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Nous sommes
partis au début de cet été pour un voyage de six
semaines en Scandinavie
avec notre camping-car
jusqu'au Cap Nord, en montant par
le Danemark, la Suède
et la Finlande, et en
redescendant par la Norvège.
L'un de nous deux (Jean-Claude) était déjà allé dans ces
pays en 1970 et 1971, en camping avec voiture et tente canadienne, mais
pas jusqu'au Cap Nord.
Pour l'autre (Bertille), c'était une première. |
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Samedi 31
mai : nous partons de Montpellier
sous un ciel gris par l'autoroute A 9 vers le nord ;
malgré notre réticence à utiliser l'autoroute, comme nous
voulons arriver au bord de la mer
Baltique le lendemain soir, nous n'avons pas
le choix. Donc A 9 puis A 7 jusqu'à Lyon,
A 46 et A 49 pour le contournement est de la ville, ensuite
A 40 et A 39 (sous un violent orage) que nous quittons près
de Poligny pour prendre
la N 83 jusqu'à Besançon
afin de faire le plein de gazole en grande surface. Puis nous empruntons l'A 36 jusqu'à la frontière allemande
sur le Rhin à Ottmarsheim
(péage total 68,80 €). Nous trouvons le beau temps
seulement après avoir traversé le Rhin. En
Allemagne, nous prenons
l' A 5 (gratuite comme partout dans ce pays) jusqu'à 30 km
au nord de Karlsruhe où
nous nous arrêtons pour la nuit sur le grand parking de la station service de Bruchsal-Ost.
Distance parcourue : 860 km. Dimanche
1 juin : nuit tranquille malgré un peu de bruit dû à
la circulation, grand beau temps le matin. Nous repartons
par la même autoroute vers le nord. Nous avons choisi de
traverser l'Allemagne un
dimanche pour avoir moins de circulation et le trafic y est
plutôt faible. Comme il n'y a pas de limitations de vitesse
sur les autoroutes (sauf dans certaines zones urbaines ou
dans des cas exceptionnels), il faut être extrêmement
vigilant pour conduire, en particulier pour
effectuer un dépassement, car les nombreuses voitures
lancées à plus de 180 km/h arrivent très vite derrière,
et nous avons perdu l'habitude de la circulation rapide en France
depuis bien longtemps. Nous
contournons Mannheim
puis Francfort toujours
sur l' A 5, et prenons ensuite l' A 7 vers Kassel,
Hanovre et Hambourg,
et enfin l' A 1 et la N 207 jusqu'à Puttgarden
d'où partent les ferries vers le Danemark.
Distance parcourue 740 km. Là, nous
cherchons l'aire de stationnement pour camping-cars
signalée sur Internet. Nous trouvons dans le village un
panneau l'indiquant, et arrivons en fait dans un camping sommaire
où nous passons la nuit (14 €) Lundi
2 juin : il fait grand beau temps ce matin. Nous allons
embarquer sur le ferry qui joint l'Allemagne
au Danemark (un ferry
toutes les demi-heures, 61 € la traversée pour les
véhicules de moins de 6 m) sur l'île de Lolland.
Au Danemark, nous
prenons la E 47 direction Copenhague.
Un peu plus loin, nous accédons à l'île de Sjaelland
par un magnifique pont au pied duquel se trouve un grand parking qui offre
une très belle vue, et qui aurait été un bien meilleur
bivouac pour la nuit. |
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Pont entre l'île de Lolland et l'île
de Sjaelland
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Nous continuons
notre route jusqu'à Copenhague,
où nous nous installons au camping
Absalon sur la commune de Rodovre,
à 8 km du centre ville (25 € la nuit). Distance parcourue 160 km.
Après avoir pris
notre repas de midi dans le camping-car, nous allons en ville
avec nos vélos (trajet facile, environ une demi-heure). Nous
sommes déjà venus à Copenhague en
2000 avec notre caravane et avons visité la ville en détail à
ce moment-là. Nous ne restons qu'une journée et demie cette
fois-ci pour revoir cette ville que nous aimons beaucoup.
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Hôtel de ville |
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Sur un canal |
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Après avoir
parqué nos vélos sur la grande place
de l'hôtel de ville, nous commençons par aller
dans la très célèbre Stroget,
l'une des plus anciennes rues "piétonnisées" dans le
monde. Comme toujours, cette rue est très animée, avec ses
magasins chics et sa foule bigarrée.
Au bout de cette
rue, nous arrivons sur la place
Kongen Nytorv d'où nous allons au mondialement
célèbre quartier de Nyhavn,
l'ancien port de commerce de la Hanse,
avec ses bâtiments anciens très colorés et ses nombreux vieux
gréements.
Depuis Nyhavn,
nous embarquons pour une très intéressante mini-croisière sur
les canaux de la ville (5 € par personne), pendant laquelle
nous pouvons admirer quantité de bateaux anciens ou récents,
ainsi que de nombreux beaux bâtiments et palais, certains
datant de l'époque hanséatique de la ville, d'autres tout à
fait contemporains.
Après cette
promenade, nous rejoignons nos vélos en redescendant Stroget,
et rentrons au camping.
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Nyhavn |
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Le nouvel opéra royal |
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Château de Rosenborg |
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La petite sirène |
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Relève de la garde |
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Mardi 3 juin
: grand beau temps mais un peu frais car le vent est assez
fort. Nous repartons vers Copenhague
avec nos vélos, contre le
vent, jusqu'au château
de Rosenborg. Nous l'avions visité en
2000, mais sous la pluie. Aujourd'hui, le
château en briques rouges construit en 1633 dans le style
renaissance hollandaise a belle allure sous le soleil
; dans son parc, les fleurs et en particuliers les massifs de
rhododendrons, sont magnifiques.
Nous reprenons nos
vélos et allons vers le quartier de Langelinie
très proche pour revoir la fameuse petite
sirène, symbole de Copenhague
et du Danemark.
Elle est toujours là, avec comme d'habitude des dizaines
d'admirateurs venus de tous pays et bardés d'appareils photos.
A ce moment-là,
un splendide vieux gréement à trois-mats sort du port toutes
voiles dehors.
Nous traversons
l'ancienne citadelle
du XVIIIème siècle, toujours utilisée par
l'armée, et allons jusqu'au palais d'Amalienborg
où réside la reine Marghrete II
(couronnée en 1972). Comme elle est actuellement présente dans
son palais, il y a chaque jour à 12 h une relève de la garde
avec quelques soldats à bonnet à poil sur la grande place
octogonale entourée des bâtiments royaux.
Juste à côté
du palais, nous passons devant une étrange église ronde du XIXème
siècle puis retournons dans Stroget
pour déjeuner.
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Massifs de rhododendrons |
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Vieux gréement quittant le port |
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Église ronde Saint Frédéric |
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Après le repas,
nous allons faire une promenade, toujours à vélo, dans le
quartier de Christiania, ensemble de friches industrielles où
se sont installées des communautés de hippies il y a plus d'un
demi-siècle, et où vivent toujours aujourd'hui comme hors du
temps et du monde de nombreux marginaux. |
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Le long du canal : l'ancienne Bourse
hanséatique
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Nous revenons
vers le centre en suivant les canaux et pouvons admirer de
nombreux bâtiments anciens, puis allons visiter la Glyptothèque
Carlsberg, où se trouve la plus riche collection
d'œuvres impressionnistes et post-impressionnistes françaises
hors de France.
Nous revenons
ensuite sur la place de l'hôtel de
ville où se déroule une manifestation
d'enseignants contre des lois votées par la nouvelle majorité
de droite qui, comme partout où celle-ci est au pouvoir,
s'attaque en priorité à l'Éducation considérée comme
l'ennemi à dominer et à abattre.
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L'enterrement de l'Éducation Nationale
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Et, après une journée bien remplie, nous
rentrons au camping à vélo.
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette première partie du voyage
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Mercredi 4
juin : grand beau temps, un peu venteux. Nous commençons
notre journée par quelques courses au supermarché Kwikly
situé à environ 300 m du camping, où on trouve un choix de
produits acceptable, bien plus étendu que ce qu'on peut trouver
chez tous les "hard-discounts" du coin, mais plus
limité que ce qu'on trouve dans nos hypermarchés pour des prix
similaires.
Ensuite, nous
partons par l'autoroute E 20 vers la Suède.
Nous franchissons le détroit entre Copenhague
et Malmö par le nouveau
pont-tunnel de l'Öresund
(36 € pour un camping-car de moins de 6 m) magnifique ouvrage d'art impossible à photographier, aucun
arrêt n'étant possible sur le trajet.
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Cathédrale de Lund
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Nous laissons de
côté Malmö,
troisième ville de Suède
et grosse ville industrielle sans intérêt, et allons un
peu plus loin, à Lund, la
deuxième plus ancienne ville universitaire de Suède
après Uppsala.
Lund
est surtout connue pour sa splendide cathédrale
romane dont la construction a été démarrée en
1080 par le roi Canut II et
qui a été consacrée en 1145. Elle est construite en grès
de couleur grise dans le style anglo-normand et décorée dans
le style lombard. A l'intérieur se trouve une horloge
astronomique du XIVème
siècle de toute beauté toujours en fonction. |
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Horloge astronomique dans la cathédrale de
Lund
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Nous repartons
par la même autoroute et nous arrêtons un peu plus loin pour
déjeuner sur une aire de station service (1,65 € le litre de
gazole !) et centre commercial.
Nous continuons
jusqu'à Helsingborg, que
nous contournons aussi, et prenons l'autoroute E 4 (gratuite) en direction
de Stockholm. Nous roulons
pendant plusieurs heures au milieu d'une grande forêt de pins,
un peu monotone et ennuyeuse au bout d'un moment. |
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Granna
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Juste avant Gränna,
nous quittons l'autoroute pour prendre la route côtière qui
suit le bord du
lac
Vättern. Gränna
est un joli petit village très coloré, célèbre pour son "polkagrisar",
sucre d'orge rayé à la menthe. Mais comme il est près de 18 h, tous
les magasins sont fermés et nous ne pouvons pas en
acheter.
Toujours sur la
route côtière, nous nous arrêtons pour la nuit sur un petit
parking un peu en retrait d'où l'on a une belle vue sur le lac,
un peu avant le village d'Ödeshög
à côté d'une station-service. Distance parcourue 400 km. |
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Lac Vättern vu de notre bivouac
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Pierre runique de Rokstena
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Jeudi 5 juin
: après une nuit tranquille, nous nous levons avec encore un grand
beau temps. Nous repartons vers le nord par la route côtière
puis prenons une autre petite route qui nous emmène jusqu'au
lieu-dit Rokstena,
une grande pierre dressée sur laquelle sont gravés des
caractères runiques racontant la vie et la mort du fils d'un
chef viking vers l'an 900.
Un peu plus loin,
nous visitons les ruines du monastère
cistercien d'Alvastra, fondé en 1143 par des
moines venus de France, en
compagnie d'écoliers qui effectuent leur voyage de fin d'année
scolaire et grimpent joyeusement un peu partout
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Ruines de l'abbatiale du monastère d'Alvastra
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Borghamn
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Nous rejoignons
la route 50 et la prenons vers le nord. Nous nous arrêtons un
peu plus loin dans le petit port de Borghamn.
Et nous continuons jusqu'à Vadstena,
très joli village médiéval en bordure du lac
Vättern.
C'est le lieu de
naissance de Sainte Brigitte,
patronne de la Suède,
créatrice de l'ordre des Brigittines et fondatrice d'une abbaye
sur ses terres familiales, dont l'abbatiale
en pierre calcaire bleue commencée en 1360 et consacrée en
1430 est encore utilisée aujourd'hui comme lieu de culte œcuménique.
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Intérieur de l'abbatiale
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Façade sud du château
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Le roi de Suède
Gustave Vasa,
premier roi luthérien du pays, s'est fait construire un
château de style renaissance dont les douves communiquent avec
le lac. Aujourd'hui, elles servent de port de plaisance.
Nous flânons un
moment dans les rues du village puis allons prendre notre repas
dans notre camping-car. Nous repartons par la route 50, et rejoignons la E 20 par laquelle nous allons à Stockholm,
sans nous arrêter car il n'y a rien à voir sur le trajet au
milieu de la forêt de pins. Nous nous installons au camping
Bredäng au sud-ouest de la ville (29 € la nuit). Distance
parcourue 360 km.
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Douves du château
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Vendredi 6
juin : grand beau temps plutôt chaud et sans vent. C'est
aujourd'hui la fête nationale en Suède,
mais le jour n'est pas officiellement férié, donc tous les
magasins sont ouverts. Nous allons visiter Stockholm
toute la journée. Comme il n'y a pas de piste cyclable directe
pour le centre ville, et que de plus le terrain est très loin
d'être plat, nous laissons nos vélos et prenons le métro à
la station Bredäng, à
environ 500 m du camping. En 20 minutes, nous sommes au centre
de Stockholm (20 € pour
deux personnes pour deux jours). |
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Hôtel de ville |
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Palais Wrangel |
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Rue et petite place |
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Façade principale du Palais Royal |
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La ville est
bâtie sur une vingtaine d'îles du lac
Mälaren, reliées entre elles par des ponts, qui
communique avec la mer Baltique.
Nous commençons nos visites par un tour en bateau sur les
canaux. Nous avons choisi le "Historic
Canal Tour" à 15 € par personne qui part
devant l'hôtel de ville
(nous aurions dû choisir "Sous
les Ponts de Stockholm" plus complet et à peine
plus cher qui part de Nybroplan)
et qui fait le tour des îles parmi les plus anciennement
habitées de la ville, aujourd'hui surtout des quartiers
résidentiels.
Après cette
promenade en bateau, nous partons vers la vieille ville, Gamla
Stan. Nous traversons d'abord l'île
des Chevaliers, avec le Palais
Wrangel, puis allons sur l'île
de Stasholmen où se trouvent le Palais
Royal et les rues les plus anciennes de la
ville.
Nous entrons
d'abord dans la cathédrale, construite en 1279 et réaménagée
à l'intérieur aux XIV et XVème siècles. Nous
flânons ensuite un moment dans les
rues médiévales tout autour puis allons déjeuner sur Stortorget,
la grande place au centre de la vieille ville.
Après le repas,
nous continuons notre promenade dans les vieilles rues. Comme
c'est la fête nationale, il y a beaucoup de monde dans les rues
et des animations un peu partout
avec des groupes qui jouent de la musique et des gens habillés
à l'ancienne.
Nous arrivons
dans une partie ancienne du port où un splendide vieux voilier
de commerce qui faisait autrefois la ligne entre la Suède
et la Chine, le Gotheborg,
est à quai ; il est ouvert à la visite et envahi par les
visiteurs.
Nous allons au Palais
Royal, exceptionnellement ouvert partout à la visite,
et gratuitement, à l'occasion de la fête nationale. Nous
profitons de cette occasion pour visiter une exposition sur Bernadotte,
maréchal de Napoléon et
fondateur de la dynastie suédoise actuelle, les appartements
royaux et les appartements
d'état réservés aux visiteurs étrangers de
haut rang. Puis nous allons visiter l'exposition des carrosses
royaux dans les sous-sols. |
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Château royal de Marieberg |
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Intérieur de la cathédrale |
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Le Gotheborg vue de la poupe |
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Carrosse du couronnement des rois de Suède |
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Comme il se fait tard,
nous décidons de rentrer au camping. En arrivant à la station
de métro Bredäng, nous
allons faire quelques courses au supermarché COOP situé juste à
côté : le choix est relativement limité, les prix sont
beaucoup plus élevés que chez nous pour les fruits et légumes
frais et la viande bovine ; pour le reste, c'est à peu près
pareil.
Samedi 7 juin : il fait
toujours aussi beau mais plus frais car il vente un peu. Nous
repartons à Stockholm
pour la journée avec le
métro.
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L'épave du Vasa
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Nous commençons
nos visites par le musée du Vasa
situé sur l'île de Djurgarden.
Ce musée est construit autour de l'épave
du Vasa, le plus beau et le plus grand navire de
la marine du roi Gustave II Adolphe,
qui a sombré lors de son voyage inaugural le 16 août 1628,
juste après avoir quitté le quai. Il a chaviré puis coulé en
quelques minutes : chargé trop haut et pas assez lesté il était donc
instable car son
centre de gravité était situé au-dessus de son centre de
poussée. Son épave a été retrouvée
par Anders Franzén en 1956
et renflouée en 1961. Long de 69 m et haut de 53 m, il pouvait
transporter 145 hommes d'équipage et 300 soldats. |
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Détail des sculptures du château arrière
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Ancienne ferme de Dalécarlie |
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Élan
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De là, après
avoir rapidement déjeuné d'un sandwich, nous sommes allés
visiter le musée de plein air de
Scansen situé à proximité. Ce musée présente
des habitations anciennes (fermes, boutiques, échoppes
d'artisans, etc), du XVIème au début du XXème
siècles originaires des diverses provinces de Suède,
qui ont été transportées puis reconstruites sur la colline de
Scansen.
ll y a aussi
un zoo avec les animaux spécifiques du pays tels que rennes,
lynx, loups, gloutons, bisons, élans, chouettes, etc.
Après ces deux
visites qui ont bien rempli la journée, nous retournons vers la
station de métro en passant par Strandwegen,
les quais chics de la ville bordés d'immeubles de grand luxe.
De là, nous rentrons au camping
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Intérieur d'une ferme riche |
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Strandwegen |
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Cliquer
ici pour voir le diaporama ce cette deuxième partie du voyage
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Dimanche 8
juin : il y a eu un gros orage cette nuit mais ce matin le
ciel est clair et il fait frais. Nous partons vers le nord par
l'autoroute E 4 en direction d'Uppsala.
Le contournement de Stockholm
se fait facilement, le trafic est très fluide. Pendant le
trajet, le temps se gâte et il tombe même quelques
gouttes.
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En arrivant à Uppsala
où le beau temps est revenu, nous avons quelques difficultés
à trouver une place de stationnement, les rares places
disponibles sont en fait réservées. Finalement, nous nous
garons sur le parking de l'église
de la Sainte Trinité où aucune interdiction
n'apparaît explicitement.
Uppsala,
ville natale d'Ingmar Bergman,
est la plus ancienne ville universitaire de Suède
; c'est aussi la capitale religieuse du pays. C'est dans cette
ville que le roi Eric IX,
considéré comme un saint par les Suédois, a été assassiné en 1160. Et
c'est à l'université d'Uppsala
que Carl von Linné, le
créateur du système de classification des plantes qui porte
son nom, a enseigné à
partir de 1741 jusqu'à sa mort en 1778 ; sa résidence est
aujourd'hui un musée, contigu à son jardin botanique où
poussent plus de 1600 variétés de plantes. |
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Résidence et jardin de Carl von Linné
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Cathédrale
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Le parking est
situé juste à côté de la cathédrale,
la plus grande église gothique de Suède,
construite de 1270 à 1435, au départ sous la direction du
maître d'œuvre parisien Etienne de
Bonneuil. Mais, comme les visites sont interdites
pendant la grand messe du dimanche matin, nous ne pouvons pas
entrer. Nous nous contentons de l'admirer de l'extérieur.
L'autre monument
remarquable de la ville est le château,
construit par le roi Gustave Vasa.
Il a été profondément remanié en 1757 après un incendie.
C'est aujourd'hui le siège du gouvernement de la province d'Uppsala. |
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Château
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Paysage de Dalécarlie
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Nous flânons un
moment dans les jardins de
l'Université ; ensuite, nous repartons par la
route 72 puis la 70 en direction du nord-ouest vers la province
de Dalécarlie et le lac
Slijan. Le trajet se déroule dans un paysage de
forêt et de lacs entrecoupés de zones agricoles avec des
villages dont les églises, et surtout leurs clochers, ont souvent des formes originales.
Nous arrivons au
bord du lac, au village de Leksand,
sans grand intérêt et ne justifiant pas un arrêt. |
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Clocher d'église
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Maison rouge à Tallberg
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De là, nous
prenons la route côtière d'où l'on voit à peine le lac, mais
qui traverse de charmants villages aux maisons rouges en bois
comme Tallberg puis Rättvik.
Nous décidons de
nous arrêter à Rättvik
pour la nuit, mais l'aire de stationnement près de
la gare, recommandée sur Internet, est en fait interdite au
stationnement nocturne. Nous continuons sur la route 70 et
trouvons un bivouac tranquille et agréable 2 km plus loin, sur
une aire de pique-nique dans la forêt à flanc de
colline. Distance parcourue 320 km. |
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Notre bivouac près de Rättvik
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Écuries paroissiales
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Lundi 9 juin : ciel un peu
couvert, fort vent d'ouest. Nous revenons à Rättvik
pour visiter la curiosité locale, l'église
située au bord du lac Slijan
et surtout les écuries
paroissiales qui l'entourent ; ces écuries sont de
petites cabanes en bois serrées les unes contre les autres dans
lesquelles les paroissiens laissaient leurs voitures à chevaux quand
ils venaient à la messe.
Nous reprenons la
route 70 le long du lac Slijan
jusqu'à Mora,
agréable petite station de vacances animée située à l'extrémité
nord-est du lac. Le clocher de
l'église,
érigé à une vingtaine de mètres, est typique de
la région.
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Clocher de l'église de Mora
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Statue de skieur
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Mora
est le lieu où se tient chaque année le premier samedi de mars
la célèbre compétition de ski de fond, la Vasaloppet,
de près de 90 km à laquelle participent plus de 14 000
concurrents. Elle commémore l'évasion du roi Gustave
I Vasa en 1519, alors qu'il était retenu en otage par
le roi Christian II du Danemark
après la prise de Stockholm.
Une statue de skieur en bronze marque la ligne d'arrivée.
Dans le jardin
avoisinant est exposée une locomotive à vapeur de l'ancienne
ligne de chemin de fer. |
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Locomotive à vapeur
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Nous repartons
vers le nord par la E 45 puis la route 310 en continuant notre
parcours à travers la Dalécarlie.
Cette province, réputée l'une des plus belles de Suède,
est certes intéressante à visiter mais ne vaut pas le détour
d'environ 200 km, contrairement à ce qu'affirme le guide vert
Michelin, surtout au prix du gazole aujourd'hui en Suède
! Nous sortons de
la Dalécarlie
par la route 84 qui nous ramène sur la côte, à Udiksvall.
Là, nous retrouvons la E 4 que nous allons maintenant parcourir
pendant plusieurs jours vers le nord.
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Pont de la Côte Haute
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Nous traversons Sundsvall,
ville industrielle spécialisée dans la pâte à papier et la
chimie (mais qui sent beaucoup moins mauvais qu'en 1971,
progrès technique oblige !) et continuons sur Harnösand.
Peu après cette ville, un magnifique pont suspendu de 1800 m de
portée et surplombant le fleuve
Angerman de 40 m, le Pont
de la Côte Haute, a été construit en 4 ans et
ouvert en 1997, raccourcissant la distance sur la E 4 de 45 km.
Nous continuons
notre route jusqu'à Örnsköldsvik
où nous quittons la E 4 pour prendre une petite route allant
vers la mer, le long de laquelle nous nous arrêtons pour la
nuit dans un coin tranquille. Distance parcourue 420 km.
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La côte près d'Örnsköldsvik
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Mardi 10 juin
: le temps a changé pendant la nuit, il a commencé à pleuvoir
vers minuit et ça continue quand nous nous levons ; il fait
froid !
Nous revenons
vers la E 4 et poursuivons notre route vers le nord sous une
forte pluie. Nous
nous arrêtons à Umea, grosse ville industrielle pour
faire quelques courses alimentaires dans un immense hypermarché
COOP qui affiche des prix similaires à ceux que nous
connaissons en France. Nouvel arrêt sur une aire de repos pour
déjeuner, toujours sous la pluie. Impossible de faire la
moindre photo tellement tout est bouché.
En milieu
d'après-midi et plus de 300 km plus au nord, la pluie
s'arrête, le ciel bleu est de retour mais le froid est toujours
là (8° C avec un fort vent d'est). Un peu avant d'arriver à Lulea,
la plus grande ville du nord de la Suède,
nous nous arrêtons à Gammelstad,
le plus grand village paroissial suédois édifié il y a 450
ans et inscrit au patrimoine mondial de
l'UNESCO.
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Maisonnettes et église
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Ce village est
situé à l'emplacement d'origine de Lulea
(la ville a été
déplacée vers l'est suite au retrait des eaux de la Baltique
provoqué par le relèvement de la Scandinavie
débarrassée de l'épaisse couche de glace qui la recouvrait
autrefois). Il est formé de maisonnettes
qui sont occupées par les paroissiens locaux uniquement lors
des festivités religieuses importantes, et cela encore
aujourd'hui. L'église,
consacrée en 1492, est richement décorée à l'intérieur, en
particulier la chaire
, œuvre d'un charpentier local, Nils
Fluur. et le retable
sculpté et doré à Anvers pour une véritable fortune payée
rubis sur l'ongle par les villageois. |
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Chaire de l'église
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Vieux bâtiment de ferme en rondins
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Après avoir visité le petit musée de
plein air attenant, situé près du port d'origine, qui
expose d'anciens bâtiments de ferme, et la soirée étant bien avancée, nous décidons
de rester pour la nuit sur le parking des visiteurs du village. Quatre
autres camping-caristes (dont deux français) ont la même idée que
nous et partagent notre bivouac. Distance parcourue 370 km.
Mercredi 11
juin : il fait beau ce matin mais froid. Nous rejoignons la
E 4 et continuons notre route vers le nord au milieu de la
forêt de pins.
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Pins coupés en attente de transport
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Église de Kalix
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Au bout d'une
cinquantaine de km, nous nous arrêtons à Kalix,
petite ville sur la rivière Kalixälven
dont l'église a un clocher original. Nous continuons jusqu'à Haparanda,
ville frontière avec la Finlande,
où nous traversons la rivière Torniojoki
qui marque la frontière. Là nous prenons la E 8 sur une
quinzaine de km vers le nord, jusqu'aux impressionnants rapides
de Kukkola où la rivière dévale une hauteur de
14 m sur 3,5 km.
Nous prenons
ensuite la route 927 puis la E 75 vers le nord, jusqu'à Rovaniemi,
capitale de la Laponie finlandaise, à quelques km au sud du cercle
polaire.
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Rapides de Kukkola
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette troisième partie du voyage |
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Verrière du Musée de l'Arctique
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Nous visitons
d'abord le très intéressant Musée
de l'Arctique installé dans un splendide
bâtiment moderne (10 € par personne) ; il présente des
collections sur la vie et la culture des Lapons
ainsi que sur l'adaptation des peuples aux grands froids.
Nous faisons
ensuite quelques courses dans le centre commercial K-Citymarket
(choix et prix similaires aux français) puis allons jusqu'au Village
du Père Noël situé juste sur le cercle polaire (Rovaniemi
a réussi une remarquable OPA commerciale sur le Père
Noël qui fait aujourd'hui sa célébrité dans le
monde entier !) |
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Au cercle polaire arctique
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Après avoir visité quelques unes des très
nombreuses boutiques de souvenirs et fait quelques achats, nous prenons
nos quartiers de nuit sur l'immense parking de ce centre commercial, où
une dizaine d'autres camping-cars de nationalités diverses s'installent
progressivement pour bivouaquer. Distance parcourue 280 km.
Jeudi 12 juin : le ciel
est complètement couvert ce matin et il fait froid (5 ° C).
Après avoir fait le plein en face (1,46 € le litre de
gazole), nous reprenons la E 75 vers le nord, dans un paysage de
taïga, forêt dense de bouleaux et de conifères, entrecoupée
de zones de prairie avec quelques villages agricoles (élevage
bovin et exploitation forestière). Au bout de quelques km, la
pluie se met à tomber ; elle ne nous lâchera plus de la
journée.
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Église en bois
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Nous roulons
jusqu'à Sodankylä, gros
village intéressant par sa vieille
église au milieu du cimetière. Cet
extraordinaire monument en bois brut construit en 1689, au toit
de tuiles en bois goudronné et mâts sculptés, est l'un des
rares de Laponie que les
nazis n'aient pas détruit pendant la deuxième guerre mondiale.
L'intérieur sombre et bas de plafond, est décoré simplement
d'une Cène
peinte au début du XVIIIème siècle.
Pour la première
fois, nous voyons des tas de neige, dans le parc de la nouvelle église en face du
cimetière ! |
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Cène peinte sur panneau de bois
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Paysage lacustre
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Nous reprenons
notre route vers le nord, toujours dans la taïga ; les
habitations se font de plus en plus rares. Nous nous arrêtons
sur un parking au bord d'un lac pour déjeuner.
Un peu plus loin,
nous rencontrons nos premiers rennes paissant paisiblement dans
le sous-bois. Notre arrêt pour les prendre en photos en trouble
quelques uns qui s'éloignent, mais deux d'entre eux, moins
peureux sans doute, se laissent tirer le portrait avant de
s'éloigner à leur tour.
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Rennes
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Maison same
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Nous continuons
vers le nord jusqu'à Ivalo,
gros bourg situé au bord du lac
Inari, le plus grand lac de Finlande.
Nous longeons ce
lac pendant une vingtaine de km et arrivons à Inari,
autre gros village au bord du lac, où se trouve un très
intéressant musée présentant la vie et la culture des Same
(le nom que se donnent les Lapons).
A l'extérieur, un village same
a été reconstitué à partir d'éléments venant de villages
alentour qui n'ont pas été détruits par les nazis et qui
étaient encore utilisés après la guerre.
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Intérieur d'une maison same
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Après notre visite, toujours sous la pluie,
nous continuons vers le
nord jusqu'à proximité de Kaamanen,
village situé 30 km plus loin, où nous nous arrêtons sur un parking
au bord d'un lac pour passer la nuit. Distance parcourue 340 km.
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ici pour voir le diaporama de cette quatrième partie du voyage
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Paysage de la Laponie finlandaise
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Vendredi 13
juin : il a plu une bonne partie de la nuit, mais au matin
la pluie a cessé ; malgré cela, il fait froid. Nous reprenons
la E 75 sur quelques km puis empruntons la route 92 vers l'ouest,
toujours dans un paysage de forêt et de lacs où vivent
seulement des
rennes, en remontant la rivière Kaamasjoki.
A Karigasniemi, nous
atteignons la frontière avec la Norvège
matérialisée par la rivière Teno.
Toujours sur la route 92, en voyant au loin des montagnes en
neigées, nous remontons la Karasjakka
jusqu'à Karasjok, capitale
de du pays Same pour l'ensemble
de la Scandinavie. |
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Haute vallée de la Karasjakka
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Petite église en bois
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Karasjok,
petite ville de 2900 habitants peuplée à plus de 90 % de Sames
a été complètement détruite en 1945 à
l'exception d'un petite église en bois datant de 1807, la plus
ancienne de la Laponie norvégienne. Karasjok
abrite aujourd'hui le parlement
same, un magnifique bâtiment moderne construit
en bois et verre, dont l'auditorium rappelle la forme des huttes
sames. |
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Parlement same
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Montagnes enneigées
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Nous prenons
maintenant la E 6 vers le nord. Un peu plus loin, nous nous
arrêtons sur un petit parking au bord d'un lac pour déjeuner.
Puis nous continuons notre route, le long de laquelle la
végétation se fait rare et qui monte jusqu'à un col situé à
environ 300 m entre deux montagnes enneigées de plus de 1000 m
d'altitude, et nous redescendons jusqu'à Lakselv,
petite ville située au fond du Porsangenfjord. |
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Porsangenfjord
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Rennes paissant le long de Porsangenfjord
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Toujours plus
vers le nord, nous arrivons à Russenes
où nous prenons la E 69 pour notre dernière longueur vers le Cap
Nord. Nous suivons la côte du fjord,
laissant à notre gauche des étendues de plus en plus
désolées où ne pousse qu'une végétation rase d'arbustes et
de lichens et où paissent de nombreux rennes.
Un peu plus loin,
c'est Solberg, un village de
pêcheurs avec ses séchoirs pleins de poissons en cours de
séchage.
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Séchoirs à poissons
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette cinquième partie du voyage
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Paysage de Mageroy |
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La falaise du Cap Nord |
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Finalement, nous
franchissons le tunnel qui sépare l'île
de Mageroy, où se trouve le Cap
Nord, du continent. A la sortie nous rencontrons
un péage où on nous réclame 192 Kr (24 €) pour deux
personnes et un camping-car de moins de 6 m de long.
Sur l'île, la
route monte et descend des côtes très raides dans un paysage
splendide de montagnes enneigées et de baies profondes et
étroites.
Et nous arrivons
au Cap Nord sous un
ciel très couvert et un froid vif. De très nombreux autres camping-cars
sont déjà alignés sur l'immense parking où nous nous
installons (200 Kr d'entrée, soit 25
€ par personne, valable 48
heures, avec possibilité de partir et revenir). Là, un "visitor center" avec boutiques et
restaurant attend les touristes. Tard dans la soirée, une
vingtaine de cars amènent leur cargaison de touristes pour
admirer le soleil de minuit qui est en fait invisible à cause des
nuages, mais lance quand même des traînées lumineuses sur la
mer. |
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Paysage de Mageroy |
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Nous devant le monument du Cap Nord |
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Camping-cars alignés pour la nuit sur
le parking du Cap Nord
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Après avoir nous aussi vainement attendu le
soleil de minuit, nous nous installons dans notre camping-car pour la
nuit. Distance parcourue 370 km, distance totale depuis notre départ de
Montpellier 4720 km.
Samedi 14 juin : temps couvert,
grand froid et vent violent sont les conditions météo que nous
constatons à notre réveil. Nous retournons au "visitor
center" pour poster quelques cartes postales et jeter un
coup d'œil aux diverses expositions sur le Cap Nord.
Puis nous repartons pour compléter notre visite de l'île
de Mageroy.
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Le fjord et le village de Skarsvag
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Nous partons
d'abord vers le petit port de pêche de Skarsvag
à une douzaine de km du Cap
Nord ; situé au fond d'un fjord, il est réputé
être le village de pêcheurs le plus septentrional au monde.
Dans le village, des rennes broutent tranquillement devant les
maisons sans se préoccuper des humains qui les habitent !
Nous revenons
sur nos pas pour rejoindre la E 69. Arrêt dans une aire de
pique-nique en plein vent mais avec une belle vue malgré le
ciel très couvert pour déjeuner. |
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Rennes broutant devant une maison
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Port de pêche de Gjesvaer
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Après le repas,
nous allons vers l'autre village de pêcheurs de l'île, Gjesvaer,
situé à environ 30 km au fond d'un autre fjord. Pendant le
trajet dans des paysages sauvages d'une grande beauté où
paissent quantité de rennes, le ciel a quelques velléités
d'amélioration et il y a même un peu de soleil quand nous
arrivons.
Nous faisons une
petite promenade dans le village, où nous rencontrons deux
pêcheurs qui traitent leurs prises au retour de la pêche. |
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Pêcheurs découpant des filets de cabillaud
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Le ciel ne s'éclaircissant pas, nous
jugeons inutile de retourner au Cap Nord
pour essayer de voir le soleil de minuit et décidons de repartir.
Après avoir fait un plein de gazole à 1,85 € le litre (plus cher
qu'un bon petit vin de pays du Languedoc !) à Honningsvag,
la "grande" ville de l'île, nous
prenons la E 69 vers le sud jusqu'à Olderfjord
où nous retrouvons la E 6. Quelques km plus loin, nous nous arrêtons
sur un parking au bord d'une jolie petite rivière pour passer la nuit.
Distance parcourue 180 km.
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ici pour voir le diaporama de cette sixième partie du voyage
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Rapides de la Repparfjordelva
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Dimanche 15
juin : ciel toujours couvert, temps frais. Nous reprenons la
E 6 direction sud, remontant la vallée de la Repparfjordelva
et traversant des paysages de lande et de montagne enneigées,
avec des lacs encore partiellement gelés. La rivière descend
en formant des rapides et des chutes bouillonnantes. Nous
franchissons une sorte de col très aplati et descendons une
autre rivière, franchissons un autre col puis descendons sur la
ville d'Alta,
capitale de la Laponie norvégienne,
située au fond d'un fjord |
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Lac partiellement gelé
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L'Altaelva à la sortie de son canyon
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Nous prenons la
route 93 en direction de Kotokeino,
puis une petite route pour le lieu-dit
Gargia à 30 km d'Alta
d'où l'on peut aller à pied jusqu'au canyon de l'Altaelva.
Nous commençons à grimper sur la plateau, le froid devient
plus vif et la végétation plus rase au fur et à mesure que
nous montons. Finalement, au bout d'environ 4,5 km, nous sommes
bloqués par des congères de neige qui barrent le chemin, et
comme nous ne sommes pas équipés pour marcher dans la neige,
nous rebroussons chemin sans avoir vu le canyon. |
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Chemin recouvert par une congère de neige
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Nous retournons à Alta
et allons nous installer au camping Alta Strand
(25 € la nuit avec la Carte de Camping International) où nous en profitons pour faire un peu d'entretien et
de nettoyage. Distance parcourue 150 km.
Lundi 16 juin
: il fait grand beau temps ce matin mais un peu frais. Nous
allons faire quelques courses alimentaires au supermarché COOP
de la ville. Les prix sont dans l'ensemble beaucoup plus
élevés que chez nous, en particulier les légumes frais et les
fruits, quasi inabordables, mais plutôt moins élevés qu'en Écosse
l'an dernier ; par contre, le choix est bien plus limité.
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Humains sur un bateau
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Après avoir fait
nos achats, nous allons visiter le musée
d'Alta (10 € par
personne, tarif senior) qui présente l'historique de la
région depuis le paléolithique jusqu'à nos jours. Mais ce qui
est surtout très intéressant, c'est le circuit extérieur
parmi les rochers décorés d'une multitude de gravures
rupestres datant en majorité de la période
allant de 6500 à 5200 avant JC. Ces gravures, rituelles selon
les archéologues, représentent majoritairement des animaux
(rennes, élans, ours et poissons), des bateaux et des humains.
Peintes pour être rendues plus visibles, elles sont classées
au patrimoine mondial de l'UNESCO.
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Femelles gravides de renne
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Fond de l'Altafjorden à Alta
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Après la visite
du musée, nous reprenons vers le sud la E 6 qui suit la rive
ouest de l'Altafjorden.
Un peu plus loin, nous nous arrêtons pour déjeuner sur un
parking.
Après le repas,
nous continuons notre route, longeant le fjord jusqu'à
l'extrémité nord de la presqu'île, d'où l'on voit les îles Stjernoya
et Seiland couvertes
de neige.
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Vue sur l'île de Seiland depuis
l'embarcadère des navettes
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Langforden
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Nous remontons
ensuite le Langfjorden
sur toute sa longueur, fjord beaucoup plus étroit avec des
montagnes le surplombant à plus de 1000 m. Après avoir passé
un col, nous redescendons sur le fjord
de Sorstraumen, que nous contournons jusqu'au
fond par l'ancienne route, sans prendre le nouveau pont.
Nous passons le col de
Sameleir à 402 m au milieu d'une végétation
rabougrie comme au Cap Nord
d'où l'on a une vue splendide sur le fjord de Kvaenangen malgré
un ciel plutôt chargé. |
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Vue sur le fjord de Kvaenangen depuis le col
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Nous redescendons vers le Straumfjorden
; nous nous arrêtons pour la nuit sur une aire de pique-nique, au bord
d'une petite rivière passant à côté du village de Tretten
et arrivant dans la mer au fond du Straumfjorden.
Distance parcourue 210 km. Une famille de caravaniers hollandais
est venue nous rejoindre peu après.
Mardi 17 juin : nuit calme
et tranquille ; au matin, le ciel est couvert avec quelques
zones plus claires et il fait froid.
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Reisafjorden
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Nous continuons
notre route sur la E 6, passons un col à basse altitude et
arrivons à Storslett, petit
village de pêcheurs au fond du Reisafjorden.
Nous longeons ce fjord pendant quelques km avant de nous
enfoncer dans l'intérieur pour franchir un autre col à basse
altitude et redescendre sur le Lyngen,
fjord très profond que nous allons côtoyer pendant plus de 100
km, d'abord le long d'un bras secondaire séparant l'île d'Uloya
(dont les sommets sont cachés par les nuages) du continent,
puis le long du fjord principal. |
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Vue sur l'île d'Uloya
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Le fjord de Lyngen vu de notre lieu de
pique-nique
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Nous nous
arrêtons pour déjeuner juste à l'endroit où le bras
secondaire fusionne avec le bras principal. Le ciel est à
nouveau dégagé maintenant.
Pendant notre
repas, nous avons la compagnie d'un huitrier-pie,
oiseau marin mangeur de coquillages particulièrement bruyant
avec son sifflement aigu, très fréquent sous ces latitudes
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Huitrier-pie
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Vue sur le village de Kvalvik sur le Lyngen
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Après le repas,
nous continuons à rouler le long de la côte de Lyngen,
faisons le tour complet d'un fjord secondaire qui s'enfonce de
près de 20 km sur le côté et poursuivons jusqu'au fond du
fjord à Oteren, petit
village de pêcheurs. |
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Cabanes de pêcheurs à Oteren
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Balsfjorden
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Nous franchissons
à nouveau un col pour arriver au fond du Balsfjorden,
à Nordkjosbotn, où nous
prenons la E 8 qui le suit pendant une vingtaine de km, s'en
éloigne pour "prendre un raccourci" par l'intérieur
des terres et rejoint un branche secondaire jusqu'à Sandvik
où nous retrouvons le fjord principal. De là, nous arrivons à
Tromso,
la plus grande ville du nord de la Norvège.
La première
chose que nous voyons est son splendide pont
sur un bras du Balsfjorden,
qui joint au continent l'île sur laquelle la ville de Tromso
est construite. |
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Pont de Tromso
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Cathédrale arctique
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Avant de franchir
le pont et d'entrer dans la ville, nous nous arrêtons pour
visiter la cathédrale arctique,
très beau bâtiment moderne de béton et de verre (entrée 3
€ par personne). Le monument est splendide, mais les
nombreuses fissures traversantes dans sa structure de béton lui
laissent augurer une courte durée de vie.
Ensuite, nous
partons à la recherche de l'unique station-service de Tromso
qui fournit aussi du GPL. Nous la trouvons et faisons remplir la
bouteille de gaz fixe de notre camping-car. |
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Dans le port de Tromso
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Nous terminons la
journée par une promenade dans les rues de Tromso, où étant donné
l'heure tardive pour les Norvégiens
(17h05), tout est fermé.
Nous reprenons
notre camping-car pour chercher un bivouac pour la nuit, ne
souhaitant pas dormir sur un parking de la ville. Nous le
trouvons à quelques km, sur l'île de Kvaloya
juste en face le long de la route 863, au bord du fjord d'où
nous avons une bien belle vue. Distance parcourue 250 km. |
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L'express côtier dans le fjord vu de notre
bivouac
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Mercredi 18 juin
: la pluie a commencé à tomber au milieu de la nuit, pour
durer jusqu'au début de l'après-midi ; il fait froid. Nous
revenons vers le centre de Tromso
à travers un dédale de tunnels et de ronds-points souterrains
et venons stationner notre véhicule près du pont (2 € de
l'heure), à deux pas du centre ville.
Nous commençons
par visiter le Polarmuseet
(5 € par personne, tarif senior) qui présente la chasse en
Arctique (renard, phoque, ours, baleine, renne, morse, oiseaux
divers) et surtout une exposition particulièrement intéressante
sur les expéditions du grand explorateur norvégien Roald
Amundsen, la plupart lancées au départ de Tromso,
disparu le 18 juin 1928, soit 80 ans
aujourd'hui.
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La Sparbank
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Ensuite, nous allons
changer des euros en couronnes norvégiennes, opération
complexe et chronophage, à la Sparbank,
située dans un splendide bâtiment du XIXème
siècle que nous avions photographié hier, avec le soleil !
Nous retournons à notre
camping-car en suivant les quais du vieux
port, très coloré mais un peu triste sous la
pluie. |
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Le vieux port
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Pont vers l'île de Sommaroy
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Nous prenons la
route 862 qui fait le tour de l'île voisine de Kvaloya.
Arrêt pour déjeuner au bord du Kalfjord,
la pluie s'est arrêtée et le ciel commence à se dégager
lentement. Après avoir franchi un petit col, nous redescendons
sur le village de Sandneshamn,
situé au fond d'un autre fjord. De là, on a une belle vue sur
l'île de Sommaroy et
le pont qui y conduit. Nous arrivons sur l'île où se trouve un
très joli petit village de pêcheurs, et d'où l'on a des vues
magnifiques sur les îles voisines et le continent (il y a une
aire de stationnement et de services pour camping-cars, bien
signalée, à Sommaroy). |
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Village de pêcheurs
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Nous repartons par
la route 862 en longeant le Rystraumen,
détroit qui sépare l'île de Kvaloya
du continent jusqu'à Larseng
où nous prenons le ferry (12 €) pour Vikran,
suivons le Balsfjorden
et passons ensuite un petit col pour arriver le long du Nordfjorden.
Nous continuons sur cette route jusqu'à ce que nous traversions
le E 6 pour prendre la 857 et nous arrêtons un peu plus loin,
juste après Heia,
en un endroit tranquille dans la forêt, avec un sol suffisamment
dur pour le camping-car, pour passer la nuit. Distance parcourue
190 km. |
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Chutes de la Malselva
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Jeudi 19 juin :
il a plu toute la nuit et il pleut encore ce matin. Nous
reprenons la route 857 puis la 87 et arrivons aux chutes de
la Malselva au bout d'un
vingtaine de km. Il pleut sans discontinuer mais, malgré la
pluie, le spectacle de la rivière dévalant une hauteur d'une cinquantaine de
mètres sur environ 600 m est impressionnant. Le
long des chutes, une échelle à saumons a été aménagée car
la violence des eaux est telle qu'un saumon a peu de chance de
pouvoir aller contre, mais comme nous sommes un peu tôt en
saison, nous ne voyons aucun poisson la remonter.
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Chutes de la Malselva
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Gratangenfjord
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Nous continuons
par une petite route jusqu'au village suivant (Andselv
selon notre carte, Bardufoss
dans la réalité) où nous faisons quelques courses
alimentaires au supermarché COOP, et reprenons la E 6 vers le
sud. Arrêt au bord d'un lac pour déjeuner, toujours sous la
pluie, et poursuite de la route. Une bonne heure plus tard,
après que nous ayons franchi un col à 428 m, le ciel commence
à se dégager, et nous avons une belle vue sur le Gratangenfjord.
Nous redescendons jusqu'à Bjerkvik,
au fond du Herjangsfjord,
où nous prenons la E 10 vers l'ouest. |
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Herjangsfjord
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Vue sur Hinnoya depuis le continent
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Ce fjord rejoint
l'Ofotfjord (le fjord
de Narvik), et nous le
longeons, toujours sur la E 10, puis nous éloignons pour
traverser le pont sur le Tjelsundet,
le détroit qui sépare
du continent l'île d'Hinnoya,
la plus grande des îles Vesteralen. Nous roulons encore une
trentaine de km jusqu'au village de Fiskefjord,
au fond d'une profonde baie sur le détroit, où nous trouvons
un endroit sympathique pour passer la nuit, au pied de la
montagne et à côté de la rivière. Distance parcourue 240 km. |
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Pont sur le Tjelsundet
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette septième partie du voyage
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Vue sur le Tjelsundet depuis Lödingen
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Vendredi 20
juin : temps mitigé, température agréable ce matin, peu
de vent. Nous continuons notre route par la E 10 puis la 85
jusqu'à Lödingen, joli
petit port de pêche et de plaisance (il y a une grande aire de
stationnement pour camping-cars, avec une borne de services,
dans le port de plaisance, au
pied du phare), d'où l'on a une belle vue sur le Tjeldsundet. |
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Le port de plaisance de Lödingen
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Gullesfjord
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Nous revenons sur
nos pas vers la E 10 qui monte un petit col (avec une côte à
11 %) et redescend vers le Gullesfjorden,
fjord très long et étroit que nous longeons pendant un
vingtaine de km, avant d'entrer à à nouveau à l'intérieur de
l'île pour aller vers le pont qui nous emmène sur l'île
de Langoya, une autre île des Vesteralen.
Là, nous prenons
la route 820 puis la 821 vers le nord de l'île. Nous nous
arrêtons pour déjeuner au bord du Steilandfjord,
sur une aire de pique-nique qui offre une très belle vue sur le
fjord.
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Steinlandfjord
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Le port de Myre
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Après le repas,
nous continuons sur la même route, faisons un arrêt à Myre,
port de pêche moderne et très actif, puis allons jusqu'à
l'extrême nord de l'île, au petit port de Stö.
Nous avions l'idée de passer la nuit à cet endroit afin de
voir le soleil de minuit, que nous avions manqué au Cap
Nord. Mais pas de chance, le ciel se couvrait
déjà depuis un bon moment, et la pluie s'est mise à tomber. Espérant que le
temps s'arrangerait, nous avons quand même entrepris le long de
la côte une promenade de plus de 4 h, un peu
acrobatique (Bertille y a fait une chute qui a réveillé une vieille entorse à la cheville). |
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La côte à Stö
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Mais il n'y a eu aucune amélioration, au
contraire la pluie s'est intensifiée, donc nous n'avions aucun espoir
de voir le soleil de minuit. Les possibilités de bivouac à Stö
se limitant à un camping sommaire mais payant, nous avons repris notre
route en sens inverse, sous la pluie, pour revenir à Steinland,
à l'endroit où nous avions déjeuné, et nous installer pour la nuit,
toujours sous la pluie. Distance parcourue 150 km.
Samedi 21 juin
: la pluie a cessé pendant la nuit et le ciel est partiellement
clair ; la nuit a été calme, perturbée à plusieurs reprises
par la circulation sur la route, assez proche. Nous repartons
par la 821 puis la 820, direction Sortland,
la "grande ville" de l'île. L'office du tourisme, où
nous voulions réserver un passage sur le ferry Moskenes
- Bodo n'ouvre
que le 23 juin, donc pas de réservation possible.
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Sortlandsundet à Grytting
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Nous reprenons la
E 10 vers le sud en direction des îles Lofoten,
en longeant le Sortlandsundet
qui sépare Langoya d'Hinnoya
Le ciel se couvre de plus en plus pendant ce
trajet.
Nous franchissons
le détroit par un pont qui nous emmène sur l'île d'Hadseloya,
la plus au sud des Vesteralen,
à Stokmarknes, lieu de
naissance du célèbre express côtier norvégien Hurtigruten
(hurtig ruten
= routes côtières). Nous ne visitons pas le musée
Hurtigruten, construit dans l'un des tout
premiers bateaux de la ligne, pour cause de cheville blessée.
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Musée Hurtigruten
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Extérieur de l'église de Hadsel
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Quelques km plus
loin, nous nous arrêtons pour admirer l'église
d'Hadsel de forme octogonale et en bois. Édifiée
en 1824 sur un site habité depuis la préhistoire, elle a
succédé à des monuments médiévaux aujourd'hui disparus,
mais son retable date de 1520 et son lustre du XIIème
siècle.
Comme un mariage
venait juste d'y être célébré, elle était encore ouverte. |
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Retable polychrome
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Le port d'Henningsvaer
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Nous continuons
notre route, toujours sur la E 10 jusqu'à Melbu,
où nous prenons le ferry pour Fiskebol
(15 €), sur l'île d'Austvagoy,
la première des Lofoten,
de l'autre côté du Hadselfjorden
; le ciel se couvre à nouveau.
La première ville rencontrée, Svolvaer,
capitale des Lofoten,
ne présente aucun intérêt et nous poursuivons notre route
sans nous arrêter.
Nous prenons la 816 et allons jusqu'à Henningsvaer,
très joli village de pêcheurs qui perd son authenticité à
cause de son invasion par les touristes. |
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Poissons en cours de séchage à
Henningsvaer
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Gimsoy Kirke
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Comme il se fait
tard, nous décidons de chercher un bivouac, exposé nord-ouest
car il fait encore beau dans cette direction, et c'est par là
que l'on peut espérer voir le soleil de minuit. Nous nous
installons devant une petite église en bois, au bord d'une
plage, à Gimsoy
Kirke, loin de tout dans un endroit perdu.
Mais les nuages arrivent, de plus en plus nombreux et de plus en
plus épais, nous ne verrons pas le soleil de minuit ce soir non
plus. Pas de chance ! Distance parcourue 170 km. |
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Vue depuis notre bivouac avant l'arrivée
des nuages
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L'église de Valberg
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Dimanche 22
juin : ciel très couvert, plafond nuageux bas. Après une
nuit particulièrement calme, nous reprenons notre toute petite
route qui bientôt n'est plus goudronnée en continuant la boucle sur
l'île de Gimsoya
jusqu'à ce que nous rejoignions la E 10. Juste après le pont
qui nous amène sur l'île de Vestvagoy,
à Smorten, nous prenons la
route côtière 815. Nous traversons Valberg,
petit village à la jolie église en bois peint en jaune, et
suivons la côte jusqu'à Stramsund,
village de pêcheurs. |
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Le port de Stramsund
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Église de Napp et son clocher à bulbe
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Nous arrivons à Leknes,
port en eau profonde où font escale les grands bateaux de
croisière pour la visite des Lofoten,
où nous rejoignons la E 10. Par un tunnel sous le détroit,
nous atteignons l'île de Flagstadoya
et le village de Napp, avec
son église à clocher à bulbe,
la seule de ce style que nous ayons vue en Scandinavie
jusqu'à maintenant.
Puis voici le
sympathique petit port de Hamnoy,
sur la petit île d'Hamnoya,
qui en plus de sa beauté, offre une borne de services gratuite
pour camping-cars.
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Port de pêche d'Hamnoy
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Nous franchissons
deux ponts successifs sur un détroit et nous voici dans Moskenesoya,
la dernière et la plus jolie des îles Lofoten
pouvant être atteinte par la route. Reine,
charmant petit port de pêche, est en train de devenir un centre
touristique majeur de l'archipel.
Nous souhaitions
ensuite prendre le ferry de 14 heures de Moskenes
à Bodo. Mais, comme deux
rotations sur six dans la journée avaient été annulées, et
que le ferry est tout petit, il y avait largement de quoi
remplir deux bateaux dans la file d'attente. Sans surprise,
après que nous ayons pris notre repas dans le camping-car en
attendant un hypothétique départ, nous avons vu la barrière
se fermer et le ferry partir sans nous. L'employé de Hurtigruten
en charge nous ayant confirmé l'annulation de la rotation
suivante et l'impossibilité de nous garantir une place sur
celle d'après (21h30), nous sommes repartis pour tenter notre
chance ailleurs. |
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Reine
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Maison de pêcheur et morue séchée à A
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Avant de revenir
sur nos pas, nous sommes allés au village de A,
extrémité de la route. Nous avons ensuite repris la E 10 en
sens inverse jusqu'à Fiskebol
où nous avons pris la nouvelle E 10, route ouverte en 2007 qui
traverse l'île d'Hinnoya
dans des paysages grandioses mais quasiment sans possibilité de
s'arrêter pour prendre des photos (de toutes façons, comme le
ciel était noir, ça n'aurait rien donné !). A Lödingen,
nous avons pris un ferry pour Bognes
sur le continent (27 €). Après une vingtaine de km sur la E 6
vers le sud, nous nous sommes arrêtés pour la nuit à Ullsvag.
Distance parcourue 400 km (trop à notre goût !). Et il fait
très beau maintenant. |
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Vue du ferry
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