmatie.
C'est une côte sauvage effectivement très belle mais la brume
n'arrange pas les choses (c'est tout de même mieux que la pluie
!).
Un peu plus loin,
voici le delta de la Neretva,
le plus grand fleuve méditerranéen de Croatie.
C'est une zone de plaine très fertile, avec beaucoup d'eau, où
on cultive des légumes et des fruits, en particulier des
oranges, dans des sortes d'hortillonnages entourés de canaux
rectilignes comme tracés au cordeau.
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Delta de la Neretva
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Neum
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Un peu plus loin,
nous traversons une bande de 8 km faisant partie de la Bosnie-Herzégovine,
autour de la petite station balnéaire de Neum.
Ce port étant le seul accès à la mer du pays, celui-ci,
afin d'essayer de profiter aussi de la manne touristique,
construit à tout va des hôtels et résidences de vacances sur
cette petite surface. Il n'y a aucun contrôle à la
frontière, tant à l'entrée qu'à la sortie du pays.
De retour en Croatie,
nous prenons un peu plus loin la route 414 sur la presqu'île
de Peljesac, l'un des grands terroirs de la
viticulture croate.
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Viticulture sur la presqu'île de Pejelsac
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Vue du haut du col
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Nous traversons
l'ensemble de la presqu'île en passant par un col d'où l'on
domine l'ensemble de l'île et la mer. A cet endroit, un
mémorial a été construit à l'époque de Tito
pour honorer les habitants de la presqu'île et de l'île
voisine de Korcula
morts pendant la deuxième guerre mondiale. Et la liste des
morts est impressionnante, rapportée à la faible population de
cette région. |
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Liste des morts au mémorial
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Il est déjà
tard et nous nous arrêtons à Orebic,
petit village où se trouve l'embarcadère du ferry pour l'île
de Korkula où nous prévoyons d'aller demain
matin. Nous nous installons au petit camping
Palme (16 €), le seul ouvert dans le village. Du
camping, on a une vue splendide sur l'île et le village de Korkula.
Distance parcourue 220 km. |
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Vue sur Korcula depuis le camping
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Port et village d'Orebic
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Jeudi 7 mai
: il fait beau ce matin, un peu frais avec du vent du nord. Nous
allons prendre le ferry pour l'île
de Korcula (un environ toutes les 1h30 hors
saison, 15 mn de traversée, 17 €).
Le débarcadère
sur l'île est situé à 3 km de la vieille ville de Korcula
où nous cherchons vainement une place de stationnement, tous
les parkings sont saturés ce matin car c'est le marché. De
guerre lasse, nous décidons d'aller visiter le reste de l'île
et de revenir dans le courant de l'après-midi.
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Vue sur la vieille ville de Korcula depuis
le ferry
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Vignobles près de Cara
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Nous prenons la route
118 qui traverse l'île sur toute sa longueur. Elle est bonne
mais très sinueuse, avec de nombreuses côtes et descentes bien
raides (souvent jusqu'à 10 %), offrant de splendides points de
vue sur la mer et les îles. L'île
de Korcula consiste en une sorte de vallée
centrale où l'on cultive la vigne et l'olivier, encadrée de
deux montagnes calcaires sèches et très abruptes tombant
sur la mer. De nombreux villages agricoles s'égrènent le long
de la route. En particulier la route traverse le village de Blato
sous une magnifique allée de tilleuls.
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Allée de tilleuls dans la traversée de
Blato
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Dans le port de Vela Luka
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Au bout de 45 km,
nous arrivons à Vela Luka
(le "Grand Port"), le plus gros village de l'île
situé à l'extrémité ouest. C'est un port où convergent de
nombreuses lignes de ferries, et un grand port de plaisance. Ses
maisons sont en majorité construites en pierre de taille (comme
dans le reste de l'île), la matière première, du calcaire
très dur, venant de l'île voisine de Vis
et les tailleurs étant des ouvriers locaux.
Nous stationnons
sur le parking du port (0,8 € de l'heure) pour aller visiter
le village et prendre notre déjeuner dans le camping-car.
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Maisons en pierre de taille sur le port
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Tour Revelin |
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Palais abbatial |
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Nous reprenons la 118 dans
l'autre sens, voyant les mêmes splendides paysages sous un autre angle,
puis arrivons à la ville de Korcula.
Maintenant, comme il y a de la place sur les parkings, nous
stationnons notre camping-car sur un quai du port (0,8 € de
l'heure) et nous allons
visiter le centre ancien dont la majorité des monuments et des
ruelles datent du moyen-âge vénitien.
Nous flânons un
moment dans ces ruelles, à la découverte des monuments
remarquables, et de ceux plus modestes. En particulier, la
maison où serait né Marco Polo
n'a plus que sa façade et une tour, mais des travaux vont être
entrepris semble-t-il pour la restaurer.
Nos visites
terminées assez rapidement car beaucoup de monuments sont
fermés hors saison, nous retournons à l'embarcadère pour
traverser vers Orebic et le
continent.
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Remparts et tour
d'angle |
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Portail de la
cathédrale Saint-Marc |
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Nous traversons à nouveau la presqu'île
de Pejelsac dans toute sa longueur en sens inverse d'hier
par la route 414, jusqu'à Ston,
village proche de l'accès à la route côtière. Nous nous arrêtons
pour la nuit au camping Prapratno
(15 €), à 3 km au sud du village avant d'y arriver, en bord de mer, à côté de
l'embarcadère des ferries pour l'île
de Mjlet, pas facile à
trouver quand on vient de Korcula.
Distance parcourue 200 km. |
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Cliquer ici
pour
voir le diaporama de cette deuxième partie du voyage
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Vendredi 8 mai
: il fait très beau ce matin, un peu frais. Nous quittons le
camping pour aller à Ston,
petit village où on trouve une curiosité assez exceptionnelle,
des fortifications
les plus longues d'Europe.
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Une petite partie de la muraille
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Nous stationnons
sur le grand-parking en face de la forteresse. Construite sur
l'ordre de la République de Venise
de 1333 à 1506, cette muraille,
longue de 5,5 km, servait à protéger la région, et en
particulier les marais salants
la grande richesse locale, des envahisseurs venus de la mer.
Bien fatiguée, elle est en cours de restauration. |
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Vue sur Ston et ses marais salants
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Paysage de bord de mer
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Nous rejoignons
la route côtière 8 de laquelle on peut admirer les magnifiques
paysages maritimes, encore plus colorés aujourd'hui avec le grand beau
temps. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour déjeuner puis
reprenons notre route jusqu'à Dubrovnik
que nous atteignons en franchissant un splendide pont à
haubans. Juste après le pont, nous quittons la route 8 en
tournant à gauche pour aller vers le port moderne, puis en
direction de l'Autocamp Solitudo, le seul camping de la ville,
cher (26 € la nuit), assez bien fléché et facile à trouver.
Distance parcourue 60 km. |
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Pont Franjo Tudjman à l'entrée de
Dubrovnik
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Après nous être
installés sur un terrain assez inégal et avoir pris notre
déjeuner dans le camping-car, nous allons prendre le bus (ligne 6, arrêt à 300 m
du camping, 3 bus par heure toute la journée, temps de trajet
1/4 d'heure, terminus de la ligne à 50 m de l'entrée de la vieille
ville, 1,5 € par personne trajet aller). |
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Porte Pile
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Dès notre
arrivée devant la vieille ville inscrite au patrimoine mondial
de l'UNESCO, c'est l'éblouissement. Dubrovnik,
l'ancienne Raguse, n'a pas volé son surnom de "perle
de l'Adriatique", on en prend tout de suite
plein les yeux.
Nous entrons dans
la ville par la porte Pile,
à travers les remparts en parfait état de conservation (nous
en ferons le tour complet demain). Juste à l'entrée, nous
voyons la fontaine circulaire d'Onofrio,
construite en 1438. |
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Fontaine d'Onofrio
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Palais Sponza
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Nous remontons la
Placa, la rue
principale de la ville construite sur un ancien canal. Elle est
bordée de bâtiments des XVIème et XVIIème
siècles en pierre de taille de couleur claire ; leur
rez-de-chaussée est aujourd'hui occupé par des boutiques de
luxe ou de souvenirs, des restaurants et des agences bancaires.
A l'extrémité de la rue, nous arrivons au palais
Sponza, bâtiment renaissance où sont
entreposées les archives de la ville.
En sortant par la
porte de Ploce,
opposée à la porte de Pile,
on arrive sur l'ancien port. |
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L'ancien port au pied des remparts
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Façade du Palais du Recteur
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Retour à
l'intérieur des murs vers le palais
du Recteur, le représentant local du Doge
de Venise, bâtiment du XIIIème siècle,
largement restauré après l'explosion de son stock de poudre en
1463, et baroquisé après le séisme de 1667 qui ravagea la
ville.
A l'intérieur, on trouve
l'atrium, une
sorte de patio entouré d'arcades, avec une montée d'escalier
de style renaissance. Le Musée
historique de la Ville occupe le premier étage -
visite intéressante, billet combiné avec le Musée
de la Marine 6 € par personne.
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Montée d'escaliers dans l'atrium
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Cathédrale
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Juste en face se
trouve la cathédrale,
construite dans le style baroque après le tremblement de terre.
Si l'extérieur a une certaine allure, l'intérieur est sans
intérêt.
Nous revenons
maintenant sur la Placa
où se prépare un grand buffet pour une action de charité,
organisée par l'ensemble des restaurants et commerçants de la
ville. Il est ouvert à tous pour un prix relativement modique,
mais
les plats proposés ne nous inspirant pas, nous décidons d'aller
dîner sur le port dans un restaurant de poisson recommandé par
le Routard (son enthousiasme
nous a semblé un peu excessif).
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Buffet dans la rue
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Après le repas,
nous déambulons encore un moment dans la ville puis, puis comme
il commence à faire froid avec la nuit tombante, nous décidons
de rentrer au camping.
Samedi 9 mai
: il fait très beau ce matin, et suffisamment chaud pour que
nous puissions prendre notre petit déjeuner dehors, pour la
première fois depuis notre départ de la maison. Aujourd'hui,
nous continuons notre visite de Dubrovnik
et comme hier, nous rejoignons la vieille ville par le bus. Une foule
de touristes se presse dans les rues, plusieurs
énormes paquebots de croisière ayant déversé ce matin sur la
ville leur
cargaison de visiteurs de toutes nations.
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Intérieur de la vieille pharmacie
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Nous commençons
par la vieille pharmacie,
l'une des plus anciennes d'Europe
(1317), toujours ouverte depuis ; autrefois gérée par les
moines du couvent des franciscains dont elle fait partie, elle
est
aujourd'hui un magasin d'état.
Nous visitons
ensuite le cloître du monastère
(5,5 € par personne) et les salles attenantes. Les arcades, de style roman
tardif, sont soutenues par des colonnettes jumelées
avec des chapiteaux tous différents ; au centre, le patio est
abondamment arboré. |
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Patio du cloître du monastère franciscain
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Pietà gothique sur le portail d'entrée
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Juste à côté,
l'église du monastère
a une remarquable Pietà
gothique du XVème siècle sculptée au-dessus du
portail d'entrée. A l'intérieur, la décoration baroque est
plutôt chargée. |
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Intérieur de l'église
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Patio du cloître du monastère dominicain
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Par une rue
étroite parallèle à la Placa,
nous allons jusqu'au couvent de dominicains, situé à côté de
la porte Ploce.
Construit entre le XIVème et le XVIème
siècle, ce couvent combine tous les styles, du roman au
baroque. Le cloître,
de style "gothique fleuri dalmate", a été construit
de 1456 à 1483 selon les plans d'un architecte florentin. Il a
servi d'écurie pour les soldats de Napoléon
qui ont creusé les murets qui entourent le jardin pour faire des mangeoires à chevaux !
L'église,
très abîmée pendant la guerre de 1991-1994, a une décoration
banale mais de beaux vitraux et rosace modernes. |
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Rosace de l'église
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Porte Ploce
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Nous sortons de
la vieille ville par
la porte Ploce pour
aller jusqu'au lazaret,
lieu où l'on tenait autrefois en quarantaine les personnes et
marchandises arrivant à Dubrovnik
afin d'éviter l'importation de maladies infectieuses. De ce lazaret,
on a une belle vue sur l'ancien port. |
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Vue sur le port depuis le lazaret
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La Placa
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Nous retournons
au centre ville nous promener un moment dans les rues, en
particulier la Placa
et visiter quelques boutiques de souvenirs ; le choix est très
limité et la plupart des souvenirs, probablement fabriqués en Chine,
sont de très mauvais goût, ce qui ne facilite pas nos
recherches
Nous allons
déjeuner dans le port, dans un restaurant différent de celui
d'hier soir, puis allons visiter le Musée
de la Marine (avec le même billet qu'hier)
situé à l'intérieur du Fort Saint
Jean à l'est du port. |
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Fort Saint Jean
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La promenade des
remparts |
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Vue d'ensemble sur
la ville médiévale |
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Le cloître de
l'ancien couvent Sainte Claire |
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Nous allons
maintenant faire le tour des remparts
(entrée 9 € par personne). Commencés au VIIème
siècle, conservés et renforcés jusqu'au XVIème
siècle, ils ont une forme hexagonale et font le tour complet de
la ville médiévale. Deux portes seulement (porte
Pile et porte Ploce)
permettent d'entrer dans la ville par voie de terre, et
l'entrée du port est défendue par deux forts intégrés aux
remparts, un de chaque côté (fort
Revelin et fort Saint
Jean).
Du haut des remparts,
on a une vue fantastique sur la ville, ses ruelles et ses toits
de tuiles rouges : lors de la guerre serbo-croate de 1991 -
1995, la ville a été assiégée pendant 6 mois et sauvagement
bombardée par les troupes serbes, à la fois par terre, mer et
air ; après la guerre, il a fallu reconstruire une ville bien
abîmée, et les tuiles neuves, d'un très bel effet, ont été
offertes par la ville de Toulouse.
La longueur
totale de la promenade est d'environ 2 km, et près de la sortie
on apprécie de trouver une buvette bien agréablement placée.
Après cette promenade, nous redescendons dans les rues de la
ville dans l'espoir de trouver quelques souvenirs présentables
à ramener à la famille. Notre récolte n'est pas fameuse,
mais, faut faire avec comme on dit !
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Vue sur les
remparts et le fort Minceta |
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La Placa vue des
remparts |
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Vue sur le fort
Lovrijenac |
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Nous reprenons le
bus direction le camping alors que la soirée s'avance. Bien
qu'il ait fait beau et chaud toute la journée, il commence à
faire très frais et il est impossible d'envisager de dîner à
l'extérieur du camping-car.
Dimanche 10
mai : ce matin grasse matinée, il fait beau et ça commence
à chauffer. En fin de matinée, direction la vieille ville et
le vieux port pour prendre un bateau pour l'île
voisine de Lokrum située à un quart d'heure de
navigation de Dubrovnik (5,5
€ par personne aller et retour). |
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Vue sur le port de
Dubrovnik |
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Cloître du
monastère bénédictin |
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Du bateau qui
s'éloigne, on a une belle vue sur le port
et la ville. Arrivés
sur l'île, nous allons déjeuner de sandwiches et salade à la
cafétéria du lieu avant de nous lancer dans l'exploration.
Cette île de
calcaire dolomitique est aujourd'hui une réserve naturelle de
flore et de faune, avec un jardin
d'acclimatation dans lequel on trouve des plantes
venant d'un peu partout dans le monde. De nombreux sentiers sont
aménagés pour la promenade pédestre, et les automobiles et
motos sont interdites partout.
Elle a été
habitée depuis le néolithique et un monastère
bénédictin assez ruiné, le plus ancien de la
région, date d'avant 1023. L'île et les restes des bâtiments
conventuels ont été rachetés par la famille
impériale d'Autriche, et a servi de résidence à Maximilien
de Habsbourg avant ses aventures tragiques au Mexique.
Au sommet de
l'île, les troupes de Napoléon
ont construit un fort d'où l'on a une belle vue sur Dubrovnik
et ses environs.
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Fleur de puya
alpestris au jardin d'acclimatation |
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Vue sur la ville depuis le fort
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Après avoir bien
marché, nous reprenons le bateau en sens inverse pour Dubrovnik,
puis le bus pour rentrer au camping. Demain, nous reprendrons
notre route, toujours vers le sud-est, vers le Monténégro
et l'Albanie. |
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LA SUITE DU VOYAGE |