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Vendredi 31 août : nous partons de Montpellier
pour un voyage de trois semaines en camping-car en Italie du nord ; au programme
les grandes villes du bassin du Pô. Nous prenons l’autoroute, malgré
le prix élevé du péage (29,30 €), jusqu’à sa fin provisoire à
proximité de Gap, où nous prenons la D 942, puis la N 94, traversons
Briançon où nous nous arrêtons dans un Hyper Champion pour faire
quelques courses, et escaladons le col du Montgenèvre par lequel nous
entrons en Italie. Par la SS 24, puis la A 32, nous redescendons le col
le long de la Dora Riparia, en passant sous de nombreux tunnels.
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Bref
arrêt pour faire une photo des ruines de l’abbaye fortifiée de Sacra
de San Michele, véritable nid d’aigle perché sur un piton rocheux
difficile d’accès, puis nous arrivons à Turin. Nous traversons toute
la ville par le cours de la Reine
Marguerite, et arrivons au Camping
Villa Rey perché sur une colline, un peu
spartiate, et cher (27 € la nuit avec 10 % de réduction grâce à la
Camping Card International), mais unique camping de Turin, situé dans
les jardins de la Villa Rey, autrefois belle maison seigneuriale
aujourd’hui bien fatiguée. |
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Sacra de San Michele |
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Samedi
1 septembre :
première journée de visite de Turin.
Cette ville a la réputation, non justifiée, d’être sans intérêt
touristique, alors qu'il y a beaucoup de choses à voir. Du
camping, nous prenons le bus N° 56 dont l’arrêt, Hermada
Sud, est à environ 400 m, (fortement en contrebas,
facile à descendre, plus dur à remonter) qui nous emmène au
centre-ville en moins d’une demi-heure. Nous allons jusqu’à Piazza
Solferino, où se trouve l’office de tourisme de Turin,
pour prendre une TP (Torino + Piemonte)
Card pour deux jours à 18 € par personne (1 € de réduction
possible avec la carte FNAC, malheureusement restée à la maison !)
qui donne accès à tous les musées de la ville, aux transports
publics, et quantité d’autres choses dans la région. |
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La citadelle
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Nous
commençons par prendre un circuit d’une heure avec le TurismoBus
Torino, partant en face de l’office de tourisme
toutes les heures, ce qui nous permet d’avoir une vue
d’ensemble de la ville. Au retour, après avoir fait le tour de
ce qui reste de l’ancienne citadelle, nous allons sur la Piazza
San Carlo, dessinée en 1642-1650 par
l’architecte Carlo di Castellamonte,
et réputée être l’une des plus belles places d’Italie.
Ensuite nous prenons notre repas de midi à proximité dans une
sandwicherie bio recommandée par notre guide. |
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Piazza San Carlo
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Vue générale de Turin (avec les jardins et
le Palais Royal)
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Après
le repas, nous allons au Mole
Antonelliano, énorme coupole surmontée d’une flèche
culminant à 167 m et symbole de Turin.
Construit au XIXème siècle, et prévu à l’origine
pour être une synagogue, cet étrange édifice abrite
aujourd’hui le musée national du cinéma, très pédagogique et
bien présenté ; en particulier, la salle principale, où
sont présentés des extraits de grands films italiens, est équipée
de chaises longues très confortables dans lesquelles il est agréable
de se reposer un moment. Du haut du bâtiment, où l’on monte
avec un ascenseur, on a une vue panoramique exceptionnelle sur la
ville. |
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Façade du Palazzo Madama
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Après,
nous allons visiter les jardins royaux,
puis marchons vers la place du Palais
Royal. Sur cette place se trouvent plusieurs des
principaux monuments de la ville tels que le Palais
Royal, occupé par la famille régnante de Savoie
de 1646 à 1865, le Palazzo Madama,
bâtiment étrange avec une structure de château fort médiéval
et une façade baroque, construit à l’emplacement d’une
ancienne porte romaine, habité autrefois par Christine
de France, et l’église
San Lorenzo, chef d’œuvre baroque du XVIIème
siècle avec sa coupole à nervures croisées. |
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Coupole à nervures de l'église San Lorenzo
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Après
avoir flâné un moment dans la rue
Garibaldi, rue piétonne et commerçante très
animée, nous rentrons au camping par le bus 56, et escaladons
avec peine à pied les 400 derniers mètres. |
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Dimanche
2 septembre :
suite de la visite de Turin
-
le service de bus pour les jours « festivi » est en
application : la ligne 55 remplace les autres lignes pour
aller au centre-ville, avec une fréquence réduite (voir note à
la fin du journal). Nous allons d’abord visiter le Musée
des antiquités égyptiennes, le plus riche au
monde après celui du Caire, où
sont exposés les objets rapportés d’Égypte
par les archéologues italiens Drovetti
(début XIXème siècle), Schiaparelli
et Farina (début XXème).
Les collections du rez-de-chaussée et du sous-sol sont
remarquablement bien mises en valeur, tandis que celles du premier
étage sont présentées dans un aimable désordre. En
particulier, la reconstitution de la tombe de l’architecte Kha
et de son épouse Merit vaut
à elle seule la visite par la richesse des objets découverts et
leur état de conservation. |
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Statue égyptienne
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Façade du Palais Carignan
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Après
avoir pris le repas de midi dans une pizzeria voisine, nous sommes
allés visiter le Palais Carignan
situé juste à côté ; ses façades, baroque blanche d’un
côté et de brique rouge avec une entrée de plan elliptique de
l’autre, lui donnent un aspect assez surprenant. Ensuite, nous
traversons la Galerie de l’Industrie
Subalpine, élégant passage couvert en fer et
verre typique du style « art nouveau » réalisé par Pietro
Carrera en 1873, pour arriver sur la Piazza
Castello, centre de la ville de Turin. |
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Galerie de l'Industrie Subalpine
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Antique pharmacie
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Nous allons dans la
partie la plus ancienne de la ville, la Contrada
dei Gardinfanti, où on rencontre des
boutiques originales, et dont la structure des rues est restée
fidèle au plan romain de l’antique Augusta
Taurinorum.
Nous faisons
l’impasse sur le musée du « Saint
Suaire » où se trouve l’une des plus
belles impostures de tous les temps (un linge dit avoir enveloppé
le corps du Christ
après sa mort, et ayant gardé son image, mais daté du Moyen Âge au
carbone 14 par plusieurs laboratoires indépendants !), et allons à
l’église de la
Consolata, édifice baroque flamboyant tout à fait
étonnant. |
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Buffet d'orgues de l'église de la Consolata
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Porte Palatine
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Nous
passons ensuite par la Porte Palatine,
porte bien conservée des remparts romains, faisons un bref arrêt
au Duomo – la cathédrale
St Jean Baptiste – où il n’y a rien à voir,
puis arrivons au Palais Royal,
où nous voyons partir la visite guidée de 15h30 ; la
suivante étant à 17h, nous ne visitons pas l’intérieur du
palais.
Nous
nous dirigeons ensuite vers la place Vittorio
Veneto, immense place rectangulaire bordée par le Pô
sur l’un de ses petits côtés puis allons faire une promenade
au bord du fleuve. |
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Place Vittorio-Veneto
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Le Pô à Turin
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Après
l’avoir traversé par le pont Victor-Emmanuel
II, nous allons voir l’église ronde Gran
Madre de Dio inspirée du Panthéon
de Rome, puis rentrons fourbus au camping où une bonne
douche nous revigore. |
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Pont Victor-Emmanuel II et église Madre de
Dio
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Lundi
3 septembre :
nous prenons l’autoroute A 4 pour Milan,
capitale de la Lombardie,
capitale économique de l’Italie
et capitale mondiale de la mode. Tout le long du trajet, deux
heures environ, on assiste à une véritable frénésie de
construction d’infrastructures : élargissement de
l’autoroute, nouveaux ponts, et surtout nouvelle ligne de chemin
de fer à grande vitesse Turin-Milan-Bologne.
Nous allons nous installer au camping Città
di Milano (21 € la nuit avec la réduction
Camping Card International),
unique camping de Milan situé
à l’ouest de la ville, un peu à l’extérieur, confortable et
très bien aménagé avec tous les services nécessaires (4 *).
Son adresse postale est via Gaetano
Airaghi, mais on y accède en réalité par la via
Vittorio de Sica, au carrefour des deux rues. |
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Intérieur de la Scala
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Après avoir pris
notre repas de midi au camping, nous prenons le bus à l’arrêt
Madonna Providenza, situé à environ 300 m du camping, où deux lignes,
la 64 et la 72, un bus toutes les 12 mn, conduisent à la ligne 1 du métro,
qui permet d'aller directement au centre ville, station Duomo (durée du trajet
environ ¾ d’heure, 1 € par personne). On peut aussi prendre la 423,
dont l’arrêt est plus proche, mais la fréquence d’un bus par heure
en heure creuse n’est pas pratique.
Nous faisons d’abord un bref passage à l’office du tourisme situé sur la place
du Duomo pour compléter les informations dont nous
disposons, puis partons faire un grand tour de la place, et
prenons ensuite une rue adjacente pour aller visiter le musée de la
Scala qui présente de nombreux souvenirs rappelant les artistes, compositeurs, musiciens et chanteurs
qui se sont produits dans ce très célèbre théâtre. On accède aussi
à une loge qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur la salle et la
scène, où se tenait, au moment de notre visite, une répétition du
ballet Casse-Noisette de Tchaïkovski. |
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Galerie Victor-Emmanuel II
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Ensuite,
nous traversons la Galerie Victor-Emmanuel
II, ouverte en 1877, qui
forme une immense croix dont la voûte de verre et d’acier culmine à
50 m de haut et abrite de nombreux magasins de luxe.
Nous
finissons notre après-midi par une visite de l’intérieur du Duomo,
la troisième plus grande église catholique d’Europe, majestueux édifice
gothique flamboyant construit à partir du début
du XVème siècle jusqu’au XVIème, dont la façade n’a été terminée
que sous Napoléon Ier et les portails en 1950. La façade, en restauration,
est en partie cachée. Comme il se fait tard, nous décidons de reporter
la visite du toit au lendemain.
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Façade du Duomo
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Et
nous rentrons, avec un métro aussi bondé qu’à Paris en heure de
pointe, et par la ligne 72 plus directe que la 64, faisons quelques courses
au supermarché COOP situé à côté de l’arrêt du bus près du
camping et retournons à notre camping-car. |
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Sur le toit du Duomo
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Mardi
4 septembre :
suite de la visite de Milan -
nous retournons au Duomo
pour visiter les terrasses (6 € par personne en montant avec
l’ascenseur). Il fait très beau aujourd’hui avec un bon vent
du nord plutôt frais qui dégage bien toute nébulosité ;
la vue du haut du toit est splendide, jusqu’aux Alpes
enneigées, et la promenade parmi les pinacles, les arcs-boutants,
les statues et les gargouilles est inoubliable, à ne manquer sous
aucun prétexte.
Ensuite,
nous faisons le tour de la place, prenons la via
Dante en direction du château
Sforza. Cette grande avenue piétonne est très
animée, avec de nombreuses boutiques et restaurants. Nous prenons
notre repas de midi dans une pizzeria de l’avenue. |
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Vue du toit du Duomo
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Entrée du château Sforza
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Après
le repas, nous allons visiter le Castello
Sforzesco, château fort construit par la famille
Visconti, première famille ducale, à partir de 1450,
et habité ensuite par la seconde famille ducale, les Sforza.
Aujourd’hui, une dizaine de musées se répartit dans diverses
allées de la forteresse (3 € par personne pour l’ensemble des
musées). Nous visitons le musée d’art antique dont
certaines salles sont décorées par des fresques de Léonard
de Vinci, la pinacothèque (mais les grands tableaux de
Canaletto ont été prêtés
pour une exposition) et le musée des instruments de musique, très
intéressant. |
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Cour intérieure du château Sforza
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Basilique Saint Ambroise
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Après
un bref tour dans le parc derrière le château, nous repartons
pour aller visiter la basilique Saint
Ambroise, saint patron de Milan,
mais elle est fermée pour restauration.
Nous
flânons ensuite un moment dans le quartier des boutiques, via
Correnti et via Torino, puis
retournons à la
station Duomo, pour
prendre le métro, puis le bus, et rentrer au camping.
Et
pendant que nous prenions notre repas devant notre camping-car, un petit
troupeau de chèvres et boucs appartenant au camping a fait un passage dans notre quartier,
jouant le rôle de la tondeuse à gazon.
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Chèvres et boucs au camping
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Bibliothèque de la Pinacothèque
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Mercredi
5 septembre :
suite de la visite de Milan - nous allons directement à la
Pinacothèque
dans le Palazzo di Brera, siège de l’académie des beaux-arts inaugurée
par Napoléon Ier en 1809. Une imposante statue de
l’empereur, en tenue d’Adam, trône au milieu de la cour d’honneur
du XVIIème siècle. Une splendide bibliothèque, fermée au public, est
visible depuis le grand couloir. Dans ce musée sont exposées des œuvres
des écoles vénitiennes et lombardes,
en particulier de Mantegna, Raphaël,
Bellini, Véronèse,
Piero della Francesca, Hayez et bien d’autres ; deux salles sont aussi réservées
au legs de la famille Jesi, avec des
Modigliani, Picasso et
Braque et
autres peintres modernes moins connus. |
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Fresque de la forge de Vulcain
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Villa Reale
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Après
la visite, nous flânons un moment dans le quartier et allons manger
dans l’une des nombreuses pizzeria de la via
Brera. Puis nous allons au
grand jardin public que nous traversons pour aller à la Villa Reale.
Cette
villa est l’un des plus beaux édifices de la ville ; construite
de 1786 à 1790, elle fut le résidence occasionnelle de Napoléon Ier durant ses années
de règne sur l’Italie de 1805 à 1815. Elle abrite le
Museo
dell’Ottocento, consacré aux peintres du XIXème siècle et du début
du XXème ; il y a surtout des œuvres de peintres et sculpteurs
italiens inconnus mais aussi des œuvres d’artistes célèbres comme Sisley,
Manet, Gauguin,
Cézanne, Boudin,
Corot et Canova.
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Grande salle d'apparat de la Villa Reale
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Ensuite,
nous prenons la via Venezia, la plus belle avenue de
Milan avec ses
nombreux palais des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles et allons à
la station de métro pour finalement rentrer au camping, bien fatigués
après de nombreux km de marche.
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Via Venezia
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Jeudi
6 septembre :
nous partons de Milan en
direction de Bergame, et la
journée commence mal ; nous avons pris la mauvaise décision
de partir par la route provinciale P 11 et non par l’autoroute,
et mettons plus d’une heure et demie pour faire 20 km et sortir
de la ville alors que le camping est proche de l’autoroute. Il
nous faut à nouveau plus d’une heure pour parcourir les 40 km
qui nous séparent de Bergame,
et enfin plus d’une demi-heure pour trouver l’aire de
stationnement et de services que nous cherchons, via
Corridoni, qui n'est indiquée nulle part (il y a
cinq aires répertoriées à Bergame
et pas de camping). Nous la trouvons enfin, à l’extérieur
du boulevard circulaire, sur la via
Corridoni, juste à la limite entre Bergame
et
Torre Boldona. |
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Vue sur la ville haute de Bergame
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Nous
prenons notre repas de midi (il est 13h30 !) dans le
camping-car puis prenons le bus (1 € par personne) juste en face
de l’aire, qui nous emmène à Porta
Nuova en plein centre de la ville basse d'où l'on
a une belle vue sur la ville haute. Nous marchons un peu et allons
prendre le bus 1A pour y monter jusqu'à la Citadelle,
son terminus. |
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Citadelle
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Nous entrons dans la
ville haute par la porte de la
Citadelle, traversons la place
Mascheroni et déambulons dans la rue
Colleoni jusqu’à la magnifique Piazza
Vecchia, cœur historique de la ville haute.
Cette
place est fermée d’un côté par le Palazzo
della Ragione du XIIème siècle, le
plus ancien hôtel de ville d’Italie,
entièrement reconstruit par les vénitiens au XVIème
siècle. |
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Piazza Vecchia et Palazzo della Ragione
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Palazzo Scamozziano
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En
face s’élève l’élégant Palazzo
Scamozziano, du XVIème siècle, qui
abrite la bibliothèque municipale. En passant sous les arcades du
Palazzo della Ragione,
on accède à la Piazza Duomo,
où se trouvent la cathédrale et le baptistère octogonal du XIVème
siècle, fermés pour cause de travaux, la Capella
Colleoni et l’église de Santa
Maria Maggiore.
Santa
Maria Maggiore est une vaste basilique du XIIème
siècle, qui allie les styles roman, renaissance et baroque. La
richesse de sa décoration surprend : peintures, fresques,
tableaux, dorures à foison et des tapisseries florentines
illustrant la vie de la Vierge.
Elle abrite le tombeau du compositeur Gaetano
Donizetti. |
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Intérieur de Santa Maria Maggiore
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Façade de la Capella Colleoni
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La
Capella Colleoni est encastrée dans la basilique, à l’extérieur. Sa
façade en marbre polychrome est ornée de colonnettes et de sculptures
évoquant la Bible ; l’intérieur est décoré de fresques de
Tiepolo. Elle a été réalisée de 1470 à 1476 par l’architecte
Amadeo pour servir de mausolée au condottiere Bartolomeo
Colleoni, et
abrite son tombeau et celui de sa fille Médéa.
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Petite place avec fontaine
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Nous
continuons notre promenade dans les rues de la ville haute et sur les
remparts d’où l’on à une vue splendide sur le ville basse et les Alpes. Nous redescendons ensuite par la
via San Alessandro (saint patron
de la ville) et les rues commerçantes de la ville basse, et rejoignons
en bus notre camping-car. |
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Vue depuis les remparts
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Vendredi
7 septembre :
après une nuit tranquille, nous reprenons l’autoroute A
4 en direction de l’est, prochaine étape Vérone,
la ville de Roméo et Juliette,
à 120 km ; nous évitons Brescia,
grosse ville industrielle sans intérêt. L’autoroute est très chargée, avec un
véritable mur de
camions sur la voie de droite.
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Nous
arrivons à Vérone, ville
inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, construite dans un méandre
de l’Adige ;
comme nous prévoyons d’y passer deux nuits, nous allons au camping
Castel San Pietro, situé à côté du château du XIXème
siècle qui domine la ville ; du camping la vue sur la ville
est panoramique. Ce camping, pas facile à trouver, est très
minimaliste, avec des services réduits (pas de vidange des eaux
grises, eau propre difficile d’accès, pas d’électricité),
juste une dizaine de très petites places pour camping-car, et
cher à 25,5 € la nuit (ils font payer la vue probablement
!). |
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Vue générale de Vérone
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La montée d'escaliers vers le camping
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Après
avoir pris notre repas de midi dans le camping-car, nous allons
commencer nos visites. On accède à la ville par une descente
d’escaliers un peu raide en dix mn environ, avec l’arrivée au bord
de l’Adige, au Ponte Pietra, pont romain reconstruit au Moyen Age et
à nouveau reconstruit à l’identique en 1959 après les destructions
de la seconde guerre mondiale. |
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Ponte Pietra
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Le balcon de Juliette
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Nous
suivons l’Adige jusqu’au Ponte
Nuovo, puis, par des petites rues
moyenâgeuses, nous allons voir la « Maison de Juliette »,
maison ayant appartenu à la famille Capulet, où rien ne permet
d’affirmer que Juliette, si elle a vraiment existé, a réellement vécu là
;
mais le fameux balcon est bien là, et la foule des touristes du Monde
entier aussi, ainsi que des milliers de messages (collés avec des
chewing-gums) d’amoureux de tous pays.
Juste
à côté, la Piazza delle Erbe, avec son marché permanent, la plus
belle place de Vérone, est une vraie merveille, avec ses nombreux bâtiments
médiévaux. |
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Piazza delle Erbe
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Nous
allons maintenant vers les arènes, fermées à la visite car un concert
pop y est prévu pour le soir. En face, à côté de l’office du
tourisme, nous prenons une « Verona Card »
qui, pour 12 €
par personne pour trois jours, nous donne l’accès à tous les musées
et les transports publics de la ville.
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Entrée du Castelvecchio - pont-levis
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Nous
allons visiter le Castelvecchio, château fort du
XIVème siècle
construit entièrement en briques par la famille Scaliger qui régnait
sur Vérone à cette époque, détruit lors de la deuxième guerre
mondiale et reconstruit à l’identique
dans les années 60. Il abrite un musée avec des peintures
du XIIème au XVIIIème siècle, essentiellement religieuses, des
grands peintres italiens tels que Tiepolo,
Mantegna, Pisanello,
Bellini, Caroto,
Carpaccio, Tintoret,
Titien et de peintres hollandais comme
Rubens. |
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Retable du XIVème siècle
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Puis
nous prenons un bus pour aller faire quelques courses à un supermarché
Migross, et rentrons au camping, en montant avec peine les escaliers qui
y conduisent, et admirons un magnifique coucher de soleil sur la ville.
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Façade du Duomo
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Samedi
8 septembre :
suite de la visite de Vérone, nous
descendons vers la vieille ville et commençons nos visites par le Duomo, la
cathédrale, construit sur des fondations paléochrétiennes
et consacré en 1187. A l’extérieur, on peut admirer la façade de
1138 à double portique en marbre blanc et rose de Nicolo et le portail
orné de sculptures. A l’intérieur, les deux buffets d’orgues ciselés
et plaqués or, les deux maître-autels avec un déambulatoire
semi-circulaire et le retable de l’Assomption de Titien. |
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Intérieur du Duomo - l'un des deux buffets
d'orgues
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Vue sur le Castelvecchio et le pont Scaliger
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Ensuite,
nous suivons l’Adige en direction des arènes romaines. Sur le trajet,
nous pouvons admirer la vue sur le Castelvecchio et le
pont Scaliger.
Arrivés aux arènes, nous entrons pour visiter ; et là, grosse déception,
on ne voit quasiment rien car tout est recouvert par des fauteuils métalliques
de mauvais goût, et une grande scène moche barre toute la vue. Nul !
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Intérieur des arènes
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Basilique Saint Zenon
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Après
avoir mangé une pizza sur la place des arènes, nous repartons, à
nouveau sur le bord de l’Adige, vers la
basilique Saint Zénon,
admirable édifice roman du Xème siècle construit sur le site d’une
basilique paléo- chrétienne qui abritait la tombe de Saint
Zénon, évêque
de Vérone de 362 à 380. Partiellement détruite par
un tremblement de
terre en 1117, elle a été reconstruite en 1132. Le double portique a été conçu par
Nicolo.
A l’intérieur, une porte recouverte de bronze, avec des sculptures
représentant des scènes bibliques, date des XI et XIIèmes siècles.
De nombreuses fresques couvrent les murs et une statue de Saint Zénon -
saint patron de Vérone - du XIIIème siècle est très aimée des
Véronais.
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Statue de Saint-Zenon
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La tombe de Juliette
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Un
bonne marche à pied nous conduit au musée construit autour de ce qui
est réputé être la tombe (vide) de Juliette, où de nombreuses
fresques de grands maîtres locaux sont conservées.
En
suivant l’Adige, nous arrivons à l’église San Fermo, église du
XIVème siècle qui abrite de nombreuses fresques et un
plafond en forme de coque de navire exceptionnel, ainsi que la chapelle
Alighieri où reposent les descendants du grand poète Dante.
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Plafond de l'église San Fermo
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Statue de Dante sur la Piazza dei Signori
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Encore
un peu de marche et nous arrivons à la Piazza delle Erbe, où nous
faisons un peu de shopping dans les boutiques du quartier, puis allons
sur la Piazza dei Signori contiguë, centre administratif de la ville au
Moyen Âge ; cette place est entourée de palais aussi
aristocratiques les uns que les autres, et comporte une statue de Dante
en son milieu. Juste à côté, on trouve le mausolée de la famille
Scaliger.
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Tombe Scaliger
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Vue sur le Castel San Pietro
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Dernier
monument de la journée à une centaine de mètres, l’église Sainte
Anastasie édifiée à partir du XIVème siècle et jusqu’au
XVIème,
est un bon exemple du gothique italien. C’est la plus vaste église de Vérone, pourtant bien pourvue, mais nous n’avons pu en voir qu’une
partie pour cause de restauration.
Après
avoir admiré la vue du Castel San Pietro
sur la colline, nous traversons l’Adige et remontons avec peine jusqu’au camping, où
une bonne douche nous rend un peu de tonus !
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Dimanche
9 septembre :
un groupe de fêtards s’est arrêté au milieu de la nuit devant
le camping et a fait un maximum de bruit pendant une bonne heure.
Le matin, nous repartons par l’autoroute en direction de Vicenza
que nous atteignons moins d’une heure plus tard. Nous nous
installons sur la zone aménagée pour les camping-cars sur le
parking du stade (7,7 € pour 24 h, incluant le billet
aller-retour en bus pour le centre-ville), bruyant car situé
juste à côté de la voie ferrée.
En
arrivant au centre ville, nous commençons nos visites. Vicenza
est la ville où Andrea Palladio,
grand architecte du XVIème siècle, a passé l’essentiel de sa
vie. Il a construit de très nombreux palais dans la ville et ses
environs, et a été abondamment copié en Europe
et aux États-Unis ; son
style, novateur à l’époque, inspire encore les architectes
d’aujourd’hui.
Nous
passons à l’office du torisme de Vicenza
et prenons la « Vicenza Card »,
5 € par personne, tarif senior, qui donne accès à la plupart
des musées de la ville à des tarifs avantageux. |
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Décor du Théâtre Olympique
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La
première œuvre d'Andrea Palladio
que nous visitons, et son œuvre ultime terminée
par son disciple Vincenzo Scamozzi,
est le Théâtre Olympique,
une sorte de combinaison du théâtre antique gréco-romain
ouvert, et du théâtre de la Renaissance couvert. Le résultat
est époustouflant ; le décor permanent est une vue
imaginaire de la ville grecque de Thèbes
dont la perspective forcée des rues et des palais crée une
sensation d’infini. Vraiment extraordinaire et vaut à lui seul
le voyage !
A
côté, le Palazzo Chierichiati
est l’une des œuvres les plus achevées du maître, en
particulier sa façade. |
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Palazzo Chierichiati
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Palais palladiens dans Contra Porti
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Nous
allons ensuite voir le palais Leoni
Montanari, lui aussi de Palladio,
fastueux palais baroque avec d’innombrables fresques et stucs
qui abrite des collections de peinture d’artistes vénitiens, et
une fabuleuse collection d’icônes russes.
Une
pizza dans une petite rue à proximité fait la coupure, puis nous
continuons nos visites. Nous remontons le Corso
Andrea Palladio, admirons les nombreux palais qui
le bordent, faisons une diversion dans le Contra
Porti, bordé des deux côtés de palais en
majorité signés Palladio,
continuons dans le Corso
Palladio jusqu’au Torrione
de Porta Castello, ancienne porte de la ville. |
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Torrione de Porta Castello
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Basilique
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Nous
revenons par la Piazza Duomo, où s’élève la cathédrale, sans intérêt,
puis arrivons à Piazza dei Signori, autrefois centre administratif de
la ville, où s’élève la Loggia du
Capitanat, et surtout la Basilique, grande halle à l’antique avec de nombreux commerces,
de
Palladio bien sûr, actuellement en restauration.
Un
peu plus loin, dans une rue étroite, on voit la Casa
Pigafetta,
construite par le Cavaliere Pigafetta, un des rares compagnons de
Magellan à être rentré chez lui en 1552 après le premier voyage
autour du Monde, dont la façade est ornée de sculptures assez
surprenantes.
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Fenêtre sculptée de la Casa Pigafetta
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Et,
après un arrêt prolongé dans un sympathique café, nous rentrons bien
fatigués vers notre camping-car.
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Lundi
10 septembre :
après une nuit calme et un réveil matinal dû au passage des
trains, nous reprenons notre route vers l’est, toujours par
l’autoroute, jusqu’à Padoue
que nous atteignons au bout d’une heure. Nous nous installons
sur l’aire aménagée pour les camping-cars du Prato
della Valle (6 € pour 24 h, non découpable), très proche du
centre ville et à côté de l'immense place de Prato
della Valle, aménagée dans un style faux romain
inspiré du Canope de
la Villa Hadriana près
de Rome. Nous ne prenons pas
la Padova Card (14 €) car la
majorité des musées est fermée le lundi, et donc la carte ne
serait pas intéressante. |
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Prato della Valle
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Fresque
dans le Baptistère : Annonciation
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Notre
première visite est pour le Duomo,
sans
intérêt. Mais juste à côté se trouve une véritable
merveille, le Baptistère de la
Cathédrale (entrée 2,5 €), dont l’intérieur
est entièrement couvert de fresques de Giusto
de Menabuoi, un élève de Giotto
qui ici égale véritablement son maître.
Nous
allons ensuite Piazza dei Signori,
jolie place vénitienne que le lion de
Saint Marc domine du haut d’une colonne romaine.
Sur l’un des côté on voit l’horloge
la plus ancienne d’Italie,
sur le bâtiment du Capitanat,
aujourd’hui bâtiment de l’Université. |
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Horloge du Capitanat
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Piazza delle Frutta
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Juste
à côté, la Piazza delle Frutta
et la Piazza delle Erbe,
séparées par le Palazzo della
Ragione, l’ancien palais
de justice du XIIIème siècle décoré
de fresques d’élèves de Giotto,
sont occupées par le marché tous les matins. Puis nous allons
sur la Piazza Cavour,
en travaux, prendre notre repas de midi chez Brek, unité locale
d'une chaîne de restaurants libre service. |
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Palazzo della Raggione
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Après
le repas, nous tentons notre chance pour aller visiter la Capella
degli Scrovegni, ouverte le lundi mais supposée
visitable seulement après des démarches complexes dont une réservation
la veille. Coup de chance, nous pouvons la visiter sans réservation
et pour 8 € par personne (au lieu de 12 €) car nous arrivons
entre 12h et 13h30. Construite par Enrico
Scrovegni pour expier les péchés de son père,
usurier et fripouille notoire pensionnaire de l’enfer selon Dante
dans sa Divine Comédie, cette
chapelle aux murs entièrement décorés de fresques peintes par Giotto
de 1303 à 1305, avec des scènes de la vie de la Vierge
et de la vie du Christ, est
une vraie merveille, encore plus belles que celles du baptistère
de la cathédrale. La visite ne dure que 15 mn pour
ne pas trop abîmer les fresques, mais ce sont 15 mn de bonheur
absolu, même pour des mécréants (mais pas de photo pour en
faire profiter le lecteur de cette page !). |
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Façade de la basilique Saint Antoine
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Nous
allons ensuite visiter la basilique
Saint Antoine, où se trouve le tombeau du saint
qui a fait la célébrité de la ville, construite au XIIIème
siècle. L’édifice est plein de pèlerins, polonais en
majorité mais aussi d’autres pays. C’est un chef d’œuvre
de kitsch clinquant à souhait, avec du marbre blanc et du rose
partout, des dorures à foison du plus mauvais goût et des
sculptures tape à l’œil ; dommage qu’il soit interdit
de photographier l’intérieur car c’est très drôle ; un
joli cloître la jouxte. Tout autour, des dizaines de boutiques
vendent des quantités de bondieuseries toutes aussi laides les
unes que les autres. |
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Cloître de la basilique Saint Antoine
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Repos au camping de Fusina
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Et
nous retournons à notre camping-car et repartons vers l’est. A
la sortie de la ville, nous faisons quelques courses dans un
hypermarché Auchan sur le passage, puis prenons l’autoroute
vers Venise. Nous allons nous
installer au camping de Fusina,
au bord de la lagune juste en face de Venise,
avec une vue magnifique sur la ville ; le camping est bien
plein et cher (30 € par nuit - tout à Venise
est 30 à 40 % plus cher qu’ailleurs en Italie),
très bien équipé avec tous les services nécessaires, et bien
placé, mais un peu bruyant car situé dans l’axe de la piste de
décollage de l’aéroport, au bord du chenal emprunté par les
gros bateaux de fret qui vont accoster à la zone portuaire de Marghera,
et équipé d’une discothèque |
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Mardi 11 septembre : à mi-parcours, c’est une journée de repos au camping
de Fusina, passée à profiter du soleil et de la vue enchanteresse sur Venise
et sa lagune, et à faire aussi un peu de lessive. |
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Vue sur Venise depuis le camping
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Mercredi 12 septembre : premier jour de visite de Venise. Nous prenons au camping un passe
à 20 € par personne qui autorise autant de trajets par bateau
entre Fusina et Venise
que ce qu’on souhaite pendant
trois jours, et allons prendre le bateau à l’embarcadère à
200 m du camping (un toutes les heures) qui nous emmène en 20 mn
à l’arrêt de Zaterre, à côté du Musée de l’Académie
et proche de la place Saint Marc.
Par des petites rues très pittoresques, nous allons
d’abord à l’office du tourisme, situé juste à côté de la place
Saint Marc, où on nous informe des très nombreuses formules de
forfaits divers et variés qui existent, tant pour les musées que
pour les transports publics. |
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Sur le trajet : le Grand Canal du haut du
pont de l'Académie
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Sur le quai
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Ensuite, nous traversons cette place, tellement bondée de
touristes de tous pays et envahie par des milliers de pigeons que
ça en est oppressant (nous la visiterons plus tard) et suivons le
quai pour aller au Museo Storico
Navale un peu plus loin, installé dans un édifice
du XVème siècle juste à côté de l’ancien
arsenal. Ce musée (2,5 € par pers) est le plus grand de son genre en Italie ;
il présente sur deux étages des expositions concernant les
personnages et matériels de la République
de Venise et aussi de la marine militaire italienne. Un
autre étage présente des plans de l’arsenal, des cartes et des
portulans utilisés autrefois par les marins vénitiens. |
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Bateau d'apparat
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Façade du Palais des Doges
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Après avoir pris notre repas de midi sur le quai à côté,
nous allons visiter le Palais des
Doges (billet combiné pour 12 € par personne).
Cet immense bâtiment abritait les bureaux de l’administration
du Doge et de ses conseillers,
ses appartements familiaux, les salles d’apparat où il recevait
les ambassadeurs étrangers, et les nombreuses salles où était
rendue la justice, ainsi qu’un complexe de prisons qui est un véritable
labyrinthe. L’édifice d’origine date du IXème siècle,
et la façade date du XIVème siècle. Les salles sont
décorées par de nombreux tableaux de grands maîtres vénitiens,
en particulier de Véronèse, Tintoret,
Tiepolo et Bassano ;
on voit dans la salle du Grand Conseil
une immense toile, la plus grande du monde, signée Tintoret
représentant le Paradis. |
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Cour intérieure du Palais des Doges
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Façade de la cathédrale Saint Marc |
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De là, nous allons juste à côté visiter la cathédrale
Saint Marc. Après avoir fait la queue une bonne
vingtaine de minutes, nous entrons dans l’édifice, construit au
XIIIème siècle. Il est couvert de magnifique mosaïques
dorées, dans le style byzantin, mais la luminosité étant
faible, elles sont mal mises en valeur ce qui déçoit un peu. La
façade, très ouvragée, témoigne des liens et des affinités
artistiques entre Venise
et Constantinople. |
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Mosaïque de l'entrée de la cathédrale
Saint-Marc
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Petit canal dans le quartier des Mercerie
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Ensuite, nous faisons un tour de la Place
Saint Marc, toujours bondée ; elle était le
centre historique de Venise, et une véritable mise en scène de la puissance vénitienne.
Nous repartons à travers les petites rues du quartier
des Mercerie, autrefois quartier des boutiquiers,
aujourd’hui royaume des magasins de luxe où toutes les grandes
marques sont représentées, pour aller jusqu’au pont
du Rialto sur le Grand
Canal, cœur marchand de Venise, puis rejoignons l’embarcadère par les petites rues, et le camping, fourbus d’avoir beaucoup marché, mais contents de
notre journée. |
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Pont du Rialto
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Tombes d'Igor et Vera Stavinsky
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Jeudi
13 septembre :
deuxième jour de visite
;
nous partons du camping vers Zaterre.
Là, nous prenons un billet permettant des trajets illimités par
bateau pendant 12 h (13 € par personne) et prenons un autre
bateau de la ligne circulaire 51 pour l’île
de Murano. Nous faisons un bref arrêt au cimetière
San Michele, très fleuri et agréable où nous
allons voir les tombes de Serge de
Diaghilev, le grand chorégraphe russe, d’Igor
Stravinsky, compositeur russe, et de son épouse Vera,
tous ayant fini leurs jours à Venise.
Puis nous prenons un autre bateau pour Murano.
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Arrivée à Murano
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Canal principal dans l'île de Murano
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Avec
ses maisons très colorées, Murano est
la plus grande et la plus douces des petites îles de la lagune.
Elle est surtout célèbre pour le travail du verre qui s’y fait
depuis près d’un millénaire. Nous flânons un moment le long
du canal qui traverse l’île et dans les ruelles adjacentes, une
agréable promenade, puis allons visiter l’église San
Pietro Martire ; cette église, reconstruite
à la Renaissance après un incendie, abrite quelques chefs d’œuvre
de Bellini, Tintoret
et Véronèse.
Après
nous allons visiter le musée du verre (prix compris dans notre
billet pour le Palais des Doges),
qui présente une intéressante collection de verres anciens,
depuis le Ier siècle, jusqu’à aujourd’hui. |
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Tableau de Véronèse dans l'église San Pietro Martire
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Nous
allons ensuite dans un restaurant déguster la grande spécialité
culinaire vénitienne, les spaghetti con vongole (petites
palourdes appelées tellines dans notre région) puis visitons une
fabrique d’objets en verre soufflé, visite intéressante mais
peu compréhensible car aucune explication n’est donnée. Nous
faisons quelques achats de ce type d’objet comme souvenirs
(c’est assez cher) et reprenons le bateau par la ligne directe
qui nous ramène près du Palais des
Doges. |
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Grand Canal
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De
là, nous repartons à pied en direction du Grand
Canal, et reprenons un autre bateau, bondé, qui
fait l’omnibus. Ceci nous permet d’admirer les très nombreux
palais construits le long de cette voie. Nous descendons à
proximité de l’ancien Ghetto
(c’est le nom de cet ancien quartier de fonderies, « i
guetti », qui a donné le nom commun de ghetto), très
intéressant à visiter avec ses maisons toutes en hauteur, les
nombreux juifs de la ville étant autrefois confinés dans un
espace réduit, et ses cinq synagogues.
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Dans le Ghetto
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Puis
nous reprenons un autre bateau qui nous emmène à Zaterre,
d’où nous embarquons à nouveau pour rentrer au camping.
Vendredi
14 septembre :
troisième jour de visite
; nous repartons avec le bateau, et en arrivant en ville, nous
allons visiter le musée Correr,
situé sur la place Saint Marc (prix
d’entrée inclus dans celui du Palais
des Doges). Dans ce musée, legs d’une collection
privée qui propose un parcours très complet à travers l’art
et l’histoire de Venise,
sont présentés des sculptures de Canova,
des tableaux des grands maîtres vénitiens comme Carpaccio,
Tintoret et Véronèse,
ainsi que des globes terrestres du XVème siècle, des plans de Venise
de la même époque et de nombreux tableaux et documents présentant
la vie et le fonctionnement de la république vénitienne à sa
grande période.
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Une ambulance part en mission
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Ensuite,
nous mangeons une pizza sur le quai du Canal
San Marco, puis repartons flâner dans les petites
rues très pittoresques et le long des petits canaux, jusqu’au
nord de la ville, près de l’hôpital
général. Là nous voyons le SAMU
local partir en intervention en bateau, et les urgences
recevoir les clients par le même moyen. Et, organisation
italienne oblige, le cimetière se trouve juste en face, sur une
autre île. L’entrée de l’hôpital est une ancienne église
avec une magnifique façade.
A
côté, on trouve l’église San
Zanipolo, construite du XIIIème au XVème
siècle et inachevée, avec ses murs en brique rouge plutôt austères. |
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Façade de l'entrée de l'hôpital
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Loggia
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Nous
reprenons nos flâneries, toujours par les petites rues, en
admirant les nombreux palais, jusqu’au pont de l’Académie
sur le Grand Canal.
Nous allons visiter le Musée de l’Académie
(6,5 € par personne), où tous les grands maîtres vénitiens
tels que Tiepolo, Bassano,
Tintoret, Véronèse,
Carpaccio, Bellini,
Guardi, Bellotto
et Canaletto (pas suffisamment
pour ce dernier que nous aimons beaucoup !) sont très
largement représentés, ainsi que de nombreux petits maîtres
moins prestigieux.
Et
l’heure ayant bien avancé, nous reprenons le bateau pour
rentrer au camping.
Samedi
15 septembre :
nous partons vers le sud par la S 309. A quelques km, arrêt dans
un hypermarché iperLANDO pour acheter à manger pour quelques
jours. Toujours par la même route, nous arrivons à l’abbaye
de Pomposa. Après avoir pris notre repas de midi
dans le camping-car sur le grand parking visiteurs, nous allons
visiter l’abbaye. |
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Façade de l'abbaye
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Située
au milieu de nulle part, Pomposa
est l’une des plus belles abbayes du nord de l’Italie
(entrée 5 € par personne). Fondée au VIème siècle,
le splendide porche de l’abbatiale est orné de sculptures
d’animaux fantastiques du XIème siècle et le
campanile est d’une grande élégance. L’intérieur est
couvert de magnifiques fresques XIVème siècle représentant
des scènes de l’Ancien et
du Nouveau Testament. Dans
l’abside on voit un Christ
en majesté et au-dessus de l’entrée, un Jugement
Dernier. Les autres bâtiments conventuels (réfectoire,
dortoir, salle capitulaire) sont eux aussi couverts de fresques,
mais en moins bon état. |
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Détail d'une rosace en pierre taillée
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Par
la P 68 puis la P 15, nous traversons une partie du vaste delta du
Pô, et nous arrivons à Ferrare,
capitale de la province du même nom, où nous nous installons sur
l’aire aménagée pour les camping-cars (avec une borne de
services payante - 2 €), sur le grand parking situé à
l’angle des Via Darsena
et Via Isonzo, à 10 mn
de marche du centre historique (classé au patrimoine mondial de
l’UNESCO) de la ville, entièrement piétonnier (et
cycliste). |
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Via delle Volte
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Nous
commençons notre visite par la Via
delle Volte, la plus ancienne rue de Ferrare,
avec ses nombreuses voûtes des XIII et XIVème siècles
faisant communiquer entre eux par dessus les deux côtés de la
rue. Ensuite, nous parcourons le ghetto où ont été parqués
plus de 2000 juifs quand la famille d’Este
régnait sur la ville. Et nous arrivons sur la place du Duomo,
la cathédrale commencée
au XIIème siècle et achevée au XVIème.
Son admirable portail est orné de sculptures représentant le Jugement
Dernier. Son campanile, très fin, est dans le plus
pur style Renaissance. L’intérieur, sans grand intérêt, est
assez lourd, mais l’acoustique y est remarquable :
l’organiste répétait pendant notre visite, quelques œuvres de
JS.Bach que nous avons beaucoup appréciées. |
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Façade du Duomo
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Boutiques le long du Duomo
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Le
long de l'un des côtés du Duomo
s'aligne toute une rangée de boutiques qui montre que tous les
marchands n'ont pas été chassés du Temple
!
En
face se trouve le Palazzo Communale,
la mairie, reconstruit au XIXème siècle dans le style
médiéval. Les rues autour, très commerçantes avec beaucoup de
monde en ce samedi après-midi, ont beaucoup de cachet. |
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Cour intérieure du Palazzo Communal
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Palais des Diamants
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A
une centaine de mètres dans la même quartier, s’élève le
château de la famille d’Este
qui a pris le pouvoir sur la ville au XIIIème siècle
par un coup de force contre la république des marchands et régna
durant quatre siècles. Il est fermé à cette heure tardive de
l’après-midi, nous le visiterons demain matin.
Nous
continuons vers le nord
de la ville, dans la partie Renaissance, où se trouvent
d’admirables palais, en particulier le Palais
des Diamants, construit par Ercole
Ier d’Este, dirigeant visionnaire qui,
avec l’aide d’ingénieurs et d’architectes compétents comme
Biaggio Rossetti, a organisé
le développement de la ville et lui a donné la forme qu’elle a
aujourd’hui ; ce palais doit son nom à la forme de la
taille des pierres sur ses façades et contient la Pinacothèque
nationale de la ville.
Et
nous retournons rejoindre notre camping-car pour la nuit. |
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Palais Bentiviglio
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Dimanche
16 septembre :
nous retournons au centre ville pour visiter le château
ducal. Sur le trajet, nous passons devant le palais
de la famille Bentivoglio qui a régné sur Bologne,
la grande voisine, et la région pendant quelques siècles ;
trois ingénieurs hydrauliciens membres de cette famille ont dirigé
l’aménagement du delta du Pô
à la demande de Napoléon Ier.
Juste après, voici l’église Saint
Dominique, immense édifice baroque sans grand intérêt. |
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Église Saint Dominique
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Château ducal
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Et
nous arrivons devant le château ducal,
immense forteresse médiévale en briques, plus conçue pour protéger
la famille ducale contre les révoltes de la population que pour protéger
cette population contre d’éventuels ennemis. Constituée de quatre
hautes tours crénelées reliées entre elles par des douves toujours en
eau, elle fut la résidence de la famille
d’Este. On commence par la visite des sous-sols, et des
sinistres prisons où furent enfermés, entre autres, Parisina,
jeune deuxième épouse de Nicolo III
et son amant Ugo, fils de ce dernier, avant d’être décapités ;
leur histoire tragique a été le thème d’un poème de Lord
Byron et deux opéras, l'un de Donizetti,
l'autre de Mascagni.
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Pugilat
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Aux
étages, les pièces vides sont magnifiquement décorées, comme par
exemple la salle des jeux avec des fresques représentant les jeux et
sports pratiqués à l’époque, tous les hommes en tenue d'Adam. |
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Drapeaux et fanfares du Borgo di San
Giovanni
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Quand
nous terminons notre visite, nous voyons un rassemblement de gens en
tenue Renaissance dans la cour intérieure. Après enquête, nous
apprenons qu’une représentation va avoir lieu, évoquant l’hommage
au duc d’un des quartiers de Ferrare, le
Borgo di San Giovanni. Le thème
de l’hommage est l’offre au duc des produits de la terre (céréales,
vin, légumes, fruits). Cela dure une demi-heure, de 11h30 à 12h00 et
c’est très joyeux et coloré, avec des danses et de la musique ;
c’est organisé tous les dimanches de mi-septembre à fin octobre par
l’Association du Palio de Ferrare, chaque fois par un quartier différent
de la ville. |
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Paniers déposés devant
le duc
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Après
avoir mangé une pizza dans une trattoria en face du château, nous
retournons à notre camping-car et prenons l’autoroute pour Bologne.
Nous n’allons pas à Ravenne, très belle ville médiévale, avec de
merveilleuses mosaïques dans ses églises, car nous y sommes déjà allés
deux fois.
Quand
nous arrivons à Bologne, nous essayons de trouver une place de
stationnement proche du centre historique, imaginant que ce serait plus
facile un dimanche ; mais que nenni, impossible de trouver
quoi que ce soit et la circulation y est abominable ! Nous allons
donc à l’aire de stationnement pour camping-car de la Chartreuse, en
fait du cimetière, non sans mal, pour découvrir qu’elle est
maintenant interdite aux camping-cars
24h/24, comme le seraient paraît-il toutes les aires
officiellement répertoriées pour Bologne sur les listes sur internet.
On se sent tout à fait les bienvenus dans cette ville !!! |
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Palazzo Communale

Palais du Podestà
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Nous
y stationnons quand même, la police ne faisant pas trop de zèle le
dimanche en Italie, et allons au centre-ville par la ligne de bus 19 ,
à partir de la station Marzabotto située à 300 m
dans une rue
transversale.
Le centre historique est assez compact, sa visite est donc
rapide : tout, ou presque, se passe autour de la Piazza Maggiore.
D’abord le Palazzo Communale construit du
XIIIème au XVème siècle,
avec différents styles ; au-dessus du portail trône une statue du
pape Grégoire XIII. A gauche de ce palais s’élève le
Palais des Notaires, de style gothique tardif. En face, de l’autre côté de la
petite place de Neptune, où trône une fontaine avec
une statue du dieu
de la mer et des sirènes dont les tétons émettent quatre jets d’eau
chacun, on trouve le Palais du Podestà.
De l’autre côté de la Piazza Maggiore s’élève le
Duomo, la cathédrale
San Petronio, édifiée à la fin du XIVème siècle et jamais
achevée ; cette église a des proportions impressionnantes.
Deux rues plus loin
s’élèvent deux tours, parmi les rares qui restent des plus de deux
cents tours de la ville au Moyen-Âge ; celles-ci datent des XIème
et XIIème siècles et penchent de manière inquiétante.
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Sirène de la fontaine de Neptune

Les deux tours
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L’orage
se faisant très menaçant, le premier depuis notre départ de la
maison, nous retournons rapidement au camping-car avec le bus.
De
là, nous reprenons l’autoroute en direction de Modène à environ 40
km, essuyons pendant le trajet un orage sévère qui perturbe fortement
le trafic très intense sur l'autoroute, et allons stationner pour
la nuit sur le grand parking du parc
Ferrari, à moins de 1 km du centre
ville.
Lundi
17 septembre : grosse surprise vers 1 h du matin - un grand
bruit le long du camping-car, comme si on essayait de le scier en deux,
nous réveille en sursaut. Une observation plus approfondie de la
situation nous montre que l’arrosage automatique du parking (des
dalles creuses à travers lesquelles pousse de l’herbe) s’est mis en
route et que nous sommes sur la trajectoire du jet d’une des buses,
qui nous arrose copieusement. Après ¼ d’heure de ce traitement énergique,
tout s’arrête, et, comme nous avons la preuve que notre camping-car
est étanche et que le silence est revenu, nous nous rendormons.
Le
matin, nous allons en ville faire nos visites. Modène
est le paradis du vélo, on a l’impression que toute la ville circule
avec ce sympathique moyen de transport ; et la circulation motorisée
au centre ville est très sévèrement limitée. |
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Rue piétonne
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Nous
entrons en ville par la célèbre et historique via
Emilia, passons devant le Palais
des Musées, où tout est fermé car nous sommes
lundi, et, par des petites rues pittoresques, allons jusqu’au Duomo
dont la façade est partiellement couverte d’échafaudages.
Cette église, édifiée à partir de 1099 pour abriter les
reliques de San Geminiano est
classée au patrimoine mondial de l’UNESCO ; c’est
l’une des plus belles réalisations de l’art romano-lombard.
La porte latérale réservée aux personnalités importantes de
l’époque est ornée de splendides bas-reliefs montrant des épisodes
de la vie du saint.
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Porte latérale réservée
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La Sainte Famille
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L’intérieur,
grandiose et solennel, est impressionnant, en particulier le majestueux jubé
sur lequel est sculpté une Cène
originale où Jésus distribue des hosties au lieu du pain. Sous le chœur,
la crypte renferme le tombeau de San
Geminiano et une Sainte Famille en terre cuite du XVème siècle du plus bel
effet.
Sur
la place du Duomo s’élève
le Palazzo Communale surmonté d’une
magnifique horloge dans une tour.
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Palazzo Communale
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Palazzo Ducale
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Un
peu plus loin se trouve le Palazzo Ducale, commencé en 1634 par
François Ier d’Este ; il a été la résidence de la
famille d’Este après
qu’elle a été chassée de Ferrare quand cette ville est tombée
entre les mains du Pape. Il abrite aujourd’hui l’Académie
Militaire, unique école de formation des officiers en Italie.
La
ville pleure actuellement son grand homme, le ténor Luciano Pavarotti
natif de Modène, qui vient juste de mourir, et de nombreuses affiches
rappellent cet évènement un peu partout. |
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Faire-part de la famille Pavarotti
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Puis,
par l’enchevêtrement de rues médiévales du quartier Sant’Eufemia,
nous rejoignons la via Emilia et notre camping-car, et repartons par
l’autoroute en direction de Parme. Bref arrêt sur le grand parking
d’une station service pour prendre notre repas de midi, et nous
entrons dans Parme ; nous nous installons sur l’aire de
stationnement et de services pour camping-car en face du centre
commercial Centro Torri.
Nous
prenons le bus (ligne 13, mais on peut aussi prendre la ligne 2) à son
arrêt Centro Torri à 150 m et arrivons au centre ville en 10
mn. Parme
a été la capitale de la famille Farnese, le duché ayant été donné
par le pape Paul III à son fils Pier Luigi en 1545.
Marie-Louise, veuve
de Napoléon Ier, y a fini sa vie. |
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Palais ducal
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Nous
commençons nos visites par le jardin et le
palais ducal habité par les
Farnèse jusqu’au XVIIème siècle. Le jardin, créé par
l’architecte français Petitot, rappelle
Versailles. Le palais, qui ne
se visite pas, est destiné à recevoir l’Autorité Alimentaire
Mondiale de l’ONU quand elle sera établie. Juste à côté, la maison
natale d’Arturo Toscanini a été transformée en musée, fermé le
lundi, comme tous les musées d’Italie.
Nous
repartons vers le centre ville en traversant le Rio Parma, complètement
à sec, et arrivons place Garibaldi où se trouve le
Palazzo del Commune, la mairie, et le
Palazzo del Gobernatore, aujourd’hui
la préfecture
de la province.
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Palazzo del Gobernatore
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Baptistère
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Et par d’étroites ruelles, nous arrivons devant le
Duomo et le Baptistère.
Cet édifice de forme octogonale, commencé en 1196 et construit en
marbre rose, est une merveille d’art médiéval. A l’intérieur, il est
totalement couvert de fresques évoquant la vie du Christ, les
travaux saisonniers et les signes du zodiaque.
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Plafond du Baptistère
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Porche avec les lions stylophores
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Le
Duomo , monument de style roman-lombard, fut consacré en 1106 ; le
porche repose sur des statues de lion, comme on le voit pour beaucoup
d’églises italiennes. L’intérieur est décoré de fresques, dont
une du Corrège dans la coupole représentant l’Assomption de la
Vierge. Dans le transept droit, on voit une déposition de croix sculptée
par Antelami en 1178.
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Déposition de croix
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Cloître et son puits
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Derrière,
l’église Saint Jean Evangéliste abrite une suite de cloîtres pleins
de charme.
Et, à travers les ruelles moyenâgeuses, nous allons vers le
Palazzo della Pilotta, édifice austère des XVI et XVIIème siècle qui
abrite aujourd’hui plusieurs musées.
Et,
à nouveau par la ligne 13, nous rejoignons notre camping-car à son
stationnement pour la nuit.
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Palazzo della Pilotta
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Mardi
18 septembre :
un violent orage, heureusement de courte durée, nous a réveillés
en pleine nuit. Le matin, après avoir fait les vidanges et
remplissages nécessaires à la borne de services (gratuite), nous
allons faire quelque courses à l’Ipercoop
juste en face, et nous repartons par l’autoroute, puis la
P 35, en direction de Pavie
à 120 km. En arrivant sur place, nous allons à l’aire pour
camping-cars de la Piazza Ferrucio
Ghinaghia dont nous avions trouvé les
coordonnées sur internet ; nous
constatons qu’elle n’existe pas, et que la place est minuscule sans
aucun espace de stationnement disponible. Mais nous trouvons à nous garer un peu plus loin, Via
25 Aprile, au bord du Tessin,
très proche du pont couvert
et du centre ville.
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Pavie,
ancienne capitale de la Lombardie
avant que Milan le devienne,
est surtout connue des Français
pour la pâtée qu’y a prise François Ier
en 1525 (« Tout est perdu fors l’honneur » écrivait-il
à sa mère, régente du royaume en son absence) contre Charles
Quint et ses alliés. C’est une petite ville
tranquille qui donne une impression de langueur et d’abandon, et
pour laquelle l’enthousiasme du guide du Routard paraît un peu
excessif.
Après
avoir pris le repas de midi dans le camping-car, nous
entrons dans la vieille ville par le pont
couvert sur le Tessin,
reconstruit après la deuxième guerre mondiale dans le style de
l’ancien pont médiéval, lui-même construit sur un ancien pont
romain. Puis
nous continuons par le Corso Strada
Nuova, l’ancien Cardo
Maximus romain, en direction de la Place
Léonard de Vinci et l’Université,
l’une des plus anciennes d’Italie
commencée en 1361 par Galeazzo II
Visconti et achevée en 1389.
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Pont couvert sur le Tessin
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Château ducal
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Nous
continuons vers le château ducal,
une imposante et austère bâtisse carrée à quatre tours, dont
deux ont été détruites par
l’artillerie française en 1527, construite par le même Galeazzo
; François Ier
y a été emprisonné quelques années suivant sa défaite.
Il contient aujourd’hui plusieurs musées. Devant le château
s’étend un beau jardin arboré très fréquenté par les jeunes
de la ville. |
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Place des Victoires
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Nous
poursuivons notre visite par les petites rues moyenâgeuses,
jusqu’à la Place des Victoires,
véritable centre historique de la ville et continuons jusqu’au Duomo.
Érigé en 1488 sur l’emplacement de deux églises plus
anciennes, sur des plans de plusieurs architectes, dont Léonard
de Vinci et achevé seulement en 1933, il est dans un
état de délabrement avancé et seule une petite partie est
accessible au public.
Nous
allons ensuite visiter l’église San
Théodoro, bâtie au XIIème siècle,
qui abrite une magnifique fresque de 1522 représentant la ville
à cette époque. D’autres fresques décorent les murs. |
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Fresque représentant la ville de Pavie en
1522
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Une
autre église est à voir, San Michele,
aussi du XIIème siècle, avec sa remarquable façade
en pierre calcaire sculptée de divers motifs religieux et
profanes. Et nous retournons sur la place
des Victoires déguster une excellente glace, avant
de reprendre la rue principale et le pont couvert en direction du
camping-car.
De
là, nous allons vers la très célèbre Chartreuse
de Pavie ; nous nous installons sur le parking
visiteurs pour la nuit et nous la visiterons demain matin.
Mercredi 19 septembre : après une bonne nuit de
sommeil, nous allons visiter la Chartreuse.
Ce monument, conçu par le duc de Milan,
Gian Galeazzo Visconti, en
1396 pour en faire le mausolée de sa famille, complété en 1450
par les Sforza qui ont
remplacé les Visconti à la
tête du duché de Milan, est
l’un des plus remarquables monuments d’art lombard. |
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Façade
de l'abbatiale (d'après une carte postale)
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En entrant dans la cour, on s’attend à voir la remarquable
façade de l’abbatiale, commencée en 1450 et achevée en 1560,
en marbres polychromes couverts de sculptures et de médaillons
inspirés de l’Antiquité, vantée par nos guides ; et nous
ne voyons que des échafaudages. Quelle déception !
L’intérieur, de style gothique tardif mâtiné de
renaissance et couvert de fresques, principalement l’œuvre d’Ambrogio
da Fossano, est absolument remarquable. Une imposante
grille baroque ferme la triple nef et tous les autels sont en
marqueterie de marbre. La sacristie abrite un polyptyque en ivoire
du sculpteur florentin Baldassare degli
Embriachi de toute beauté. |
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Détail d'une sculpture de la façade
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Maître-autel
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Gisants de Ludovic Sforza et Béatrice
d'Este
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Polyptique en ivoire
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La Cène
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Dans le transept sud se trouve le mausolée de Galeazzo
Visconti, et dans le transept nord celui de Ludovic
Sforza dit le More et son épouse Béatrice
d’Este.
Nous allons ensuite dans le petit
cloître entouré de fines colonnettes de marbre
supportant d’admirable motifs de terre cuite. Le réfectoire,
qui donne sur le cloître, est orné d’une belle fresque de la Cène.
Le grand cloître,
juste à côté, est interdit d’accès au public. Dommage, ça a
l’air très beau vu de loin. |
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Petit cloître
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Et c’est un peu déçus du fait des nombreuses restrictions
à la visite (gratuite, nous ne payons que 4 € pour le parking),
que nous repartons pour rentrer à la maison.
Nous reprenons la route de Pavie,
faisant quelques complexes détours en suivant les panneaux
indicateurs, puis, par la P 35, nous rejoignons l’autoroute que
nous quittons à Asti pour
prendre la SS 231 en direction de Cuneo.
Repas de midi au bord de la route dans un village, puis, après Cuneo,
nous prenons la SS 21, route du col
de Larche par lequel nous rentrons en France.
Nous redescendons le col par la D 900 en suivant l’Ubaye
et nous arrêtons à Remollon,
juste après le barrage de Serre-Ponçon
sur la Durance, dans un grand parking en contrebas
de la route, en face d’Intermarché, pour y passer la nuit.
Jeudi 20 septembre : nuit calme, petit matin
froid. Nous repartons par la même route et rejoignons
l’autoroute par laquelle nous rentrons à Montpellier
en fin de matinée après un très agréable voyage au cours
duquel nous avons presque toujours eu du beau temps. |
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Informations
générales et documentation :
Trajet total 2050
km, 220 litres de gazole pour
250 € ; budget total 2100 € (dont 120 € de péage) pour 21 jours de
voyage.
Informations générales :
Note sur Turin : il existe une ligne de bus, la ligne 54,
qui part juste devant le camping pour aller au centre ville. Mais
sa fréquence est très faible : un bus par jour dans chaque sens
en semaine, aux heures de pointe, et quatre par jour dans chaque
sens le dimanche et les jours fériés (giorni festivi). Les
horaires de ce bus sont affichés sur le poteau matérialisant
l'arrêt.
Le coût de la vie courante en Italie est 15 à 20 % moins
élevé qu'en France en moyenne, surtout les légumes et les
fruits qui sont environ 40 % moins chers. On trouve le même type
de produits alimentaires qu'en France, avec un choix un peu plus
limité pour les laitages et la poissonnerie ; on trouve des bons
vins à des prix raisonnables, de la très bonne grappa (eau de
vie de marc) de divers cépages, d'excellents fromages et de la
très bonne charcuterie.. Le gazole est plus cher (1,17 à 1,20
€ le litre), les campings aussi.
Les informations que l'on trouve sur Internet concernant les aires
de stationnement et/ou de services pour camping-car sont à
prendre avec précaution car elles ne sont pas toujours fiables ni
précises.
Les billets d'entrée des monuments et sites touristiques ne
sont pas trop chers en général, à l'exception de Venise ; les
possibilités de forfaits et de tarifs combinés sont nombreuses
dans toutes les villes. Les photos sont interdites dans la très
grande majorité des musées et des églises ; dans les rares
lieux où c'est autorisé, le flash est interdit. La
quasi-totalité des musées sont fermés le lundi en Italie.
Les contacts avec la population locale sont faciles et il n'y a
pas de problème de communication, beaucoup de gens parlant
français ou anglais. Mais si on parle italien, ça facilite
encore plus ces contacts.
Il
est un peu dommage de ne pouvoir terminer le voyage par la visite
de Venise car tout ce que l'on peut voir après avoir visité
cette magnifique ville paraît un peu fade, même si c'est très
beau, comme Ferrare par exemple !
Documentation
utilisée :
-
guide Italie du Nord et Venise - Voyager pratique Michelin 2007
- guide du Routard Italie du Nord 2007
- guide du Routard Venise 1997 (encore à peu près à jour en 2007 !)
- cartes Michelin N° 561 et 562 Régional Italie
- atlas Michelin : routes de France, routes d'Europe
- guide des aires de stationnement et
de service 2007
- guide des campings d'Europe du sud 2006
- itinéraires et plans d'accès aux campings et aires de stationnement
: Via
Michelin
- guide et site Internet de la Camping
Card International
- site Internet de l'Office
National Italien de Tourisme
- site du Guide des Campings Italiens,
Easy camping Italie
- sites perso de camping-caristes qui sont
allés récemment en Italie du Nord : Martine
et Michel Pichet, Jean-Pierre
Rossi, Marie-France
et Jean Marc Avond
- reportages récents de « Camping
Car Magazine »
et « Le
Monde du Camping Car »,
et plus anciens de « Le
Caravanier »
- circuit en Italie du Camping
Car Club (C.C.D.F)
- sites du Camping
Villa Rey à Turin, du Camping
Città di Milano, du Camping
Fusina
- aires de stationnement et de service : CamperOnLine
(clic sur Sosta puis sur AA Italia), Turismo
Itinerante, site de Marc
Petremann, rubrique aires, un site
en allemand, très complet mais assez rébarbatif,
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