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Façade de la tombe de géants de S'Ena'e
Thomes
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Nous
continuons par la SP 38 vers le nord et arrivons quelques km plus
loin à la Tombe des Géants S’Ena’e
Thomes, grand menhir sculpté associé à un
dolmen. |
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Intérieur de la tombe de géants de S'Ena'e
Thomes
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Nous
rejoignons la SS 138 dcn, voie rapide nord – sud, que nous
quittons à la sortie suivante pour prendre la SP 45 qui va à Nuoro,
capitale de la province construite sur un crête commune à
plusieurs collines. Juste avant d’arriver, nous prenons la SP 42
qui grimpe en lacets au sommet du Mont
Ortobene, dominant la ville de ses 885 m
d’altitude. Nous nous installons pour prendre notre repas de midi,
et dès que nous repartons, la pluie, qui menaçait depuis un
moment, se met à tomber et cache le magnifique point de vue signalé
dans notre guide. Nous redescendons en ville à la recherche de
l’aire de service pour camping-cars située place de l’amphithéâtre,
que nous ne trouvons pas. |
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Nuoro
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Vue générale d'Oliena
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Nous
prenons la SP 22 en direction d’Oliena
puis d’Orgosolo, réputée la
capitale du banditisme sarde, où se trouvent de très nombreuses
peintures murales faites dans un style naïf par des artistes
locaux. Arrivés là, un camping-cariste italien nous indique que l’on
ne peut pas passer un peu plus loin dans la direction de Mamoiada
où nous souhaitions aller. L’orage éclate violemment à ce moment-là,
avec une forte pluie et même de la grêle, limitant fortement la visibilité.
Nous pensons prendre une autre route pour rejoindre Mamoiada,
et nous retrouvons en fait sur la SP 22 dans l'autre sens sans nous en
rendre compte ce qui nous ramène à Oliena,
où nous ne souhaitions pas retourner.
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Peinture murale à Orgosolo
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Col de Genna Cruxi sur la SS 125
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Nous décidons
de changer nos plans, retournons à Dorgali par la SP 46 et prenons la SS
125 vers le sud. Ce choix involontaire nous permet de nous éloigner de la
zone orageuse et de rouler sur une belle route sinueuse qui franchit
quatre cols au milieu de splendides paysages. Nous la quittons 65 km plus
loin et prenons la SP 98 pour aller au bord de mer à Santa Maria
Navarrese nous installer dans une aire pour camping-cars aménagée au
bord d’une agréable plage, en fait une sorte d’ersatz de camping bien
plein, à 23 € la nuit, tous services compris, incluant l’électricité.
Distance parcourue 180 km |
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La baie de Santa Maria Navarrese
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Rocher de grès rouge et granite
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Vendredi 28 août :
il a plu dans la nuit mais il fait beau ce matin. Après avoir
vidangé et fait nos pleins à la borne de services (et oublié une
montre heureusement sans grande valeur sur la borne), nous revenons
vers la SS 125 que nous prenons vers le sud. Quelques km plus loin,
nous prenons la SS 125 dir vers l’est pour aller à l’extrémité
de la presqu’île au village d’Arbatax
où l’on trouve des rochers de grès
rouge entourés de granite travaillés en des formes
bizarres par l’érosion marine. |
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Rocher de grès rouge
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La baie côté nord de Capo Ferrato
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Nous revenons à la
SS 125, par endroits refaite comme une route express, ailleurs restée
dans son état d’origine, sinueuse et étroite, jusqu’à Olia
Speciosa où nous prenons la SP 97 qui nous emmène à Capo
Ferrato, une pointe rocheuse qui s’avance sur la
mer vers l’est. Au bout de la partie goudronnée, nous stationnons
sur un vaste terrain planté d’odorants eucalyptus pour déjeuner
(stationnement nocturne interdit sur ce terrain).
Après le repas, nous continuons pendant quelques km sur la mauvaise
piste en « tôle ondulée » qui nous permet de découvrir
de belles vues de la côte, mais ne trouvons pas la piste qui
conduit à l’extrémité du cap. Nous rebroussons chemin, et
voyons cette piste, impraticable avec un camping-car. |
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Costa Rei
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Nous prenons la route
côtière SP 18 vers le sud qui longe la Costa
Rei, la plupart du temps dans des lotissements de
vacances, mais offrant parfois de belles vues sur la côte. Arrivés
à Villasimius, nous prenons la
route qui mène à Capo Carbonara
où l’on a de belles vues sur la mer, mais ne montons pas
jusqu’au sommet de la colline, la route étant trop étroite, et
la forte chaleur nous dissuade de faire la trajet à pied.. |
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Baie de Villasimius et Capo Carbonara
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Nous revenons vers
Villasimius et prenons la route côtière SP 17 qui traverse de nombreuses
stations balnéaires très urbanisées, mais en petits bâtiments
seulement ce qui ne détruit pas trop le paysage. A Quartu Santa
Elena,
banlieue est de Cagliari, nous faisons une halte dans un grand centre
commercial Carrefour pour nous réapprovisionner en nourriture,
sensiblement plus chère que chez nous en hypermarché. Après, direction Cagliari et son
cimetière derrière lequel se trouve l’aire aménagée pour
camping-cars, 13 via Caboni (16 € la nuit sans électricité pour une
place dans un parking et une borne de services). Distance parcourue 200 km.
L’environnement n’est pas terrible mais la radio (RAI 3) nous offre un
bon programme pour la soirée avec Don Giovanni de Mozart.
Samedi
29 août :
il a encore fait très chaud cette nuit mais pas d’orage. La journée
d’aujourd’hui est réservée à une visite rapide de Cagliari
(167 000 habitants), capitale régionale de la Sardaigne.
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Eglise
paléochrétienne |
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Façade de la
cathédrale |
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Palais du vice-roi |
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Vue sur la ville
depuis la tour Saint Pancrace |
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Front de mer |
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Nous
marchons 10 minutes pour aller de notre parking au centre
historique, en passant près des ruines d’une église
paléochrétienne aujourd’hui transformée en
centre culturel. Nous arrivons place de
la Constitution, au pied du bastion
Saint-Rémy, ancien poste névralgique des
fortifications de la ville ancienne appelée « Il
Castello ». Nous grimpons près de 200 marches
pour arriver sur la partie haute du bastion d’où l’on a une
large vue sur la ville et la baie.
De
là, par des petites rues, nous allons jusqu’à la cathédrale
Santa Maria construite au XIIIème siècle
en style roman et largement remaniée en style baroque au XVIIème
siècle, et à nouveau au début du XXème pour la façade
en style néoclassique. Elle est ouverte car un mariage va y être célébré
ce qui nous permet de la visiter.
Juste
à côté se trouve le palais du
vice-roi construit au début du XIXème
siècle par les ducs de Savoie, rois
de Piémont-Sardaigne. C’est aujourd’hui le siège de
l’administration de la province de Cagliari ;
quelques salles, dont celle du conseil provincial, sont ouvertes
gratuitement au public.
Nous
continuons jusqu’à l’entrée nord du Castello
marquée par la tour Saint Pancrace,
le point culminant de l’éperon rocheux sur lequel est construite
la ville médiévale. Du sommet (55 m à grimper, 4 € l’entrée,
2,5 € tarif senior), on a une très large vue sur toute la région ;
c’est de là que les mouvements par terre et par mer étaient
autrefois surveillés.
Par
d’autres petites rues, nous redescendons vers le bastion
Saint Rémy en passant par la tour
de l’éléphant, autre tour de guet du système de
fortifications de la ville dont le nom est dû à une statue
d'éléphant, puis vers le front de mer
où nous déjeunons dans une pizzeria. Après le repas, nous flânons
un moment dans le quartier, agréable avec ses bâtiments
majoritairement du XIXème siècle et ses palmiers. Là
se trouve aussi l’Hôtel de Région,
bâtiment moderne qui s’intègre bien à l’ensemble.
Nous
repartons vers le nord, en cherchant l’ombre car il fait très
chaud, cette fois en contournant la vieille ville, et allons à la Citadelle
des Musées pour visiter le musée
archéologique (4 € par personne) ; ses très
riches collections présentent des objets de l’âge du bronze découverts
dans les divers sites nuragiques de l’île ainsi que des objets
plus récents, puniques et romains, et des sites en cours de fouille
à Cagliari, en particulier une
gigantesque nécropole romaine.
Nous
allons ensuite vers l'amphithéâtre
romain, mais, comme il est couvert de gradins
métalliques, on ne voit rien de la structure ancienne. |
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Bastion Saint Rémy |
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Intérieur de la
cathédrale |
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Salle du conseil du
palais du vice-roi |
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Rue de la vieille
ville |
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Bateau votif d'époque
nuragique |
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Notre
visite terminée, et la fatigue se faisant sérieusement sentir,
nous revenons en passant par plusieurs des endroits visités le
matin pour refaire des photos avec un meilleur éclairage, puis, après
un arrêt-boisson dans un café, nous rejoignons notre camping-car.
Dimanche
30 août :
nuit sensiblement plus fraîche que les précédentes, avec deux ou
trois réveils intempestifs par des aboiements de chiens. Après
avoir utilisé les services de vidange et d’approvisionnement
d’eau, nous repartons en suivant le front de mer direction
« Aeroporto » par la SS 130.
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Sanctuaire Santa Maria
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A
un gros échangeur quelques km après l’aéroport, nous prenons la
SP 2 sur 9 km puis une petite route sans numéro qui nous emmène à
Uta, gros bourg agricole où se
trouve le sanctuaire Santa Maria,
charmante petite église romane du XIIème siècle
construite avec des matériaux récupérés d’une villa romaine.
La grande fête de la Nativité de la
Vierge, le 8 septembre, est en cours de préparation et
de nombreux pèlerins viennent déjà faire leurs dévotions à la statue
de la Vierge. |
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Pèlerins à l'intérieur du sanctuaire Santa
Maria
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Nous
repartons en direction de la SS 130 par d’étroites ruelles à
sens unique qui traversent le village. Dans l’une d’entre elles,
coincés entre une camionnette mal garée et un toit qui déborde,
nous laissons notre feu de gabarit avant gauche (nous avions
déjà cassé le droit sur des branches basses quelques jours
avant), donc du bricolage en perspective à notre retour ! |
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Plage Sant'Effisio |
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Thermes |
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Nous
reprenons donc la SS 130 sur une dizaine de km puis prenons la route
qui traverse la zone industrielle de Cagliari
pour rejoindre la route côtière SS 195 sur laquelle nous roulons
jusqu’à Pula 20 km plus loin.
Là, par une petite route, nous allons jusqu’au site
archéologique de Nora en bord de mer sur une pointe
rocheuse ; difficile de trouver une place de parking, tout
l’espace étant occupé par des locaux venus à la plage voisine
de San Efisio.
Nous
déjeunons dans le camping-car puis allons visiter le site (5,5 €
par personne). Nora est
une ancienne ville phénicienne occupée depuis le IXème
siècle avant JC. Elle est ensuite devenue carthaginoise, puis
romaine à la fin des guerres puniques ; elle a même été le
siège du gouvernorat romain de Sardaigne.
Son déclin a commencé avec les Vandales
au début du VIème siècle après JC et elle a été
ensuite pillée par les Arabes
et abandonnée. Des fouilles au XXème siècle ont mis en
évidence les restes de nombreux monuments, essentiellement romains,
tel qu’un petit théâtre,
des thermes et des habitations.
Une partie du site est encore sous la mer. |
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Théâtre romain |
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Colonnes redressées |
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Côte sud vue de la SP 71
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Après
la visite, nous reprenons la route côtière SS 195 puis la SP 71
qui permet de suivre la côte à l’extrême sud de l’île alors
que la SS 195 coupe à travers la montagne. Sur ce trajet, nous
avons de très belles vues de la côte découpée de rochers qui
surplombent la mer.
La
boucle terminée, nous retrouvons la SS 195 qui contourne des zones
marécageuses et rejoignons la SS 130 pour aller sur l’île
de Sant’Antioco. Sur l’île, nous suivons la côte
direction sud et le Capo Sperone. |
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Cap Spartivento vu de la SP 71
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Sur la plage
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Arrivés
au bout de la route goudronnée prolongée par un chemin beaucoup plus
étroit, et considérant que nous avions causé assez de dégâts sur
notre camping-car pour la journée, nous rebroussons chemin sur quelques
km pour aller nous installer sur une aire d’accueil à l’allure de
camping au rabais située au bord d’une très agréable plage (15 € la
nuit, tous services compris sauf électricité) juste au nord de Torre
Canal, où nous allons nous
baigner dans une eau presque chaude. Distance parcourue 200 km.
Lundi 31 août :
la nuit a été calme, plutôt fraîche. Aujourd’hui lundi, tout ce qui
se visite (musées, monuments, églises), ou presque, est fermé. Nous réservons
donc notre matinée à la plage et au farniente.
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Front de mer à Sant'Antioco
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Après le
déjeuner, nous reprenons la route vers le nord, bref arrêt dans le port
du village de Sant’Antioco, puis prenons la SS 126. Nous la quittons au
bout de quelques km pour prendre la SP 77 qui amène à Tratalias,
autrefois siège de l’évêché local, maintenant village fantôme
abandonné par ses habitants à cause de la remontée des eaux du lac de
barrage voisin. On y trouve une très jolie église construite au début du XIIIème
siècle dans le style pisan, l’église Santa
Maria, aujourd’hui fermée
à la visite. Le bourg abandonné est en cours de réhabilitation, et
deviendra probablement une cité d’artistes et artisans pour touristes.
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Église Santa Maria
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Temple romain
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Nous
rejoignons la SS 126 vers le nord, contournons Carbonia, ancienne ville
minière créée par Mussolini, puis Iglesias. Cette route attaque ensuite
la montagne par un itinéraire pittoresque, très sinueux et accidenté.
Quinze km plus loin, nous la quittons pour aller visiter le temple
romano-punique d’Antas, dans un site naturel grandiose (ouvert
le lundi d'après notre guide, 3
€ par personne). Il s’agit
d’un temple romain dédié au dieu local Sardus
Pater, construit au IIIème
siècle après JC sur les ruines d’un temple punique beaucoup plus
ancien dédié au même dieu. Il a été partiellement restauré, six
colonnes du pronaos ont été relevées. Juste à côté, on trouve les
vestiges d’un ancien village nuragique.
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Restes du temple punique
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Dans la montagne, montée du Passo Biderdi
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Nous
continuons toujours par la même route qui franchit deux cols dans de
magnifiques paysages de montagne puis descendons dans la plaine à Guspini,
où nous prenons la SS 197 plein est, route droite qui traverse une grande
étendue agricole. A la sortie de Sanluri, la route part vers le nord, et
nous conduit à Barumini où se trouve
Su Nuraxi, l’un des plus célèbres
sites nuragiques de Sardaigne, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il est trop tard pour le visiter, nous nous installons pour la nuit sur la
partie du parking visiteurs réservée aux camping-cars et le visiterons
demain matin. Distance parcourue 160 km.
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Barumini le soir vu de notre bivouac
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Mardi
1 septembre :
après une nuit bien calme, nous allons visiter Su
Nuraxi (10 € par personne, visite guidée
obligatoire, prix incluant la visite du musée
de Barumini) juste à l’ouverture. |
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Maquette du site de Su
Nuraxi |
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Village nuragique |
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Nous
sommes seuls sur le site, accompagnés par un guide local qui parle
un excellent français ; c’est une chance d’être si peu
nombreux car les lieux sont exigus et pas toujours très
carrossables (groupes limités à 20 personnes ce qui entraîne paraît-il
de longues files d’attente par moment). Cette forteresse
nuragique a été construite entre le XIIIème et le IXème
siècle avant JC en gros blocs de pierre de lave extraits du plateau
voisin, non cimentés entre eux. Au VIIIème siècle
avant JC, puis au VIème, le système de défense a été
considérablement renforcé. Le village nuragique situé au pied de
la forteresse a été habité jusqu’à l’époque romaine puis a
été abandonné.
Nous
allons ensuite visiter le musée
du village installé dans la résidence de campagne construite par
la famille espagnole Zapata au
XVIème siècle, à qui le roi
d’Espagne, qui régnait alors sur la Sardaigne,
avait donné toutes les terres environnantes. Ce château est
construit sur les vestiges d’un autre village nuragique qui ont été
dégagés à l’intérieur. Il présente aussi les trouvailles
faites à Su Nuraxi
(poteries, bronzes, etc). |
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Vue générale de la
forteresse |
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Intérieur de la
forteresse |
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Nous
partons ensuite vers l’ouest à travers la plaine agricole de Campidano
par respectivement la SP 44, SP 46, SP 43, SP 82, SS 442 et SP 47
jusqu’à Terralba puis Arborea.
Cette dernière est un gros bourg agricole créé de toutes pièces
dans les années 1920, après que cette zone autrefois marécageuse
et impaludée a été assainie.
Nous
faisons halte sous un énorme ficus pour déjeuner, sur la place de
l’église et de la mairie, jolie place fleurie et arborée. |
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Place de l'église
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Basilique romane Santa Giusta
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Après
le repas, nous continuons sur la SP 47 vers le nord puis prenons un
peu plus loin la SP 48 vers Oristano,
capitale de la province.
Nous
traversons Santa Giusta,
bourgade de la banlieue d’Oristano,
où se trouve une magnifique basilique
romane des X et XIème siècles, l’une
des plus belles œuvres d’art roman en Sardaigne.
Le style est roman - pisan, avec des influences lombardes. Les
colonnes et chapiteaux viennent des sites romains voisins. Elle a été
le siège de l’évêché jusqu’en 1512. |
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Intérieur de la basilique
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Vue générale du site
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Nous
continuons notre route en contournant Oristano par le sud et prenons
la SP 1 puis la SP 6 jusqu’à l’extrémité de la presqu’île
à San Giovanni di Sinis où se trouve le site romano-punique
de Tharros (entrée 5 € par personne),
merveilleusement situé sur son éperon rocheux. Fondée à la fin
du VIIIème siècle avant JC, la ville a été l’une
des plus importantes villes puniques de Sardaigne.
Une fois romanisée, elle est devenue un centre important sur les
plans militaires et économiques. Siège de l’épiscopat à l’époque
paléochrétienne, la cité a été définitivement abandonnée en
1071 avec le transfert de l’évêché à Oristano. |
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Ruines du château d'eau
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Thermes romains
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Nous
revenons sur nos pas par la SP 6 puis la SP 1 vers Oristano que nous
contournons cette fois par le nord puis prenons la SS 388 vers le nord-est. Nous quittons la plaine pour remonter le cours du fleuve Tirso, le
plus grand fleuve de Sardaigne et nous arrêtons à
Fordongianus (l'ancienne
Forum
Traiani) où se
trouvent des thermes romains datant du Ier siècle après JC (entrée 4
€ par personne). Le site visible est de surface relativement réduite
car l’essentiel de la ville romaine se trouve sous le village moderne et
n’a pas été fouillé. Ces thermes étaient alimentés par une source
à 54 ° C, exploitée dans un établissement thermal
moderne. |
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Thermes romains
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette première partie du voyage |
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Le Tirso à côté de notre bivouac
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Après
notre visite, nous nous installons pour la nuit à proximité, au bord du
Tirso ; un camping-car belge vient partager notre bivouac un peu plus
tard. Distance parcourue 130 km.
Mercredi 2
septembre :
nuit tranquille et agréable au bord de la rivière, un peu de bruit en
soirée causé par un groupe de jeunes venus faire les clowns dans le parc
de jeux pour enfants, mais de courte durée. Il fait très beau ce
matin.
Nous
retournons au centre du village de Fordongianus visiter la
Casa Aragonese,
demeure d’une riche famille espagnole habitée jusqu’en 1978,
aujourd’hui propriété de la commune et transformée en musée
historico-folklorique.
L’entrée est couplée avec celle des thermes.
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Entrée du puits sacré
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Nous
repartons ensuite vers le nord ouest par la SP 23 puis la SP 11 jusqu’à
Paulilatino, où nous prenons la voie rapide SS 131 vers le sud sur 4 km
pour aller visiter le Puits Sacré de Santa Cristina (5 € par personne),
situé juste en bordure de cette route. Ce site était un lieu majeur du
culte de l’eau à l’époque nuragique. Un puits circulaire surmonté
d’une fausse coupole appelée tholos, auquel on accède par des
escaliers en blocs de basalte taillés parfaitement conservés, est
alimenté par la nappe phréatique. Près de ce puits se trouve la
chapelle de Santa Cristina, lieu de pèlerinages chrétiens aujourd’hui ;
des cabanes servent à accueillir les pèlerins. Un peu plus loin, on
rencontre les vestiges d’un village
nuragique, avec sa tour fortifiée
et des cabanes allongées.
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Cabane allongée
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Nuraghe Losa
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Nous
reprenons la SS 131 vers le nord sur une dizaine de km, et sortons au
grand échangeur des voies rapides SS 131 et SS 131 dcn pour aller au
nuraghe Losa situé juste à côté de cet échangeur (c’est fléché
mais pas très facile à voir). Arrivés sur le parking visiteur, nous déjeunons
puis allons visiter le site (3,5 € par personne). Il fait très chaud et
le soleil tape fort ! Ce nuraghe, situé sur la commune d’Abbasanta,
date des XIIIème et XIIème siècles avant JC. Comme tous les nuraghe, il
est construit en gros blocs de pierre brute assemblés sans mortier. Il comprend
une tour centrale, sorte de donjon, et trois tours qui encadrent ce
donjon, plus trois bastions extérieurs.
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Intérieur du nuraghe
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Vue sur la baie de
Bosa et Bosa Marina |
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Ruines du château de
Serravalle |
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Nous
repartons vers le nord ouest, toujours dans la plaine de
Campidano, par la
SP 15 jusqu’à Santu Lussurgiu, puis la SP 19 qui escalade le plateau
volcanique par une route en lacets et redescend dans la zone côtière
pour rejoindre la SS 292 à Cuglieri ; nous la prenons jusqu’à
Suni, traversant des paysages accidentés de falaises et pitons
basaltiques. A Suni, nous prenons la SP 49 jusqu’à
Bosa, bourgade médiévale
construite à 2 km de la mer sur le fleuve Terno et surplombée par les
ruines du puissant château de Serravalle
(note : l'accès au front de mer à Bosa
Marina est interdit aux camping-cars bien que la largeur
des rues le permette sans problème).
Nous allons d’abord faire
quelques courses alimentaires au supermarché local puis allons nous garer
sur le parking réservé aux camping-cars (sans services), bien indiqué très proche du centre et au
bord du fleuve (on peut y passer la nuit, mais nous ne le faisons pas car
nous avons besoin de services de vidanges et de remplissage ce soir). Nous
visitons Bosa, son
quai le long du fleuve, ses
rues pittoresques et sa
cathédrale baroque.
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Vue générale |
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Intérieur de la
cathédrale |
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Nous prenons
ensuite la SP 49 vers le nord pour aller
trois km plus loin sur l’aire de stationnement et de services de S’Abba
Drughe Spiagge, en bord de mer, pour la nuit (20 €, tous services
compris, dont électricité). Cette aire, en fait un camping sommaire
uniquement pour camping-cars, très bien
placée avec plusieurs plages voisines, connaît une forte affluence, même
maintenant, mais nous trouvons à nous installer sans trop de
difficultés. Distance
parcourue 110 km.
Jeudi 3
septembre :
nous revenons à Bosa par la SP 49, où nous constatons que la route pour
aller visiter l’église de Saint Pierre extra-muros est interdite aux
camping-cars.
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Vue sur Padria
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Nous prenons la route de
Suni puis la SS 292 qui traverse de
beaux paysages de moyenne montagne plantés de chênes-liège jusqu’à
Padria puis Pozzomaggiore. Là, nous prenons la SP 8 qui va à
Bonorva. Sur le trajet, arrêt à San Nicolo de
Trullas, charmante petite
chapelle romane du XIIème siècle construite au milieu des champs.
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Chapelle San Nicolo de Trullas
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Intérieur d'une tombe
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A
Bonorva,
gros bourg agricole animé, nous prenons la SP 43 pour aller visiter
quelques km plus loin la Nécropole San Andrea Priu (3,5 € par personne,
visite guidée obligatoire - accès bien fléché), hypogées creusées dans la falaise de trachyte
vers 2400 - 1800 avant JC appelées aussi Domus de Janas (maisons de
fées)
et servant de tombe aux populations locales à l’époque nuragique. La
plus grande d’entre elles a ensuite été transformée en église paléochrétienne
puis byzantine, utilisée jusqu’au XIVème siècle (photos de
cette tombe interdites).
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Statue du dieu taureau
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Nuraghe de Santu Antine
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Nous déjeunons
sur le parking situé à 1km du site (permet de faire demi-tour facilement) puis
repartons par la SP 43 puis la SP 21 pour aller à Torralba
visiter le nuraghe de Santu Antine (3 € par personne), le deuxième plus
grand site nuragique après celui de Barumini. Il a été
largement restauré et donne une bonne idée de ce type de monument.
Sa tour centrale, la plus grande connue, atteignait 20 m de hauteur avant
d’être endommagée, et fait aujourd’hui 17,5 m. Elle est entourée de
trois autres tours plus petites ; toutes communiquent entre elles par
d’étroits couloirs. L’ensemble daterait des XVème à XIIème siècles
avant JC ; des constructions romaines ont été ajoutées, et on pense
que le site a été occupé jusqu’au haut moyen-âge.
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Reconstitution du nuraghe de Santu Antine
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Nous
prenons ensuite la SS 131 bis, puis la SS 127 bis pour aller jusqu’à
Alghero où nous nous installons pour la nuit sur le parking réservé aux
camping-cars au nord de la ville en face de l’hôpital civil (très bien
fléché, parking gratuit tous les jours, interdit le mercredi de 8 h à
15 h à cause du marché, pas de services). Distance parcourue 130 km.
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Front de mer à
Alghero |
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Remparts |
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Porte de la Terre |
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Nous
allons à pied visiter la vieille ville (40 mn de marche agréable le long
du front de mer). Les principaux points d’intérêt sont les restes des
remparts, avec les portes de la Mer et de la
Terre, les vieilles rues médiévales
très animées le soir, la cathédrale
(difficile à photographier à cause du manque de recul) avec son
clocher catalan et sa décoration
intérieure baroque-kitsch, et son port.
Nous dînons au
restaurant Nettuno
avec vue sur la mer d’un bon repas de poissons (40 € par personne),
puis retournons à notre camping-car après avoir fait une dernière
promenade dans les vieilles rues et le port, et pris quelques photos de
nuit. |
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Piazza Civica |
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Le port de nuit |
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Vendredi
4 septembre :
peu après que nous soyons revenus, un camping-cariste voisin a mis
en route son groupe électrogène et l’a laissé fonctionner
jusqu’à une heure tardive dans la nuit sans se soucier de ses
voisins qui se sont tous tenus coi, nous y compris. Il a fait très
chaud cette nuit ce qui n’a pas arrangé les choses. |
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Capo Caccia |
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Baie de Porto Conte |
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Ce
matin, nous partons vers l’ouest en suivant la côte par la SS 127
bis puis la SP 55 jusqu’à l’extrémité du Capo
Caccia d’où l’on a un splendide panorama sur la
baie. Il est quasi impossible de stationner sur le microscopique
parking du cap, et donc de descendre par l’escalier jusqu’à la grotte
de Neptune. De plus, les 650 marches à remonter après
la visite de la grotte ont eu un certain effet dissuasif ; nous
sommes donc revenus en arrière d’environ un km pour descendre à
l’embarcadère voisin et aller à la grotte en bateau. Mais le départ
du prochain bateau étant trop tardif, ne voulant pas l’attendre
nous sommes repartis.
Retour
vers Alghero par la même route
et arrêt à Porto Conte où
l’on a de belles vues sur le Capo Caccia et
la baie, et où se trouve une tour de
guet bien conservée datant des Espagnols.
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Jean-Claude sur un
rocher à Capo Caccia |
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Tour espagnole à
Porto Conte |
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Entrée d'une tombe
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Nous
contournons Alghero par le nord
et prenons la SP 42 plein nord. Une dizaine de km plus loin, nous
arrivons à la nécropole Anghelu Ruiu
au bord de la route. Une trentaine de grottes du type Domus
de Janas ont été creusées dans la roche à partir
de l’époque pré-nuragique dans la première moitié du IIIème
millénaire jusqu’à 1800 – 1500 avant JC.
Après la
visite, nous déjeunons sur le parking du site. |
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Intérieur d'une tombe
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Vue sur l'île d'Asinara depuis le Cap del
Falcone
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Nous
repartons vers le nord toujours par la SP 42, SP 34 puis la SP 57 et à
nouveau la SP 34 jusqu’au Capo del Falcone
à l’extrémité nord-ouest de la Sardaigne.
Ici, impossible de s’approcher de la mer, tout est accaparé par des
demeures de riches avec de grands jardins qui bloquent tout accès et
gênent la vue.
Nous allons à Stintino,
ancien petit port de pêche devenu marina de luxe, assez joli quand même,
puis nous arrêtons un peu plus au sud sur la plage
des Salines, recouverte de fin gravier de marbre, pour un
bain dans une eau délicieusement tiède.
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Barque de pêche sortant du port de Stintino
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Nous allons ensuite nous
installer pour la nuit à l’aire pour
camping-cars de Pineta (19 € la nuit tous services compris)
un peu plus au sud, camping bien équipé réservé aux camping-caristes,
un peu éloigné des plages mais offrant un service de navettes pour y accéder.
Au camping, on nous a précisé qu’il était autorisé de passer la nuit
gratuitement sur le parking de la plage des
Salines mais nous avons préféré rester au camping ombragé
et profiter des services. Distance parcourue 120 km.
Samedi
5 septembre :
le vent de nord-ouest s’est levé pendant la nuit et a bien rafraîchi
l’atmosphère. Nous décidons quand même de profiter du service de
navettes pour aller passer la matinée à la plage, au même endroit
qu’hier. L’eau est bonne mais le vent se fait un peu trop sentir à
notre goût. Après
avoir déjeuné et fait nos vidanges et remplissages, nous reprenons la SP
34 puis la SS 131 jusqu’à proximité de Sassari, à l’hypermarché
Auchan pour faire nos courses. |
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Monument de Monte d'Accodi
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Nous reprenons l’autre SS 131 (il y en a
deux entre Porto Torres et Sassari et la bonne est celle située le plus
à l’est) pour aller visiter l’étrange site archéologique de Monte
d’Accoddi (entrée gratuite). Ce monument, une sorte de terrasse entourées
de gradins, unique dans tout le bassin méditerranéen, rappelle les
ziggourats mésopotamiennes. Il a été érigé au début du IIIème millénaire
avant JC par une civilisation pré-nuragique dont on ne sait pas grand
chose, et a été agrandi après, puis abandonné vers 1800 avant JC, au
moment de l’émergence de la civilisation nuragique. A côté s’étendait
un village de cabanes de forme quadrangulaire.
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Reconstitution du site dans sa phase finale
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Après la
visite, nous allons à Platamona par la
Strada Vicinale Monte Rasu, petite station balnéaire
située à quelques km de là, à l’aire pour camping-cars « Campsite
International », où nous nous installons pour la nuit (19 € tous
services compris).
Avant de dîner,
nous allons jusqu’à la plage, à 200 m, pour faire quelques photos de
la mer plutôt agitée. Distance parcourue 50 km.
Dimanche
6 septembre :
après utilisation des services du « camping », nous repartons
par la même route vicinale puis la SS 131 pour aller à Sassari,
très proche. Nous garons notre camping-car sur l’avenue
Madonna dei Mercedi, juste en face du cimetière et proche de
la gare, à 10 mn de marche du centre historique. |
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Église Santa Maria de
Betlem |
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Duomo |
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Bâtiment du conseil
provincial |
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Mosaïque romaine |
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Nous
commençons nos visites par l’église Santa Maria de Betlem, construite
au XIIIème siècle dans le style roman, transformée en style
gothique catalan au XVème siècle
par les Aragonais et baroquisée au
XVIème siècle. Une messe est en cours
de déroulement, avec très peu de fidèles, ce qui rend la visite de
l’intérieur impossible.
Ensuite,
nous allons visiter le Duomo, la
cathédrale Saint Nicolas construite à
la fin du XVème siècle, située à quelques centaines de mètres. Sa façade
du XVIIème siècle en pierre calcaire locale est très ouvragée, dans le style colonial
espagnol. A l’intérieur, c’est aussi la
messe ; un curé noir officie, ce qui montre que l’Italie est aussi
touchée par la baisse des vocations autochtones.
Nous
allons ensuite sur la grande place Monsignor Arcangelo Mazzotti voisine, en fait un vaste
parking très laid, déjeuner d’une pizza dans le seul restaurant de la
ville ouvert le dimanche (d’après notre guide).
Après le
repas, nous flânons un moment dans les rues désertes du centre ville, où
se trouvent quelques magnifiques hôtels particuliers. Mais, d’une manière
générale, le centre historique, à l’exception de la Piazza d’Italia
de style XIXème siècle où se trouvent les principaux bâtiments de
l’administration de la province, fait « vieille splendeur »
et donne l’impression gênante d’un appauvrissement du centre
historique.
Nous
allons ensuite visiter le Musée archéologique G.A.Sanna, qui présente
les trouvailles faites dans la région depuis 35000 ans avant JC
jusqu’au haut moyen âge, surtout ce qui a été découvert dans les
fouilles du Monte d’Accoddi que nous avons visité hier. Un schéma très
intéressant et bien documenté avec des maquettes le reconstituant montre
l’évolution du site depuis sa construction jusqu’à son abandon par
ses habitants. A côté, plusieurs objets romains (mosaïques,
sarcophages, statues) illustrent la colonisation romaine de la région.
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Intérieur de l'église
Santa Maria de Betlem |
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Hôtel particulier sur
le Corso Vittorio Emmanuele II |
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Musée archéologique
G.A.Sanna |
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Linteau décoré avec
des têtes de taureau (époque nuragique) |
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Santa Trinità di Saccargia
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Nous
revenons à notre camping-car, un peu fatigués par les km parcourus à
pied dans la ville, et reprenons la voie rapide SS 131 vers l’est, puis
la SS 592, sur le circuit dit des chapelles romanes du Logudoro. Juste
avant d’arriver à Ploaghe, nous nous arrêtons à l’église
Santa
Trinità di Saccargia, l’une des plus belles églises de style roman
pisan en Sardaigne. Construite au XIIème siècle en utilisant une
alternance de pierres calcaires blanches et de blocs de basalte noirs,
elle faisait autrefois partie d’un grand complexe monastique dont il
reste peu de choses. Le chœur est décoré de fresques romanes de la fin
du XIIème siècle (entrée 2 € par personne). |
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Christ Pantocrator dans le chœur de l'église
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San Michele di Salvenero
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Moins
d’un km plus loin sur la même route, nous nous arrêtons à la petite
chapelle de San Michele di Salvenero, aujourd’hui abandonnée et fermée.
Un peu
plus à l’est, à un km de la SS 592 sur une petite route à gauche,
c’est l’église Sant'Antioco di Bisarcio, construite aux
XIème et XIIème
siècles en trachyte rose, loin de tout en plein milieu de la campagne.
Elle a été la cathédrale jusqu’en 1503, date de
la disparition du diocèse.
L’intérieur (3 € par personne) divisé en trois nefs, est d’une
grande sobriété. Du clocher, décapité par la foudre, on a une vaste
vue sur la campagne.
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Sant'Antioco di Bisarcio
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Nous
continuons vers l’est par la SS 597 sur quelques km, puis prenons la SS
132 vers le nord. Cette route franchit le plateau basaltique par une
section sinueuse à souhait et très pittoresque, en particulier près de
Chiaramonti. Mais,
comme bien souvent sur les routes sardes, il est impossible de s’arrêter
dans des conditions de sécurité acceptables pour prendre des photos.
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Église romane San Pietro di Simbranos
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A
Martis
nous prenons la SS 127 jusqu’à Laerru où nous quittons cette route
pour prendre la SS 134 vers le nord ouest et nous arrêtons un peu plus
loin à l’église San Pietro di Simbranos, construction typiquement
pisane du XIIème siècle en une alternance de calcaire blanc et de
basalte noir, perdue en pleine campagne juste avant Bulzi. Elle
est malheureusement fermée et devons faire un peu d’acrobatie au dessus
de la plaque de bois qui tient lieu de porte pour photographier l’intérieur.
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Intérieur de l'église
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Le petit
parking à côté de cette église étant complètement désert, situé dans un site
agréable et invisible de la route pas trop proche, nous décidons de nous
y arrêter pour la nuit. Distance parcourue 110 km.
Lundi
7 septembre :
après une nuit tranquille et un peu fraîche dans un environnement
idyllique, nous allons faire quelques photos de notre petite église
avec un éclairage différent de la veille. Nous quittons à regret
notre bivouac et reprenons la SS 134 qui serpente dans de beaux
paysages de moyenne montagne et de falaises calcaires. |
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Le village de Sedini au sommet du col
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A
la sortie du village de Sedini,
magnifiquement positionné sur la crête d’un col, une déviation
est en place car la route est coupée un peu plus loin. Nous prenons
une petite route sans numéro puis la SP 17 et la SP 15 à Tergu
et arrivons au bord de la mer à l’entrée de Lu
Bagnu, agréable petite station balnéaire où nous
pouvons enfin faire le plein de gazole, chose impossible la veille
car toutes les stations-services étaient fermées. Le vent est
assez fort et la mer est bien agitée, difficile d'envisager de
s'y baigner. |
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La mer à Lu Bagnu
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Le village et le
château sur le rocher |
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Rue du village
médiéval |
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Nous
prenons ici la route côtière nord SS 200 jusqu’à Castelsardo,
très joli petit village perché sur un rocher qui surplombe la mer.
Nous stationnons d’abord dans le port à l’entrée ouest du
village pour faire quelques photos puis reprenons notre route vers
le centre.
Arrivés
à un croisement, l’accès au centre du village est interdit aux
camping-cars (ruelles trop étroites) et nous devons prendre à
droite, toujours sur la SS 200. Nous garons notre camion sur un
petit parking un peu plus loin, à 10 mn de marche (plus tard, nous
avons constaté qu’il y avait un grand parking pour bus et
camping-cars 200 m après où il est même possible de passer la
nuit). Nous allons visiter le village, ses petites
rues médiévales qui grimpent au flanc du rocher et
conduisent au château du
XIIème siècle qu’occupait autrefois la famille
Doria. Nous allons visiter ce château
(2 € par personne) dont il ne reste qu’une partie des murs, et
d’où l’on a un point de vue fantastique sur le village et son
port, et la mer tout autour.
Nous
flânons un moment dans les ruelles et allons visiter l’église
Santa Maria, autrefois cathédrale construite au XVIème
siècle en pierre de lave et recouverte de plaques de calcaire blanc
à l’intérieur. |
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Vue sur le port depuis
le château |
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Intérieur de
l'ancienne cathédrale |
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Nous
redescendons vers la partie basse du village, faisons une halte dans
une pizzeria pour déjeuner et rejoignons notre camping-car. Nous
prenons la SS 134 sur quelques km jusqu’au rocher
de l’éléphant, célèbre bloc de pierre
volcanique qui évoque la forme d’un éléphant, grande attraction
touristique.
De
là, nous reprenons la route côtière SP 90 vers le nord-est qui
serpente le long des flancs montagneux et surplombe la côte. |
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Bertille sous le rocher de l'éléphant
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Rochers à Isola Rossa
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Après
Badesi, petite cité vinicole fière de
sa production, nous prenons la SP 39 qui descend au bord de
la mer à Isola Rossa, station
balnéaire sans intérêt construite dans un site splendide de rochers
de granite rose très découpés
Nous
reprenons la SP 90 vers le nord est où nous avons de très belles
vues sur la Corse et les falaises
de Bonifaccio. |
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Vue sur les falaises de Bonifaccio
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La
route se termine à Santa Teresa Gallura,
petite ville chic farouchement hostile aux camping-cars, qui leur interdit
tous les accès, y compris à la route qui conduit au Capo
Testa et les oblige à stationner loin du centre et de la
mer. A éviter absolument, ne mérite ni notre
attention ni nos dépenses éventuelles. |
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Sur la plage de la Lucciola à Valle Erica
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Nous
prenons la SS 133 vers le sud est sur quelques km, puis prenons à gauche
un chemin de terre qui conduit à Valle
Erica au bord de la mer. Dans la descente, nous prenons un
chemin à gauche qui nous emmène à la plage
de la Lucciola ; nous nous installons pour la nuit sur
le petit parking de la plage (sans panneau d'interdiction de stationnement
nocturne) où nous sommes seuls dès la nuit tombée.
Distance parcourue 130 km.
Mardi 8
septembre :
après une nuit un peu agitée à cause d’un fort vent qui secouait le
camping-car et faisait grincer les rideaux des lanterneaux, nous allons
faire quelques photos de la côte sous un autre éclairage.
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Le rocher de l'ours
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Nous
reprenons la SS 133 jusqu’à Palau, grosse station balnéaire embouteillée,
où nous prenons la route côtière SP 123 qui nous emmène au Capo d’Orso.
Là se trouvent les rochers de la Gallura, un ensemble de blocs de granite
rose qui présentent d’étranges formes sculptées par l’érosion
depuis une centaine de millions d’années, en particulier celle d’un
ours au sommet, ce qui lui a donné son nom. L’entrée pour la visite
est payante (2 € par personne plus parking 3 € de l’heure). D’en haut,
on a une vue panoramique sur Palau et la côte, et sur les îles de
l’archipel de la Maddalena, parc national protégé, mais dont l’île
principale est colonisée par la jet-set mondiale.
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Vue sur Palau et la côte du haut du rocher
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Tombe de géants de Li Lolghi
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Nous
revenons à Palau où nous prenons la SS 125 vers le sud jusqu’à
Arzachena. A partir de la rocade ouest de la ville, nous prenons à droite
la SP 115 fléchée en direction des sites préhistoriques
voisins de Li Lolghi et Li Muri, que nous allons visiter (11 € par
personne pour ces deux sites plus deux autres sites). Li Lolghi est une
« tombe de géants », l’une des plus grandes de Sardaigne
datant de la première moitié du IIème millénaire avant JC. Li Muri est
un ensemble de quatre tombes collectives datant probablement d’environ
3500 avant JC formées de cases rectangulaires entourées de dalles disposées
en cercle (le parking de Li Muri, non fermé, peut être un lieu de
bivouac nocturne).
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Tombe collective ronde de Li Muri
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Nous
allons ensuite au troisième site, la tombe de géants de Coddu Vecchiu
situé un peu plus loin. Comme elle est dotée d’un grand parking, nous
en profitons pour déjeuner, puis allons visiter le site.
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Tombe de géants de Coddu Vecchiu
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Coddu Vecchiu
est une autre des plus grandes tombes de géants de Sardaigne avec son
grand mégalithe central composé de deux blocs de granite en équilibre
l’un sur l’autre ; elle a été largement restaurée, ce qui
donne une bonne idée de ce qu’était ce type de monument.
Puis nous
roulons quelques centaines de mètres sur une mauvaise piste pour aller
voir le quatrième site, La Prisgiona, ensemble assez complexe formé
d’un nuraghe à trois tours, dont un donjon, renforcé par trois
bastions, avec un village de cabanes rondes autour, le tout datant du
XIVème
au XIème siècles avant JC.
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Nous
revenons à Arzachena vers la SS 125 et prenons un peu plus loin la route
côtière SP 162 qui va jusqu’à Porto Cervo, au cœur de la
Costa
Smeralda. Les paysages le long de cette route sont très beaux mais il est
impossible de s’arrêter en sécurité pour faire des photos. En
arrivant au surplomb de Porto Cervo, ville artificielle développée par
l’Aga Khan avec l’aide d’un architecte français pour ses amis
milliardaires, on trouve un parking ou on peut s’arrêter pour
contempler l’étalage de la richesse arrogante de tas de gens plus ou moins
recommandables, dans la marina avec des yachts de très grand luxe, et sur
terre avec des villas tout aussi luxueuses. Nous allons faire le tour de
la marina : cette ville sans intérêt est aussi peu accueillante pour
les camping-cars que Saint Tropez, Cannes ou
Menton chez nous, donc à éviter.
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La marina de Porto Cervo
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Nous
continuons le long de la côte par la SP 59, puis la SP 94, où les
paysages sont toujours aussi beaux et aussi difficiles à photographier,
jusqu’à la SS 125 que nous quittons immédiatement pour prendre la SP
16 vers Golfo Aranci, commençant à nous préoccuper de trouver un
bivouac ou un camping pour la nuit. A Golfo Aranci, station un peu moins
luxueuse, nous trouvons un terrain vague à côté de l’église moderne
où on peut bivouaquer, mais la propreté très douteuse du lieu ne nous
incite pas à rester. Nous repartons donc vers le sud par la SP 82
jusqu’à l’entrée d’Olbia ; nous prenons la SS 125 puis la SP
94 vers le nord jusqu’à Cugnana où se trouve le seul camping des
environs (28 € la nuit, sans électricité) et où nous nous arrêtons.
Distance parcourue 130 km.
Mercredi
9 septembre :
après avoir fait un peu de ménage dans le camping-car, changé un
fusible qui avait sauté et fait les vidanges et remplissages, nous
repartons par la SP 94 puis la SS 125 vers le sud pour Olbia. Nous
voulions visiter la seule curiosité de la ville, l’église San
Simplicio. Impossible de trouver à garer le camping-car à une distance
raisonnable de cette église située en plein centre ville, dans un
quartier aux rues étroites sans aucun parking. Finalement, nous
stationnons sur le parking du complexe sportif un peu à l’extérieur
et commençons le trajet à pied. Manque de chance, l’unique passerelle
sur le canal a été enlevée pour travaux, nous obligeant à faire un
grand détour. Vu l’heure, retour au camping-car pour déjeuner, puis
nous allons au port pour embarquer pour Livourne. Distance parcourue 20
km.
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Notre bateau en manœuvre de retournement
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Il fait très
beau pendant la traversée ce qui nous permet de faire quelques photos en
sortant du port d’Olbia.
Le bateau est bondé, heureusement nous avions réservé
deux fauteuils quand nous avions pris notre billet. En arrivant à Livourne
vers 22h30, nous nous installons pour la nuit sur le même parking qu’à
l’aller.
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Île de Tavolara et le phare vus du bateau
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Jeudi
10 septembre :
après une nuit calme, nous reprenons l’autoroute (route européenne E
80) comme à l’aller mais dans l’autre sens. Après un arrêt à la
station service de Lançon de Provence (équipée d'une borne de service
gratuite pour camping-cars) afin de faire nos vidanges, nous arrivons à Montpellier en
fin de journée. Distance parcourue 690 km (et même péage, tarif
toujours aussi prohibitif côté français). |
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Cliquer ici pour voir le
diaporama de cette seconde partie du voyage
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Distance totale parcourue
3200 km, consommation de gazole 360 litres pour 410 €, budget total 2200 €
pour 18 jours de voyage (ce qui
en fait un voyage relativement cher).
Informations générales
et documentation
Informations générales :
- contrairement à ce que dit la légende, la
Sardaigne est une région pas vraiment accueillante pour les camping-cars
: le stationnement nocturne des camping-cars est interdit à peu près partout en zone
côtière, seuls de très rares endroits ne semblent pas
interdits. La circulation des camping-cars est très réglementée dans
toutes les stations balnéaires et à leurs abords ; c'est souvent
justifié par l'étroitesse des rues mais pas toujours et les stations
chics nous sont franchement hostiles. Il y a beaucoup d'aires d'accueil (stationnement
et services) mais ce sont en réalité des campings au rabais pratiquant
un tarif élevé
(au moins 20 € la nuit si on inclut l'électricité). Par contre,
dans l'intérieur de l'île, c'est beaucoup plus libre et les panneaux
d'interdiction sont rares
- d'une manière générale, le réseau routier est en bon état, y
compris les routes secondaires qui peuvent être étroites. Mais la
signalisation est souvent fantaisiste et incertaine
- le dimanche, tout est fermé, y
compris la quasi-totalité des stations services, il est donc prudent
de prendre ses précautions le samedi. Le lundi tous les musées sont
fermés comme à peu près partout en Italie.
- le contact avec la population locale ne pose pas de difficultés ;
il est encore plus facile si l'on parle italien ce qui est notre
cas, mais les personnes ayant des activités liées au tourisme
parlent souvent anglais, et quelquefois même français.
Documentation :
- carte Michelin de la Sardaigne N° 366
(contient de nombreuses erreurs)
- guide Bleu Italie du Sud
- guide Lonely Planet Sardaigne
- carnets de voyage Sardaigne Le Petit Futé
- nombreux documents fournis par les offices de tourisme locaux
- site internet de Moby Lines
pour les réservations de ferry
- aires d'accueil pour camping-cars : Camper
on line (et rechercher sur le mot "sosta") -
Sardegna On
Web, Turismo
itinerante (et rechercher sur la région Sardaigne), camping-car.org
- campings et
agrotourisme en Sardaigne
- sites Internet d'autres camping-caristes qui ont fait le voyage en
Sardaigne : Alain
et Hélène, Jean-Paul
Coisson, Lionel
Girard, Frank
Dichamp, Jean-Christophe
Mayonnayl, Charisma45
- office du
tourisme de Sardaigne
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