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Mardi 29 mars : après un faux départ le
dimanche 27 mars (départ sous la pluie puis panne près de Nîmes
après 60 km de route, retour à la maison à vitesse réduite
le même jour et réparation du camping-car le lundi après-midi
au garage FIAT) nous repartons de Montpellier
avec notre camping-car sous un ciel tout bleu, plein est en
direction de l’Italie.
D’abord l’autoroute A 9 / E 80, puis A 54 / E 80, A 7 /
E 80 et A 8 / E
80 jusqu’à la frontière (péage 44,5 €) . En Italie,
nous prenons la A 10 / E 80 puis la A 12 / E 80 et la A 11 /
E 76 (péage 37,8 €) que nous quittons à Montecatini
Terme pour prendre la SR 435 jusqu’à Pistoia.
Là, nous nous installons sur l’aire d’accueil
(stationnement gratuit et services) pour camping-cars située
juste à côté du stade (N 43,5659, E 10,5486). Distance
parcourue 700 km.
Mercredi 30 mars : après une nuit très calme, il fait plutôt frais ce matin. Nous
rejoignons l’autoroute A 11 / E 76 puis prenons la A 1 / E
35 en direction de Rome
que nous contournons par le nord-ouest (nous n’y allons
pas, nous y sommes déjà allés plusieurs fois). Nous
continuons plein est sur la A 1 / E 45 que nous quittons à
la sortie Anagni. De
là, nous suivons les indications de notre GPS jusqu’à
l’aire d’accueil gratuite située juste à côté du cimetière,
où nous nous installons (N 41,4466, E 13,0978 –
stationnement correct mais WC publics
répugnants et inutilisables). Distance parcourue 350 km
Comme il est encore assez
tôt dans l’après-midi, nous allons faire une visite du
centre historique médiéval situé à moins de 500 m de notre
stationnement. |
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Extérieur de la
cathédrale |
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Palais municipal |
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Casa Barnekow |
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Anagni a
été la résidence estivale des empereurs et des
papes ; Innocent III,
Grégoire IX, Alexandre
IV et Boniface VIII
y sont nés. L’essentiel des monuments est situé le long
du cours Victor Emmanuel II
qui traverse la ville d’est en ouest.
La cathédrale du
XIème
siècle se dresse à l’emplacement de l’ancienne acropole.
Son campanile est situé
à quelques mètres de la façade. A l’intérieur, de style
roman, un beau pavement de mosaïque
couvre le sol. Le chœur
est richement orné et possède plusieurs pièces intéressantes
comme le ciborium et le
siège épiscopal en
marbre.
Un peu plus bas sur le cours, on arrive au palais
municipal, bâtiment austère des XII et XIIIème
siècles, puis sur la piazza Cavour,
place principale de la ville qui domine la vallée du Sacco.
On continue vers la casa Barnekow,
curieux bâtiment médiéval transformé au XIXème
siècle par un artiste suédois.
Nous revenons ensuite sur
nos pas et flânons un moment dans d’étroites ruelles en
escalier, puis rejoignons notre camping-car.
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Intérieur de la
cathédrale |
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Vue sur la vallée
du Sacco |
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Porte de ville |
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Vers 20 h, nous voyons
arriver de nombreuses voitures sur notre parking, pour la plupart
avec une ou deux personnes à bord, qui restent en majorité dans
leur véhicule. Bizarre, bizarre ! Est-ce un rassemblement en
vue d’un rodéo, ou d’une rave partie (peu probable vu l’âge
apparent de ces personnes), ou d’une procession nocturne dans le
cimetière ? Mystère ! Un peu plus tard, nous voyons
arriver un car qui se vide des enfants qu’il contenait, ceux-ci
se précipitant vers leurs parents venus les chercher. Puis tout
le monde s’en va, nous laissant seuls sur le parking, avec un
couple d’allemands dans leur camping-car et plus rien ne viendra
troubler notre quiétude.
Jeudi 31 mars : il fait beau et frais ce matin. Avant de repartir, nous allons vers la borne de services ; les
vidanges se font sans problème, mais impossible de recharger en
eau, rien ne coule du robinet. Un peu dépités, nous repartons
vers la route SS 6, la via Casilina,
jusqu’à l’entrée de Frosinone,
où nous prenons la SR 214, route à 4 voies que nous quittons
deux sorties plus loin pour aller visiter l’abbaye
de Casamari. Nous avons quelques difficultés pour
trouver cette abbaye, malgré l’aide de notre GPS qui ne la
connaît apparemment pas. |
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Façade |
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Cloître |
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L’abbaye de Casamari
a été fondée en 1035 par les bénédictins, puis a été transférée
en 1140 aux cisterciens après intervention du pape Innocent
II. Elle a été entièrement reconstruite au début du
XIIIème siècle, période où elle a connu un grand rayonnement.
Nous stationnons notre camping-car juste en face, sur le parking
au bord de la rivière (gratuit, bivouac nocturne possible).
L’entrée (gratuite) dans le complexe monastique se fait
par un porche majestueux
à trois arcades. On ne visite que l’église
abbatiale, bel édifice de style roman tardif dans
lequel on pénètre par un magnifique portail ;
l’intérieur, austère et dépouillé, est éclairé par des vitraux
en albâtre qui donnent une couleur chaude à la
pierre blanche. De là, nous passons dans le cloître,
actuellement en travaux de rénovation. |
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Portail |
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Intérieur |
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Vue sur les Abruzzes
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Nous repartons par la SP
131, d’où nous avons de splendides vues sur les montagnes enneigés des
Abruzzes, puis rejoignons la SS
82 qui descend le long de la Liri,
rivière bouillonnante dans son étroite vallée, et arrivons dans la
plaine sur la SS 6.
Nous continuons jusqu’à l’entrée de Cassino,
en suivant les conseils de notre GPS. Il nous fait prendre un étroit
raccourci pour rejoindre la SP 149 qui monte jusqu’à l’abbaye
du Mont Cassin située environ 500 m plus haut sur un éperon
rocheux. Heureusement que notre camping-car est petit et pas trop large,
sinon nous n’aurions jamais pu passer sur ce chemin très étroit et
malaisé. Nous arrivons à la SP 149, juste devant les ruines du théâtre
romain, malheureusement fermé à la visite et nous
prenons notre déjeuner sur le parking de ce théâtre (bivouac
nocturne possible).
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Château de Rocca Janula
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Après le repas, nous
escaladons la montagne par la SP 149, qui monte en lacets serrés
à la mode italienne en passant devant le château
Rocca Janula en cours de restauration. En arrivant
en haut, nous allons d’abord voir le cimetière
militaire polonais où sont enterrés 1051 soldats
de ce pays qui ont combattu contre les armées nazies en 1944
(bivouac nocturne possible sur le parking attenant). |
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Cimetière polonais du Mont Cassin
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Vue générale de
l'abbaye |
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Intérieur de
l'abbatiale |
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Enfin, nous montons encore quelques centaines de mètres et
arrivons sur le parking visiteurs (8 € pour les camping-cars, bivouac
nocturne possible). A 15h30, heure de l’ouverture des grilles l’après-midi,
nous allons visiter l’abbaye.
Elle a été fondée en 529 par Saint
Benoît, qui y
a vécu et établi les règles de son ordre. Il repose dans l’abbaye
avec sa sœur jumelle Sainte Scolastique. Les bâtiments ont été détruits
et reconstruits de nombreuses fois au cours des siècles, jusqu’en 1944
où tout a été rasé, puis magnifiquement refait à l’identique.
C’est maintenant un somptueux ensemble de bâtiments qui domine toute la
région, dont on ne visite qu’une toute petite partie. Nous entrons par
trois cloîtres en enfilade, et arrivons devant la
façade de
l’abbatiale par un escalier
monumental. L’intérieur, reconstitué
selon des plans du XVIIIème siècle, est entièrement décoré dans un
style baroque foisonnant très chargé. La crypte est couverte de fresques
et de mosaïques. |
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Cloîtres et
escalier monumental |
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Mosaïque dans la
crypte |
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Notre visite terminée, nous suivons à nouveau les
indications de notre GPS en direction de l’hypermarché Panorama, où
nous faisons nos courses alimentaires. Ensuite, nous demandons à nouveau
à cet engin de nous conduire au « parking »
Europa, et
arrivons devant un pont sous la voie ferrée de 3 m de haut et 2 m de
large ; la largeur de notre véhicule étant de 2,25 m, nous avons un
problème que notre GPS s’obstine à méconnaître. Finalement, un
automobiliste, qui se trouve être le fils du patron dudit parking, vient
à passer en sens inverse, et, habitué à ce genre de gag, nous propose
de le suivre, en faisant un grand détour pour arriver au parking par une
autre route, en passant par la superstrada Cassino–Sora, dérivation
autour de la ville. Nous nous installons pour la nuit (15,5 €,
stationnement + services d’eau et de cassette, N 41,2899, E 13,5025) sur
ce parking, qui est en réalité un camping sommairement aménagé pour
les camping-cars juste au bord de la voie ferrée. Distance parcourue 100
km.
Vendredi 1 avril : réveil très matinal par le passage des trains et des camions
sur la rocade proche ; il fait beau mais frais. Avant de
partir, nous utilisons les services du camping. |
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Palais des Princes normands
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Nous reprenons la SS 6 plein sud puis la SS 7, voie
Appienne, jusqu’à Capoue.
Il s’agit ici de la ville médiévale et moderne, la ville gréco-romaine
se trouve un peu plus loin. La circulation en ville est chargée,
mais nous arrivons à stationner sans difficulté sur la place de
la gare, à environ 500 m du centre historique. La visite de la
ville est rapide car il n’y a pas grand chose à voir et la
plupart des monuments, situés en majorité sur le corso
Appia, sont fermés. Nous rejoignons ensuite notre
camping-car pour déjeuner.
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Corso Appia et église de l'Annunziata
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Arc d'Hadrien |
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Piste de
l'amphithéâtre |
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Après le repas, nous allons à Santa
Maria Capua Vetere 5 km plus loin sur la SS 7, la Capoue
antique des délices dans lesquels s'est amollie l'armée d'Hannibal
lors de la deuxième guerre punique,
dont il reste encore quelques monuments datant de
l’époque romaine. Nous entrons dans la ville en passant sous
l’arc d’Hadrien
dont une arche est encore debout, puis allons visiter l’amphithéâtre
(entrée 3 €, gratuit pour les seniors), érigé au premier siècle
après JC. Celui-ci était le deuxième plus grand de l’empire
après le Colisée à Rome.
Il est bien abîmé, ayant servi de carrière de pierres et de
briques pendant des siècles, mais les corridors souterrains
utilisés pour le montage des spectacles de gladiateurs sont
encore en très bon état. |
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Extérieur de
l'amphithéâtre |
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Sous-sols de
l'amphithéâtre |
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Façade de la basilique
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Nous repartons ensuite par une route étroite en direction de
Sant Angelo in Formis, à 5
km, où se trouve une basilique bénédictine
du XIème siècle. Le stationnement juste en dessous
est un peu hasardeux. Son intérieur est couvert de belles fresques
datant de la même période ; malheureusement, une partie
d’entre elles est cachée pour cause de restauration. |
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Fresque
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Nous repartons en
direction de Caserte par la SS
7 puis la déviation SP 235 et à nouveau la SS 7 en suivant les
indications de notre GPS pour aller vers un parking près du château,
recevant les camping-cars. A notre arrivée, ce parking est plein
de voitures, aucune place n’est disponible pour nous ; de
toutes façons, il nous paraît inadapté pour un bivouac
nocturne. Juste à côté se trouve un grand parking souterrain
pour bus et camping-cars mais nous ne souhaitons pas passer la
nuit sous terre. Nous repartons vers un autre point d’accueil
signalé (aucun service), situé un peu à l’extérieur de la
ville dans une zone résidentielle, sur l’avenue
Marie Curie, où nous nous installons pour la nuit
(N 41,0406, E 14,2133). Plus tard, un camping-car italien vient
partager notre bivouac. Distance parcourue 90 km.
Samedi 2 avril : sans la présence de chiens
errants venus plusieurs fois nous réveiller en aboyant pendant la
nuit, nous aurions très bien dormi. Nous retournons au parking vu
hier ; il est quasiment vide, nous nous y installons (9 €
la journée). De là, nous allons au château
à pied, à environ 400 m (entrée palais et parc 12 €, gratuit
pour les seniors de plus de 65 ans).
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Façade du château
côté ville |
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Salle du trône |
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Salle de lecture |
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Bassin des dauphins |
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Il est composé de trois corps de
bâtiment parallèles, reliés entre eux par d’autres bâtiments
pour former une grille avec quatre grandes cours
intérieures, construit dans un style qui rappelle celui du
château de Versailles, le modèle
pour la plupart des châteaux royaux en Europe.
Nous commençons nos visites par les appartements
royaux situés au premier étage. On y accède par un
impressionnant escalier monumental
en marbre qui donne dans un grand vestibule.
Seule une cinquantaine de pièces, soit un environ la moitié de l’étage,
sont ouvertes à la visite, et les autres étages sont fermés au public.
On traverse plusieurs grandes salles richement
décorées,
pour arriver à la salle du trône, d’un aspect encore plus riche, avec
du marbre et des dorures partout. Un peu plus loin se trouve la chambre du
roi François II de Bourbon, occupée par
Joachim Murat quand il était
roi de Naples ; à côté s’ouvre une salle de bain luxueuse. Nous
revenons ensuite vers la salle du trône, puis traversons une série de pièces
décorées avec des allégories des saisons pour arriver dans la chambre
ou mourût le roi Ferdinand IV. Derrière en enfilade s’alignent cinq
salles de lecture et bibliothèque, puis une pièce elliptique avec une crèche
permanente abondamment pourvue en santons. On termine en traversant une
dizaine de pièces formant la pinacothèque, avec de nombreux tableaux
représentant des membres de la famille royale, et quantité d’autres
tableaux d’intérêt moyen.
Quand nous avons terminé, nous allons déjeuner à la cafétéria
située au rez-de-chaussée.
Après un repas sommaire, nous allons visiter le parc.
D’une longueur de 3 km sur 120 ha, il est largement inspiré de celui de
Versailles, avec plusieurs pièces d’eau en enfilade, des fontaines
baroques et des cascades, alimentées en eau par un aqueduc spécial. Sur
le côté, un jardin à l’anglaise a été créé pour Marie-Caroline
d’Autriche, femme du roi Ferdinand IV. Des bus électriques transportent
les visiteurs qui ne souhaitent pas marcher longtemps pour 1 €.
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Esacalier monumental |
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Chambre à coucher de
François II |
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Vue générale des
jardins |
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Bassin et cascade |
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Nous revenons à notre camping-car puis sortons de Caserte
par une petite route de montagne, pentue et sinueuse à souhait,
pour aller à Caserta Vecchia,
la Caserte médiévale perchée
sur un piton rocheux à une dizaine de km et offrant des vues
magnifiques sur la plaine et le Vésuve.
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Le Vésuve vu depuis la montée vers Caserta
Vecchia
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Caserta Vecchia sur son rocher
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Fondée au
VIIIème siècle par les Lombards, elle a perdu
son importance au XVIIIème après la construction du palais royal dessous
dans la plaine, et le développement de la ville nouvelle autour. Ce
n’est maintenant plus qu’un bourg touristique, avec sa superbe cathédrale
du XIIème siècle au style qui mélange de nombreuses influences, son
campanile du XIIIème siècle, ses étroites ruelles médiévales pavées
et les ruines de son château du
XIIIème siècle.
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Ruines du château médiéval
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Nous nous garons dans un petit parking situé juste à
l’entrée du village (tarif 2 €), et décidons d’y rester pour la
nuit après nos visites (3 € de plus pour passer la nuit, possibilité
de recharger en eau, N 41,0507, E 14,2225). Distance parcourue 20 km.
Dimanche 3 avril : il fait très beau ce matin
mais froid. Après avoir fait le plein d’eau, nous redescendons
dans la plaine vers Caserte que
nous contournons par l’est, et reprenons la SS 7 en direction de Bénévent.
Arrêt sur le trajet pour faire le plein de GPL pour le réchaud et
le chauffage. Nous continuons jusqu’à la Piazza
del Duomo, en plein centre de Bénévent
où nous stationnons sur le parking (gratuit aujourd'hui dimanche)
sur cette place et allons visiter la ville. Ancienne capitale des Samnites,
la ville a reçu son nom des Romains
en 275 avant JC. Elle a connu de nombreux maîtres au cours des
siècles, dont Talleyrand qui en
a été fait prince par Napoléon. Elle intègre le
royaume d’Italie en 1860 et a
été très éprouvée par les bombardements alliés en 1943.
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Façade du Duomo |
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Arc de Trajan |
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Rocca dei Rettori |
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Le Duomo a été très abîmé. Seuls ont été conservés la
façade du XIIIème siècle de style pisan et le
campanile de 1279.
Tout le reste a été reconstruit.
Nous descendons par une étroite rue médiévale vers un
ensemble de ruines romaines, celles des thermes et celles du
marché, avec un arc à deux étages. Un peu plus loin, nous
visitons le théâtre romain (2 € par personne, tarif senior)
construit à l’époque d’Hadrien et agrandi
par Caracalla ; il pouvait contenir près de 20 000 spectateurs. Il
est encore utilisé aujourd’hui pour donner des spectacles.
Nous revenons déjeuner dans notre camping-car puis
continuons nos visites.
Nous prenons le corso Garibaldi, grande avenue piétonne qui
traverse toute la vieille ville, bordée de beaux immeubles datant
de la fin du Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne. Nous allons
voir l’arc de Trajan, bel arc de triomphe très bien conservé
datant de 114 après JC, commémorant Trajan et ses victoires sur
les Daces.
Nous revenons sur le corso Garibaldi et arrivons devant
l’église byzantine Sainte Sophie, malheureusement fermée. Nous
continuons vers la Rocca dei Rettori, château bâti en 1321 sous le
pape Jean XXII.
Retour sur nos pas pour visiter le musée du
Samnium, situé
juste à côté de l'église Sainte Sophie et incluant son
cloître, où
l’on peut voir de très nombreux objets et sculptures trouvés
localement, datant de la préhistoire jusqu’à la période
romaine. |
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Théâtre romain |
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Église Sainte Sophie
et son campanile |
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Musée du Samnium
et cloître de Sainte Sophie |
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Nous revenons vers notre camping-car et repartons vers le sud
par la voie rapide SP 235, l’autoroute A 16 / E 842, la voie
rapide RA 2 / E 841, l’autoroute A 30, la SP 266 puis la SS 18 complètement
embouteillée et arrivons à Pompéi. Nous allons au
camping
Zeus situé à une centaine de mètres du site historique (E
40,4503, N 14,2885), 17 € la nuit tout compris. Distance parcourue 150 km.
Il existe de
nombreux autres lieux où l’on peut stationner un
camping-car pour la nuit à proximité des fouilles, avec ou sans
services ; tous sont payants, avec des niveaux de prix
similaires.
Lundi 4 avril : il fait beau et doux ce
matin. La journée est réservée à la visite du site archéologique
de Pompéi (entrée 11 €, gratuit pour les plus de 65 ans) en
entrant par l’entrée ouest Porta Marina
juste à côté du camping.
Nous sommes déjà venus ici plusieurs fois (Bertille 7 fois,
Jean-Claude 3 fois) mais ne saurions passer à proximité sans
revenir visiter ce site que nous aimons beaucoup et où il y a
toujours quelque chose de nouveau à voir, malgré le peu de soin
qu'en prend le gouvernement italien actuel. |
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Rue de la ville
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Temple d'Apollon
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Fresque de la villa des Mystères
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Autel de Vespasien
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Pompéi a été
fondée par les Osques avant le VIème siècle
avant JC. Elle est tombée aux mains des Samnites vers 425
avant JC, puis, vaincue par Sylla en 89 avant JC, elle est
devenue colonie romaine en 80 avant JC.
En 62 après
JC, elle est ravagée par un violent tremblement de terre,
puis immédiatement restaurée et reconstruite. Mais le 24
août 79, elle est détruite par une éruption du Vésuve de
très grande ampleur qui la recouvre d'un manteau de pierres
et de cendres brûlantes d'environ 8 m d'épaisseur et
disparaît de la mémoire des hommes |
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Basilique
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Fresque érotique dans le lupanar
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Le vésuve dominant la ville
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Petit théâtre
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Thermopolium de Lucius Placidus
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Redécouverte
au XVIème siècle, elle a été superficiellement
fouillée à partir de 1748. Mais c'est après 1860 que les
fouilles sont devenues méthodiques et ont mis au jour les 3/5èmes
de la ville, permettant de retrouver quantité de merveilles
aujourd'hui exposées en majorité au musée archéologique de
Naples, les autres étant restées sur place, et de bien
comprendre comment vivaient ses habitants avant la catastrophe.
Le site
archéologique a été classé au patrimoine mondial de
l'UNESCO en 1997. Grâce au tourisme, il représente aujourd'hui
70 % des ressources de la ville moderne. |
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Habitants brûlés
par les nuées ardentes
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Fresque de la naissance de Vénus
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Amphithéâtre
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Jardin de la maison de Lucius Tibertinus
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Nous sortons par la sortie est Amphithéâtre et
rentrons au camping bien fatigués, en faisant un premier arrêt à un Carrefour Market situé sur
le trajet pour quelques
petites courses alimentaires, suivi d’un second arrêt près du
camping pour acheter quelques souvenirs.
Mardi 5 avril : ce matin, nous allons
visiter la villa Oplontis,
le seul site archéologique important de Campanie
que nous ne connaissons pas. Nous prenons le train
Circumvesuviano, qui joint Naples
à Sorrente, à la station Pompéi
– Scavi située à 100 m du camping, avec un train dans
chaque sens toutes les demi-heures. Il est beaucoup plus facile et sûr
d’utiliser le train pour se déplacer autour de Naples,
car la circulation est infernale, le stationnement à proximité des
sites archéologiques secondaires encore pire et les risques de vol
non négligeables.
En cinq minutes et pour 1,2 € par personne, nous arrivons
à la gare de Torre Annunziata,
et marchons sur 300 m pour arriver à la villa
Oplontis. |
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Péristyle |
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Fresque de Méduse |
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Cette vaste villa
située à proximité de la ville de Pompéi
a été construite vers le milieu du premier siècle après JC et
aurait appartenu à la famille de Poppée,
princesse d'origine samnite et seconde épouse de Néron.
Elle a été détruite elle aussi par l'éruption du Vésuve,
en même temps que Pompéi. Lors des fouilles, on y a
trouvé de magnifiques fresques
et mosaïques
qui donnent un aperçu du luxe dans lequel vivaient les familles
aristocratiques à cette époque. |
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Laraire |
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Fresque panier de
fruits |
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette première partie du voyage
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Retour au camping avec le train, puis départ après avoir
fait usage des services. Nous allons sur le parking du Carrefour
Market, d’abord pour faire nos courses, ensuite pour
déjeuner.
Après le repas, nous prenons la SS 18 puis l’autoroute A 3
/ E 45 vers l’est. Nous la quittons à Polla
et prenons la SS 19 vers l’ouest. Par une descente à 15 % en
lacets serrés d’environ 3 km, nous arrivons aux grottes
dell’Angelo à Pertosa
(entrée 10 € plein tarif, 7 € tarif senior de plus de 65 ans,
parking 5 € avec possibilité de passer la nuit, pas de services). |
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Entrée de la grotte San Angelo
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Âgé d’environ 35 millions d’années, ce système de grottes
creusées par la rivière Negro
est ouvert au public depuis 1932. Par un parcours d’environ 3 km
aller et retour, dont une petite partie en barque, nous visitons,
seuls avec un guide, de
vastes cavités couvertes de concrétions calcaires, rehaussées par
tout un jeu de lumières colorées (photos interdites à
l’intérieur). |
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Village perché de Pertosa
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Après la visite, nous déplaçons notre camping-car vers une
petite annexe du parking principal plus tranquille et nous y
installons pour la nuit (N 40,3222, E 15,2727). L'orage, qui
menaçait depuis un moment, éclate sans trop de violence mais rafraîchit
fortement le fond de l'air. Distance parcourue
110 km.
Mercredi 6 avril : nous sommes seuls et bien
tranquilles toute la nuit, avec juste le bruit du ruisseau à côté.
Le matin, il fait beau mais froid. Nous reprenons la SS 19 vers le
sud, puis prenons 30 km plus loin une petite route à gauche pour
aller à la chartreuse de San Lorenzo,
située au pied du village de Padula
perché sur la colline. Nous stationnons sur le grand parking à 200
m de l’entrée (5 € pour une durée illimitée, très bien adapté
pour le bivouac). |
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Façade principale |
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Grande cuisine |
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L’ensemble monastique
de style baroque méridional (entrée 4 €, gratuit pour les
seniors de plus de 65 ans), commencé au XIVème siècle
et achevé au XVIIIème, est classé au patrimoine
mondial de l’UNESCO ; il n’y a plus aucun moine depuis
1864. C’est la deuxième plus grande chartreuse après celle
située près de Grenoble.
L’église,
très richement décorée renferme de magnifiques stalles
du XVIème siècle ornées de marqueterie et plusieurs autels
en majolique (interdiction de photographier, comme dans toutes les
salles). La grande cuisine
est couverte de faïences vernies. Quatre cloîtres
de taille différente sont ouverts à la visite ; le plus grand
est entouré des cellules
autrefois habitées par les moines. |
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Abbatiale |
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Grand cloître dominé
par le village perché de Padula |
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Nous allons ensuite déjeuner dans notre camping-car puis
continuons notre route vers le sud par la SS 19 puis la SS 585 le long des
rivières Noce puis Castrocucco, dans de beaux paysages de montagne avec
des villages perchés. |
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La côte sud vue du Mont San Biagio
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En arrivant au bord de la mer, nous remontons vers
le nord par la SS 18 sur 10 km pour aller à Maratea,
joli village de pêcheurs devenu aujourd’hui une station balnéaire avec
un port de plaisance (stationnement très difficile dans le port). Puis
nous allons vers le bourg chef-lieu du village d’où nous prenons une
route sinueuse et très pentue qui monte au sommet du Monte San Biaggio
(624 m d’altitude) qui offre un magnifique panorama sur toute la région,
aussi bien du côté mer que du côté terre. Une statue colossale (22 m
de haut) représentant le Christ rédempteur est érigée au sommet. |
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Le port de Maratea vu du Mont San Biagio
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Coucher du soleil vu du Mont San Biagio
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Nous nous installons
ensuite pour la nuit sur le grand parking gratuit bien plat situé
une trentaine de mètres en dessous (N 39,5932, E 15,4353), quelques
lacets plus bas, d’où nous assistons à un magnifique coucher de
soleil sur le golfe de
Castrocucco. Distance parcourue 110 km.
Jeudi 7 avril : nous sommes restés seuls
toute la nuit, seulement réveillés une fois par une forte rafale
de vent qui a bien secoué le camping-car. Il fait beau mais très
frais ce matin. |
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Statue du Christ rédempteur au sommet du Mont
San Biagio
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Nous retournons au pied de la statue
pour faire quelques photos avec un éclairage différent de celui
d’hier soir puis redescendons pour prendre la SS 18, la route
côtière qui descend vers le sud. Nous traversons les stations
balnéaires qui s’égrènent tout le long de la
route, au pied de vieux villages perchés sur des pitons rocheux,
avec des plages désertes le plus souvent de sable gris. Nous
faisons un bref arrêt à Praia a Mare
sur le front de mer devant l’Isola
Dino, puis allons jusqu’à Diamante
où nous faisons halte pour déjeuner à la sortie sud de la ville,
sur un parking au bord de la route d’où nous avons une belle vue
sur le village et la mer. |
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L'île Dino à Praia a Mare
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Cetraro
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Après le repas, nous continuons notre parcours vers le sud,
toujours sur la SS 18, traversons Cetraro puis
Amantea et arrivons
quelques km avant Pizzo où nous quittons la SS 18 qui s’éloigne dans
l’intérieur des terres, pour prendre la SS 222 qui longe la côte. Un
peu plus loin, à l’entrée du village, un panneau indique que la route
est barrée à 10 km ce qui nous impose de revenir à la SS 18 et de faire
un détour de 15 km par Vibo Valentia pour éviter ce barrage. |
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Pizzo
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Quand nous rejoignons la SS 222 après avoir contourné
l’obstacle, nous décidons de chercher un bivouac pour la nuit, et
c’est là que les ennuis commencent. Nous avons besoin de services (eau
et vidanges) et donc cherchons une aire, ou un camping, qui les propose.
Mais tous sont fermés, impossible de trouver quoi que ce soit d’ouvert,
et même la station-service où nous faisons le plein refuse nos vidanges
et nous dit que son eau propre n’est pas potable. Nous tournons
vainement pendant plus d’une heure. Finalement, nous avisons un petit
cimetière près de Tropea où nous pouvons faire le plein d’eau propre
(potable ?), puis continuons nos inutiles recherches. Enfin, lassés
par nos insuccès, nous trouvons un lieu tranquille juste au bord de la
mer et d’une rivière, sur la commune de Ricadi
parmi les hôtels et résidences de vacances tous fermés, où nous nous
installons pour la nuit (N 38,3869, E 15,5024). Distance parcourue 245 km,
dont 30 pour rien. Dédommagement après nos tours et détours : un
magnifique coucher de soleil sur la mer et le Stromboli. |
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Coucher de soleil sur la mer et le Stromboli
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Côte du Golfe de Gioia
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Vendredi 8 avril : beau temps ce matin, un peu
frais avec des lointains brumeux. Après avoir fait quelques photos
pas remarquables du Stromboli,
des îles Eoliennes et de
l’Etna enneigé, nous
quittons notre bivouac pour aller au Cap
Vaticano très proche, situé à l’extrémité sud
de la presqu’île. De là, nous avons une belle vue sur le détroit
de Messine et l’Etna,
assez flous dans la brume, ainsi qu’un beau contre-jour sur la côte
nord du golfe de Gioia. |
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Village médiéval
perché sur son promontoire |
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Petite place du
village médiéval |
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Nous revenons ensuite vers Tropea,
village forteresse juché sur le promontoire
du Poro, en suivant les indications de notre GPS.
Pour aller dans le port où nous voulons nous garer, il nous fait
prendre une descente qui se révèle assez sportive ;
heureusement que notre camping-car ne fait que 6 m de long, plus
grand, nous serions restés coincés dans les lacets.
Nous
stationnons notre véhicule sur le parking du port de plaisance,
désert à cette époque de l’année, et marchons le long du Lungomare
jusqu’à une montée d’escalier qui donne accès au centre du
vieux village, réputé très touristique.
Arrivés
en haut, et après un bref passage à l’office du tourisme, nous
allons voir le Duomo, cathédrale
du XIIème siècle supposée ouverte mais qui est en
réalité fermée. Un peu déçus, nous nous promenons un moment
dans le village, en admirant les vieilles maisons avec leurs beaux
portails sculptés, et les points de vue sur la mer. Nous allons
ensuite déjeuner dans un petit restaurant typique de la région. |
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Absides du Duomo |
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Le port vu du village
perché |
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Après le repas, nous
redescendons vers le port par un autre escalier et rejoignons notre
camping-car et repartons par la SP 17 : notre GPS nous dirige
rapidement vers un pont sous la voie ferré trop bas pour notre
véhicule, d’où changement de direction vers la SP 22 qui
traverse un peu plus loin par un passage à niveau. Mais la SP 23
que nous devions ensuite prendre est barrée pour travaux, donc nous
restons sur la SP 22 qui rejoint la SP 17 puis la SS 18, la grande
route nord-sud, au grand dam de notre GPS qui proteste
énergiquement. Plus au sud, il s’obstine à vouloir nous faire
quitter la SS 18 pour prendre l’autoroute (gratuite), et juste avant Rosarno,
apparemment difficile à traverser, nous cédons à ses injonctions,
et arrivons finalement au magasin Auchan
de Rizziconi, près de Gioia
Tauro, grand port et ville industrielle, où nous allons
faire nos courses.
Après,
nous allons à Palmi,
à l’aire pour camping-car Péloponnèse,
ouverte toute l’année d'après la base de données italienne Turismo
Itinerante. Nous passons par un invraisemblable petit
chemin, où nous touchons les branches basses des deux côtés, sans
dégâts heureusement, et arrivons devant une porte close. |
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L'Etna et le détroit de Messine le soir
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Nous nous
installons juste à côté pour la nuit, à 50 m de la mer (N
38,2484, E 15,5238) d'où l'on a une belle vue sur l'Etna
et le détroit de Messine.
Distance parcourue 105 km.
Comme
nous n’avons toujours pas pu avoir accès aux services dont nous
avons besoin, et nécessité faisant loi, nous faisons un trou dans
le sol dans lequel nous vidangeons honteusement notre camping-car.
Un peu plus tard, nous pouvons admirer un beau coucher de soleil sur
les îles Eoliennes. |
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Coucher de soleil sur les îles Éoliennes
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La baie de Bagnara
Calabra |
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Scilla et son rocher |
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Samedi 9 avril :
il fait très beau ce matin mais frais. Nous rejoignons la SS 18 par une
route plus carrossable que celle par laquelle nous sommes arrivés hier
soir, et la prenons vers le sud. Elle surplombe la côte en corniche et
descend ensuite très fort au bord de la mer à Bagnara Calabra, petite
station balnéaire et centre de pêche. Dans la descente, nous avons à
nouveau de
belles vues sur l’Etna et le détroit
de Messine.
Nous atteignons ensuite
le célèbre rocher de Scilla, très redouté par les marins de
l’antiquité gréco-romaine. Il paraît tout petit et bien inoffensif avec la
forteresse
normande qui le couronne. A proximité, nous voyons un équipage de
pêcheurs
à l’espadon rentrant au port, avec les deux vigies chargées de repérer
le poisson toujours juchées au sommet de leur mât métallique. |
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Vue sur la ville et le
détroit de Messine |
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Bateau de pêche à
l'espadon |
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Lassés de traverser
des villages embouteillés qui se suivent sur la SS 18, nous la quittons
à Gallico, quelques km avant Reggio de
Calabre, pour prendre
l’autoroute A 3. Notre GPS nous conduit jusqu’au grand parking gratuit
(il est signalé payant, mais avec un horodateur et des tarifs
encore en
lires !)
situé au carrefour de Viale Boccioni et Viale 25 Luglio, très proche du
port et du musée National, où nous stationnons notre camping-car. |
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Vue de l'Etna depuis la plage de Reggio
de Calabre
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Nous commençons par
aller faire quelques photos de l’Etna depuis le front de mer, puis
allons au musée pour voir les célèbres bronzes de Riace. Quand nous
arrivons, nous constatons que le musée est couvert d’échafaudages et
fermé pour cause de réparations. Mais, par chance, les deux statues
grecques du Vème siècle avant JC sont actuellement en restauration, et
présentées au public, au palais du conseil régional où nous nous
rendons (entrée gratuite). Là, nous pouvons les voir entre les mains des
restaurateurs ; une guide raconte la découverte fortuite de ces
statues et présente le travail en cours (photos interdites). |
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Les statues en bronze trouvées à Riace
près de Reggio
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| A côté
sont exposés quelques objets déplacés depuis le musée, mais cela ne
représente qu’une infime partie des collections, qui sont actuellement
invisibles. |
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Nous allons ensuite déjeuner
dans une pizzeria voisine puis retournons à notre camping-car.
Nous n’allons pas en
Sicile
où nous sommes déjà allés il y a quelques années, et reprenons l’autoroute plein
sud, qui devient la route côtière rapide SS 106 / E 90 un peu plus loin.
Nous faisons un arrêt dans une station-service pour faire le plein de
gazole et d’eau et reprenons notre route en direction de Locri.
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Fouilles de Locri
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En arrivant à Locri,
nous allons visiter le site archéologique de Locri Epizefiri, centre
majeur de la Grande Grèce fondé au
VIIème siècle avant JC. Il ne reste
pas grand chose des monuments anciens, la ville ayant été détruite par
les Sarrasins au VIIème siècle et les pierres ayant été réutilisées
plus tard. Un petit musée, l'antiquarium,
présente une petite partie des objets trouvés sur place tels que
des tablettes votives et des monnaies |
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Temple ionique de Marasa
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Nous allons sur le Lungomare (front de mer) de la ville
moderne, trop bruyant pour envisager d’y bivouaquer, et revenons sur le
site archéologique nous installer pour la nuit sur le parking proche du
théâtre antique, sous les orangers qui exhalent leur parfum (N 38,1292,
E 16,1394). Distance parcourue 175 km.
Dimanche 10 avril :
nuit calme, malgré quelques rafales de vent qui ont fait frapper
des branches d’oranger sur la cellule du camping-car et nous ont réveillés ;
il fait très beau et doux ce matin.
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Vue générale du
village perché sur son rocher |
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Rue du village
médiéval |
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Nous prenons la SS
111 qui grimpe dans la montagne pour aller à Gerace,
petite ville haut perchée sur un rocher qui domine la plaine côtière,
créée par les habitants de l’ancienne cité grecque de Locri
pour se protéger des incursions sarrasines. Nous stationnons sur le
parking situé juste au pied des ruines du château.
Siège d’un évêché jusque dans les années 1930, sa cathédrale,
la plus grande de Calabre
(entrée de la crypte 2 €), fondée en 1045 par le Normand
Robert
Guiscard et plusieurs fois remaniée, possède de belles
absides semi-circulaires et des colonnes antiques provenant des
ruines de Locri.
Le village
médiéval, avec ses nombreuses églises et ses étroites
rues pentues et tortueuses, est très agréable à visiter ; il
offre de belles vues sur la plaine et l’arrière pays montagneux. |
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Les absides de la
cathédrale |
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Ruines du château
normand |
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Nous
redescendons par la même route jusqu’à la côte où nous
reprenons la SS 106. Un peu plus loin, à Roccella
Ionica, nous nous arrêtons sur l’agréable front de
mer pour déjeuner.
Après
le repas, nous continuons par la SS 106 et prenons la SS 19 puis la
SS 280 pour contourner Catanzaro,
la capitale de la province et de la région. Il n’y a rien à voir
dans cette ville, mais son emplacement sur un plateau rocheux est
impressionnant ; il est impossible de s’arrêter pour faire
une bonne photo. |
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Vue sur la montagne depuis le sommet du col de
Pentone
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Nous
finissons de contourner la ville par la SS 109 bis qui monte en
lacets assez raides en direction du Parc
National de la Sila et offre de splendides paysages
de montagne. Nous prenons ensuite la SS 179dir pour aller à Monaco,
l’un des deux centres d’accueil pour les visiteurs, y demander
de la documentation sur les itinéraires de randonnée dans le parc.
Après
obtention de cette documentation (3 €) auprès des gardiens, nous
reprenons la SS 179dir en sens inverse et la suivons jusqu’à la
SS 179, puis prenons la SS 109 bis qui longe le lac
Arvo, joli lac de barrage, et arrive à Lorica,
centre administratif du parc.
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Le lac Arvo à Lorica
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Là, nous nous installons pour la nuit
juste au bord du lac (N 39,1492, E 16,3075). Distance parcourue 200
km. Avant
de dîner, nous allons faire une promenade à pied le long du lac et
dans le village puis rejoignons notre véhicule ; il fait très
frais ce soir, mais nous sommes à environ 1160 m d'altitude, ceci
explique cela. |
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Lac de Cecita à Cupone
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Lundi 11 avril :
il a fait froid cette nuit et le petit matin est très frais malgré le
grand soleil. Nous quittons Lorica par la SS 108 bis, prenons la
SP 211
quelques km plus loin en direction de Silvana Mansio, puis la voie rapide
SS 107 vers l’ouest qui sort du parc. Par la SS 177, nous revenons dans le
parc national
de la Silla, longeons le lac de barrage
de Cecitta, sur le Mucone, et
arrivons à Cupone, centre d’accueil des visiteurs pour la partie la
plus haute dite Sila Grande. Distance parcourue 35 km. |
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Fleurs au bord du lac
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Nous stationnons sur le
parking des bus juste à côté et allons au bureau d’accueil pour aller
demander des informations complémentaires sur les possibilités de
randonnée pédestre. Nous en choisissons une, de 10 km et d’une durée
moyenne de 5 h ; mais, comme la partie le long de la rivière est
impraticable à cause de l’excès d’eau débitée par les sources le
long du trajet, nous devrons revenir en prenant la route SS 282. Nous
partons dans la montagne avec notre pique-nique, dans de beaux sous-bois
de mélèzes, pins laricio et
bouleaux, et finalement totalisons près de
15 km au podomètre, le trajet par la route étant beaucoup plus long que
le trajet normal. Il est à noter que la signalisation des routes et des
sentiers est très bien faite et complète.
Au retour, nous déplaçons
notre camping-car vers le parking automobile et nous installons pour la
nuit juste au bord du lac (N 39,2309, E 16,3262) où nous sommes seuls et
pouvons profiter d’un beau coucher de soleil sur la montagne et le lac. |
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Coucher de soleil sur le lac
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Dans la montée du col après Cupone
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Mardi 12 avril :
il a fait froid cette nuit, il fait très beau ce matin mais les
parties du sol situées à l’ombre sont couvertes de givre. Nous
continuons vers le nord sur la SS 177, escaladons lentement avec des
lacets très courts et raides un premier col à près de 1500 m
d’altitude puis redescendons sur Longobucco,
village perché sur un piton rocheux au fond de la vallée. Par la même
route, nous remontons pour escalader un deuxième col moins haut et
redescendons en direction de Rossano.
Une dizaine de km avant d’y arriver, un panneau nous indique que
la route est barrée, ce qui nous oblige à faire un grand détour
jusqu’à la mer. |
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Longobucco
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En arrivant, nous
constatons qu’il est trop tard pour aller visiter le musée diocésain
de Rossano ce matin (fermé de
12h à 16h), et nous arrêtons sur le Lido
San Angelo, juste en bord de mer, pour déjeuner. Après
le repas, nous prenons la voie rapide SS 106 / E 90 et allons à
l’hypermarché Auchan de Corigliano
15 km plus au nord sur la même route faire nos courses. |
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Corigliano Calabro perché sur son rocher
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De là, nous prenons
l’ancienne SS 106 vers Corigliano Calabro où nous faisons quelques
photos du vieux village dominé par son château ducal de style aragonais
que nous ne visitons pas à cause de l’heure trop tardive et de la
difficulté pour stationner. |
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Château ducal
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Nous revenons
à Rossano, gros bourg
perché sur son rocher, grimpons tant bien que mal vers la cathédrale
par des rues étroites, pentues et tortueuses où un
camping-car plus gros que le nôtre ne serait pas passé. |
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Cathédrale
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Après avoir demandé plusieurs fois notre chemin
faute
d’indications utiles, nous stationnons sur un petit parking situé juste
au-dessus (piazza Steri). De là, nous allons visiter la cathédrale puis
le musée Diocésain (entrée 3 € par personne - il faut se faire ouvrir
en s’adressant à un petit bureau situé dans une rue voisine) où se
trouve une véritable merveille pour les amateurs de vieux livres, le
Codex Purpureus (photos interdites), évangile grec illustré de l’école
de Syrie-Palestine du VIème siècle. Ce musée recèle d’autres
merveilles dont des antiphonaires des XV et XVIèmes siècles. |
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Intérieur de la cathédrale
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Le bord de mer à Torricella
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Nous repartons à
travers les rues étroites guidés par un habitant du lieu, bien déçu,
ainsi que ses copains avec qui il prenait le soleil, que nous ne restions
pas sur place pour la nuit (trop bruyant à notre goût) et redescendons
vers la mer à la recherche d’un camping ouvert où d’une aire
d’accueil pour camping-car équipée, car nous avons besoin de services.
Après une recherche
infructueuse et un écart dans la campagne au milieu de nulle part guidé
par notre GPS (source PoiPlazza – campings en Italie), nous nous
installons sur la plage de Torricella quelques km
au nord (N 32,4083, E 16,3147), au bout de la route en face du centre
commercial Auchan où nous avons fait nos courses en début d’après-midi.
Distance parcourue 155 km.
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Mercredi 13 avril :
seule une chouette a troublé quelquefois notre sommeil pendant la
nuit par son hululement ; il fait beau et doux ce matin. Nous
rejoignons la SS 106 / E 90 et la prenons sur 5 km pour aller
visiter les fouilles de
la ville gréco-romaine de Sybaris,
bien signalées le long de la route.
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Fouilles de Sybaris
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Sybaris
était la plus grande colonie Achéenne
de l’Italie antique, fondée
au VIIIème siècle avant JC et détruite en 510 avant JC
par sa voisine et rivale grecque Crotone,
elle a été reconstruite par les Athéniens
sous le nom de Thourioi, est
devenue romaine en 194 avant JC et a été abandonnée au VIème
siècle après JC. Les fouilles ont mis au jour des habitations
romaines et les restes d’un théâtre
au croisement de deux voies pavées. Un peu plus loin sur la droite,
un petit musée archéologique
tout neuf, bien indiqué lui aussi (entrée 2 €) expose une partie
des trouvailles faites sur place. |
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Vases grecs trouvés sur place
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Nous reprenons la SS
106 / E 90 vers le nord et nous arrêtons à Rocca
Imperiale Marina pour déjeuner au bord de la mer.
Pendant le repas le ciel se couvre, la température baisse fortement
et il commence à pleuvoir ; nous repartons en direction de Métaponte. |
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Temple d'Héra |
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Vestiges des quatre
temples |
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Après
un arrêt dans une station service le long du trajet pour faire le
plein de gazole et d’eau, nous sortons de la voie rapide pour
aller aux Tavole Palatine,
annoncées à 5 km au nord de Métaponte,
pour visiter le temple d’Hera,
temple dorique du VIème siècle avant JC, dont il reste
15 des 36 colonnes. Devant l’entrée, des paysans en colère ont
installé une quarantaine de vaches qui ruminent paisiblement sur le
parking du site archéologique pour manifester leur désaccord avec
la politique agricole italienne.
Nous
allons ensuite voir les fouilles de la cité
antique, proches du bourg moderne de Métaponte,
où ont été découverts les vestiges de quatre
temples, de l’agora
et d’une sorte de théâtre, l’ekklesiasterion.
Puis nous allons au musée
archéologique en plein centre du bourg, difficile à
trouver car mal signalé, où sont présentés d’une manière
didactique et plaisante les très nombreux objets trouvés à Métaponte
et dans les environs (entrée gratuite aujourd’hui). |
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Temple d'Héra |
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Ekklesiaterion |
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Comme il commence à
se faire tard, nous allons sur le Lido
de Métaponte, la plage, où
nous nous installons pour la nuit sur un petit parking situé juste
en bord de mer (N 40,2130, E 16,4996). Distance parcourue 115 km. |
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette deuxième partie du voyage |
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LA SUITE
DU VOYAGE |
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