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Ratha de Draupadi
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A l'entrée de la
ville, nous nous arrêtons pour voir les Cinq
Rathas, temples en forme de chars processionnels
sculptés chacun dans un gros rocher. On a attribué à chacun le
nom de personnages de la grande épopée du Mahabarata.
Le premier, celui de
Draupadi, dédié à la
déesse Durga, représente une
maison d'ascète avec son toit en chaume. Le deuxième, celui d'Arjuna
évoque un temple dédié à Shiva.
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Ratha d'Arjuna
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Ratha de Yudhishthira
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Le troisième dit de Bhima,
est consacré à Vishnou et
rappelle par sa forme les huttes que construisent les tribus
Todas dans les montagnes Nilgiri
au nord du Dekkan. Le
quatrième, le plus haut, est le char de Yudhishthira,
fils de Dharmaraja, dédié à Shiva.
Le dernier, dit de Sahadeva et Nakula,
est dédié à Indra. |
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Ratha de Sahadeva - Nakula, et de Bhima
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Temple du rivage
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Enfin dans la
lumière dorée du soir qui tombe, nous découvrons un petit bijou, le Temple du
Rivage, petit temple du VIIème siècle construit en
bord de mer par Rajasimha Narasimhavarman
II, prince de la dynastie des Pallava.
Dédié à Shiva, il est
entouré par un mur d'enceinte couronné de taureaux
Nandi, la monture de Shiva.
Archétype du temple dravidien couronné par la kailasha
qui symbolise le mont Kailash
dans l'Himalaya, demeure de Shiva,
il est fortement érodé par le vent et la mer ; c'est le seul reste
d'un ensemble de temples qui bordait autrefois la côte et l'ancien
port complètement ensablé. |
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Nandis couronnant le mur d'enceinte
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A la nuit
tombante, nous allons à notre hôtel, luxueux établissement
autour d'un ensemble de piscines, reconstruit après le passage du tsunami
en 2004, qui a fait d'énormes ravages matériels et humains sur
cette Côte de Coromandel,
droite et plate, qui opposait aucun obstacle à la vague. |
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Bas-relief du Krishnamandapam
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Mardi 17 février
: départ matinal pour aller tout d'abord visiter le Krishnamandapam,
un petit temple du VIIIème siècle creusé dans le granite
et consacré à Krishna,
avatar de Vishnou. De nombreux bas-reliefs représentent
des scènes de la vie du dieu, inspirées de scènes de la vie
quotidienne à l'époque dans la région
A côté se trouve la
grotte des cinq Pandava,
elle aussi creusée dans le rocher et inachevée, et une falaise sculptée en
immense haut-relief. |
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Grotte des cinq Pandava
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L'ascèse d'Arjuna
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Improprement appelé
l'ascèse d'Arjuna, ce
panneau de 30 x 12 m, divisé par une fissure naturelle par laquelle
s'écoulait autrefois de l'eau symbolisant le Gange,
met en scène toutes sortes de personnages mythologiques et
d'animaux par couples, comme pour l'Arche de
Noé. Au centre de la fissure, Shiva
est le médiateur qui apporte le Gange
à la Terre. |
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Shiva apportant le Gange
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La motte de beurre de Krishna
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Dans le jardin
voisin, un gros rocher en équilibre apparemment précaire est dit
représenter la motte de beurre
que Krishna enfant aurait
dévorée contre le gré de sa mère.
Dans ce même jardin,
un sanctuaire autrefois dédié à Shiva,
est maintenant dédié à Ganesh
depuis que le lingam en a
été retiré.
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Ratha de Ganesh
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Bas-relief dans la grotte Varaha
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Sur une colline à
proximité se trouvent plusieurs temples rupestres. La grotte
Varaha, dédiée à Vishnou,
est couvert de bas-reliefs représentant des scènes de la vie de
l'avatar sanglier de Vishnou.
Une porte
monumentale en granite est encadrée de colonnes
représentant les dix avatars de Vishnou.
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Porte monumentale en granite
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Grotte de Trimurti
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Une autre grotte, la
grotte de Trimurti, est dédiée à la trinité
hindoue : Brahmâ, Shiva
et Vishnou.
Enfin, une autre
grotte creusée dans le granite est dédiée à Maisha
Suramardini, avatar de Parvati
dans une version très courroucée qui tue un démon dissimulé dans
un taureau.
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Maisha Suramardini poursuivant le démon
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Échoppes de sculpteurs de granite
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Nous repartons
maintenant, passant devant les très nombreux ateliers de sculpture
de bloc de granite, la grande spécialité de Mamallapuram
où les écoles de formation de sculpteurs sont très actives.
Nous allons un peu à
l'extérieur de la ville voir la grotte
du Tigre, creusée à l'époque Pallava
dans un gros rocher de granite, entourée de têtes de tigre. Le roi
y tenait assemblée en trônant à l'entrée de la grotte.
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Grotte du Tigre
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Buckingham Canal
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Nous prenons
maintenant la route vers le sud. Nous faisons un premier arrêt le
long du Buckingham Canal, très
large canal utilisé pour approvisionner en eau les canaux
d'irrigations alentour. Un peu plus loin, nouvel arrêt au milieu
d'une zone de marais salants.
Nous arrivons
finalement à Pondichéry,
qui a repris son ancien nom de Pudducherry,
l'un des cinq anciens comptoirs français en Inde,
et allons à notre hôtel pour prendre notre repas de midi.
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Marais salants
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Après le repas, nous
partons à pied faire une visite de la ville. Nous commençons par une fabrique
de papier de luxe par des méthodes traditionnelles,
qui appartient au célèbre Ashram
de Sri Aurobindo (en fait, cet
ashram, construit à Auroville
dans la banlieue de Pondichéry,
et tous ses satellites est devenu un véritable business,
apparemment bien éloigné de l'esprit à l'origine de sa
fondation). La fabrique est en grève et la visite n'a aucun
intérêt.
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Joueurs de pétanque
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Nous nous promenons
un moment dans les rues du quartier français, dont les plaques
portent encore des noms français, à côté de noms tamouls. C'est une promenade
très agréable où l'on retrouve un petit air de France,
largement mâtiné d'Inde. Mais
les joueurs de pétanque sont bien là, et il ne manque plus que le
pastis !
Notre promenade nous
emmène jusqu'à la maison, un palais en fait, construit pour Dupleix
lorsqu'il était gouverneur des Indes
françaises ; c'est aujourd'hui le siège du gouvernement
de la province. |
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Maison de Dupleix
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Statue de Gandhi
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Après un arrêt à
l'Alliance Française,
riche d'une très belle bibliothèque, nous arrivons sur le front de mer le long de la Côte
de Coromandel où se trouvent une statue de Dupleix
et une autre de Gandhi. En ce
début de soirée, la foule locale déambule tranquillement sur la digue qui protége la ville des colères de l'océan, le long
duquel il n'y a pas de plage mais seulement des gros blocs de
rochers apportés comme brise-lame.
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Front de mer
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A la nuit tombée, nous affrétons
une demi-douzaine de rickshaws pour rentrer à l'hôtel. Bien
entendu, les conducteurs ne peuvent pas s'empêcher de faire la
course entre eux dans d'une circulation très dense et complètement
désordonnée au milieu de laquelle déambulent quelques vaches
totalement indifférentes à ce qui les entoure. Par chance, tous les
membres du groupe arrivent indemnes !
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette deuxième partie |
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Mercredi 18 février
: la route nous conduit maintenant plein sud, traversant de
riches zones agricoles où l'on cultive principalement du riz. Au
bout de près de deux heures, nous arrivons à Chidambaram,
petite ville connue pour son temple du
Nataraja, le Shiva
dansant. |
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Gopuram
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Le premier temple a
été construit sur ce site au VIème siècle par les Pallava,
puis agrandi plusieurs fois jusqu'au XIVème siècle,
époque où Chidambaram était la
capitale du royaume Chola ; avec
une superficie de 22 ha, il comporte quatre grands gopurams
(deux dépassent 50 m de haut) ornés de statues de divinités
hindoues très colorées et représentant les quatre points
cardinaux. Devant l'entrée sont rangés plusieurs rathas,
des chars en bois transportant les statues sacrées, tirés et poussés par de nombreux fidèles lors
de processions. |
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Ratha
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Salle hypostyle
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Les colonnes de la salle
hypostyle dite des mille piliers, en fait 984, sont
toutes différentes : leurs sculptures sont des variations sur les
108 poses différentes décrites dans le Natya
Sastra, le traité de la Danse
sacrée, écrit au IIème ou IIIème
siècle.
Les plafonds sont
couverts de peintures représentant des scènes des grandes
épopées hindoues, en particulier du Mahabarata.
Certaines ont été rénovées récemment.
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Peintures du plafond
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Cour intérieure
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Plusieurs cours
intérieures, fermées par des enceintes, entourent le sanctuaire
principal où trône une statue de Shiva
(inaccessible aux non hindous).
Un grand bassin
sacré est utilisé par les fidèles pour faire leurs
ablutions et se purifier.
Après la visite du
temple, nous allons prendre notre repas de midi dans un restaurant
de la ville
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Bassin sacré
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Cargaison de canne à sucre
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Après le repas, nous
reprenons notre route vers le sud. Nous nous arrêtons dans un
village d'agriculteurs formé de petites maison en briques
crues couvertes d'un toit de paille. L'activité agricole principale
est la culture de la canne à sucre et du riz ; de nombreux
tracteurs chargés de cannes circulent sur la route en direction de
la sucrerie la plus proche car c'est la période de la
récolte.
Très bien reçus par
les habitants, souriants et avenants, nous pouvons pénétrer dans
quelques maisons, d'une remarquable propreté, affichant un confort
sommaire. |
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Femmes devant une maison
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Sanctuaire principal
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Nous continuons jusqu'à Gangakondacholapuram,
ancienne et éphémère capitale Chola, où se trouve le temple
de Brihadishvara dédié a Shiva,
érigé au XIème siècle par l'empereur Chola
Rajendra
I. Ce temple n'est plus en activité mais il est encore
sacré. Devant l'entrée trône un énorme Nandi,
le taureau sacré de Shiva.
Plusieurs sanctuaires secondaires, dédiés à Ganesh
et à Parvati, entourent le
sanctuaire principal. |
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Nandi
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La Cauvery River
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Un peu plus au sud,
nous traversons la Cauvery River,
le plus grand fleuve du sud de l'Inde
qui traverse les états de Karnataka
et Tamil Nadu. Son niveau est
très bas, nous sommes en saison sèche, mais surtout la plus grosse
partie de son eau est détournée pour l'irrigation, ce qui
entraîne des conflits entre les deux états.
Nous arrivons
maintenant à Kumbakonam,
antique lieu de pèlerinage, devant le grand bassin
sacré Mahamakham qui symbolise la confluence de
toutes les rivières du monde, lieu de purification pour les Hindous.
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Bassin Mahamakham
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Temple Airavatishwara
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Nous visitons aussi
l'un des nombreux temple de la ville, Airavatishwara,
d'époque Chola
dédié à Shiva. A
l'entrée, un Nandi sous
un toit soutenu par des colonnes monolithes en granite, a été
habillé par les prêtres. L'avant salle à l'entrée représente un
ratha, un chariot sacré.
Un brahmane est en train d'officier dans le sanctuaire.
A la nuit tombée,
nous repartons toujours vers le sud jusqu'à Tanjore,
appelée maintenant de son ancien nom Thanjavur,
où nous nous installons à l'hôtel. |
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Brahmane officiant dans le sanctuaire
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Avis de crémation
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Jeudi 19 février
: nous remontons la Cauvery River
en direction de Tiruchirapalli,
ville moyenne (847 000 hab) plus connue sous son nom britannique de Trichy,
par une mauvaise route bordée de rizières et d'écoles
d'ingénieurs. A l'entrée de la ville, arrêt sur un site
de crémation où des intouchables
préparent des bûchers avec des galettes de bouses de vache
séchées et des morceaux de bois ; de nombreuses chèvres mangent
les fleurs fanées, restes de cérémonies précédentes. |
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Intouchables préparant un bûcher funèbre
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Nous voici maintenant
au centre ville, très animé avec beaucoup de circulation. Une citadelle
du VIIIème siècle, époque Pallava,
et qui a connu bien des vicissitudes au cours de l'Histoire
changeant de mains de nombreuses fois, domine la ville et la plaine.
Deux temples sont construits sur ce rocher, le Sri
Thayumanasami à mi-hauteur et le Vinayaka,
dédié à Ganesh, au sommet. |
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Éléphant bénisseur
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Nous devons enlever
nos chaussures, comme dans tous les temples hindous, pour grimper
les 420 marches menant au sommet. A l'entrée, une femelle
éléphant "bénit" les visiteurs quand
ils lui donnent un billet qu'elle remet aussitôt à son maître.
Du
sommet, on a une vue magnifique sur la ville. |
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Vue sur la ville du haut de la citadelle
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Grotte Pallava
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Au pied du rocher, un
peu sur le côté, une grotte dédiée à Vishnou
a été creusée au VIème siècle, au début de
l'époque Pallava.
Nous flânons un
moment dans les rues autour de la citadelle avant de rejoindre notre
car. |
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Scène de rue
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Brahmanes
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A la sortie de la
ville, au bord de la Cauvery River,
se tient une cérémonie d'offrande aux brahmanes, où un groupe de
brahmanes assis par terre reçoit des petites offrandes en échange de bénédictions.
Quelques km plus
loin, nous arrivons au temple de Sri
Jambukeshwara, petit temple du XIIème
siècle d'époque Pallava
consacré à Shiva et Parvati.
Son petit gopuram est très décoré. |
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Gopuram
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Grands gopuram
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Nous terminons nos
visites à Trichy par le temple de Sri
Ranganathasami, gigantesque ensemble religieux
dédié à Vishnou, l'un des
plus grands d'Inde (60 ha),
construit au Xème siècle, et que toutes les dynasties
qui se sont succédé ont voulu agrandir. La
structure actuelle date de l'époque Vijayanagar
mais la construction continue : le plus
grand gopuram, de 73 m de haut, très coloré mais
avec une décoration peu recherchée, a été achevé en 1987. Il
comporte sept enceintes concentriques et il est surmonté de 21
gopuram. La coupole du sanctuaire
principal est entièrement dorée à la feuille. |
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Coupole dorée du sanctuaire principal
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Nataraja en bronze
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Après ces visites,
nous allons prendre notre repas de midi au restaurant puis
retournons avec peine à Tanjore,
le trafic étant encore plus intense que le matin.
Nous allons maintenant
visiter l'ancien palais royal
construit au XVIème siècle. Une partie du bâtiment est
en restauration ; une autre partie a été aménagée en musée où
est exposée une magnifique collection de
bronzes de la dynastie Chola.
en particulier des nataraja
(Shiva seigneur de la danse) |
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Nataraja en bronze
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Nous rentrons à notre
hôtel pour assister à un petit spectacle de danse classique du Tamil
Nadu avant le repas. |
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Vimana et Nandi sous la colonnade
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Vendredi 20
février : lever très matinal pour aller visiter le temple
et fort de Brihadishwara, érigé en 1010 par le roi
Chola Raja Raja et dédié à Shiva.
Ce temple, immensément riche, jouait le rôle d'usurier du royaume.
Plus de quatre cents devadasi y
résidaient en permanence.
De nombreuses
constructions de chapelles secondaires sont venues compléter cet
édifice jusqu'au XVIIIème siècle. Surnommé le "Grand
Temple", l'ensemble est maintenant classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO. |
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Colonnade le long du mur d'enceinte
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Lingam et yoni, et peinture murale
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Il comprend de
nombreux sanctuaires secondaires alignés sous une colonnade qui
fait le tour complet de l'ensemble, avec 250 lingam
et yoni dans des petites
salles aux murs peints des XVIème et XVIIème
siècles, réparties le long de la muraille d'enceinte.
Contrairement aux autres temples du Tamil
Nadu, il n'y a pas de grands gopuram, l'édifice le plus
haut, le vimana, tour qui
surplombe le sanctuaire principal, a une hauteur de 66m.
Ici aussi sévit un
éléphant bénisseur. |
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Éléphant bénisseur
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Fonderie du bronze
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Nos visites
terminées, nous reprenons la route. Arrêt à la sortie de la ville
chez un artisan qui fait des moulages en bronze à la cire perdue. Nous assistons à une démonstration du procédé puis
faisons quelques achats à la boutique attenante.
Et nous continuons
vers le sud-ouest. Au bout d'une bonne heure, arrêt au bord de la
route, devant des paysans qui écossent et font griller des noix de
cajou ; dégustation et achat. |
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Grillade des noix de cajou
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Après un trajet long
et difficile à
cause de travaux de construction d'une nouvelle route et de fort trafic, nous arrivons à Madurai, l'une
des plus anciennes cités d'Inde du Sud,
connue des Romains et citée par
Strabon et Pline,
et la deuxième ville du Tamil Nadu
moderne. Nous allons tout d'abord à notre hôtel pour déjeuner
puis découvrons les principaux monuments de la ville. |
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Grand hall d'apparat du palais
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Du palais
de Tirumalai Nayak, de style indo-italo-musulman
édifié au début du XVIIème siècle par le souverain
qui lui a donné son nom, il ne reste qu'une petite partie du
monument d'origine, aujourd'hui en restauration, si bien qu'il n'y a
pas grand chose à voir, même si de nombreux écoliers y viennent
sous la conduite de leurs professeurs.
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Écolières en visite
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Temple Sri Minakshi
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Pour accéder au temple de Sri Minakshi,
immense temple construit au XVIIème siècle par le même
souverain dans le style architectural dravidien, il faut passer un
contrôle très symbolique et quitter même ses chaussettes.
Il est lui aussi en
restauration avec des échafaudages partout, et ses nombreux gopuram
sont tous dissimulés sous des tentures en feuille de palmier. Les
plafonds sont peints de scènes mythologiques avec des couleurs
souvent criardes. |
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Plafond peint
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Lotus d'or
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Ce temple est
toujours un lieu de pèlerinage fréquenté. Chaque soir a lieu la
cérémonie du mariage de Shiva
et de Parvati, ici célébrée
sous la forme Minakshi (la
déesse aux yeux de poisson). Le bassin sacré du Lotus d'or occupe
le centre du sanctuaire de Minakshi.
Selon la tradition, on y jetait les nouveaux ouvrages littéraires ;
ils ne flottaient que s'ils avaient de la valeur.
A quelques km de là
s'étend l'immense bassin de Mariamman
Teppakkulam creusé en 1645 par Tirumalai
Nayak.
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Bassin de Mariamman Teppakkulam
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Après la visite,
nous avons droit à l'inévitable séance de présentation de tapis,
une des spécialités de la ville, dans une boutique voisine (sans
aucun intérêt). A la nuit tombante, nous rentrons à l'hôtel par
des rues complètement embouteillées, un peu déçus par cette
ville pourtant réputée très intéressante.
Samedi 21 février
: lever avant l'aube pour un long trajet en car, nous allons
maintenant rejoindre la côte ouest de l'Inde dite Côte
de Malabar. Pour cela, il faut traverser les Ghats
occidentaux, chaînes de montagnes culminant à plus
de 2000 m, que nous franchirons par plusieurs cols.
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Vignoble
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Nous traversons
plusieurs vallées agricoles, où sont cultivés majoritairement le
riz, la canne à sucre et la noix de coco, mais aussi, ce qui nous a
un peu étonnés, la vigne pour faire du raisin de table et du jus
de raisin (depuis quelques années, certaines régions de l'Inde se
lancent aussi dans la vigne pour produire du vin).
Arrivés à Gudalur,
au sommet d'un col qui sépare les états du Tamil
Nadu et du Kerala,
nous faisons halte dans le Parc National
de Peryiar ; nous visitons un jardin d'épices où un
guide local nous montre les diverses espèces cultivées dans la
région |
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Poivrier
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Le restaurant dans la forêt
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Après la visite, nous allons
déjeuner dans un agréable restaurant dans la forêt et puis nous
continuons sur notre difficile route de montagne.
L'arrivée vers le
troisième col se fait au milieu de luxuriantes plantations
de théiers. Au sommet du col est construite une
église moderne, l'église Saint
François, entourée de collines couvertes de théiers.
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Nous à Mont Saint François et plantations de
théiers
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Paysage de moyenne montagne
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Arrêt une
heure plus tard à Pullupara Checkpost,
en redescendant le col, dans un splendide paysage de moyenne
montagne.
Plus bas dans la
descente, nouvel arrêt dans une plantation
d'hévéas : le caoutchouc est une des ressources
principales du Kerala, l'un des
états les plus riches de l'Inde, dirigé par le seul gouvernement
"communiste" (l'équivalent de nos socio-démocrates
européens) du pays, avec un taux d'alphabétisation de 97 %, le
record absolu en Inde.
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Plantation d'hévéas
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Et nous poursuivons
notre descente jusque dans l'étroite bande côtière, où
l'essentiel de la population de l'état se concentre. Nous arrivons
enfin à Kumarakom,
station balnéaire au bord des "backwaters",
enchaînement d'étangs d'eau douce séparés de l'océan par un étroit
cordon littoral, assez similaire à ce qu'on trouve dans notre
région du Languedoc-Roussillon.
Nous nous installons dans un
hôtel super-luxe et, comme il n'est pas encore trop tard, nous
profitons de la splendide piscine à débordement avant d'aller
dîner. |
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Coucher de soleil à notre hôtel à Kumarakom
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette troisième partie |
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Dimanche 22 février : la
journée commence par une mini-croisière d'environ deux heures et demie sur les backwaters,
direction sud, jusqu'à Allepey. C'est
une promenade calme et agréable dans un paysage très paisible,
mais finalement un peu monotone car on ne voit pas grand chose et le
décor manque un peu de variété.
Ces backwaters
s'étalent sur environ 120 km de longueur, sur une largeur de 3 à 4
km, avec une profondeur moyenne de 3 m. Elles constituent un axe de
communication majeur pour l'état du Kerala,
à la fois pour les marchandises et pour les voyageurs. Quarante
quatre rivières et canaux se jettent dans cet ensemble qui se jette
à son tour dans la mer. |
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Cocotiers et jacinthes d'eau
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Comme partout dans
les régions tropicales, ces eaux douces et calmes sont envahies par
les jacinthes d'eau, une
nuisance majeure qui étouffe les zones humides. Contrairement
à ce qu'on pourrait s'attendre, les oiseaux sont peu nombreux
(quelques canards, hérons, cormorans et aigrettes).
Les petits canaux
sont bordés sur toute leur longueur de maisons abritées du soleil
sous des cocotiers. Derrière
s'étendent des rizières à perte de vue.
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Femme faisant sa lessive devant sa maison
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Bateau-habitation
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Sur ces eaux peu
profondes croisent de nombreux bateaux-habitations à fond plat, en
bois et paille de palmier, tous équipés de moteur ; certains
paraissent même luxueux. On y voit aussi des barques de pêcheurs
et quelques bateaux de touristes.
Nous débarquons à Allepey,
dans un hôtel similaire à celui de notre point de départ.
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Petite barque et passagers
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Affiche électorale vus le long de la route
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Après le repas, nous
repartons vers le nord sur la grande route nationale qui va du nord
au sud le long de la côte. En fait, il s'agit d'une route étroite
et en mauvais état, enchaînant les virages, dans une zone
urbanisée en permanence, et surchargée de trafic.
Comme nous sommes en
période électorale, les élections à la Lok
Saba, l'équivalent de notre Assemblée
Nationale, étant prévues fin mars, les affiches
électorales fleurissent partout.
Au bout d'environ
cinq heures de circulation difficile, nous arrivons enfin à Cochin,
notre nouvelle étape.
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Les personnages du Kathakali
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Dans la soirée, le Cochin Cultural Centre
nous permet d'assister à un spectacle de Kathakali,
danse traditionnelle du Kerala.
Après avoir assisté au maquillage des acteurs, nous allons dans
une petite salle remplie de touristes où se tient le
spectacle.
C'est d'abord, une
présentation des mouvements de la danse (yeux, sourcils, tête,
bras,...) accompagnés d'un tambour, chacun ayant une signification
précise. Ensuite, deux acteurs (l'un jouant le rôle d'une femme)
interprètent une scène moralisante
du Mahabarata avec un
accompagnement par deux percussionnistes.
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Spectacle : le prince et le démon déguisé
en femme
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Lundi 23 février
: la journée commence par la visite de Cochin,
aujourd'hui appelée Kochi, son
nom d'avant la colonisation. C'est un grand port et la plus
grande ville du Kerala
construite sur une multitude d'îles et sur le continent ; le quartier
d'Ernakulam, le cœur moderne situé sur le
continent, est la partie la plus peuplée de la ville. On y
trouve de nombreuses influences : européennes (portugaise,
hollandaise, anglaise), mais aussi juive, arabe et chinoise. |
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Carrelets chinois
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Nous commençons
notre visite par le quartier des
pêcheurs le long des backwaters.
La pêche, peu productive, est faite à l'aide de grands
carrelets
manipulés par plusieurs hommes, introduits autrefois par les
chinois.
Très proche, voici
l'église Saint François,
construite en 1503 par les Portugais. Vasco
de Gama y a été inhumé en 1524 pendant 14 ans avant
que sa dépouille ne soit transférée à Lisbonne ; reste la pierre
tombale. |
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Intérieur de l'église Saint François
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Le restaurant
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Nous allons ensuite
visiter Fort Cochin avec
son Palais Hollandais, en
restauration. A l'intérieur se trouvent de splendides fresques
représentant des scènes du Ramayana
et du Mahabarata (photos
interdites), les grandes épopées de la mythologie hindoue. Nous
allons ensuite déjeuner dans un agréable
restaurant installé dans une ancienne grande demeure coloniale
datant de l'époque hollandaise.
Après le repas, nous reprenons notre route vers
le nord, qui traverse une succession ininterrompue de
villes et de villages surpeuplés. Nous arrivons en fin d'après-midi
à Calicut,
appelée aujourd'hui de son ancien nom Kozhikode,
et nous installons dans un magnifique hôtel en pleine forêt
tropicale.
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Mardi 24 février
: départ matinal vers le nord-est, d'abord dans des zones très
peuplées, puis nous montons à l'assaut des Ghâts
occidentaux par une route difficile, en lacets très
courts et très serrés entaillés dans la roche volcanique -
le basalte des célèbres Trapps du
Dekkan répandus à la fin du crétacé par un
système volcanique de "point chaud" sur plus de
1,5 millions de km² (ils pourraient avoir une part de
responsabilité importante dans la disparition des dinosaures à la
fin du mésozoïque). Nous nous arrêtons à un "point de
vue" proche du sommet du col, mais à cause de la brume nous ne
voyons qu'à courte distance, les lointains sont complètement
brouillés. Quantité de petits marchands attendent les touristes
pour leur proposer souvenirs, boissons et glaces. |
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La route entaillée dans le basalte
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Serre et jacquier au sommet du col
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Nouvel arrêt un peu
plus loin au sommet du col, entouré de plantations de thé, où se
trouvent des boutiques de souvenirs et des serres.
Deux heures plus
tard, en traversant la Mudumalai
Wildlife Reserve, nous voyons un petit groupe
d'éléphants sauvages qui broutent sous les arbres ; en particulier
une mère et son petit sont proches de la route et à portée
d'appareil photo.
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Mère éléphant et son petit
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Entrée dans l'état
de Karnataka et nouvel arrêt à
Gundlupet, où il n'y a rien à
voir. Une heure plus tard, nous arrivons à Mysore,
notre nouvelle étape ; nous allons directement à notre hôtel pour
déjeuner.
Deuxième ville du Karnataka,
Mysore était le siège de la dynastie
Wodeyar, l'une des plus puissantes de l'Inde
à l'époque coloniale. Le maharadjah de
Mysore est devenu le gouverneur de l'état du même nom
en 1956. L'état a été rebaptisé Karnataka en 1972,
avec Bangalore comme capitale,
et l'actuel maharadjah n'a plus aucun rôle politique. Le plus grand écrivain indien
en langue anglaise, R.K.Narayan,
né à Madras, y a passé la
plus grande partie de sa vie et écrit l'essentiel de son œuvre.
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Palais du maharadjah
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Après le repas, nous allons
visiter le palais. L'ancien
bâtiment en bois précieux ayant été détruit par un incendie en
1897, il a été reconstruit en 1912 dans un style néo-moghol
pompeux qui fait penser à un décor de cinéma en carton pâte. Il
est toujours habité par la famille du maharadjah, mais ses salles
d'apparat, au décor un peu kitsch et tape-à-l'œil, sont ouvertes
au public (photos interdites).
Plusieurs sanctuaires
hindous sont disséminés dans les grands jardins, le plus important
étant le temple de Sri Shweta
Varahaswami dédié à Vishnou.
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Temple de Sri Shweta Varahaswami
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Temple de Sri Chamundeswari
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A grand peine, dans
une circulation chaotique et parmi les vaches sacrées plus nombreuses
ici qu'ailleurs,
nous allons à Chamundi Hill,
colline surplombant la ville, où se trouve le temple
de Sri Chamundeswari du XVIIème siècle
dédié à Shiva. De nombreux
petits singes escaladent le monument.
Un Nandi,
le taureau de Shiva, haut de 5 m
taillé dans un bloc de granite attire quantité de fidèles. Il est
enduit d'une couche noire de charbon, beurre clarifié et coque de
noix de coco, et décoré de guirlandes.
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Nandi
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Après ces visites et à
la nuit tombante, nous rentrons à notre hôtel, dans une circulation
toujours aussi intense, bruyante et désordonnée. |
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Marchands de légumes
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Mercredi 25
février : de bon matin, nous allons d'abord visiter le marché
Devaraja, réputé être l'un des plus animés et
pittoresques de toute l'Inde. On
y trouve toutes sortes de légumes locaux bien ordonnés sur leurs
stands, des épices multicolores et très odorantes, des monticules
coniques de kumkum (poudres colorées pour divers symboles et
rituels religieux), des savons et parfums, des couronnes fleurs qui
embaument. A cette heure matinale, on voit très peu de touristes,
mais presque uniquement des chalands locaux encore peu nombreux qui
viennent faire leurs courses. |
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Marchand de couleur et sa cliente
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Femmes arrachant le riz pour le repiquage
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Après le marché,
nous allons faire quelques visites dans les environs. La route
traverse des zones agricoles où l'on cultive du riz, de la canne et
des cocotiers.
Les travaux des
champs vont bon train : labourage et préparation des champs avant
la plantation, et repiquage du riz. |
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Labourage du champ avant le repiquage du riz
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Sanctuaire principal
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Nous arrivons à Somnathpur
situé à une trentaine de km, au temple
de Keshava dédié à trois avatars de Vishnou.
Le sanctuaire du XIIIème siècle en stéatite en forme
d'étoile à seize branches, chef d'œuvre de l'architecture de la dynastie
Hoysala, est couvert de sculptures représentant des scènes
du Ramayana, du Mahabarata et de la vie
des rois Hoysala. Les
colonnes à l'intérieur ont été tournées en utilisant des cordes
trempées dans de l'eau et de la poudre abrasive, et tirées par des éléphants.
Au XVème siècle, lors des
invasions musulmanes par les sultans
de Delhi, les statues ont été mutilées (nez coupés),
et le
temple a été désacralisé. |
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Intérieur du sanctuaire principal
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La visite terminée, nous
retournons à Mysore. Après un
bref arrêt dans une boutique d'artisanat à prix fixe agréée par
le gouvernement, nous allons prendre notre repas de midi à notre
hôtel.
Après le repas, un
"magicien" local nous fait un petit spectacle de magie
pendant lequel il nous montre ses talents d'illusionniste. Ensuite,
nous repartons vers Sriranganapatnam,
au bord de la Cauvery River à
une quinzaine de km de Mysore.
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Palais et jardin d'été de Tipu Sultan
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Nous visitons d'abord
le Daria Daulat Bagh, le
pavillon d'été (photos des splendides décorations intérieures interdites)
et le grand jardin de Tipu Sultan,
fils de l'usurpateur Hyder Ali,
qui a régné sur la région à la fin du XVIIIème
siècle et qui a vainement attendu le secours de Bonaparte
contre les Anglais, jamais
arrivé à cause de la destruction de la flotte française à Aboukir
par Nelson. Ce palais a été la
résidence de Wellington après
sa victoire sur Tipu Sultan et
la mort de ce dernier.
Sur le même complexe
a été érigé un mausolée où sont enterrés Tipu
Sultan, Hyder Ali et
son épouse, et quantité d'autres personnes.
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Mausolée de Tipu Sultan et de ses parents
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Nous circulons
ensuite avec notre car dans la forteresse
de Srirangapatnam dont il ne reste que quelques
ruines interdites d'accès et la Water
Gate, la porte devant laquelle Tipu
Sultan a été tué. L'ensemble du site est maintenant
occupé par un village.
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Vue sur la ville et le bassin sacré
depuis le temple
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Jeudi 26
février : départ matinal et cap au nord. Nous montons en
altitude et le ciel devient de plus en plus brumeux.
Au bout de deux
heures de route, nous arrivons à Sravanabelagola,
petite ville où se trouve un temple
Jain au sommet d'un promontoire rocheux, Vindhyagiri
Hill, que l'on escalade sans chaussures par 614
marches creusées dans le granite. Il est aussi possible de se faire véhiculer par des
chaises à porteurs, ce que font certains membres de notre
groupe. Du sommet, on a une vue splendide sur la ville et ses
environs, un peu brouillée à cause de la brume.
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Colonnade à l'intérieur du temple
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Au centre de ce
temple du Xème siècle se trouve une statue de 17,5 m de
hauteur de la divinité jaïne Gomateshvara,
nom donné à Bahubali (fils de
l'empereur Vrishabhadeva de la
dynastie Ganga) l'un des
fondateurs divinisé du jaïnisme. Il devint le premier "Tirthankar",
le "maître jaïn vénéré" ; il est représenté nu,
envahi par les lianes du fait de son immobilité prolongée.
Cette statue a été taillée dans le roc, qui a été ensuite
arasé autour pour construire le temple.
Sous les colonnades sont
alignées de nombreuses statues d'autres Tirthankara
plus récents, aussi
représentés nus.
Nous repartons
maintenant vers le nord pour arriver à Hassan
deux heures plus tard, et nous installons à notre hôtel, assez rustique
mais plutôt agréable,
avant d'aller déjeuner.
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Statue de Bahubali 
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Gopuram
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Après le déjeuner,
nous allons à Belur situé à
une trentaine de km, où se trouve le temple
de Channekeshava, érigé au XIème
siècle par la dynastie Hoysala
et dédié à Vishnou.
l'extérieur
du sanctuaire, construit en
stéatite, est entièrement et délicatement sculpté de scènes de la mythologie hindoue liées à la
vie de Vishnou et de ses
nombreux avatars. Son gopuram à sept étages, de construction
plus tardive, date du XIVème siècle, époque
vijayanagar.
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Sanctuaire principal
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Colonne tournée et sculptée
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A l'intérieur, les
colonnes en stéatite, toutes différentes, sont tournées selon la technique hoysala. Chaque caisson du plafond est formé d'un bloc
de stéatite qui a été excavé et sculpté.
Un brahmane attend
les offrandes devant l'autel du sanctuaire principal.
Plusieurs sanctuaires
secondaires sont disséminés dans la cour intérieure, autour du
sanctuaire principal.
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Brahmane attendant les offrandes
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Nos visites
terminées, nous rentrons péniblement (trafic très dense et
désordonné comme partout en Inde)
à Hassan et à notre hôtel.
Vendredi 27
février : nous allons ce matin à Halebid,
petite ville proche d'Hassan,
ancienne capitale de la dynastie Hoysala
de 1108 à 1343. Plusieurs temples y ont été érigés pendant
cette période ; nous en visitons trois.
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Vue extérieure du temple
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Le premier est le temple
jaïn de Parshvanatha édifié au début du XIIème
siècle sous Hoysala Visnuvardana, un
des premiers souverains de la dynastie, de foi jaïn passée ensuite à
l'hindouisme, ce qui explique que les sculptures extérieures soient
inachevées. Ce temple a été désacralisé au XIVème
siècle à la suite des dommages qui lui ont été infligés par les
invasions musulmanes.
Comme dans les autres
temples de style hoysala, on retrouve une colonnade intérieure
formée de colonnes en stéatite tournées et sculptées.
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Colonnade intérieure
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Shiva et Parvati sur le Nandi
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A proximité, nous
visitons un plus petit temple jaïn datant de la même époque
consacré à Shiva, le temple
de Kedareshwara. Il a été désacralisé lui aussi
au même moment que le précédent. Il est couvert de sculpture
extérieures très fines. Le lingam
et le yoni, symboles de
l'adoration de Shiva, sont
encore présents mais n'ont plus de valeur sacrée. |
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Lingam et yoni
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Mur sculpté
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Nous terminons par le
temple principal d'Halebid, le temple
de Hoysaleswara, dédié à Shiva,
inachevé malgré plus de 80 ans de travail au XIIème
siècle. Il comporte deux sanctuaires jumeaux reliés entre eux,
l'un pour le roi et l'autre pour la reine. Il est aussi
désacralisé, mais l'un des sanctuaires est encore actif, et un brahmane
y attend les offrandes. |
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Porte d'accès au sanctuaire
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Brahmane attendant les offrandes
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L'intérieur et
l'extérieur sont couverts de sculptures représentant des
divinités et des sages hindous, des animaux et des scènes du Ramayana
et du Mahabarata, et des scènes
de la vie des souverains Hoysala.
Les piliers de la colonnade intérieure, tournés selon la même
technique hoysala, sont sculptés et tous différents.
Un gros Nandi
monolithe se trouve sous une halle hypostyle dans la cour du
complexe cultuel. |
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Gros Nandi
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Retour à Hassan pour
déjeuner, et nous repartons vers l'est par la route qui mène à Bangalore. Au
début, nous roulons sur le plateau dans la forêt tropicale,
ponctuée de villages d'agriculteurs faisant principalement de
l'élevage et des plantations (cocotiers et tecks). Après une
centaine de km, les villages deviennent plus nombreux et plus
grands, la population et la circulation se densifient. Nous nous
arrêtons dans un village où poussent d'immenses banians
dont les racines aériennes forment un tunnel au-dessus de la route.
Un interminable
chantier de construction routière rend la circulation de plus en
plus difficile au fur et à mesure que nous nous approchons de Bangalore.
A une trentaine de km de la ville, tout est bloqué et nous
avançons à grand peine. La ville, la cinquième du pays, connaît
un développement extrêmement rapide, basé sur les nouvelles
technologies de l'informatique et de la communication. C'est un
grand chantier, avec des constructions nouvelles partout, immeubles,
usines, universités, autoroutes, etc. Nous arrivons enfin à un
hôtel dans la ville moderne où nous dînons avec notre groupe pour
la dernière fois. Après le repas, nous le quittons pour aller nous
installer dans un autre hôtel plus proche de l'aéroport.
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Banian au bord de la route
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette quatrième partie
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Samedi 28 février
: lever très matinal, pour aller au nouvel aéroport ultramoderne situé à 25
km, et symbolisant bien les grandes ambitions de Bangalore,
et de l'Inde d'une manière plus
générale, en matière de développement économique. La circulation est très fluide à cette heure. Nous prenons
notre avion pour Delhi (2h30 de
vol) où notre fils vient nous accueillir à l'aéroport. |
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Boutique du marché de Dilli Hatt
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Quelques heures plus
tard, nous allons au marché de Dilli
Hatt, proche de chez notre fils. Ce
marché, organisé par le gouvernement, comporte un grand nombre de boutiques et
de restaurants qui représentent tous les états de l'Inde.
Nous commençons par déjeuner à la boutique représentant l'état
de Hyderabad, puis allons faire quelques achats de
souvenirs.
Le soir, nous sommes
invités à une soirée avec des amis de notre fils, celui-ci
fêtant son anniversaire aujourd'hui avec deux jours de retard sur
la date réelle. |
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Dimanche 1 mars
: nous allons déjeuner dans un restaurant proche avec notre fils puis allons
visiter le site de Qutub Minar
au sud de la ville. On y trouve les ruines d'un ensemble de
monuments des XIIème et XIIIème siècles
construits par les Sultans de Delhi,
d'origine turco-afghane, qui régnaient sur la majeure partie du nord de l'Inde. |
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Le grand minaret
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Le grand
minaret, haut de 73 m et situé dans un angle de la
mosquée, symbolise la victoire de Qutub-ud-Din
sur l'infidèle Prithvi Raj en
1192. Commencé par Qutub-ud-Din
en 1189 et continué par son gendre et successeur Iltutmish,
il a été ébranlé par un tremblement de terre à la fin du XIVème
siècle et réparé peu après, mais a gardé sa légère
inclinaison depuis. Les sculptures de chacun de ses cinq étages sont
différentes.
L'Alai
Minar, construit un siècle plus tard dans un autre angle
pour être deux fois plus haut, n'a jamais été achevé.
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Alai Minar
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Colonnade de la mosquée
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La mosquée
Quwwat-ul-Islam a été construite sur les fondations
d'un temple hindou détruit par les musulmans. Les pierres ayant
servi à la construire proviennent de la destruction d'une vingtaine
de temple hindous et jaïns avoisinants. Elle n'est plus active
aujourd'hui.
La grande
cour centrale est entourée de colonnes sculptées.
Au milieu se trouve une colonne en fer qui daterait du Vème
siècle dont on ignore la provenance ; étrangement, ce pilier ne
rouille pas.
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Jean-Claude et Bertille à Qutub Minar
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Ces visites
terminées, nous revenons chez notre fils pour nous préparer en vue
de notre retour en France. Puis
nous allons à Gurgaon, située à une trentaine de km de Delhi,
proche de l'aéroport, où sont concentrées la majeure partie des
filiales locales des entreprises étrangères. Après que notre fils nous a montré son lieu
de travail, nous allons dîner et nous prenons ensuite le chemin de
l'aéroport d'où notre avion pour Paris
doit partir dans la nuit.
Lundi 2 mars :
trajet aérien Delhi - Paris,
suivi de quelques heures d'attente à Roissy
pour notre correspondance et direction l'aéroport de Montpellier
; et nous arrivons chez nous en début d'après-midi, un peu
fatigués mais ravis par ce beau
voyage tout à fait passionnant.
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Documentation et
bibliographie :
- guide Inde du Sud Lonely Planet
- carte India South, dans la collection Nelles Map
- l'Inde, collection "Peuples et Nations" Time - Life
- l'Hindouisme par Louis Renou, Que sais-je ?
- les littératures de l'Inde par Louis Renou, Que sais-je
- Mes jours : mémoires d'un Indien du sud par R.K.Narayan, Le
serpent à plumes
- le Râmâyana conté selon la tradition orale, Albin Michel
- le Mâhâbharata conté selon la tradition orale, Albin Michel
- sur internet, journaux de voyage en Inde du Sud : http://www.mackoo.com/inde_sud/,
http://www.baudelet.net/voyage/inde/inde-sud.htm,
http://www.3semaines.info/indedusud/,
- site de l'Ambassade d'Inde en France : http://www.amb-inde.fr/fr/index.asp,
- demande de visa pour l'Inde : http://www.visas-pour-inde.com/,
ou http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx, |
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