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Ce voyage d'un mois
en camping-car, au cours
des vacances d'été 2006, nous aura mené dans quatre pays : la Suisse,
l'Autriche, la Hongrie et
l'Allemagne, aux sources et le long d'une portion du cours de trois
grands fleuves européens, le Rhône, le
Rhin et le Danube.
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Nos étapes
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Vendredi 14 juillet : Départ de
Montpellier par la RN 113 vers Nïmes
puis la RN 86 jusqu'à Pont Saint Esprit.
Nous commençons ici notre remontée du Rhône.
La vue de la ville le long du fleuve, avec son vieux pont, est splendide.
Puis nous le suivons par la RN 7 jusqu'à une vingtaine de km au nord de Vienne. |
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Le Rhône à Pont-Saint-Esprit
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Nous contournons Lyon par
l'Est avec l'autoroute, et retrouvons le Rhône
à Pont de Chéruy.
Par la D 65 sur la rive droite puis la D 19 sur la rive gauche, nous le
remontons en admirant les paysages de la vallée et les aménagements tels
que Sault-Brenaz, traversons le très
joli village de Serrières-de-Briord,
passons en face de la centrale nucléaire Superphénix
à Creys-Malville et nous arrêtons
pour la nuit sur le vaste parking de la base nautique de Murs
et Gélinieux, au bord de la RD 992. |
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Le Rhône à Sault-Brenaz
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Le plan d'eau de Massignieu
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Samedi 15 juillet : Nuit tranquille,
quelquefois perturbée par la circulation nocturne, très beau temps le
matin. Nous reprenons notre remontée du Rhône par la RD 991 puis la RD
24 qui suit le fleuve et la voie ferrée jusqu'à Belley.
Nous continuons
par la RD 992 vers le plan d'eau de Massignieu, et la RD 921 qui
traverse le joli village perché de Lucey, et ensuite
Chanaz, puis
Ruffieux et Seyssel où nous retrouvons la RD 992.
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Pont sur le Rhône à Seyssel
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Le Rhône en aval du barrage de Génissiat
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Par la RD 14 nous arrivons au Barrage de
Génissiat, le plus ancien sur le Rhône; le site est impressionnant. Après
avoir déjeuné sur l'aire de pique-nique attenante, nous repartons par la
RD 25 vers Bellegarde, où nous prenons la RN 206. Quelques km plus loin,
nous traversons l'étroit Défilé de l'Ecluse, surplombé par une
forteresse, où le Rhône se fraie un passage dans les roches
calcaires. Puis nous nous éloignons du fleuve pour
contourner Genève, traversons
Annemasse et prenons la
RN 5, jusqu'à Evian. Arrivés au bord du
lac Léman nous trouvons une place de stationnement et en profitons pour
flâner un peu sur l'agréable front du
lac.
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Evian les bains
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Nous reprenons la même route jusqu'à St
Gingolf, où nous
passons en Suisse. Achat
pour 40 FS (28 €), dans une station-service, d'une vignette
obligatoire pour circuler sur les autoroutes; nous découvrons que le gazole est plus cher qu'en France
d'environ 10 cts. Nous continuons jusqu'à Le
Bouveret, au bord du lac, où
nous nous arrêtons pour la nuit au camping "Rive
Bleue", très proche de l'embouchure du Rhône dans le
lac (inaccessible car transformée en carrière). 25 € la nuit.
Dimanche 16 juillet
: Nous poursuivons notre remontée du Rhône
par la RN 21 jusqu'à Bex où nous
rejoignons la RN 9 et nous traversons le défilé
de Saint Maurice, où le fleuve s'insinue dans un étroit passage
entre des sommets à plus de 3000 m.
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Le canal au Bouveret
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Abbaye de Saint Maurice
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Saint Maurice
est un agréable village avec une abbaye médiévale.
Plus loin, juste
avant l'entrée de Martigny, nous
prenons une petite route à droite très pentue qui mène au village de Salvan-Les
Marécottes, une petite station de ski; dans la montée en
lacets, nous franchissons le pont moderne du Gueuroz
qui enjambe l'étroit et profond canyon de la rivière Trient,
et avons tout le long des vues magnifiques sur la vallée
du Rhône.
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Pont du Gueuroz et vallée du Rhône
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La rue principale à Sion (et le camion
stationné)
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De retour dans la vallée par la même route, nous
continuons jusqu'à Sion, parmi les
vergers d'abricotiers et de poiriers, et les vignes qui produisent le célèbre Fendant.
Cette ville de taille moyenne, évêché fondé au 4ème siècle, est très
intéressante et vaut la visite. Elle est dominée par deux forteresses médiévales,
le château du Tourbillon et l'église
fortifiée ND de Valère. Sa cathédrale,
avec son clocher roman des 11 et 13ème
siècles et sa nef achevée au 13ème est belle, et ses vitraux modernes sont splendides. |
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Une enseigne d'atelier de peintre à Sion
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Le Rhône devant le camping de Mörel
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Notre remontée du Rhône
continue. Nous arrivons à Brigue, ville
industrielle et nœud ferroviaire majeur à l'entrée du tunnel
du Simplon, puis continuons notre route, maintenant sur la RN 19.
Fatigués, nous nous arrêtons dans un petit camping sympa (15 € la nuit)
à Mörel, juste au bord du Rhône,
qui n'est plus ici qu'un tumultueux torrent alpin. |
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Petit déjeuner au camping de Mörel
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Le cimetière de Blitzingen
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Lundi 17 juillet : Nous continuons notre
montée vers la source du Rhône.
Arrêt
au charmant village de Blitzingen,
avec son joli cimetière aux tombes fleuries et ornées de croix de bois
sculptées.
Puis arrêt à Münster,
gros village alpin où nous faisons quelques courses à la COOP; les prix
sont sensiblement plus élevés que chez nous, de 20 à 30 % plus cher
pour les produits que nous avons achetés.
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Münster
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Glacier et source du Rhône |
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Maintenant, le fleuve
devient de plus en plus étroit et bouillonnant. Voici maintenant Gletsch
au fond d'un ancien cirque glaciaire, important carrefour routier d'où part
un très joli petit train à vapeur qui monte
vers le col. Encore une
dernière montée en lacets serrés et
nous arrivons à la source du Rhône,
qui jaillit bruyamment du dessous d'un glacier. Ici se trouve l'hôtel
Belvédère, qui surplombe le bas du glacier, la source
du grand fleuve, et toute la haute vallée. Il donne
aussi accès, moyennant 5 €, à une grotte taillée dans la glace où se
ruent des hordes de touristes japonais. Encore quelques km et nous arrivons
à la Furkapass, à 2431 m d'altitude,
col qui sépare le bassin du Rhône de celui
du Rhin.
Nous redescendons dans des
paysages grandioses jusqu'à Andermatt,
en suivant la Tieffen, affluent
de la Reuss tributaire du lac
de Lucerne et affluent du Rhin.
Andermatt est une jolie petite ville, très
propre et bien décorée.
Et nous remontons jusqu'à l'Oberalppass,
à 2044 m, où nous trouvons la source du Rhin,
ou plutôt celle de l'un des deux Rhin,
le Rhin antérieur (Vorrhein); l'autre,
le postérieur (Hinterrhein), prend sa source
au sud, au col
San Bernardino, aussi dans le massif du St
Gothard.
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Andermatt
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Source du Rhin antérieur |
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Haute vallée du Rhin en amont de Somvitg |
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Nous descendons la haute
vallée du Rhin jusqu'à Somvitg,
30 km plus bas où nous nous arrêtons dans un camping proche de la gare pour passer la nuit (16 €).
Mardi 18 juillet : Notre descente continue le long du Rhin, souvent peu
visible car caché par les arbres, mais dans un cadre agréable bien que
moins grandiose que la haute vallée du Rhône.
Difficile de s'arrêter le long de la route, car il y a très peu
d'espaces de rangement, même aux plus beaux endroits, et les places de
parking sont rares dans les villages et la plupart du temps privées.
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Le Rhin à Trun |

Confluent des deux Rhin à Reichenau |
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A Reichenau,
tout petit village groupé autour de son château, les deux Rhin
confluent pour donner le véritable fleuve qui commence à prendre du volume
et du débit.
Située un peu à l'écart, à une dizaine de km en aval, Coire,
capitale du canton des Grisons, est une
jolie ville de taille moyenne. La vieille ville, entièrement piétonnière,
est très colorée; ses rues étroites sont encadrées de maisons décorées
de peintures dans le style local ancien.
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Coire |

Tiefencastel |
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Nous quittons la vallée
du Rhin pour aller vers le sud par la RN
3, passons un premier col, la Lenzerheidepass
à 1476 m, et redescendons sur Tiefencastel,
très joli village au fond de la vallée. Par la même route, nous
traversons d'abord le beau village de Savognin,
situé dans un cadre agréable au bord de la rivière Gelgia
que nous remontons. Un peu plus haut, cette rivière est barrée par la
lourde digue du Barrage de Marmorera.
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Lac de barrage de Marmorera |
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En haut de la Julierpass
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Et nous montons jusqu'au
col suivant, la Julierpass
à 2284 m, qui sépare le bassin du Rhin
de celui du Danube.
C'est la redescente vers Silvaplana
et son plan d'eau, où nous prenons la RN 27 pour St
Moritz, située sur l'Inn.
Cette ville est une station chic et prétentieuse, dont le mauvais goût des
constructions des 19 et 20ème
siècles défigure le magnifique site
naturel. Et ses panneaux affichant un camping-car rageusement barré de rouge
avec l'inscription "Campieren verboten" plantés
un peu partout ne nous incitent pas à rester. Nous continuons donc
dans cette magnifique vallée de Haute Engadine,
où nous nous arrêtons un peu plus loin, à Zernez, à 1540
m d'altitude, dans un petit camping tranquille et agréable au bord de l'Inn
(20 € ). |
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Ardez
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Mercredi 19 juillet : Nous
reprenons notre descente de l'Engadine,
cette fois devenue "basse". Voici d'abord Susch,
joli village, puis Garda, village
perché et ensuite Ardez, avec sa tour
sur un rocher qui domine le village et la vallée. Juste après, c'est par
un étroit défilé que l'Inn se fraie
un passage entre des montagnes de plus de 3000 m; la RN 27 le longe, très sinueuse à cet endroit. Puis la vallée s'élargit
progressivement, Scuol est un gros
village industriel, et les paysages, moins tourmentés, restent toujours
très beaux.
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Défilé de l'Inn en Basse Engadine |
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Nous
entrons en Autriche sur la RN 180, où
l'on constate que le gazole est un peu moins cher qu'en France. Achat, pour 7,6 €, d'une vignette pour autoroute valable 10
jours; il est obligatoire d'allumer ses feux de croisement le jour. La
vallée s'élargit encore, avec des paysages toujours splendides. Petites
courses à Pruts au supermarché SPAR,
dont les prix sont 10 à 20 % moins élevés que dans nos hypermarchés de
Montpellier. |
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Abbaye de Stams |
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Juste
avant Fliess, nous prenons l'autoroute A 12 / E 60 jusqu'à
Stams 35 km plus loin. Nous en sortons
pour visiter l'abbaye cistercienne, splendide monument baroque (4 € par
personne pour l'entrée et la visite guidée en français) du
18ème
siècle
construit sur le site d'une abbaye moyenâgeuse plusieurs fois détruite; en
particulier, la décoration de l'église abbatiale nous a particulièrement
impressionnés par sa richesse et sa complexité.
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Retable dans l'abbatiale de Stams
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Enfin, nous continuons
jusqu'au camping d'Innsbruck-
Kranebitten,
doté de tous les services nécessaires à un camping-cariste, où nous
restons 2 nuits (21 € la nuit).
Jeudi 20 juillet : La journée est consacrée
à la visite d'Innsbruck. On va en ville, en prenant le bus à la
station Klammstrasse
située à 150 m du camping, il y a une demi-heure de trajet.
Nous avons pris la carte "Innsbruck card"
pour une journée (23 € par personne) qui donne un accès illimité aux transports en
commun et à la quasi totalité des musées et
autres points d'intérêt pendant 24 h. |
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Innsbruck - Quai de l'Inn |
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Nous entrons dans la vieille
ville, zone piétonne, par la Herzog Friedrich
Gasse aux hautes maisons décorées de fresques. Puis nous
visitons le "Goldene Dachl - Maximilianeum",
musée à la gloire de l'empereur Maximilien Ier qui a établi la dynastie des
Habsbourg à la tête du Saint Empire Romain
Germanique. Nous visitons la Hofkirche
où se trouve le mausolée, vide, de Maximilien, entouré de 28 statues de
bronze plus grandes que nature de ses "ancêtres", de Clovis à
son père en passant par Théodoric, Godefroy
de Bouillon et le Roi Arthur
!
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Innsbruck - Goldene Dachl |

Innsbruck - La Hofburg |
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Nous prenons notre repas de
midi dans un des très nombreux petits restaurants de la Herzog
Friedrich Gasse puis escaladons 148 marches jusqu'au
sommet de la Stadturm, d'où l'on jouit
d'un magnifique point de vue sur la ville et les montagnes alentour. Et
c'est la visite du Kaiserliche Hofburg,
le palais impérial, magnifique bâtiment réaménagé en style rococo sous
le règne de l'impératrice Marie-Thérèse, mère de
Marie-Antoinette. Nous
passons ensuite deux bonnes heures à visiter le Musée
d'Art Populaire Tyrolien, visite passionnante à ne manquer sous
aucun prétexte.
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Innsbruck vue du haut de la Stadtturm |
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Un petit rafraîchissement
dans un café proche, car il fait très chaud, et nous prenons le bus pour
l'Alpenzoo, où l'on peut voir des
animaux de la région (loups, ours, lynx, chats sauvages, castors,
bouquetins, ibis noirs, etc.) et rentrons ensuite fourbus au camping, où une douche
revigorante nous redonne un peu de tonus.
Vendredi 21 juillet : Départ
d'Innsbruck par l'autoroute A 12 - E 45 / 60 le long de l'Inn jusqu'à
Wiesing où nous la quittons pour prendre la RN 169 vers le sud, en
remontant la Zillertal.
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Zell am Ziller
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Arrêt à Zell am
Ziller,
joli petit village au bord de la Ziller où le stationnement est facile, et
qui possède une église à la décoration baroque un peu surprenante
par sa richesse pour un si petit village. Un petit train à vapeur assez folklorique remonte la vallée.
De là, nous prenons la RN 165, étroite et sinueuse, qui
remonte la vallée de la Gerlos. Le village de
Gerlos un peu plus haut est
une agréable station au bord de la rivière, point de départ de nombreux
chemins de randonnée et de téléphériques.
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Zillertal vue de la route de la Gerlospass |

La Gerlos au village de Gerlos |
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Nous franchissons la Gerlospass à 1628 m, et y
trouvons un péage (7 €) pour la suite du trajet. La route redescend
rapidement en lacets jusqu'à 1040 m, aux cascades de
Krimml, source de la Salzach, affluent du
Danube qui traverse Salzbourg. Arrêt sur le grand
parking en face pour aller voir les chutes, trois chutes successives pour
une hauteur totale de 380 m, les plus hautes d'Europe. L'accès est payant
(1,8 € par personne). Un petit chemin donne l'accès au bas de la
dernière chute, impressionnant ! Par un autre petit chemin assez pentu,
nous montons jusqu'en haut de la deuxième chute, spectaculaire.
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Cascade de Krimml
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L'heure
étant tardive et l'orage se faisant de plus en plus menaçant, nous
décidons de passer la nuit sur le parking (équipé de WC), où plusieurs
autres camping-cars viennent nous rejoindre peu après.
Samedi 22 juillet : Nuit
tranquille malgré la pluie assez forte pendant plusieurs heures, mais petit
matin très frais.
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La Feldber à l'entrée du Feldbertauerntunnel
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Nous repartons vers l'est, en suivant la belle vallée de
la Salzach. Arrêt à Mittersill pour faire
quelques courses, et nous prenons la RN 108 pour remonter la rivière Feldber
jusqu'au Feldbertauerntunnel (5,2 km à 1638 m d'altitude). De l'autre côté,
au sud, nous redescendons par la vallée de l'Isel, où les paysages sont
toujours aussi beaux, jusqu'à Lienz, capitale du
Tyrol-Est, sur la Drave,
grosse bourgade commerçante complètement embouteillée dont la traversée nous prend
une bonne heure.
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Vallée de l'Isel avant Lienz
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Le Grossglockner
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De là,
nous repartons vers le nord par la RN 100 puis par la route
du Grossglockner (RN 107), qui traverse le parc national du même nom (péage
à l'entrée 26 €). Le Grossglockner est le plus haut sommet
d'Autriche
(3798 m), les paysages sont grandioses mais la pluie nous tombe dessus à
partir du village d'Heiligenblut. Nous allons
au Kaiser Franz-Joseph Höhe, lieu où
l'empereur d'Autriche aurait escaladé
la montagne en 1856 avec Sissi son épouse; là, nous avons quand même eu
la chance de voir un moment le sommet dégagé des nuages. Nous repartons
sur la même route, franchissons la Grossglockner-Hochalpenpass à 2506
m, où nous
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Bivouac sur le parking à Ferleiten
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retrouvons
le beau temps, et redescendons dans des paysages
magnifiques.
A la
sortie du parc, nous nous
arrêtons sur le grand parking du poste de péage, à Ferleiten, pour passer la nuit (il est interdit de passer la nuit dans le
parc et des "rangers" veillent à ce que la règle soit respectée),
où nous sommes rejoints par plusieurs autres camping-cars.
Dimanche 23 juillet
: Nuit tranquille, petit matin bien frais. Nous reprenons la RN 107 vers le
nord jusqu'à Bruck a.d. Grossglocknerstrasse
où nous revenons dans la vallée de la Salzach,
belle vallée glaciaire.
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Bad Gastein - cascade |
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Par la RN 311 vers l'est, nous arrivons à Lend,
où nous commençons à remonter la vallée de la Gastein,
étroite et sauvage, jusqu'à Bad Gastein
par la RN 167. Cette ville est une station thermale réputée, fréquentée
autrefois par les têtes couronnées et les célébrités de toute l'Europe et qui s'est
maintenant reconvertie au sport (ski, alpinisme, randonnée, rafting, etc.).
Le site est splendide, avec la rivière Gastein
qui dégringole en une cascade d'une quarantaine de mètres en plein centre
ville. Mais la ville fait "vieille splendeur", avec ses grands hôtels
de luxe décrépits et souvent fermés. Dommage !
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Rappel du séjour de Schubert à Bad Gastein
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Quelques km plus loin, nous
mettons le camion sur le train pour passer le Tauerntunnel,
5,3 km sous la chaîne des Hohe Tauern,
jusqu'à Mallnitz, d'où nous
redescendons dans la vallée de la Möll
par des pentes à 12 % sur 9 km jusqu'à Obervellach.
Là, nous
prenons la RN 106, toujours vers l'est. Un peu avant Spittal
a.d. Drau, la Möll
se jette dans la Drave, gros
affluent du Danube; nous
prenons l'autoroute A 10 jusqu'à Villach, puis l'A 2 jusqu'à Klagenfurt.
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Klagenfurt - l'Alter Platz |
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La capitale de la Carinthie
est une grosse ville avec un centre ancien intéressant, en particulier l'Alter Platz entourée de nombreux beaux immeubles baroques,
et la
Neuer Platz
avec le nouveau Rathaus, et la Cathédrale; celle-ci est une église
à la décoration baroque ébouriffante, des stucs, des ors, des statues,
des marbres, à ne plus savoir où donner du regard. Puis nous nous
installons au camping Strandbad Klagenfurt (26 € la nuit, tous services
disponibles) situé au bord du lac Wörthersee, grand lac naturel envahi par
les touristes.
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Wörthersee |

Eglise de Maria Saal |
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Lundi
24 juillet :
Nous repartons vers le nord, d'abord par l'autoroute A 2, puis prenons la
RN 317 que nous quittons quelques km plus loin pour le village de Maria
Saal. Il s'agit d'un centre de pèlerinage depuis le 8ème siècle
au moins, et qui a été le point de départ de la contre-réforme en Autriche. Au centre de l'enceinte
fortifiée, l'église gothique à double clocher du 15ème
siècle a une décoration assez chargée qui annonce le baroque.
Quelques
km plus loin, sur la même route, on arrive au château de
Hochosterwitz, forteresse
imprenable construite en 1570 sur un piton rocheux qui domine la
plaine. L'accès (depuis le parking à mi-hauteur) se fait par une rampe impressionnante qui passe sous 14
portes.
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Château de Hochosterwitz |
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Par
la RN 82, nous rejoignons la vallée et la grande route, la RN 70 et
l'autoroute A 2 que nous prenons jusqu'à Wolfsberg,
cité industrielle sans intérêt. Nous quittons l'autoroute pour
reprendre la RN 70, indiquée comme pittoresque sur notre carte, qui
remonte l'étroite vallée de la Lavant,
franchit le col de Packsaffel,
limite entre la Carinthie
que nous quittons, et la Styrie
où nous entrons. Redescente très pentue de la vallée
de la Fergitsch jusqu'à Edelschrott
puis petit col et redescente sur Köflach,
gros bourg industriel, et descente plus calme sur Graz.
Nous nous arrêtons au Camping Strassgang
proche du centre ville, à côté de la piscine municipale,
magnifique piscine à débordement de plus d'un hectare de surface où
nous nous empressons de nous baigner (30 € la nuit, luxe, services
et piscine à volonté compris). |
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La Lavant à Twimberg |
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Mardi 25 juillet : Journée consacrée à la
visite de Graz. L'arrêt de bus se
trouve à environ 200 m du camping. La ligne 32 nous emmène à Jakominiplatz,
son terminus en plein centre ville, en environ 20 mn. |
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Herrengasse : la porte de
l'Arsenal |
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Graz,
capitale de la Styrie et deuxième ville
d'Autriche, est une ville riche et
très ancienne. Si son site, sur la rivière Mur, à un endroit où la vallée
s'élargit beaucoup, est sans attrait majeur, la ville est bien plus belle
qu'Innsbruck. Nous commençons notre visite par Herrengasse,
la rue principale qui nous emmène à la Hauptplatz,
le centre de la vieille ville. De nombreux bâtiments à la décoration
baroque s'élèvent des deux côtés de la rue, en particulier le Landhaus
(hôtel de région) et l'arsenal, dont la visite est passionnante, ainsi que
la Herzoghof à la façade entièrement
peinte de fresques représentant des scènes de l'histoire locale.
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Herzoghof |

La Kunsthaus |
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Sur la Hauptplatz,
s'élève le Rathaus,
plusieurs fois détruit, dont la version actuelle date du
19èmesiècle.
Un peu plus loin, en traversant la rivière Mur,
on voit la Kunsthaus, bâtiment moderne
siège d'expositions d'art contemporain, rappelant par sa forme un Zeppelin
ou une baleine, un peu étrange mais s'intégrant bien au voisinage. A côté,
la Mariahilfekirche, au décor intérieur
baroque extravagant, est à voir.
Retour dans le centre en
retraversant la Mur au-dessus d'une île
artificielle ressemblant à un coquillage,
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La Mur et l'île "coquillage" |

Le Glockenspiel |
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Après-midi, visite de la cathédrale, édifice gothique
baroquisé,
avec un orgue splendide sur lequel joua Anton Bruckner pendant plusieurs
années. A quelques centaines de mètres, juste avant 15 heures, arrêt sur la Glockenspielplatz, devant le
Glockenspiel (le
carillon) qui s'apprête a sonner et à offrir un spectacle d'automates intéressant
(visible 4 fois par jour).
Puis nous sommes montés au Schlossberg, colline assez haute sur laquelle s'élevait autrefois
un fort, détruit en 1815 en application du traité de Vienne, d'où
l'on a une belle vue sur la ville et ses environs.
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Tour de l'horloge sur le Schlossberg |
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Redescente dans la
vieille ville, flânerie dans les rues pendant une paire d'heures, en
admirant les nombreux bâtiments richement décorés, puis retour au camping
où nous "piquons une tête" dans la piscine, fort appréciée.
Mercredi 26 juillet
: Journée de
repos au camping de Graz. Farniente,
lecture, piscine, bronzage par un temps magnifique; un peu de lessive tout de même.
Jeudi 27 juillet : Départ du camping,
courses à l'hyper hard-discount Hofer situé juste à côté (prix très
bas, qualité correcte sans plus, choix très limité).
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Osterreicisches Freilichtmuseum - intérieur
de ferme |
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Nous prenons l'autoroute A 9
- E 57 vers le nord et en sortons à Gratwein
à environ 20 km, direction l'Osterreichisches
Freilichtmuseum (musée autrichien de plein air) par une petite route. Ce très
intéressant musée présente des fermes et bâtiments agricoles venant de
toute l'Autriche, des quatre derniers siècles (surtout 17 et
18ème siècles), qui
y ont été transportés et remontés dans un cadre forestier.
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Osterreicisches Freilichtmuseum - école
primaire |
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette première partie
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Ensuite, direction plein est
par l'A 2 - E 66 puis la RN 65 - E 66, dans un paysage agricole vallonné agréable
mais sans intérêt majeur, jusqu'à Heiligenkreuz,
ville frontière avec la Hongrie où
nous entrons. Ici, on doit changer de l'argent car ce pays n'est pas dans
l'Euroland (1 € = 260 forints). Le gazole est légèrement moins cher
qu'en France, feux de croisement obligatoires de jour, vignette autoroutière
aussi.
Nous continuons par la RN 8
jusqu'à Körmend, puis la RN 76, vers
l'est, dans une région de plaines agricoles. L'état du revêtement routier
se ressent encore du demi-siècle de domination soviétique subi par le
pays, mais ça s'améliore grâce aux fonds structurels européens. La
circulation est lente du fait des nombreux obstacles rencontrés (tracteurs,
vieux camions russes, vieilles "Trabant" et autres "Yugo"
qui se traînent, engins de chantier,...) mais nous finissons par arriver à
Kesztelhy, jolie ville d'eau située à
l'extrémité sud-ouest du lac Balaton où
nous nous installons au tout petit Camping Gärtnerhof
(une quinzaine d'emplacements et une piscine) proche du centre ville et du
bord du lac (12 € la nuit).
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Château de Kesztelhy |
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Vendredi 28 juillet
: Visite du château de Kesztelhy.
La camera qui filme en 16/9 tombe à nouveau en panne au début de la visite d'où aucun film du château
(la camera de secours, en 4/3, est restée dans le camping-car).
Construit
aux 18 et 19ème
siècles par la très riche famille Festetics qui l'a habité
jusqu'en 1945, tout y est luxe et volupté, sa bibliothèque, son magnifique
parc et son musée des carrosses valent la visite.
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Château de Kesztelhy - carrosse ducal |

Le lac Balaton à Kesztelhy |
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Nous repartons par la RN
71, sur la côte nord du lac Balaton, le plus grand lac
d'Europe ; là,
c'est la grande déception : le lac est bordé majoritairement de vastes
roselières, et aux rares endroits où le bord de l'eau est accessible, il
est quasiment impossible de s'arrêter, même pour prendre une photo car
tout les accès sont privatisés, payants et bondés. La presqu'île de
Tihany, réputée pour sa beauté et avec 3 étoiles sur notre guide, nous a
beaucoup déçu car nous n'avons presque rien vu, pour les mêmes raisons.
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Petit port de plaisance sur le lac Balaton |
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Nous continuons notre route par la RN 7, puis la RN 6, jusqu'à Erd, à 20
km au sud de Budapest, où nous avons rencontré le
Danube que nous allons
maintenant remonter jusqu'à sa source pendant les deux semaines qui
viennent. Arrivés à Budapest, nous nous installons au
Camping Haller,
petit camping propre et sympathique bien qu'un peu sommaire, avec tous les
services nécessaires à un camping-cariste; c'est le camping de Budapest le
plus proche du centre ville (24 € la nuit - attention, l'entrée n'est pas
sur la Haller Ut, mais se fait par une petite rue parallèle derrière, la
Vagohid Ut.)
Samedi 29 juillet
: Première journée consacrée à la visite de Budapest,
à la partie basse de la ville, sur la rive gauche du Danube,
c'est à dire l'ancienne Pest. On
prend le tram ligne 24 devant le camping, qui amène à la station de métro
la plus proche; de là, il faut 10 mn pour arriver au centre ville
(station Deak Ferenc Ter, plaque
tournante du réseau). |
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Façade de la basilique St Istvan |
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A 100 m de la station, nous
commençons notre visite par la basilique Szt
Istvan (St Etienne), immense église ultra- luxueuse construite au 19ème
siècle, avec ors, marbres, bois précieux et sculptures à foison;
impressionnant.
Ensuite, direction de la
Synagogue, du 19ème siècle
elle
aussi, fermée pour cause de shabbat, et visite du quartier juif, intéressant
mais les beaux immeubles sont bien fatigués, certains gardant encore les
traces des combats de 1956 contre l'armée soviétique.
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Synagogue |

Vaci utca |
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Nous nous dirigeons vers le
Danube, Erzebet
Hid (pont Elisabeth) où nous voyons vraiment le fleuve dans
toute son ampleur.
Flânerie, et repas de
midi dans un petit restaurant, dans la Vaci Utca,
rue piétonne commerçante et surtout touristique. Après le repas, suite de la flânerie
jusqu'au Nagyvasar-Csarnok (grand marché
couvert), bâtiment dans le style 19ème
des halles Baltard à Paris : c'est
une vraie merveille, à la fois sur le plan architectural et en matière de
contenu (alimentation, vêtements, artisanat).
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Marché central |
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Pont des chaînes, et le Parlement au bord du
Danube
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Nous rejoignons le Danube
au pont Elisabeth
et le suivons jusqu'au Szécheny Lonchid (le pont
des chaînes), le plus ancien pont de la ville, construit en 1839; il est
actuellement réservé aux piétons et une représentation de chants et
danses traditionnels y est donnée, intéressante malgré la chaleur
accablante. Puis un peu de marche jusqu'à la station de métro la plus
proche pour aller visiter le musée Franz Liszt,
mais pas de chance, il est fermé tout l'été pour cause de travaux.
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Château Vajdahunyad Vara |
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Re-métro
jusqu'au Vörösliget (parc de ville)
pour voir l'étrange château Vajdahunyad Vara,
construction du 20èmesiècle reprenant des éléments de nombreux
monuments d'époques diverses du pays. Juste devant, nous traversons la
Place des Héros, avec les statues des grands hommes du pays.
Et
c'est le retour au camping, par le métro, où nous arrivons juste avant
que l'orage éclate, assez fort, faisant baisser le température d'une
bonne dizaine de degrés |
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Place des Héros |
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Dimanche 30 juillet
: Deuxième journée de visite de Budapest,
partie haute de la ville sur la rive droite du Danube,
c'est-à-dire l'ancienne Buda. Nous prenons le tram puis le métro jusqu'à Bathyany
Ter, au bord du Danube, en
face du Parlement, au bas de la
colline où se trouvent les monuments et sites intéressants.
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Bastion des pêcheurs |
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Nous montons environ 200
marches d'escalier par la Franklin Ut
jusqu'en haut de la colline, au Bastion des Pêcheurs
(1,2 € par personne pour monter au point d'observation), monument 19ème siècle d'où l'on a une très belle vue sur toute la ville et sur le Danube.
Flânerie dans les rues
anciennes où se trouve quantité de beaux immeubles baroques plus ou moins
restaurés et un hôtel Hilton ultra-moderne qui intègre une façade
baroque et une tour moyenâgeuse, la tour St
Nicolas, dans sa construction, ce qui donne un résultat
surprenant mais plutôt réussi.
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Rue ancienne sur la colline du Château |
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Eglise Mathias
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L'après-midi, visite
de l'église Mathias, du nom de son
constructeur, le roi de Hongrie Mathias Corvin au 13ème siècle, entièrement
reconstruite à la fin du 19ème siècle, un bijou néo-gothique à l'intérieur
entièrement peint de fresques.
Continuation des flâneries
dans les anciennes rues bordées d'immeubles baroques, puis direction le Château,
grand ensemble de bâtiments néo-baroques du 19èmesiècle, détruits
pendant la seconde guerre mondiale et reconstruits à l'identique. De
là, on a une vue splendide sur le Danube
et la ville basse.
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Château
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Nous redescendons
ensuite vers le Danube,
que nous traversons sur le pont des Chaînes, où la fête folklorique continue, et rentrons au camping par le tram.
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Lundi 31 juillet
: Aujourd'hui lundi, c'est un jour "sans". Tout ce qui se visite
est fermé; il faut pourtant essayer de s'occuper intelligemment ! Nous quittons Budapest pour aller vers l'est, au moins pour voir de
l'extérieur le château de Gödölö
et visiter le parc. Nous prenons la RN 3, l'une des routes principales de Hongrie; l'état de son revêtement, plein de trous, d'ornières et de
rapetassages jusqu'à la sortie de Budapest,
soit sur 20 km environ, rappelle furieusement l'occupation soviétique. Sur le trajet, nous
rencontrons un immense centre commercial, avec un Auchan gigantesque, où
nous faisons nos courses. |
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Le château de Gödöllö |
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Arrivés à Gödölö,
nous constatons que même l'accès au parc est fermé et ne pouvons voir
qu'une partie de l'immense château seulement de l'extérieur.
Retour à Budapest par
la même grande route pourrie pour traverser le fleuve, puis direction nord,
la boucle du Danube, par la RN 10, autre
grande route dans le même état soviétique, qui passe au milieu d'immenses
et tristes cités HLM. Arrêt à Aquincum,
la première ville romaine sur le site de Budapest,
ouverte le lundi d'après nos guides; pas de chance, c'est aussi fermé.
Nous devons nous contenter d'un bref coup d'œil depuis la clôture.
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Ruines romaines d'Aquincum |

Le Danube à Szentendre |
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Nous continuons jusqu'à Szentendre,
village au bord d'un des bras du Danube;
parking (payant, 1 € de l'heure) facile, et nous commençons notre visite.
Comme ailleurs tous les musées sont fermés, mais le village est vraiment
joli; malheureusement, on se croirait au Mont Saint Michel, en plus grand :
foule de touristes venus du monde entier et boutiques de souvenirs (made in
China ?) et autres babioles partout. Un peu décevant.
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Une rue de Szentendre |
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Enfin,
nous nous arrêtons au camping de Pap Sziget,
à la sortie du village, juste au bord du Danube,
plein de Hollandais, de sansonnets peu farouches et de moustiques
agressifs. (18 € la nuit). Vers 20h30, grand bruit de moteur genre pompe
haute pression : une petite voiture fait le tour du camping, dégageant un
nuage blanc compact et malodorant : c'est le traitement anti-moustiques du
soir.
Mardi 1 août
: Le traitement anti-moustiques a dû être efficace, nos moustiquaires
aussi, car nous n'avons pas été importunés par les sales bêtes durant
la nuit. La journée s'annonce orageuse, il fait chaud, très humide et
poisseux.
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Musée de plein air de Skanzen - moulin à
vent |
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Nous commençons par aller
visiter le musée de plein air de Skanzen,
situé à quelques kilomètres, avec ses fermes du 19ème siècle
transportées depuis les diverses régions de Hongrie et reconstruites sur
place. Bien présenté
et intéressant.
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Musée de plein air de Skanzen - cour de ferme |
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La boucle du Danube à Visegrad
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Nous reprenons la RN 11
le long du Danube jusqu'à Visegrad,
située au début de la célèbre boucle du fleuve. Au dessus de la ville se trouvent les ruines
d'une forteresse moyenâgeuse qui domine la boucle du Danube; on peut y
monter avec le camping-car sans difficulté majeure et y stationner; la vue
y est époustouflante malgré le temps maussade.
Et nous continuons à
longer le Danube et à profiter des
nombreuses belles vues sur le fleuve jusqu'à Estergom
où se trouve une gigantesque basilique du 19ème siècle, la plus grande de
Hongrie et l'une des plus grandes
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La basilique d'Estergom
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| d'Europe, toute de marbre rouge et marbre beige, décorée dans un style néo-baroque;
ce n'est pas vraiment beau mais c'est impressionnant.
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La
RN 11 longe toujours le fleuve et rejoint la RN 10 quelques km plus loin,
à Tat. Nous roulons le long d'une zone
industrielle quasi ininterrompue située entre la route et le Danube,
au milieu des "combinats" de type soviétique, défraîchis et
quelquefois en ruines, entourés de villages aux pauvres maisons d'habitants
qui n'ont pas encore eu la joie de profiter des délices du capitalisme
triomphant, jusqu'à Komarom, où nous
rejoignons la RN 1. Et le même type de paysage se poursuit jusqu'à Gyor,
deuxième ville du pays et grand centre d'accueil pour les nombreux investisseurs
occidentaux qui recherchent une main d'œuvre bon marché de qualité. Là,
nous quittons temporairement le Danube
et prenons la RN 85 qui
traverse des paysages et des villages agricoles, jusqu'à Fertöd
où se trouve le plus beau château de la famille princière Esterhazy. Arrêt pour la nuit
sur le parking du château, que nous visiterons demain.
Mercredi 2 août : Nuit tranquille, petit
matin frais et pluvieux. Le château ouvre à 10 heures, entrée 4 € par
personne, plus 4 € pour le "permis photo". Visite guidée
obligatoire, durée 1 h, en hongrois, mais on nous fournit une petite
documentation en anglais qui nous est bien utile.
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Façade du château Esterhazy
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Le château, construit au
18ème
siècle par le prince Nicolas
Esterhazy, fils de Paul Esterhazy, prince et
compositeur de musique (Celestes Harmoniae), se veut inspiré de Versailles,
en plus petit. C'est un beau château baroque qui a beaucoup souffert, en
particulier pendant la seconde guerre mondiale, et a été en partie restauré
ces dernières années. Les décorations intérieures sont belles ainsi que
le mobilier, d'époques et de styles variés. Le jardin est agréable et
doit être beau par temps ensoleillé.
Joseph Haydn y a passé la majeure partie de sa
vie.
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Masque mortuaire de Joseph Haydn
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Sopron : sur la place Fö Ter
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Nous continuons par la même
route jusqu'à Sopron, jolie cité médiévale
qui a eu la chance d'échapper aux destructions mongoles, turques, nazies et
soviétiques. La partie ancienne de la ville, piétonne, regorge de bâtiments
anciens en plus ou moins bon état, en particulier Fö
Ter, la grande place; on y trouve même les restes d'une voie
romaine et d'un forum.
Nous
repartons par la RN 84 en traversant de
prospères villages habités essentiellement par des dentistes et des médecins;
ceux-ci profitent d'une clientèle autrichienne durement touchée par la
quasi destruction de "l'Etat Providence" par la triste équipe
qui dirige le pays depuis une dizaine d'années (et qui vient de se faire
jeter aux dernières élections), en offrant leurs services
à prix cassés. Et nous arrivons en Autriche.
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Nous prenons la RN 16 pour Eisenstadt,
ancienne capitale des terres Esterhazy où se trouve un autre château.
Arrivés là, nous constatons que le parking visiteurs est souterrain et
qu'il est impossible de stationner à une distance raisonnable pour un
camping-car. Nous ne visiterons donc pas le château, moins beau que
l'autre vu de l'extérieur, et ne donnerons pas nos euros à des gens
aussi mal élevés. Par l'autoroute A 3, puis A 2, nous rejoignons Vienne,
et allons nous installer au camping Vienne Sud,
où nous étions déjà venus pour près d'une semaine quatorze ans plus tôt.
(25 € la nuit, tous services compris, plus un immense supermarché
d'alimentation Merkur juste à côté). Nous y faisons quelques courses,
choix très large pour des prix sensiblement inférieurs aux prix
français à qualité apparente identique.
Jeudi 3 août :
Nuit pluvieuse, petit matin bien froid malgré le chauffage dans le
camping-car. Il pleut et cette pluie, fine et pénétrante, est très désagréable.
Nous allons donc visiter les musées, nombreux à Vienne.
Nous prenons au camping une "Wien Karte"
pour trois jours, qui nous donne un accès illimité aux transports en
commun et des réductions pour la visite de très nombreux sites, pour 17
€ par personne. Le bus 62A, qui a son arrêt devant le camping, nous emmène
à la station Philadelphia Brucke, son
terminus, en 10 mn; là, nous prenons le métro pour le centre ville, où
nous sommes rendus en 1/4 d'heure. |
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La façade d'entrée de la Hofburg
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Première étape, la Hofburg, le palais impérial en centre ville, que nous
avions déjà visité lors de notre précédent voyage. Devant le palais,
des jeunes gars, déguisés en Mozart comme dans le film
Amadeus de Joseph
Losey, cherchent à nous vendre des places de concert pour le soir ou le
lendemain; vu de plus près, il s'agit de concerts donnés par des petits
orchestres de seconde catégorie, dirigés par des chefs inconnus, vendus
bien cher (80 € la place, même au Musikverein, c'est dissuasif). A l'intérieur,
un nouveau musée consacré à l'impératrice Sissi vient d'ouvrir, ainsi
que des salles montrant la vaisselle et l'argenterie impériales; très intéressant.
Les appartements impériaux n'ont pas changé depuis François-Joseph.
Puis nous prenons notre
repas de midi dans un petit restau turc du quartier, pizzas turques, bon et
original.
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Tout l'après-midi
est consacré au Kunsthistorisches Museum et à ses merveilleuses galeries
de peinture, qui étaient fermées lors de notre précédent voyage. Le
style du bâtiment, construit pour abriter les collections des Habsbourg,
rappelle le Grand Palais à Paris et lui est contemporain. Tous les grands
peintres du 15ème au 18ème siècles sont là, Van
Eck, Clouet, Poussin,
Le Lorrain, Véronèse, Titien,
Tintoret, Canaletto,
Arcimboldo, Dürer,
Caravage, Raphaël,
Breughel, Ruysdael,
Rembrandt, Rubens,
Vermeer, Velázquez,
Murillo et bien d'autres; c'est un enchantement, le plaisir des yeux absolu,
on sort ébloui par tant de merveilles. Et c'est le retour au camping, métro
et bus, sous la pluie qui n'a pas arrêté de la journée.
Vendredi 4 août
: Deuxième journée à Vienne, toujours sous la pluie.
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Kunsthistorisches Museum et statue de
Marie-Thérèse
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L'Oberbelvedere
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Nous commençons notre
visite par les deux Châteaux du Belvédère, construits pour le prince
Eugène
de Savoie à la fin du 17ème siècle, très grand stratège qui s'était
mis au service de l'Autriche après avoir été refusé par l'armée française
du fait de sa petite taille ! L'Oberbelvedere,
grand et beau bâtiment baroque, est maintenant un musée consacré à la
peinture des 19 et 20ème siècles.
L'Unterbelvedere,
plus petit, est fermé pour restauration. Entre les deux s'étend un jardin
à la française, créé par un élève de Le
Notre.
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L'Unterbelvedere
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Eglise St Charles - façade
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Nous
marchons quelques centaines de mètres pour aller visiter l'église
Saint Charles (6 € par personne), dédiée à St Charles
Borromée par l'empereur Charles VI au début du
18ème siècle pour célébrer
la fin de l'épidémie de peste. C'est un édifice baroque
"flamboyant" d'une richesse de décoration inouïe; un ascenseur
intérieur permet de monter en-haut de la coupole pour voir les fresques
de plus près.
La pluie s'étant
sensiblement intensifiée, nous nous réfugions dans une galerie
commerciale sur le Ring, où nous en
profitons pour prendre notre pizza de midi. |
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Eglise Saint Charles - loge impériale
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Maison de Beethoven
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Après, nous prenons le métro
pour aller à Heiligenstadt, au nord de Vienne, visiter la maison où habitait
Beethoven (2 € par pers). C'est là
qu'il a écrit
son fameux testament à l'âge de 26 ans, texte poignant dans lequel il
avoue sa surdité à ses frères, et affiche son désespoir et ses idées suicidaires.
Retour au centre ville,
et visite de la Cathédrale St Etienne,
immense monument gothique, baroquisé mais sans excès. Ensuite, lassés d'être mouillés et
frigorifiés; nous rentrons nous mettre au chaud et à l'abri dans notre
camping-car.
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Cathédrale Saint Etienne
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Samedi
5 août :
Troisième journée à Vienne; la
pluie s'est arrêtée mais il fait toujours aussi froid. Le matin, grosses
courses à Merkur puis un peu de lessive.
Nous reprenons nos visites
l'après-midi, en décidant de ne pas aller au château de Schönbrünn
- construit en 1683 en prenant Versailles pour modèle - où nous sommes déjà
allés lors de notre précédent voyage, à cause du temps maussade. Nous
allons au Prater, très célèbre parc
et champ de foire avec toute sortes d'attractions foraines, ancienne réserve
de chasse impériale, ouvert au public en 1766 par Joseph II. A ne pas
manquer, le tour sur la grande roue, construite en 1896, haute de 65 m (7,5
€ par personne) d'où l'on a un panorama fantastique sur la ville.
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La grande roue du Prater
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Puis nous allons voir le Danube,
qui se divise en deux bras principaux autour de la Donau
Insel. Il est beau, large et majestueux mais il n'est pas bleu
contrairement à ce qu'en disait Johann Strauss,
plutôt un mélange de gris et de jaunâtre.
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Quai du Danube à Vienne
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Et
nous retournons au centre ville pour flâner dans les rues, où on trouve
beaucoup de monde, des touristes mais surtout des Viennois. Vienne
est une ville merveilleuse, avec une vie originale et attrayante,
et avec quantité de splendides bâtiments baroques et même des
constructions plus modernes du plus bel effet. Notre court séjour à Vienne
se termine, demain nous repartons, mais nous reviendrons lors d'un
prochain voyage, il nous reste encore tant à découvrir et à redécouvrir. Nous rentrons au
camping, juste à temps avant que la pluie reprenne, pour ranger la
lessive du matin.
Dimanche 6 août
: Pluie ininterrompue pendant toute la nuit. Au matin, ça a fini par se
calmer un peu, ce qui nous a permis de partir sans nous mouiller.
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Vienne vue du haut du Kahlenberg
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Nous traversons Vienne
entièrement, facilement car nous sommes un dimanche, du sud au nord pour
monter au fameux Kahlenberg, le Mont
Chauve des légendes viennoises. De là, on a un panorama sur la
ville et le Danube qui doit être magnifique
par beau temps; aujourd'hui, c'est moyen car la pluie a repris.
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Abbaye de Klosterneubourg
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Nous continuons le long du Danube
par la B 14 jusqu'à Klosterneubourg,
immense abbaye cistercienne fondée au 12ème siècle par le Margrave de
Babenberg (dynastie fondatrice de l'Autriche),
Léopold III, entièrement
transformée et agrandie par Charles VI de Habsbourg au 18ème
siècle.
Parking gratuit et facile devant l'abbaye. Visite guidée (7 € par pers)
obligatoire, en allemand (que nous ne comprenons ni ne parlons), mais on
nous a prêté un petit livre en anglais bien utile. Très intéressant !
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Intérieur de l'abbatiale
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Le Danube au pont de Tulln
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Nous
repartons vers l'ouest, toujours sous la pluie, par la B 14, puis la voie
rapide S 3 à partir de Tulln, petite
ville où Konrad Lorentz fit ses grandes découvertes sur le comportement
animal avec ses oies du Danube. Nous nous arrêtons pour visiter Krems,
très jolie petite ville moyenâgeuse. Sur la route B 3, juste au bord du Danube,
nous repartons par le défilé de Wachau,
resserré entre deux collines assez élevées, offrant de très
beaux paysages malgré la pluie et le brouillard. Nous arrivons à l'abbaye
de Melk, où nous nous installons sur l'immense parking
visiteurs, toujours sous la pluie, pour passer la nuit.
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La rue principale de Krems
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Lundi 7 août : Pluie ininterrompue toute
la nuit et toute la journée; nous commençons à en avoir "ras le
bol". Matinée consacrée à la visite de la gigantesque abbaye
bénédictine de Melk. Située sur un éperon rocheux où se
trouvait un fortin romain, c'est un château de la famille Babenberg, donné aux moines en 1106 par
Léopold III, qui a été
transformé en abbaye. Durement éprouvée par les guerres, elle a été
reconstruite totalement en 1702 dans le style baroque. Umberto Ecco s'est
inspiré de cette abbaye, et en particulier de sa bibliothèque, dans son
roman "Le nom de la Rose". |
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Abbaye de Melk- façade intérieure
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On visite (7 € par pers)
l'extérieur, cours et jardins, puis les appartements impériaux, transformés
en musée présentant des objets religieux et historiques liés à l'abbaye,
la salle de marbre qui est une salle d'apparat, ensuite la merveilleuse
bibliothèque qui contient plus de 85 000 volumes, tous plus beaux et plus précieux
les uns que les autres, et enfin l'église abbatiale, sommet de l'art
baroque religieux, qui surpasse en richesse et en ostentation tout ce qui
existe ailleurs en Europe; quand on connaît un peu la situation économique
de la population "de base" à l'époque, sa richesse en devient même
obscène.
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Intérieur de l'abbatiale de Melk
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La Hauptplatz à Linz
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Et nous repartons par la
route B 3 le long du Danube,
franchissons le défilé de Strudengau,
qui doit être splendide par beau temps et arrivons à Linz.
Troisième ville du pays, cette grosse ville industrielle a un joli vieux
centre, vite visité, surtout sous la pluie.
Nous continuons à remonter le
Danube, d'abord par la B 127, puis la B
131 et enfin la B 130; nous nous arrêtons pour la nuit à Schlögen,
dans un agréable petit camping au bord du fleuve (21 € la nuit).
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Le Danube à Schlögen
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Mardi
8 août : La
pluie s'est arrêtée pendant la nuit, au matin le soleil est de retour
malgré les nombreux nuages qui encombrent le ciel et il fait froid. Nous
reprenons la B 130 le long du Danube,
franchissons un nouveau défilé avec de beaux paysages ensoleillés, et
arrivons à Passau, en Allemagne. |
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Le Danube et la forteresse à Passau
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La ville est située au
confluent du Danube, de l'Inn
et de l'Ilz. Nous tournons une bonne
heure dans la ville pour trouver un endroit où garer le
camping-car (la majorité des parkings sont couverts). C'est l'heure du
repas de midi que nous
prenons dans le camion, puis nous allons visiter la ville. Le site est
splendide : au confluent, les eaux du Danube,
brun sombre, se mêlent à celles de l'Inn,
beaucoup plus abondantes en cette saison, à la limite du débordement, et
jaunâtres (l'Ilz n'est qu'un appoint
marginal). La vieille ville, située entre les deux, est intéressante, avec
ses ruelles bordées de bâtiments médiévaux (Rathaus)
ou baroques.
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L'Inn à Passau
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La cathédrale St Etienne,
reconstruite à partir de 1668 dans le style baroque, est un très ample édifice
avec des décorations surabondantes; l'orgue, de 1928, est l'un des plus
grands orgues d'église connus. Nous
ne sommes pas montés à la forteresse qui domine la ville, la longueur et
la difficulté
du trajet à pied nous en ont dissuadés, et la petite route qui y monte est
inaccessible aux camping-cars (maxi 2,8 T, pente 22 %).
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Nous continuons à
remonter le Danube par la B 8 jusqu'à
Wilshofen, où nous le traversons pour
prendre la B 12 jusqu'à l'entrée d'Hengersberg.
Là, nous prenons une toute petite route à gauche vers Niederalteich,
au bord du Danube, où se trouve une
ancienne abbaye. Nous nous arrêtons pour la nuit sur un petit parking
tranquille totalement invisible de la route. La radio Bayern 4 retransmet
en direct le festival de Bayreuth, Parsifal de
Wagner, un régal; mais la pluie est de retour !
Mercredi 9 août :
Nuit calme mais réveil tôt par les cloches de l'abbaye sonnant
matines. Temps maussade mais pas de pluie. Nous repartons par la petite
route qui suit le Danube sur la rive
gauche, par Deggendorf et Bogen
jusqu'à Straubing où nous traversons
le Danube. Nous souhaitions nous y arrêter
pour faire quelques photos et film mais il ne nous a pas été possible de
trouver une place de stationnement pour notre camping-car. Dommage ! De là,
nous prenons la B 8, au milieu des champs de pommes de terre, de seigle et
de betteraves sucrières, jusqu'à Regensburg
(Ratisbonne), où nous ne nous sommes
pas arrêtés, ayant visité la ville dans tous les sens 14 ans plus tôt. Courses chez ALDI à la sortie de la ville (dans
cette région, on ne trouve apparemment que des supermarchés des groupes
hard-discount) où malgré le choix réduit, nous arrivons à nous approvisionner
correctement. |
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Essing dans la vallée de l'Altmühl
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Nous prenons la B 16, puis
une petite route au bord du fleuve jusqu'à Kelheim,
où nous quittons le Danube
temporairement pour remonter la belle vallée de l'Altmühl
jusqu'à Riedenburg par une route
pittoresque, puis rejoignons le Danube
à Pförring, et le suivons jusqu'à Ingolstadt
par la B 16 A, en traversant les champs de houblon.
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Champs de houblon le long de la route près
d'Ingolstadt
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Riedensheim
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Nous traversons Ingolstadt, ville
industrielle sans intérêt, jusqu'à Neubourg
a.d. Donau où nous prenons une petite route sur la rive gauche
traversant de charmants villages, jusqu'à Donauwörth.
Nous nous y arrêtons pour passer la nuit sur une grande aire de
stationnement et de services pour camping-cars, Festplatz,
près de la gare.
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Donauwörth
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Jeudi 10 août : Nous repartons avec un
temps couvert et peu engageant, continuant notre remontée du Danube
par la B 16, très chargée. Peu après, re-voici
la pluie qui ne nous quittera plus jusqu'à environ 17 h, avec quelques
rares moments d'accalmie, rendant la prise de photos ou de film à peu près
impossible. |
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Le château Hohenzollern à Sigmaringen
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Nous contournons Ulm
(que nous avons aussi visitée 14 ans plus tôt) sous une pluie battante et
continuons notre remontée par la B 311 puis la B 32 jusqu'à Sigmaringen,
ville où Pétain et Laval s'étaient réfugiés à la fin de la
2ème
guerre mondiale avec leur gouvernement fantoche. Et là, miracle, la pluie s'est arrêtée.
Stationnement
facile près de la gare, la ville est agréable, dominée par un gros château
plus ou moins baroque construit par la branche locale de la famille Hohenzollern; l'église, juste à côté, est intéressante, décorée dans
un style baroque "raisonnable".
Maintenant, la vallée du Danube
se rétrécit fortement, et la petite route qui remonte le fleuve, guère plus qu'un gros ruisseau, est
assez accidentée et
pittoresque. Nous traversons plusieurs villages tels Gutenstein,
puis Beuron avec son pont
couvert et son immense abbaye bénédictine, et Mülheim avec son vieux
centre plein de maisons à colombages et son Rathaus
du
15ème siècle.
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Le Danube à Gutenstein
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L'abbaye de Beuron
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Le vieux Rathaus de Mülheim
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Arrivés à
Tuttlingen (où nous ne trouvons pas l'aire de stationnement de Donaupark,
indiquée nulle part), grosse bourgade industrielle en travaux partout, nous
prenons la B 311 qui suit le Danube. Un
peu plus loin, à Möhringen, un phénomène
bizarre se produit : le Danube, quand il est en période de basses ou
moyennes eaux, disparaît dans le sol karstique, et son lit aval est à sec;
sa résurgence est l'Aach, qui se jette ensuite dans le
lac de Constance.
Nous continuons par la B 33 jusqu'à Donaueschingen,
où nous nous arrêtons pour la nuit sur l'aire de stationnement (sans
services) de Sportzentrum, bien indiquée à l'entrée de la ville, presque
saturée à notre heure d'arrivée tardive (19h30).
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Lit du Danube à sec à Möhringen
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Source symbolique du Danube
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Vendredi 11 août : Ce matin, le soleil
brille malgré quelques nuages. Un petit tour à pied dans Donaueschingen
pour voir la "source symbolique" du Danube,
une résurgence devant laquelle chaque pays traversé par le fleuve a posé
une plaque.
Le Danube commence officiellement son existence dans cette
ville, par la réunion de la Breg, de la
Brigach et de ladite résurgence.
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Nous remontons le cours de
la Breg jusqu'à Fürtwangen où nous prenons le
Katzensteiger (le chemin
des chats) vers sa source, appelée Donauquelle (source du
Danube); nous
devons nous arrêter à 6 km de cette source car il faut finir à pied,
mais, comme la pluie est de retour, forte et dissuasive, nous faisons
demi-tour vers Furtwangen, sous la pluie qui s'intensifie. Là, nous prenons
la B 500 vers le sud, traversons des paysages probablement beaux, dans les
nuages, jusqu'à Titisee. Cette ville, très touristique, est située au
bord d'un lac dans un cadre enchanteur (d'après le guide), mais nous ne voyons rien (pluie et
brouillard). Nous repartons par la B 31, dévalons 600 m de dénivelé en
quelques kilomètres dans la Höllertal
(vallée de l'enfer), paysage
sauvage où nous ne voyons pas grand chose, jusqu'à Fribourg.
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Petit pont-barrage sur la Breg
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Place de la cathédrale de Fribourg
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La pluie
s'est arrêtée, nous garons notre camping-car et visitons la ville, sa
magnifique cathédrale gothique (enfin une église non surchargée de décorations
baroques) et le vieux centre, très joli, avec le Rathaus,
l'évêché, et
bien d'autres bâtiments qui doivent être très beaux et colorés par grand
soleil. Retour au camping-car pour découvrir une contravention (10 €) sur
notre pare-brise
pour stationnement interdit (place réservée aux bus de touristes, chose que
nous n'avions pas vue car très mal indiquée).
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Le Rathaus de Fribourg
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Nous repartons, assez
mécontents (avec la ferme intention de ne rien payer), par une petite route vers
Breisach, ville frontière franco-allemande, traversons le
Rhin, bien grossi depuis
que nous l'avons quitté à Chur en Suisse, puis, par les N 415, D 2 et D
18bis, allons jusqu'à Rouffach où nous nous arrêtons
pour passer la nuit sur l'agréable aire municipale de stationnement et de service (à
côté du stade, de la piscine et du camping municipaux).
Samedi 12 août : Nuit tranquille, réveil
matinal par l'angélus à 7 h, le soleil est là. Nous allons d'abord à Pfaffenheim,
à 3 km, nous réapprovisionner chez notre fournisseur habituel de vin d'Alsace depuis
plus de 30 ans. Ensuite, nous faisons quelques courses à l'Intermarché
de Rouffach puis prenons la direction
sud sur la RN 83, traversons Belfort
et Besançon, et faisons un
petit crochet par Arc-et-Senans pour
visiter la saline royale. Depuis le matin, c'est un régime de giboulées
que nous subissons, avec alternance de violentes averses et de périodes
de soleil. |
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La visite de la saline
royale, oeuvre utopique de l'architecte Claude-Nicolas Ledoux à la demande
de Louis XV, est une construction tout à fait extraordinaire. N'ayant que
peu de temps, nous prenons une visite guidée qui nous en donne un aperçu
et nous convainc qu'il nous faudra revenir lors d'un prochain voyage dans la
région, et y consacrer au minimum une demi-journée.
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Saline
royale d'Arc et Senans
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette seconde partie
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Nous reprenons la RN 83 vers
le sud, toujours sous les giboulées et avec un faible trafic, alors que
"bison futé" annonce les pires conditions de circulation pour
ce samedi, traversons Lons le Saunier
sous une averse particulièrement violente, et nous arrêtons quelques km
plus loin pour passer la nuit sur l'aire municipale de Cuiseaux
(71), minuscule espace boueux en face de la caserne des pompiers, avec une
bouche d'égout en guise de borne de services; quatre autres camping-cars
partagent notre halte, sous la pluie.
Dimanche 13 août :
La pluie n'a pas arrêté de tomber pendant toute la nuit et continue au
matin quand nous repartons vers le sud, toujours sur la RN 83. Elle nous
accompagne jusqu'à Bourg en Bresse
puis se calme, mais il fait toujours aussi gris. Nous traversons Lyon
quasiment vide, où nous retrouvons le Rhône,
et prenons l'A 7 jusqu'à Vienne, la
RN 7 ensuite jusqu'à Bollène, et retraversons le Rhône
à Pont St Esprit pour prendre le RN
86. Petit écart pour Chusclan, à côté
de Bagnols sur Cèze, pour aller à la
cave coopérative, où se trouve une borne de service gratuite, faire nos
vidanges avant d'arriver à la maison et acheter un peu de vin AOC Côtes
du Rhône, et nous reprenons la RN 86 jusqu'à Nîmes,
puis la RN 113 jusque chez nous où nous retrouvons enfin le beau temps..
Et c'est la fin du
périple (4460 km, 466 l de gazole consommés pour 450 €,
budget total 3000 € pour 30 jours de voyage).
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Documentation
et informations pratiques :
| France |
Cartes Michelin 333 -
Isère, Savoie et 328 - Ain, Haute Savoie
Atlas routier et touristique Michelin 2006
Carte des aires de stationnement et de service "Le monde du
camping-car". Mention spéciale à l'aire de stationnement et
de services aménagée à côté de la cave coopérative de Chusclan
(30) par les vignerons : aire agréable, très bon accueil à la
cave et prix raisonnable du vin.
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| Suisse |
Carte Michelin N° 427
Guide vert Michelin "Suisse"
Site et brochures de l'Office
de Tourisme Suisse
Brochure et site Internet des campings
du Valais
Camping Atlas et son site
Internet
Site Internet du Camping
Car Club Suisse Romande
Récit de voyage de Clément
et Christine Candela.
Le camping sauvage est
interdit partout en Suisse. Il est généralement difficile de stationner dans la journée pour un camping-car et
encore plus la nuit les parkings sont rares et le plus souvent
privés. Les campings, même les plus petits, sont bien équipés et
pas trop chers; attention, le format de prise 3 fiches 230 V est
spécifique à la Suisse et totalement incompatible avec le format
français, mais on trouve des adaptateurs -Suisse/Allemagne (format
Schuko) et Suisse/Europe (grosse prise bleue) - à la réception des
campings.
Les produits alimentaires et le gazole sont sensiblement plus chers que chez nous.
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| Autriche |
Carte Michelin N° 730
Guide Hachette - Évasion 2006
et guide du Routard 2006/2007
Plan de Vienne collection Cartoville
Brochures et site Internet de l'Office
National Autrichien de Tourisme, en particulier la carte des
campings pour tout le territoire autrichien
Récits de voyage de Jean-Pierre
Rossi, Bernard
Tartois, Stéphane
Herrent
Peu de difficultés pour
stationner, y compris la nuit. Dans les villes, il vaut mieux
utiliser les campings et les transports en commun, avec les cartes
forfait (à la journée ou pour plusieurs jours). Mention spéciale
pour le camping Strassgang à Graz, relativement cher, mais super
luxe.
On trouve des supermarchés à peu près partout, même dans les
petits villages, mais
majoritairement des chaînes "hard discount", avec des prix
très bas, un choix réduit et une qualité minimum. Coût de la vie
courante assez similaire à ce qu'on connaît chez nous.
Aucun problème de communication quand on parle anglais.
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| Hongrie |
Carte touristique IGN
Guide Hachette - Évasion 2006 et guide du Routard 2006/2007
Plan de Budapest collection Cartoville
Brochures et site Internet de l'Office
National Hongrois de Tourisme, en particulier la carte des
campings en Hongrie
Guide
des campings en Hongrie
Camping-car en liberté bons
coins en Hongrie
Récits de voyages de Solange
et Michel, Philippe,
et carico.
Pas toujours facile de communiquer, l'anglais n'étant pas très
répandu et le français encore moins. Il est bien utile de "baragouiner" un peu l'allemand. Pas
de difficulté pour stationner sauf autour du lac Balaton.
Nombreux supermarchés un peu partout, surtout chaînes "hard
discount", coût de la vie courante et du gazole sensiblement plus bas qu'en France.
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| Allemagne |
Cartes Michelin N° 545 -
Bavière - et 546 - Bade Wurtemberg
Guide vert Michelin Allemagne
Brochures et site Internet de l'Office
Allemand de Tourisme
Aucune difficulté pour trouver à stationner pour la nuit, et comme en
France, nombreuses aires de stationnement et de services pour
camping-car.
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| Tous pays |
Atlas des routes d'Europe
Michelin 2006
Guide officiel étapes
camping car 2006 en France et en Europe édité par Camping-car
Magazine
Guide 2006 "carte de camping international"
Site Internet "Aires
for Motorhomers" indiquant les aires de stationnement et de
service pour camping-caristes dans plusieurs pays d'Europe
Plans d'accès aux divers campings avec Mappy.
La carte de camping international est
bien utile dans les campings : elle est acceptée partout comme
document d'identité, ce qui évite de laisser sa carte d'identité
à la réception et apporte souvent des réductions (10 % à peu
près partout en Autriche).
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