Mardi 29 mars : après un faux départ le dimanche 27 mars (départ sous la pluie puis panne près de Nîmes après 60 km de route, retour à la maison à vitesse réduite le même jour et réparation du camping-car le lundi après-midi au garage FIAT) nous repartons de Montpellier avec notre camping-car sous un ciel tout bleu, plein est en direction de l’Italie. D’abord l’autoroute A 9 / E 80, puis A 54 / E 80, A 7 / E  80 et A 8 / E 80 jusqu’à la frontière (péage 44,5 €) . En Italie, nous prenons la A 10 / E 80 puis la A 12 / E 80 et la A 11 / E 76  (péage 37,8 €) que nous quittons à Montecatini Terme pour prendre la SR 435 jusqu’à Pistoia. Là, nous nous installons sur l’aire d’accueil (stationnement gratuit et services) pour camping-cars située juste à côté du stade (N 43,5659, E 10,5486). Distance parcourue 700 km.

Mercredi 30 mars : après une nuit très calme, il fait plutôt frais ce matin. Nous rejoignons l’autoroute A 11 / E 76 puis prenons la A 1 / E 35 en direction de Rome que nous contournons par le nord-ouest (nous n’y allons pas, nous y sommes déjà allés plusieurs fois). Nous continuons plein est sur la A 1 / E 45 que nous quittons à la sortie Anagni. De là, nous suivons les indications de notre GPS jusqu’à l’aire d’accueil gratuite située juste à côté du cimetière, où nous nous installons (N 41,4466, E 13,0978 – stationnement correct mais WC publics répugnants et inutilisables). Distance parcourue 350 km

Comme il est encore assez tôt dans l’après-midi, nous allons faire une visite du centre historique médiéval situé à moins de 500 m de notre stationnement. 

Nos étapes

  1 - Pistoia   2 - Anagni   3 - Cassino   4 - Caserte   5 - Cas. Vecchia   6 - Pompéi   7 - Pertosa   8 - Maratea
  9 - Ricadi 10 - Palmi 11 - Locri 12 - Lorica 13 - Cupone 14 - Torricella 15 - Métaponte 16 - Chiatona
17 - San Pietro 18 - P.Badisco 19 - San Cataldo 20 - Torre Canne 21 - Alberobello 22 - Mola di Bari 23 - Castel Monte 24 - Canne la B
25  - Lucera 26 - Pescasseroli 27 - Tivoli 28 - Sestri Levante        

Extérieur de la cathédrale

Palais municipal

Casa Barnekow

Anagni a été la résidence estivale des empereurs et des papes ; Innocent III, Grégoire IX, Alexandre IV et Boniface VIII y sont nés. L’essentiel des monuments est situé le long du cours Victor Emmanuel II qui traverse la ville d’est en ouest.

La cathédrale du XIème siècle se dresse à l’emplacement de l’ancienne acropole. Son campanile est situé à quelques mètres de la façade. A l’intérieur, de style roman, un beau pavement de mosaïque couvre le sol. Le chœur est richement orné et possède plusieurs pièces intéressantes comme le ciborium et le siège épiscopal en marbre.

Un peu plus bas sur le cours, on arrive au palais municipal, bâtiment austère des XII et XIIIème siècles, puis sur la piazza Cavour, place principale de la ville qui domine la vallée du Sacco. On continue vers la casa Barnekow, curieux bâtiment médiéval transformé au XIXème siècle par un artiste suédois.

Nous revenons ensuite sur nos pas et flânons un moment dans d’étroites ruelles en escalier, puis rejoignons notre camping-car.

Intérieur de la cathédrale

Vue sur la vallée du Sacco

Porte de ville

Vers 20 h, nous voyons arriver de nombreuses voitures sur notre parking, pour la plupart avec une ou deux personnes à bord, qui restent en majorité dans leur véhicule. Bizarre, bizarre ! Est-ce un rassemblement en vue d’un rodéo, ou d’une rave partie (peu probable vu l’âge apparent de ces personnes), ou d’une procession nocturne dans le cimetière ? Mystère ! Un peu plus tard, nous voyons arriver un car qui se vide des enfants qu’il contenait, ceux-ci se précipitant vers leurs parents venus les chercher. Puis tout le monde s’en va, nous laissant seuls sur le parking, avec un couple d’allemands dans leur camping-car et plus rien ne viendra troubler notre quiétude.

Jeudi 31 mars : il fait beau et frais ce matin. Avant de repartir, nous allons vers la borne de services ; les vidanges se font sans problème, mais impossible de recharger en eau, rien ne coule du robinet. Un peu dépités, nous repartons vers la route SS 6, la via Casilina, jusqu’à l’entrée de Frosinone, où nous prenons la SR 214, route à 4 voies que nous quittons deux sorties plus loin pour aller visiter l’abbaye de Casamari. Nous avons quelques difficultés pour trouver cette abbaye, malgré l’aide de notre GPS qui ne la connaît apparemment pas.

Façade

Cloître

L’abbaye de Casamari a été fondée en 1035 par les bénédictins, puis a été transférée en 1140 aux cisterciens après intervention du pape Innocent II. Elle a été entièrement reconstruite au début du XIIIème siècle, période où elle a connu un grand rayonnement. Nous stationnons notre camping-car juste en face, sur le parking au bord de la rivière (gratuit, bivouac nocturne possible).

L’entrée (gratuite) dans le complexe monastique se fait par un porche majestueux à trois arcades. On ne visite que l’église abbatiale, bel édifice de style roman tardif dans lequel on pénètre par un magnifique portail ; l’intérieur, austère et dépouillé, est éclairé par des vitraux en albâtre qui donnent une couleur chaude à la pierre blanche. De là, nous passons dans le cloître, actuellement en travaux de rénovation.

Portail

Intérieur


Vue sur les Abruzzes

Nous repartons par la SP 131, d’où nous avons de splendides vues sur les montagnes enneigés des Abruzzes, puis rejoignons la SS 82 qui descend le long de la Liri, rivière bouillonnante dans son étroite vallée, et arrivons dans la plaine sur la SS 6. 

Nous continuons jusqu’à l’entrée de Cassino, en suivant les conseils de notre GPS. Il nous fait prendre un étroit raccourci pour rejoindre la SP 149 qui monte jusqu’à l’abbaye du Mont Cassin située environ 500 m plus haut sur un éperon rocheux. Heureusement que notre camping-car est petit et pas trop large, sinon nous n’aurions jamais pu passer sur ce chemin très étroit et malaisé. Nous arrivons à la SP 149, juste devant les ruines du théâtre romain, malheureusement fermé à la visite et nous prenons notre déjeuner sur le parking de ce théâtre (bivouac nocturne possible).


Château de Rocca Janula

Après le repas, nous escaladons la montagne par la SP 149, qui monte en lacets serrés à la mode italienne en passant devant le château Rocca Janula en cours de restauration. En arrivant en haut, nous allons d’abord voir le cimetière militaire polonais où sont enterrés 1051 soldats de ce pays qui ont combattu contre les armées nazies en 1944 (bivouac nocturne possible sur le parking attenant).


Cimetière polonais du Mont Cassin

Vue générale de l'abbaye

Intérieur de l'abbatiale

Enfin, nous montons encore quelques centaines de mètres et arrivons sur le parking visiteurs (8 € pour les camping-cars, bivouac nocturne possible). A 15h30, heure de l’ouverture des grilles l’après-midi, nous allons visiter l’abbaye.  

Elle a été fondée en 529 par Saint Benoît, qui y a vécu et établi les règles de son ordre. Il repose dans l’abbaye avec sa sœur jumelle Sainte Scolastique. Les bâtiments ont été détruits et reconstruits de nombreuses fois au cours des siècles, jusqu’en 1944 où tout a été rasé, puis magnifiquement refait à l’identique. C’est maintenant un somptueux ensemble de bâtiments qui domine toute la région, dont on ne visite qu’une toute petite partie. Nous entrons par trois cloîtres en enfilade, et arrivons devant la façade de l’abbatiale par un escalier monumental. L’intérieur, reconstitué selon des plans du XVIIIème siècle, est entièrement décoré dans un style baroque foisonnant très chargé. La crypte est couverte de fresques et de mosaïques.

Cloîtres et escalier monumental

Mosaïque dans la crypte

Notre visite terminée, nous suivons à nouveau les indications de notre GPS en direction de l’hypermarché Panorama, où nous faisons nos courses alimentaires. Ensuite, nous demandons à nouveau à cet engin de nous conduire au « parking » Europa, et arrivons devant un pont sous la voie ferrée de 3 m de haut et 2 m de large ; la largeur de notre véhicule étant de 2,25 m, nous avons un problème que notre GPS s’obstine à méconnaître. Finalement, un automobiliste, qui se trouve être le fils du patron dudit parking, vient à passer en sens inverse, et, habitué à ce genre de gag, nous propose de le suivre, en faisant un grand détour pour arriver au parking par une autre route, en passant par la superstrada CassinoSora, dérivation autour de la ville. Nous nous installons pour la nuit (15,5 €, stationnement + services d’eau et de cassette, N 41,2899, E 13,5025) sur ce parking, qui est en réalité un camping sommairement aménagé pour les camping-cars juste au bord de la voie ferrée. Distance parcourue 100 km.

Vendredi 1 avril : réveil très matinal par le passage des trains et des camions sur la rocade proche ; il fait beau mais frais. Avant de partir, nous utilisons les services du camping.


Palais des Princes normands

Nous reprenons la SS 6 plein sud puis la SS 7, voie Appienne, jusqu’à Capoue. Il s’agit ici de la ville médiévale et moderne, la ville gréco-romaine se trouve un peu plus loin. La circulation en ville est chargée, mais nous arrivons à stationner sans difficulté sur la place de la gare, à environ 500 m du centre historique. La visite de la ville est rapide car il n’y a pas grand chose à voir et la plupart des monuments, situés en majorité sur le corso Appia, sont fermés. Nous rejoignons ensuite notre camping-car pour déjeuner.


Corso Appia et église de l'Annunziata

Arc d'Hadrien

Piste de l'amphithéâtre

Après le repas, nous allons à Santa Maria Capua Vetere 5 km plus loin sur la SS 7, la Capoue antique des délices dans lesquels s'est amollie l'armée d'Hannibal lors de la deuxième guerre punique, dont il reste encore quelques monuments datant de l’époque romaine. Nous entrons dans la ville en passant sous l’arc d’Hadrien dont une arche est encore debout, puis allons visiter l’amphithéâtre (entrée 3 €, gratuit pour les seniors), érigé au premier siècle après JC. Celui-ci était le deuxième plus grand de l’empire après le Colisée à Rome. Il est bien abîmé, ayant servi de carrière de pierres et de briques pendant des siècles, mais les corridors souterrains utilisés pour le montage des spectacles de gladiateurs sont encore en très bon état.

Extérieur de l'amphithéâtre

Sous-sols de l'amphithéâtre


Façade de la basilique

Nous repartons ensuite par une route étroite en direction de Sant Angelo in Formis, à 5 km, où se trouve une basilique bénédictine du XIème siècle. Le stationnement juste en dessous est un peu hasardeux. Son intérieur est couvert de belles fresques datant de la même période ; malheureusement, une partie d’entre elles est cachée pour cause de restauration.


Fresque 

Nous repartons en direction de Caserte par la SS 7 puis la déviation SP 235 et à nouveau la SS 7 en suivant les indications de notre GPS pour aller vers un parking près du château, recevant les camping-cars. A notre arrivée, ce parking est plein de voitures, aucune place n’est disponible pour nous ; de toutes façons, il nous paraît inadapté pour un bivouac nocturne. Juste à côté se trouve un grand parking souterrain pour bus et camping-cars mais nous ne souhaitons pas passer la nuit sous terre. Nous repartons vers un autre point d’accueil signalé (aucun service), situé un peu à l’extérieur de la ville dans une zone résidentielle, sur l’avenue Marie Curie, où nous nous installons pour la nuit (N 41,0406, E 14,2133). Plus tard, un camping-car italien vient partager notre bivouac. Distance parcourue 90 km.

Samedi 2 avril : sans la présence de chiens errants venus plusieurs fois nous réveiller en aboyant pendant la nuit, nous aurions très bien dormi. Nous retournons au parking vu hier ; il est quasiment vide, nous nous y installons (9 € la journée). De là, nous allons au château à pied, à environ 400 m (entrée palais et parc 12 €, gratuit pour les seniors de plus de 65 ans).

Façade du château côté ville

Salle du trône

Salle de lecture

Bassin des dauphins

Il est composé de trois corps de bâtiment parallèles, reliés entre eux par d’autres bâtiments pour former une grille avec quatre grandes cours intérieures, construit dans un style qui rappelle celui du château de Versailles, le modèle pour la plupart des châteaux royaux en Europe. Nous commençons nos visites par les appartements royaux situés au premier étage. On y accède par un impressionnant escalier monumental en marbre qui donne dans un grand vestibule. Seule une cinquantaine de pièces, soit un environ la moitié de l’étage, sont ouvertes à la visite, et les autres étages sont fermés au public.

On traverse plusieurs grandes salles richement décorées, pour arriver à la salle du trône, d’un aspect encore plus riche, avec du marbre et des dorures partout. Un peu plus loin se trouve la chambre du roi François II de Bourbon, occupée par Joachim Murat quand il était roi de Naples ; à côté s’ouvre une salle de bain luxueuse. Nous revenons ensuite vers la salle du trône, puis traversons une série de pièces décorées avec des allégories des saisons pour arriver dans la chambre ou mourût le roi Ferdinand IV. Derrière en enfilade s’alignent cinq salles de lecture et bibliothèque, puis une pièce elliptique avec une crèche permanente abondamment pourvue en santons. On termine en traversant une dizaine de pièces formant la pinacothèque, avec de nombreux tableaux représentant des membres de la famille royale, et quantité d’autres tableaux d’intérêt moyen.

Quand nous avons terminé, nous allons déjeuner à la cafétéria située au rez-de-chaussée.

Après un repas sommaire, nous allons visiter le parc. D’une longueur de 3 km sur 120 ha, il est largement inspiré de celui de Versailles, avec plusieurs pièces d’eau en enfilade, des fontaines baroques et des cascades, alimentées en eau par un aqueduc spécial. Sur le côté, un jardin à l’anglaise a été créé pour Marie-Caroline d’Autriche, femme du roi Ferdinand IV. Des bus électriques transportent les visiteurs qui ne souhaitent pas marcher longtemps pour 1 €.  

Esacalier monumental

Chambre à coucher de François II

Vue générale des jardins

Bassin et cascade

Nous revenons à notre camping-car puis sortons de Caserte par une petite route de montagne, pentue et sinueuse à souhait, pour aller à Caserta Vecchia, la Caserte médiévale perchée sur un piton rocheux à une dizaine de km et offrant des vues magnifiques sur la plaine et le Vésuve


Le Vésuve vu depuis la montée vers Caserta Vecchia


Caserta Vecchia sur son rocher

Fondée au VIIIème siècle par les Lombards, elle a perdu son importance au XVIIIème après la construction du palais royal dessous dans la plaine, et le développement de la ville nouvelle autour. Ce n’est maintenant plus qu’un bourg touristique, avec sa superbe cathédrale du XIIème siècle au style qui mélange de nombreuses influences, son campanile du XIIIème siècle, ses étroites ruelles médiévales pavées et les ruines de son château du XIIIème siècle.  


Ruines du château médiéval

Nous nous garons dans un petit parking situé juste à l’entrée du village (tarif 2 €), et décidons d’y rester pour la nuit après nos visites (3 € de plus pour passer la nuit, possibilité de recharger en eau, N 41,0507, E 14,2225). Distance parcourue 20 km.

Dimanche 3 avril : il fait très beau ce matin mais froid. Après avoir fait le plein d’eau, nous redescendons dans la plaine vers Caserte que nous contournons par l’est, et reprenons la SS 7 en direction de Bénévent. Arrêt sur le trajet pour faire le plein de GPL pour le réchaud et le chauffage. Nous continuons jusqu’à la Piazza del Duomo, en plein centre de Bénévent où nous stationnons sur le parking (gratuit aujourd'hui dimanche) sur cette place et allons visiter la ville. Ancienne capitale des Samnites, la ville a reçu son nom des Romains en 275 avant JC. Elle a connu de nombreux maîtres au cours des siècles, dont Talleyrand qui en a été fait prince par Napoléon. Elle intègre le royaume d’Italie en 1860 et a été très éprouvée par les bombardements alliés en 1943.

Façade du Duomo

Arc de Trajan

Rocca dei Rettori

Le Duomo a été très abîmé. Seuls ont été conservés la façade du XIIIème siècle de style pisan et le campanile de 1279. Tout le reste a été reconstruit.

Nous descendons par une étroite rue médiévale vers un ensemble de ruines romaines, celles des thermes et celles du marché, avec un arc à deux étages. Un peu plus loin, nous visitons le théâtre romain (2 € par personne, tarif senior) construit à l’époque d’Hadrien et agrandi par Caracalla ; il pouvait contenir près de 20 000 spectateurs. Il est encore utilisé aujourd’hui pour donner des spectacles.

Nous revenons déjeuner dans notre camping-car puis continuons nos visites.

Nous prenons le corso Garibaldi, grande avenue piétonne qui traverse toute la vieille ville, bordée de beaux immeubles datant de la fin du Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne. Nous allons voir l’arc de Trajan, bel arc de triomphe très bien conservé datant de 114 après JC, commémorant Trajan et ses victoires sur les Daces.

Nous revenons sur le corso Garibaldi et arrivons devant l’église byzantine Sainte Sophie, malheureusement fermée. Nous continuons vers la Rocca dei Rettori, château bâti en 1321 sous le pape Jean XXII.

Retour sur nos pas pour visiter le musée du Samnium, situé juste à côté de l'église Sainte Sophie et incluant son cloître, où l’on peut voir de très nombreux objets et sculptures trouvés localement, datant de la préhistoire jusqu’à la période romaine.

Théâtre romain

Église Sainte Sophie et son campanile

Musée du Samnium et  cloître de Sainte Sophie

Nous revenons vers notre camping-car et repartons vers le sud par la voie rapide SP 235, l’autoroute A 16 / E 842, la voie rapide RA 2 / E 841, l’autoroute A 30, la SP 266 puis la SS 18 complètement  embouteillée et arrivons à Pompéi. Nous allons au camping Zeus situé à une centaine de mètres du site historique (E 40,4503, N 14,2885), 17 € la nuit tout compris. Distance parcourue 150 km. Il existe de nombreux autres lieux où l’on peut stationner un camping-car pour la nuit à proximité des fouilles, avec ou sans services ; tous sont payants, avec des niveaux de prix similaires. 

Lundi 4 avril : il fait beau et doux ce matin. La journée est réservée à la visite du site archéologique de Pompéi (entrée 11 €, gratuit pour les plus de 65 ans) en entrant par l’entrée ouest Porta Marina juste à côté du camping. Nous sommes déjà venus ici plusieurs fois (Bertille 7 fois, Jean-Claude 3 fois) mais ne saurions passer à proximité sans revenir visiter ce site que nous aimons beaucoup et où il y a toujours quelque chose de nouveau à voir, malgré le peu de soin qu'en prend le gouvernement italien actuel.


Rue de la ville


Temple d'Apollon


Fresque de la villa des Mystères


Autel de Vespasien

Pompéi a été fondée par les Osques avant le VIème siècle avant JC. Elle est tombée aux mains des Samnites vers 425 avant JC, puis, vaincue par Sylla en 89 avant JC, elle est devenue colonie romaine en 80 avant JC. 

En 62 après JC, elle est ravagée par un violent tremblement de terre, puis immédiatement restaurée et reconstruite. Mais le 24 août 79, elle est détruite par une éruption du Vésuve de très grande ampleur qui la recouvre d'un manteau de pierres et de cendres brûlantes d'environ 8 m d'épaisseur et disparaît de la mémoire des hommes


Basilique


Fresque érotique dans le lupanar


Le vésuve dominant la ville


Petit théâtre


Thermopolium de Lucius Placidus

Redécouverte au XVIème siècle, elle a été superficiellement fouillée à partir de 1748. Mais c'est après 1860 que les fouilles sont devenues méthodiques et ont mis au jour les 3/5èmes de la ville, permettant de retrouver quantité de merveilles aujourd'hui exposées en majorité au musée archéologique de Naples, les autres étant restées sur place, et de bien comprendre comment vivaient ses habitants avant la catastrophe. 

Le site archéologique a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997. Grâce au tourisme, il représente aujourd'hui 70 % des ressources de la ville moderne.


Habitants brûlés par les nuées ardentes


Fresque de la naissance de Vénus


Amphithéâtre


Jardin de la maison de Lucius Tibertinus

Nous sortons par la sortie est Amphithéâtre et rentrons au camping bien fatigués, en faisant un premier arrêt à un Carrefour Market situé sur le trajet pour quelques petites courses alimentaires, suivi d’un second arrêt près du camping pour acheter quelques souvenirs.

Mardi 5 avril : ce matin, nous allons visiter la villa Oplontis, le seul site archéologique important de Campanie que nous ne connaissons pas. Nous prenons le train Circumvesuviano, qui joint Naples à Sorrente, à la station Pompéi – Scavi située à 100 m du camping, avec un train dans chaque sens toutes les demi-heures. Il est beaucoup plus facile et sûr d’utiliser le train pour se déplacer autour de Naples, car la circulation est infernale, le stationnement à proximité des sites archéologiques secondaires encore pire et les risques de vol non négligeables.

En cinq minutes et pour 1,2 € par personne, nous arrivons à la gare de Torre Annunziata, et marchons sur 300 m pour arriver à la villa Oplontis.

Péristyle

Fresque de Méduse

Cette vaste villa située à proximité de la ville de Pompéi a été construite vers le milieu du premier siècle après JC et aurait appartenu à la famille de Poppée, princesse d'origine samnite et seconde épouse de Néron. Elle a été détruite elle aussi par l'éruption du Vésuve, en même temps que Pompéi.

Lors des fouilles, on y a trouvé de magnifiques fresques et mosaïques qui donnent un aperçu du luxe dans lequel vivaient les familles aristocratiques à cette époque. 

Laraire

Fresque panier de fruits

Cliquer ici pour voir le diaporama de cette première partie du voyage

Retour au camping avec le train, puis départ après avoir fait usage des services. Nous allons sur le parking du Carrefour Market, d’abord pour faire nos courses, ensuite pour déjeuner.

Après le repas, nous prenons la SS 18 puis l’autoroute A 3 / E 45 vers l’est. Nous la quittons à Polla et prenons la SS 19 vers l’ouest. Par une descente à 15 % en lacets serrés d’environ 3 km, nous arrivons aux grottes dell’Angelo à Pertosa (entrée 10 € plein tarif, 7 € tarif senior de plus de 65 ans, parking 5 € avec possibilité de passer la nuit, pas de services).


Entrée de la grotte San Angelo

Âgé d’environ 35 millions d’années, ce système de grottes creusées par la rivière Negro est ouvert au public depuis 1932. Par un parcours d’environ 3 km aller et retour, dont une petite partie en barque, nous visitons, seuls avec un guide, de vastes cavités couvertes de concrétions calcaires, rehaussées par tout un jeu de lumières colorées (photos interdites à l’intérieur).


Village perché de Pertosa

Après la visite, nous déplaçons notre camping-car vers une petite annexe du parking principal plus tranquille et nous y installons pour la nuit (N 40,3222, E 15,2727). L'orage, qui menaçait depuis un moment, éclate sans trop de violence mais rafraîchit fortement le fond de l'air. Distance parcourue 110 km.

Mercredi 6 avril : nous sommes seuls et bien tranquilles toute la nuit, avec juste le bruit du ruisseau à côté. Le matin, il fait beau mais froid. Nous reprenons la SS 19 vers le sud, puis prenons 30 km plus loin une petite route à gauche pour aller à la chartreuse de San Lorenzo, située au pied du village de Padula perché sur la colline. Nous stationnons sur le grand parking à 200 m de l’entrée (5 € pour une durée illimitée, très bien adapté pour le bivouac).

Façade principale

Grande cuisine

L’ensemble monastique de style baroque méridional (entrée 4 €, gratuit pour les seniors de plus de 65 ans), commencé au XIVème siècle et achevé au XVIIIème, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ; il n’y a plus aucun moine depuis 1864. C’est la deuxième plus grande chartreuse après celle située près de Grenoble.

 L’église, très richement décorée renferme de magnifiques stalles du XVIème siècle ornées de marqueterie et plusieurs autels en majolique (interdiction de photographier, comme dans toutes les salles). La grande cuisine est couverte de faïences vernies. Quatre cloîtres de taille différente sont ouverts à la visite ; le plus grand est entouré des cellules autrefois habitées par les moines. 

Abbatiale

Grand cloître dominé par le village perché de Padula

Nous allons ensuite déjeuner dans notre camping-car puis continuons notre route vers le sud par la SS 19 puis la SS 585 le long des rivières Noce puis Castrocucco, dans de beaux paysages de montagne avec des villages perchés. 


La côte sud vue du Mont San Biagio

En arrivant au bord de la mer, nous remontons vers le nord par la SS 18 sur 10 km pour aller à Maratea, joli village de pêcheurs devenu aujourd’hui une station balnéaire avec un port de plaisance (stationnement très difficile dans le port). Puis nous allons vers le bourg chef-lieu du village d’où nous prenons une route sinueuse et très pentue qui monte au sommet du Monte San Biaggio (624 m d’altitude) qui offre un magnifique panorama sur toute la région, aussi bien du côté mer que du côté terre. Une statue colossale (22 m de haut) représentant le Christ rédempteur est érigée au sommet.


Le port de Maratea vu du Mont San Biagio


Coucher du soleil vu du Mont San Biagio

Nous nous installons ensuite pour la nuit sur le grand parking gratuit bien plat situé une trentaine de mètres en dessous (N 39,5932, E 15,4353), quelques lacets plus bas, d’où nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur le golfe de Castrocucco. Distance parcourue 110 km.

Jeudi 7 avril : nous sommes restés seuls toute la nuit, seulement réveillés une fois par une forte rafale de vent qui a bien secoué le camping-car. Il fait beau mais très frais ce matin.


Statue du Christ rédempteur au sommet du Mont San Biagio

Nous retournons au pied de la statue pour faire quelques photos avec un éclairage différent de celui d’hier soir puis redescendons pour prendre la SS 18, la route côtière qui descend vers le sud. Nous traversons les stations balnéaires qui s’égrènent tout le long de la route, au pied de vieux villages perchés sur des pitons rocheux, avec des plages désertes le plus souvent de sable gris. Nous faisons un bref arrêt à Praia a Mare sur le front de mer devant l’Isola Dino, puis allons jusqu’à Diamante où nous faisons halte pour déjeuner à la sortie sud de la ville, sur un parking au bord de la route d’où nous avons une belle vue sur le village et la mer.


L'île Dino à Praia a Mare


Cetraro

Après le repas, nous continuons notre parcours vers le sud, toujours sur la SS 18, traversons Cetraro puis Amantea et arrivons quelques km avant Pizzo où nous quittons la SS 18 qui s’éloigne dans l’intérieur des terres, pour prendre la SS 222 qui longe la côte. Un peu plus loin, à l’entrée du village, un panneau indique que la route est barrée à 10 km ce qui nous impose de revenir à la SS 18 et de faire un détour de 15 km par Vibo Valentia pour éviter ce barrage. 


Pizzo

Quand nous rejoignons la SS 222 après avoir contourné l’obstacle, nous décidons de chercher un bivouac pour la nuit, et c’est là que les ennuis commencent. Nous avons besoin de services (eau et vidanges) et donc cherchons une aire, ou un camping, qui les propose. Mais tous sont fermés, impossible de trouver quoi que ce soit d’ouvert, et même la station-service où nous faisons le plein refuse nos vidanges et nous dit que son eau propre n’est pas potable. Nous tournons vainement pendant plus d’une heure. Finalement, nous avisons un petit cimetière près de Tropea où nous pouvons faire le plein d’eau propre (potable ?), puis continuons nos inutiles recherches. Enfin, lassés par nos insuccès, nous trouvons un lieu tranquille juste au bord de la mer et d’une rivière, sur la commune de Ricadi parmi les hôtels et résidences de vacances tous fermés, où nous nous installons pour la nuit (N 38,3869, E 15,5024). Distance parcourue 245 km, dont 30 pour rien. Dédommagement après nos tours et détours : un magnifique coucher de soleil sur la mer et le Stromboli.


Coucher de soleil sur la mer et le Stromboli


Côte du Golfe de Gioia

Vendredi 8 avril : beau temps ce matin, un peu frais avec des lointains brumeux. Après avoir fait quelques photos pas remarquables du Stromboli, des îles Eoliennes et de l’Etna enneigé, nous quittons notre bivouac pour aller au Cap Vaticano très proche, situé à l’extrémité sud de la presqu’île. De là, nous avons une belle vue sur le détroit de Messine et l’Etna, assez flous dans la brume, ainsi qu’un beau contre-jour sur la côte nord du golfe de Gioia

Village médiéval perché sur son promontoire

Petite place du village médiéval

Nous revenons ensuite vers Tropea, village forteresse juché sur le promontoire du Poro, en suivant les indications de notre GPS. Pour aller dans le port où nous voulons nous garer, il nous fait prendre une descente qui se révèle assez sportive ; heureusement que notre camping-car ne fait que 6 m de long, plus grand, nous serions restés coincés dans les lacets.

Nous stationnons notre véhicule sur le parking du port de plaisance, désert à cette époque de l’année, et marchons le long du Lungomare jusqu’à une montée d’escalier qui donne accès au centre du vieux village, réputé très touristique.

Arrivés en haut, et après un bref passage à l’office du tourisme, nous allons voir le Duomo, cathédrale du XIIème siècle supposée ouverte mais qui est en réalité fermée. Un peu déçus, nous nous promenons un moment dans le village, en admirant les vieilles maisons avec leurs beaux portails sculptés, et les points de vue sur la mer. Nous allons ensuite déjeuner dans un petit restaurant typique de la région.

Absides du Duomo

Le port vu du village perché

Après le repas, nous redescendons vers le port par un autre escalier et rejoignons notre camping-car et repartons par la SP 17 : notre GPS nous dirige rapidement vers un pont sous la voie ferré trop bas pour notre véhicule, d’où changement de direction vers la SP 22 qui traverse un peu plus loin par un passage à niveau. Mais la SP 23 que nous devions ensuite prendre est barrée pour travaux, donc nous restons sur la SP 22 qui rejoint la SP 17 puis la SS 18, la grande route nord-sud, au grand dam de notre GPS qui proteste énergiquement. Plus au sud, il s’obstine à vouloir nous faire quitter la SS 18 pour prendre l’autoroute (gratuite), et juste avant Rosarno, apparemment difficile à traverser, nous cédons à ses injonctions, et arrivons finalement au magasin Auchan de Rizziconi, près de Gioia Tauro, grand port et ville industrielle, où nous allons faire nos courses.

Après, nous allons à Palmi, à l’aire pour camping-car Péloponnèse, ouverte toute l’année d'après la base de données italienne Turismo Itinerante. Nous passons par un invraisemblable petit chemin, où nous touchons les branches basses des deux côtés, sans dégâts heureusement, et arrivons devant une porte close. 


L'Etna et le détroit de Messine le soir

Nous nous installons juste à côté pour la nuit, à 50 m de la mer (N 38,2484, E 15,5238) d'où l'on a une belle vue sur l'Etna et le détroit de Messine. Distance parcourue 105 km. 

Comme nous n’avons toujours pas pu avoir accès aux services dont nous avons besoin, et nécessité faisant loi, nous faisons un trou dans le sol dans lequel nous vidangeons honteusement notre camping-car. Un peu plus tard, nous pouvons admirer un beau coucher de soleil sur les îles Eoliennes.


Coucher de soleil sur les îles Éoliennes

La baie de Bagnara Calabra

Scilla et son rocher

Samedi 9 avril : il fait très beau ce matin mais frais. Nous rejoignons la SS 18 par une route plus carrossable que celle par laquelle nous sommes arrivés hier soir, et la prenons vers le sud. Elle surplombe la côte en corniche et descend ensuite très fort au bord de la mer à Bagnara Calabra, petite station balnéaire et centre de pêche. Dans la descente, nous avons à nouveau de belles vues sur l’Etna et le détroit de Messine.

Nous atteignons ensuite le célèbre rocher de Scilla, très redouté par les marins de l’antiquité gréco-romaine. Il paraît tout petit et bien inoffensif avec la forteresse normande qui le couronne. A proximité, nous voyons un équipage de pêcheurs à l’espadon rentrant au port, avec les deux vigies chargées de repérer le poisson toujours juchées au sommet de leur mât métallique.

Vue sur la ville et le détroit de Messine

Bateau de pêche à l'espadon

Lassés de traverser des villages embouteillés qui se suivent sur la SS 18, nous la quittons à Gallico, quelques km avant Reggio de Calabre, pour prendre l’autoroute A 3. Notre GPS nous conduit jusqu’au grand parking gratuit (il est signalé payant, mais avec un horodateur et des tarifs encore en lires !) situé au carrefour de Viale Boccioni et Viale 25 Luglio, très proche du port et du musée National, où nous stationnons notre camping-car.


Vue de l'Etna depuis la plage de Reggio de Calabre

Nous commençons par aller faire quelques photos de l’Etna depuis le front de mer, puis allons au musée pour voir les célèbres bronzes de Riace. Quand nous arrivons, nous constatons que le musée est couvert d’échafaudages et fermé pour cause de réparations. Mais, par chance, les deux statues grecques du Vème siècle avant JC sont actuellement en restauration, et présentées au public, au palais du conseil régional où nous nous rendons (entrée gratuite). Là, nous pouvons les voir entre les mains des restaurateurs ; une guide raconte la découverte fortuite de ces statues et présente le travail en cours (photos interdites). 


Les statues en bronze trouvées à Riace près de Reggio

 A côté sont exposés quelques objets déplacés depuis le musée, mais cela ne représente qu’une infime partie des collections, qui sont actuellement invisibles.

Nous allons ensuite déjeuner dans une pizzeria voisine puis retournons à notre camping-car.

Nous n’allons pas en Sicile où nous sommes déjà allés il y a quelques années, et reprenons l’autoroute plein sud, qui devient la route côtière rapide SS 106 / E 90 un peu plus loin. Nous faisons un arrêt dans une station-service pour faire le plein de gazole et d’eau et reprenons notre route en direction de Locri.


Fouilles de Locri

En arrivant à Locri, nous allons visiter le site archéologique de Locri Epizefiri, centre majeur de la Grande Grèce fondé au VIIème siècle avant JC. Il ne reste pas grand chose des monuments anciens, la ville ayant été détruite par les Sarrasins au VIIème siècle et les pierres ayant été réutilisées plus tard. Un petit musée, l'antiquarium,  présente une petite partie des objets trouvés sur place tels que des tablettes votives et des monnaies


Temple ionique de Marasa

Nous allons sur le Lungomare (front de mer) de la ville moderne, trop bruyant pour envisager d’y bivouaquer, et revenons sur le site archéologique nous installer pour la nuit sur le parking proche du théâtre antique, sous les orangers qui exhalent leur parfum (N 38,1292, E 16,1394). Distance parcourue 175 km.

Dimanche 10 avril : nuit calme, malgré quelques rafales de vent qui ont fait frapper des branches d’oranger sur la cellule du camping-car et nous ont réveillés ; il fait très beau et doux ce matin.

Vue générale du village perché sur son rocher

Rue du village médiéval

Nous prenons la SS 111 qui grimpe dans la montagne pour aller à Gerace, petite ville haut perchée sur un rocher qui domine la plaine côtière, créée par les habitants de l’ancienne cité grecque de Locri pour se protéger des incursions sarrasines. Nous stationnons sur le parking situé juste au pied des ruines du château. Siège d’un évêché jusque dans les années 1930, sa cathédrale, la plus grande de Calabre (entrée de la crypte 2 €), fondée en 1045 par le Normand Robert Guiscard et plusieurs fois remaniée, possède de belles absides semi-circulaires et des colonnes antiques provenant des ruines de Locri.   

Le village médiéval, avec ses nombreuses églises et ses étroites rues pentues et tortueuses, est très agréable à visiter ; il offre de belles vues sur la plaine et l’arrière pays montagneux.

Les absides de la cathédrale

Ruines du château normand

Nous redescendons par la même route jusqu’à la côte où nous reprenons la SS 106. Un peu plus loin, à Roccella Ionica, nous nous arrêtons sur l’agréable front de mer pour déjeuner.

Après le repas, nous continuons par la SS 106 et prenons la SS 19 puis la SS 280 pour contourner Catanzaro, la capitale de la province et de la région. Il n’y a rien à voir dans cette ville, mais son emplacement sur un plateau rocheux est impressionnant ; il est impossible de s’arrêter pour faire une bonne photo.


Vue sur la montagne depuis le sommet du col de Pentone

Nous finissons de contourner la ville par la SS 109 bis qui monte en lacets assez raides en direction du Parc National de la Sila et offre de splendides paysages de montagne. Nous prenons ensuite la SS 179dir pour aller à Monaco, l’un des deux centres d’accueil pour les visiteurs, y demander de la documentation sur les itinéraires de randonnée dans le parc. Après obtention de cette documentation (3 €) auprès des gardiens, nous reprenons la SS 179dir en sens inverse et la suivons jusqu’à la SS 179, puis prenons la SS 109 bis qui longe le lac Arvo, joli lac de barrage, et arrive à Lorica, centre administratif du parc. 


Le lac Arvo à Lorica

Là, nous nous installons pour la nuit juste au bord du lac (N 39,1492, E 16,3075). Distance parcourue 200 km. Avant de dîner, nous allons faire une promenade à pied le long du lac et dans le village puis rejoignons notre véhicule ; il fait très frais ce soir, mais nous sommes à environ 1160 m d'altitude, ceci explique cela.


Lac de Cecita à Cupone

Lundi 11 avril : il a fait froid cette nuit et le petit matin est très frais malgré le grand soleil. Nous quittons Lorica par la SS 108 bis, prenons la SP 211 quelques km plus loin en direction de Silvana Mansio, puis la voie rapide SS 107 vers l’ouest qui sort du parc. Par la SS 177, nous revenons dans le parc national de la Silla, longeons le lac de barrage de Cecitta, sur le Mucone, et arrivons à Cupone, centre d’accueil des visiteurs pour la partie la plus haute dite Sila Grande. Distance parcourue 35 km.


Fleurs au bord du lac

Nous stationnons sur le parking des bus juste à côté et allons au bureau d’accueil pour aller demander des informations complémentaires sur les possibilités de randonnée pédestre. Nous en choisissons une, de 10 km et d’une durée moyenne de 5 h ; mais, comme la partie le long de la rivière est impraticable à cause de l’excès d’eau débitée par les sources le long du trajet, nous devrons revenir en prenant la route SS 282. Nous partons dans la montagne avec notre pique-nique, dans de beaux sous-bois de mélèzes, pins laricio et bouleaux, et finalement totalisons près de 15 km au podomètre, le trajet par la route étant beaucoup plus long que le trajet normal. Il est à noter que la signalisation des routes et des sentiers est très bien faite et complète. 

Au retour, nous déplaçons notre camping-car vers le parking automobile et nous installons pour la nuit juste au bord du lac (N 39,2309, E 16,3262) où nous sommes seuls et pouvons profiter d’un beau coucher de soleil sur la montagne et le lac.


Coucher de soleil sur le lac


Dans la montée du col après Cupone

Mardi 12 avril : il a fait froid cette nuit, il fait très beau ce matin mais les parties du sol situées à l’ombre sont couvertes de givre. Nous continuons vers le nord sur la SS 177, escaladons lentement avec des lacets très courts et raides un premier col à près de 1500 m d’altitude puis redescendons sur Longobucco, village perché sur un piton rocheux au fond de la vallée. Par la même route, nous remontons pour escalader un deuxième col moins haut et redescendons en direction de Rossano. Une dizaine de km avant d’y arriver, un panneau nous indique que la route est barrée, ce qui nous oblige à faire un grand détour jusqu’à la mer.


Longobucco

En arrivant, nous constatons qu’il est trop tard pour aller visiter le musée diocésain de Rossano ce matin (fermé de 12h à 16h), et nous arrêtons sur le Lido San Angelo, juste en bord de mer, pour déjeuner. Après le repas, nous prenons la voie rapide SS 106 / E 90 et allons à l’hypermarché Auchan de Corigliano 15 km plus au nord sur la même route faire nos courses.


Corigliano Calabro perché sur son rocher

De là, nous prenons l’ancienne SS 106 vers Corigliano Calabro où nous faisons quelques photos du vieux village dominé par son château ducal de style aragonais que nous ne visitons pas à cause de l’heure trop tardive et de la difficulté pour stationner.


Château ducal

Nous revenons à Rossano, gros bourg perché sur son rocher, grimpons tant bien que mal vers la cathédrale par des rues étroites, pentues et tortueuses où un camping-car plus gros que le nôtre ne serait pas passé. 


Cathédrale

Après avoir demandé plusieurs fois notre chemin faute d’indications utiles, nous stationnons sur un petit parking situé juste au-dessus (piazza Steri). De là, nous allons visiter la cathédrale puis le musée Diocésain (entrée 3 € par personne - il faut se faire ouvrir en s’adressant à un petit bureau situé dans une rue voisine) où se trouve une véritable merveille pour les amateurs de vieux livres, le Codex Purpureus (photos interdites), évangile grec illustré de l’école de Syrie-Palestine du VIème siècle. Ce musée recèle d’autres merveilles dont des antiphonaires des XV et XVIèmes siècles.


Intérieur de la cathédrale


Le bord de mer à Torricella

Nous repartons à travers les rues étroites guidés par un habitant du lieu, bien déçu, ainsi que ses copains avec qui il prenait le soleil, que nous ne restions pas sur place pour la nuit (trop bruyant à notre goût) et redescendons vers la mer à la recherche d’un camping ouvert où d’une aire d’accueil pour camping-car équipée, car nous avons besoin de services.

Après une recherche infructueuse et un écart dans la campagne au milieu de nulle part guidé par notre GPS (source PoiPlazza – campings en Italie), nous nous installons sur la plage de Torricella quelques km au nord (N 32,4083, E 16,3147), au bout de la route en face du centre commercial Auchan où nous avons fait nos courses en début d’après-midi. Distance parcourue 155 km.

Mercredi 13 avril : seule une chouette a troublé quelquefois notre sommeil pendant la nuit par son hululement ; il fait beau et doux ce matin. Nous rejoignons la SS 106 / E 90 et la prenons sur 5 km pour aller visiter les fouilles de la ville gréco-romaine de Sybaris, bien signalées le long de la route. 


Fouilles de Sybaris

Sybaris était la plus grande colonie Achéenne de l’Italie antique, fondée au VIIIème siècle avant JC et détruite en 510 avant JC par sa voisine et rivale grecque Crotone, elle a été reconstruite par les Athéniens sous le nom de Thourioi, est devenue romaine en 194 avant JC et a été abandonnée au VIème siècle après JC. Les fouilles ont mis au jour des habitations romaines et les restes d’un théâtre au croisement de deux voies pavées. Un peu plus loin sur la droite, un petit musée archéologique tout neuf, bien indiqué lui aussi (entrée 2 €) expose une partie des trouvailles faites sur place.


Vases grecs trouvés sur place

Nous reprenons la SS 106 / E 90 vers le nord et nous arrêtons à Rocca Imperiale Marina pour déjeuner au bord de la mer. Pendant le repas le ciel se couvre, la température baisse fortement et il commence à pleuvoir ; nous repartons en direction de Métaponte.

Temple d'Héra

Vestiges des quatre temples

Après un arrêt dans une station service le long du trajet pour faire le plein de gazole et d’eau, nous sortons de la voie rapide pour aller aux Tavole Palatine, annoncées à 5 km au nord de Métaponte, pour visiter le temple d’Hera, temple dorique du VIème siècle avant JC, dont il reste 15 des 36 colonnes. Devant l’entrée, des paysans en colère ont installé une quarantaine de vaches qui ruminent paisiblement sur le parking du site archéologique pour manifester leur désaccord avec la politique agricole italienne.

Nous allons ensuite voir les fouilles de la cité antique, proches du bourg moderne de Métaponte, où ont été découverts les vestiges de quatre temples, de l’agora et d’une sorte de théâtre, l’ekklesiasterion. Puis nous allons au musée archéologique en plein centre du bourg, difficile à trouver car mal signalé, où sont présentés d’une manière didactique et plaisante les très nombreux objets trouvés à Métaponte et dans les environs (entrée gratuite aujourd’hui).

Temple d'Héra

Ekklesiaterion

Comme il commence à se faire tard, nous allons sur le Lido de Métaponte, la plage, où nous nous installons pour la nuit sur un petit parking situé juste en bord de mer (N 40,2130, E 16,4996). Distance parcourue 115 km.

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