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Résumé des
épisodes précédents
Partis de
Montpellier avec notre
camping-car le samedi 31 mai, vers le nord par l'autoroute
A 9, nous traversons la France puis
l'Allemagne pour arriver le dimanche 1 juin au soir à
Puttgarden, lieu de départ des ferries pour le
Danemark. Le
lundi 2 juin, nous arrivons à Copenhague où nous restons deux jours.
Nous continuons
notre route vers
la Suède, direction Stockholm,
en longeant le lac Vättern
sur la rive sud-est et restons deux jours à Stockholm.
Nous filons plein nord vers Uppsala
puis faisons un petit détour par le lac Slijan
dans la province très touristique de Dalécarlie (un peu décevante), ensuite
traversons Sundsvall, Harnösand,
Umea, Skelleftea,
Lulea et Haparanda à la frontière avec
la Finlande. Jusqu'à Harnösand, atteint le lundi 9 juin, nous
avons un temps merveilleux, inhabituel pour la Scandinavie
; après, il se gâte et redevient normal pour cette partie de l'Europe.
Nous entrons en
Finlande et roulons toujours plein nord. Arrêt à Rovaniemi au cercle
polaire, la ville autoproclamée du Père
Noël, puis arrivons en Laponie Finlandaise : Sodankylä,
Ivalo, Inari
et son lac, le plus grand de Finlande. Et nous
entrons en Norvège, à Karasjok, capitale de l'ensemble de la
Laponie, le Pays
Same. Et nous roulons toujours plus vers le nord, jusqu'au
Cap Nord, la pointe
la plus septentrionale de l'Europe,
que nous
atteignons le vendredi 13 juin dans la soirée, après avoir
parcouru 4720 km depuis notre départ de Montpellier. Le soleil
de minuit tant vanté est aux abonnés absents pour cause
d'épaisse couche nuageuse ne laissant passer que quelques
rayons montrant qu'il est bien derrière, mais le froid du grand nord est
lui bien
présent !
Nous redescendons
vers le sud sans passer par Hammerfest,
allons à Alta puis Tromsö, la plus grande ville du
nord de la Norvège, et
continuons vers les îles
Vesteralen et Lofoten. Les premières, moins touristiques et
plus sauvages, sont selon nous plus intéressantes.
Enfin, nous
prenons le ferry pour traverser
le détroit en entre Lödingen sur les îles, et
Bognes sur
le continent, et roulons quelques km jusqu'à Ullsvag où nous
nous arrêtons pour la nuit sur une grande aire de repos le dimanche 22 juin.
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Kaldvagfjorden et île d'Hamaroy
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Lundi 23 juin : très
beau temps, ciel parfaitement dégagé, température douce. Nous
repartons d'Ullsvag par la E 6 vers le sud, en longeant Kaldvagfjorden
dont les eaux sont très bleues grâce au grand soleil.
Quelques km plus
loin, nous arrivons au bord du fjord suivant, le Sagfjorden,
toujours aussi bleu.
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Sagfjorden
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Kobbvatn
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Mais, au fur et
à mesure que nous roulons, le ciel commence à se couvrir. La
route monte fortement et passe sous un tunnel ; de l'autre
côté, nous arrivons au bord du Kobbvatn,
lac glaciaire creusé dans une énorme masse de gneiss très
ancien.
Le long du fjord Sorfolda,
la route passe sous toute une série de tunnels plus ou moins
longs. Entre deux tunnels, on peut admirer le paysage du fjord
sous un ciel voilé.
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Sorfolda
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Nous nous arrêtons un
peu plus loin pour déjeuner, toujours le long de Sorfolda.
Pendant le repas, la pluie commence à tomber et elle
s'intensifie fortement au fur et à mesure que nous avançons. Nous arrivons à Fauske,
gros bourg commerçant où on trouve un grand parking avec une
borne de services très bien indiquée, que nous utilisons.
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Pont de Straumen
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Après, nous quittons la E 6
pour prendre la route 80 en direction de Bodo.
Juste avant d'arriver à Bodo, nous
prenons la route côtière 17 vers le sud. A Straumen,
nous nous arrêtons pour voir le célèbre Maelström,
très fort courant de marée qui se produit sous le pont. On voit une suite de tourbillons qui se
forment de manière aléatoire mais toujours au même endroit,
plus ou moins profonds, dans un grand bruit de courant. |
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Maelström
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Nous nous installons sur le grand parking en contrebas du pont, où se
trouvent déjà une vingtaine de camping-cars de tous pays, pour y
passer la nuit. Ce parking est actuellement gratuit, mais il va devenir
payant (25 €) pour les camping-cars uniquement, à partir du
22 août. Et il pleut fort à notre arrivée.
Distance parcourue 200 km.
Mardi 24 juin
: il a plu toute la nuit, et il pleut encore ce matin ; le ciel
est complètement bouché et la visibilité est inférieure à
100 m. Nous avions prévu de prendre la route côtière 17,
paraît-il très pittoresque, mais vu l'impossibilité de voir
quoi que ce soit, nous avons abandonné cette idée et et
décidé de prendre la route de l'intérieur des terres,
beaucoup plus courte.
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Fond du Skjerstadfjorden
dans le brouillard
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Nous reprenons donc la route
80 jusqu'à Fauske puis la E 6
vers le sud. Le fond du Skjerstadfjorden,
le fjord qui baigne Bodo et Fauske,
est complètement dans les nuages et on devine à peine la forme
des montagnes. Nous remontons la Saltdalen,
où la rivière descend en rapides et cascades, jusqu'à un col
à 707 m d'altitude, en longeant plusieurs lacs et en passant
sous de nombreux tunnels ; là, nous arrivons sur un plateau. Si
au niveau de la mer la forêt est relativement épaisse, avec de
grands arbres, des conifères et des bouleaux, sur le plateau
c'est la toundra avec une végétation rase et de nombreuses
plaques de neige. |
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Cascade de la Saltdalen
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Montagne au cercle polaire
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Un peu plus loin
sur le plateau, on arrive à un centre touristique, avec
boutique de souvenirs et bureau de poste, situé sur le cercle
polaire. Autour, les montagnes, mal visibles dans
les nuages et sous la pluie, sont encore fortement enneigées.
Nous redescendons
du plateau en suivant la rivière Rana,
et en passant à proximité du joli lac Kalvatnet.
En arrivant au niveau de la mer, nous contournons la ville
industrielle de Mo i Rana et
continuons jusqu'à Mosjoen,
90 km plus loin, où nous arrivons sous la pluie.
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Lac Kalvatnet
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Après quelques courses au
MégaCOOP, nous nous installons au camping
de Mosjoen. C'est dans ce camping que je suis resté
bloqué pendant une semaine fin juillet 1971, du fait d'une panne de voiture
(disque d'embrayage cassé) sur la route du Cap
Nord ; la ville a changé et grandi depuis 37 ans, mais
beaucoup de lieux restent reconnaissables et le camping, toujours au
même endroit, a été sensiblement modernisé. Une chose n'a vraiment
pas changé : la pluie, toujours aussi présente et abondante, qui forme
de larges flaques d'eau autour des tentes. Distance
parcourue 320 km.
Mercredi 25
juin : il a plu toute la nuit et ça continue ce matin ; le
ciel est toujours aussi bouché. Après avoir discuté et
consulté le journal local pour la météo (pluie toute la
journée) avec la caissière de la station service, nous
décidons de ne pas prendre la route côtière et de continuer
notre route vers le sud par la E 6.
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Laksfossen
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A une trentaine
de km au sud de Mosjoen,
nous nous arrêtons, toujours sous la pluie, aux Laksfossen,
grosses chutes d'eau de la Vefsna,
rivière dont nous remontons le cours, situées au bord de
l'ancienne route, en contrebas de la route actuelle (on a
construit un restaurant au toit en pagode chinoise à côté de
ces chutes, grotesque).
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La pluie s'étant
arrêtée et le ciel ayant des velléités d'éclaircie, nous
décidons de quitter la E 6 pour prendre la route 73 qui va vers
la côte. Mauvaise décision : au bout de quelques km, nous nous
retrouvons sous une pluie battante, et un peu plus loin dans la
purée de pois. Après avoir franchi un tunnel long de 6 km,
nous ne constatons aucune amélioration. En arrivant au fond de Tosenfjorden,
toujours sous une forte pluie, nous décidons de rebrousser
chemin jusqu'à la E 6. Conséquence : 60 km pour rien. La E 6
continue dans un paysage d'épaisse forêt de conifères et de
bouleaux, qui s'éclaircit au fur et à mesures que nous montons
vers le col, à 375 m d'altitude, entouré de montagnes
enneigées souvent dans le brouillard.
Après avoir
franchi le col, nous voyons le ciel s'éclaircir. |
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Vallée de la Namsen
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Nous redescendons le cours
de la Namsen, grosse
et courte rivière qui va se jeter dans le Namsfjorden,
à côté de Namsos, après
avoir creusé son lit dans une large vallée glaciaire.
Après Grong,
nous prenons la 763 qui longe la rive sud du Snasvatnet.
Nous nous arrêtons un peu plus loin sur le tout petit parking
du Hussmannplassen Sandmoen,
sur la commune de Jorkstad,
ancienne ferme du milieu du XIXème siècle transformée en
musée située en pleine campagne. Distance parcourue 290 km. |
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Hussmannplassen Sandmoen
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Jeudi 26 juin
: ciel partiellement nuageux, temps variable. Nous reprenons
notre route vers le sud sur la 763. |
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Renne gravé dans le rocher
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Au bout d'une quinzaine de km
nous arrêtons à Bolareinen,
au pied d'une cascade où l'on a trouvé des gravures rupestres
datant d'environ 4000 avant JC. On y trouve en particulier un
renne grandeur nature très bien conservé et un skieur peu visible. Sur place, nous sommes agressés par des petites
bêtes qui piquent et qui ressemblent beaucoup aux
"midges" écossaises.
Nous continuons
notre parcours le long du lac Snavastnet, puis rejoignons la E 6 un peu plus
loin. Le ciel commence à bien se dégager.
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Lac Snasvatnet
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Asenfjorden
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Après avoir
déjeuné le long de l'Asenfjorden,
nous prenons la voie rapide à péage (4,5 €) qui nous emmène
à Trondheim.
Nous allons nous installer à l'aire de stationnement pour
camping-cars de Lade (bien pleine et sans aucun service) au
milieu de centres commerciaux à 3 km du centre ville. Distance
parcourue 160 km.
Nous prenons le
bus - ligne N° 4, très cher (4,5 € par personne, aller
simple) - à 50 m du stationnement (et pas le vélo pour cause
de cheville blessée). Nous
voyons d'abord la résidence royale de Stifsgarden,
bâtiment baroque en bois toujours utilisé par les souverains.
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Résidence royale de Stifsgarden
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Cathédrale
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Nous allons
ensuite visiter la Nidarosdomkirken,
la cathédrale élevée au XIème siècle dans le
style roman pour abriter les restes de Saint
Olaf, et reconstruite plusieurs fois après des
incendies ; ses éléments les plus anciens datent du XIIème
siècle et le style gothique, très inspiré du gothique
anglais, y est majoritaire. L'entrée est payante (6,5 € par
personne) et des visites guidées en plusieurs langues, dont le
français, sont offertes.
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Rosace de la cathédrale
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Vieux pont de la Ville
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Après, nous
déambulons dans la vieille ville, dans le quartier de Bakklandet,
avec son vieux pont de 1861 et ses entrepôts sur pilotis
restaurés et transformés aujourd'hui en
habitations de luxe. |
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Anciens entrepôts sur pilotis
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Et nous reprenons le bus (ils
sont rares après 18 h et tout est fermé en ville) pour rejoindre notre
camping-car. En arrivant, nous constatons que l'aire de stationnement est
pleine et d'autres camping-cars arrivant plus tard doivent
stationner à l'extérieur dans la rue.
Vendredi 27
juin : temps mitigé, ciel partiellement nuageux. Nous
allons faire quelques courses à l'hyperCOOP voisin et nous
repartons vers le sud par la E 6. Le ciel commence à se
dégager un peu plus.
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Vallée de la Gaula
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Nous remontons la
vallée de la Gaula,
jolie rivière réputée riche en saumons, mais les pêcheurs y
sont pourtant peu nombreux.
Nous nous
arrêtons pour déjeuner sur une aire de pique-nique le long de
la route près de Berkak.
Après le repas, voici un peu plus loin le pont sur le profond
canyon de la Orkla ;
malheureusement, ce pont est tellement étroit, avec beaucoup de
circulation, qu'il est beaucoup trop dangereux de s'y aventurer
à pied (c'est d'ailleurs interdit, en plusieurs langues), et la
végétation est trop épaisse pour laisser voir le canyon
depuis les berges.
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Pont sur la Orkla
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Ferme sur un flanc de la Sunndalen
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A Oppdal,
nous filons plein ouest par la 70, descendant la Sunndalen,
la vallée de la Driva,
souvent fortement encaissée, avec de nombreuses fermes,
principalement d'élevage bovin, sur ses versants.
Au fur et à
mesure que nous nous rapprochons de la côte, le temps se
dégrade. A Sunndalsora,
ville industrielle avec une grosse usine d'aluminium située au
fond du Sunndalsfjorden,
il pleut à verse ; nous prenons la 62 qui longe le fjord par le
sud puis rejoint le Tingvollfjorden,
et heureusement, ça s'améliore un peu plus loin.
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Tingvollfjorden
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Eresfjorden vu de la montée du col
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Nous franchissons
un col et arrivons à Eidsvag
où nous prenons la petite route 660 qui longe l'Eresfjorden
puis le Langfjorden
sur toute sa longueur.
Juste avant Mittet,
petit village au bord du fjord, nous trouvons un emplacement
agréable en contrebas de la route au bord de l'eau, où nous nous installons pour
la nuit. Distance parcourue 270 km. |
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Le Langfjorden à Mittet
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette neuvième partie du voyage
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Samedi 28 juin : ciel
gris, totalement couvert avec un plafond bas peu engageant. Nous
continuons notre route sur la 660 le long du Langfjorden
et rejoignons la 64 à Afarnes.
Après avoir franchi un petit col, nous arrivons au bord du Romsdalfjorden
que nous longeons jusqu'à Andalsnes.
Là, le ciel s'est encore assombri et la montagne est
entièrement dans les nuages ; or, c'est dans cette direction
que nous devons aller maintenant, pour prendre la très
célèbre Trollstigveien,
la route des Trolls,
un lieu touristique exceptionnel, l'un des plus connus de
Norvège, et avec ce temps, nous ne verrons rien. |
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Élevage de saumons dans le Romsdalfjorden
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Nous décidons
d'aller d'abord vers l'ouest sur la route d'Alesund,
la E 136 qui longe le fjord, pour voir comment les choses vont
évoluer.
Après avoir pris
notre déjeuner sur une aire de pique-nique au bord du fjord
près du village de Tresfjord
et de sa jolie église combinant une structure octogonale à une
structure rectangulaire, nous voyons que les choses ont l'air de
s'améliorer. Nous décidons de rebrousser chemin et d'aller
tenter l'ascension de la route des
Trolls. Donc retour vers Andalsnes,
où nous prenons peu après la 63, cette fameuse route.
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Église de Tresfjord
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Attention aux trolls !
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Ouverte en 1936,
cette route escalade la montagne au fond de l'ancienne vallée
glaciaire Isterdalen
où coule aujourd'hui une rivière tumultueuse, partant de
quelques mètres au-dessus du niveau de la mer et montant à 850
m en onze lacets qui s'enchaînent de façon très
serrée. |
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La route des Trolls et l'Isterdalen
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Stigfossen
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La rivière
dévale la pente par une série de cascades dont l'une, Stigfossen,
fait plus de 180 m de haut.
Nous arrivons au
col sur le plateau enneigé de Stigrora
où la route passe entre des sommets de plus de 1500 m ; là, de
nombreuses boutiques de souvenirs attendent les touristes qui
arrivent par cars entiers. |
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Plateau de Stigrora
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Valldalen
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Nous redescendons
de l'autre côté du col d'une manière plus paisible le long de
la Valldalen ; la
rivière descend par une série de rapides au fond d'une vallée
agricole où prédomine l'élevage de moutons, pour se jeter
dans la Nordalsfjorden.
Nous arrivons au
bord du fjord, à Valldal.
Nous nous installons pour la nuit sur la partie du parking du
port aménagée pour le stationnement des camping-cars, où se
trouve déjà une bonne douzaine de ces véhicules, rejoints par
d'autres plus tard. Distance
parcourue 220 km. |
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Le port de Valldal
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Dimanche 29 juin : ciel
nuageux, température douce. Nous repartons sur la 63 jusqu'à Linge
où nous prenons un ferry pour traverser le fjord jusqu'à Eisdal
(un ferry toutes les 20 mn, trajet 15 mn,10 €). De là, nous
poursuivons sur la même route qui devient un peu plus loin l'Orneveien,
la route des Aigles. |
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Vue sur le village de Geiranger au fond du
fjord
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Quelques km
après, nous arrivons au sommet d'un col où un belvédère permet
d'avoir une vue plongeante sur le village de Geiranger,
au fond du Geirangerfjord,
le plus célèbre des fjords norvégiens que l'on voit sur
toutes les publicités touristiques pour ce pays. Et nous
découvrons avec quelque inquiétude que quatre bateaux de
croisière sont mouillés à proximité et crachent allègrement
leur fumée de fioul lourd qui fait un nuage au dessus de l'eau.
Dans la descente,
très raide, un mini-parking surchargé dans un virage nous
laisse supposer une belle vue. Bingo, la vue sur le fjord est
fantastique.
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Geirangerfjord
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Bateaux de croisière dans le fjord
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Nous continuons notre
descente par une série de virages en épingle à cheveux. En arrivant à Geiranger, nous constatons que l'un des bateaux est
l'Adriana, avec lequel nous sommes
allés en croisière en Algérie
en octobre dernier. Nous allons nous installer au camping au bord
du fjord, car il est impossible de trouver un endroit où
stationner pour la nuit. Distance parcourue 30 km.
La fumée des
bateaux de croisière, des ferries et des cars de touristes, et
l'absence de vent, ont empuanti le site : Geiranger
doit probablement être l'un des lieux les plus pollués de Norvège
actuellement. |
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Au camping
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Après nous être
installés (24 € pour la nuit, douches payantes, pas de
services pour camping-car) et avoir déjeuné dans le
camping-car, nous allons nous inscrire à l'embarcadère pour
faire une mini-croisière sur le fjord (17 € par personne pour
1h30), jusqu'à sa confluence avec le fjord principal. |
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Mini-croisière sur Geirangerfjord
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Geirangerfjord,
long de 16 km, large de moins de 1 km et profond d'environ 270
m, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il constitue
l'une des extrémités du Stordfjorden,
et son entrée est située à 84 km de la mer. Il décrit une
courbe en forme de S entre des parois quasi-verticales de roches
métamorphiques sombres atteignant parfois des hauteurs de près
de 1600 m, d'où dévalent en cascade de nombreux torrents
alimentés par la fonte des neiges. Par endroits, d'étroits
rebords autrefois cultivés sont couverts d'herbe ; les fermes
ont été abandonnées, mais une association en a restauré
quelques unes. |
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Dans le fjord - la cascade des Sept Sœurs
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Après notre mini-croisière,
nous allons faire quelques achats dans les nombreuses boutiques de
souvenirs. Nous constatons en particulier que les cartes postales sont
près de moitié moins chères à Geiranger que plus au nord. Dommage, nous aurions
dû attendre pour acheter et envoyer les nôtres. Et nous rentrons au camping juste à
côté. Les bateaux de croisière partent l'un après l'autre,
le dernier nous laissant un gros panache de fumée bleue
malodorante qui met
plus de trois heures à se dissiper. |
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Mini-croisière sur le fjord - confluent
avec Storfjorden
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Lundi 30 juin
: Il a plu toute la nuit. Le matin, le ciel est complètement
couvert, le plafond est très bas (environ 400 m) et il pleut ;
on ne voit quasiment rien et la journée se présente bien mal !
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Geirangerfjord dans les nuages
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Après avoir
espéré, et attendu en vain, que le temps s'améliore, nous
reprenons notre route. Nous grimpons le long de la falaise par
une suite de lacets très courts et arrivons au premier niveau
de la vallée à environ 600 m d'altitude. De là, un
belvédère nous permet d'admirer le fjord à travers les
nuages.
Nous continuons
notre montée et arrivons sur le plateau à plus de 1000 m, sous
la pluie et dans le brouillard. Nous n'allons pas à Dalsnibba,
point de vue situé à 1500 m d'altitude au bout d'une route à
péage aujourd'hui dans le brouillard, d'où l'on est supposé
avoir un panorama "magique" sur le Geirangerfjord
car nous ne verrons rien.
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Neige et lacs glacés au bord de la route
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Nous poursuivons
donc sur la route 63 et continuons à monter avec toujours une
visibilité limitée. Le sol est à peu près partout couvert de
neige, les nombreux lacs glacés aussi. Nous roulons dans ce
paysage pendant une dizaine de km avant de redescendre sur le
plateau de l'autre côté. |
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La route dans la neige et le brouillard
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Vallée de la Vinde
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Nous prenons la
nouvelle route 15 en direction du sud et passons sous trois
tunnels en descente qui nous font jouer à saute-vallée. Après
le troisième tunnel, nous allons sur la 258, en fait l'ancienne
route avant la construction de la 15, en direction de Grotli,
le long de la rivière Vinde
qui descend vers le fond de la vallée glaciaire par de
nombreuses cascades.
La montée se
poursuit jusqu'à une station de ski située au sommet du col,
où la couche de neige est encore plus épaisse.
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Le camping-car dans la neige
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Rennes sur la route 258
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A partir de là,
la route 258 est dans son état d'origine, c'est-à-dire non
goudronnée. Un peu plus loin, un troupeau de rennes
demi-sauvages batifole sur la route. Après quelques minutes
d'attente, ils se décident à dégager le passage.
En redescendant,
nous longeons toute une série de lacs dont le bleu de l'eau,
inhabituel, nous enchante.
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Lac bleu
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Église en bois debout
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Nous arrivons à Grotli,
village dont l'activité principale est le ski, surtout d'été,
où nous retrouvons la route 15.
Nous descendons
l'Ottadalen, la
vallée de la rivière Otta,
jusqu'à Lom,
petite station touristique point de départ pour le parc
national du Jotunheimen où nous irons demain. Lom
a une très jolie Stavkirke,
une église en bois debout,
de 1150, l'une des plus anciennes de Norvège
(entrée 4 € par personne). Une cascade traverse la ville en son centre, avec un petit pont
de bois reconstitué à l'ancienne par des étudiants en
architecture.
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Petit pont de bois
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Après avoir fait quelques
courses au maxiCOOP, nous partons par la route 55, la route touristique du
massif du Jotunheimen,
où se trouvent les plus hautes montagnes de Norvège,
et nous installons pour la nuit quelques km plus loin sur un espace plat
proche de la route. Distance parcourue 140 km.
Mardi 1
juillet : après une nuit calme, sans circulation nocturne,
nous nous réveillons avec un grand soleil et seulement quelques
nuages, chose que nous n'avions pas vue depuis bien
longtemps.
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Leirdalen
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Nous poursuivons
notre route sur la 55 en remontant la Boverdalen,
la vallée de la rivière Bovra
(y a-t-il eu des castors ?), puis la Leirdalen,
vallée de la Leirda,
son affluent, jusqu'à sa source, près du col à 1434 m, le
plus haut d'Europe du
nord.
Nous roulons un
moment sur le plateau du Sognefjell
à plus de 1400 m d'altitude, parmi les neiges éternelles et
les plus hauts sommets du massif comme le Galdhopingen,
à 2469 m, et le Glittertinden,
à 2452 m. C'est le paradis du ski de fond, en particulier
l'été.
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Galdhopingen
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Début de la redescente
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Le ciel commence
à se couvrir et le beau soleil se fait plus rare au fur et à
mesure que nous allons vers le sud-ouest.
Nous redescendons
du plateau en suivant le cours de plusieurs petits torrents qui
finissent par se rejoindre et se jeter dans la Fortunselva.
qui elle-même va se jeter dans le Lustrafjorden. |
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La Fortunselva à Fortun
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Église en bois debout d'Urnes
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Nous arrivons
nous-mêmes au fond du Lustrafjorden
et le longeons pendant une cinquantaine de km. Nous quittons la
55 pour prendre une petite route jusqu'à Solvorn
où nous laissons le camping-car sur le parking du ferry pour
traverser le fjord jusqu'à Urnes
(7 € par personne aller-retour) ; là se trouve la plus
ancienne église en bois debout de Norvège,
construite en 1130. Ce monument, plusieurs fois restauré,
inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO (entrée 5,5 € par
personne), est encore en cours de restauration et nous n'avons
vu qu'une partie de l'architecture intérieure, le reste, et en
particulier la décoration étant protégé ou déplacé. |
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Retable
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Au retour de notre visite,
nous reprenons notre camping-car et retournons sur la 55, juste à
l'entrée du village d'Hafslo,
à quelques km de là, pour nous installer sur une aire de repos en
contrebas de la route que nous avions repérée en arrivant. Distance
parcourue 120 km.
Mercredi 2
juillet : il fait grand beau temps ce matin, beau soleil et
ciel complètement dégagé ; peut-être est-ce enfin l'été en
Norvège ?
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Arrivée dans le Sognefjord à Slinde
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Nous reprenons la
route 55 en direction de Sogndal
au bord du fjord et continuons vers l'ouest jusqu'à Slinde.
Là, nous sortons du fjord secondaire pour arriver sur la côte
nord du Sognefjord,
le plus grand fjord de Norvège
et du Monde, 204 km de long
d'est en ouest et jusqu'à 1300 m de profondeur par endroits,
avec des sommets de plus de 2400 m d'altitude à côté. Nous
allons le longer sur plus de 100 km. Avec le soleil, les
couleurs, dans les bleus et les verts dominants, donnent
beaucoup d'attrait au paysage tout à fait exceptionnel. |
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Vue sur le Sognefjord
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Navigation sur le Sognefjord
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Nous arrivons à Hella
où nous devons traverser l'Elaerlandsfjorden,
un bras du Sognefjord
; nous prenons le ferry jusqu'à Dragsvik
(9 €) où nous nous arrêtons ensuite sur le parking de
l'embarcadère pour déjeuner.
A Esefjord,
petit village au fond de l'Esefjord,
bras secondaire du Sognefjord,
on arrive au pied d'un glacier d'où plusieurs torrents
descendent se jeter dans la mer. |
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Esefjord
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Balestrand
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Un peu plus loin,
nous arrivons au village de Balestrand
où l'empereur d'Allemagne Guillaume
II venait en villégiature.
Nous continuons
sur la route 55 jusqu'à Vadheim,
village situé au fond d'un fjord secondaire, où nous
rejoignons la E 39 qui arrive du nord par une vallée étroite
et continue ensuite vers l'ouest le long du Sognefjord. |
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Vadheim
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Le Sognefjord à Lavik
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Par la E 39, nous
allons jusqu'à Lavik, où
nous prenons un nouveau ferry (15 €) pour traverser le fjord
vers le sud jusqu'à Yttre Oppedal.
De l'autre
côté, la route passe d'une branche du Masfjorden
à l'autre par une multitude de tunnels qui font penser à l'autoroute de
la Riviera italienne. |
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Le fond du Masfjorden
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A Knarvik,
nous traversons un autre fjord, le Sorfjorden,
puis nous nous arrêtons quelques km plus loin au Bergen
Camping - l'électricité pour le sèche-cheveux de madame !
- (21 € la nuit avec la réduction CCI, douches payantes 1,3 €) à Breistein,
à une vingtaine de km avant Bergen,
que nous irons visiter demain. Distance parcourue 250 km.
Jeudi 3
juillet : il fait un temps splendide, chaud et avec un ciel
sans nuage. Nous rejoignons la E 39 pour aller visiter Bergen,
deuxième ville de Norvège
et ancienne capitale du pays, avec l'objectif de stationner
notre camping-car au parking en face du terminal
Skolten à l'entrée de la ville sur l'avenue
Sandviken - Sjogaten, parking supposé réservé, ou
au moins favorable, aux camping-cars. Effectivement, il y a
déjà une douzaine de CC stationnés, mais à l'entrée un beau
panneau bleu avec un CC barré de rouge et "interdit aux
caravanes". Déçus, nous essayons de trouver autre chose
pas trop loin du centre, mais la circulation est très
difficile, et le stationnement encore pire. Après nous être
perdus plusieurs fois en ville, et avoir heurté un gros 4 x 4
(qui n'a rien eu) en reculant nous croyant dans une impasse,
mais détruit la roue arrière d'un de nos vélos, le conducteur dudit 4 x 4 nous a
indiqué qu'il ne fallait pas tenir compte de cette interdiction
et que nous pouvions nous garer sur ce parking. Ce que nous
avons fait, comme une vingtaine d'autres CC (2,5 € l'heure),
et sommes partis visiter la ville (il y a un vrai parking pour
camping-cars, sur Damsgardsveien,
au diable au sud de la ville).
Nous commençons par
monter au Floybanen,
le funiculaire qui monte sur la colline à 320 m au dessus de la
ville (9 € aller et retour par personne). De là, nous avons
une splendide vue panoramique sur Bergen
qui s'étale sur la côte de son fjord autour de son port, et
sur toutes les collines alentour.
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Vue générale sur la ville depuis le
haut du funiculaire
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Sur le marché aux poissons
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Nous redescendons
dans le port où nous allons flâner sur le célèbre marché
aux poissons. En fait, c'est surtout un marché pour touristes,
et occasionnellement pour la population locale. Nous y avons
dégusté un excellent sandwich au saumon fumé, et un autre,
quelconque, aux crevettes, le tout pour des prix raisonnables
(environ 8 € par personne).
Après, nous
continuons notre flânerie sur le vieux port, qui est surtout
aujourd'hui un port de plaisance. |
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Vue sur le port
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Vieille rue de Bergen
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Nous allons
flâner dans quelques agréables vieilles rues de la ville. Puis
nous allons visiter le Musée
Hanséatique. Bergen
était un comptoir important, spécialisé dans le poisson
séché, de la Ligue Hanséatique,
groupement de villes commerçantes du nord de l'Europe,
dominée par les marchands allemands. Ce musée est en deux
parties, la première occupe plusieurs anciennes maisons de riche marchands
réunies et remises dans l'état d'origine dans le vieux quartier de Bryggen
classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. |
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Façades du quartier de Bryggen
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Schostuene - salle de réunion
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La seconde partie
du Musée Hanséatique,
Schostuene, située
un peu plus loin, jouait le rôle de salle de conseil, de
restaurant et de bar, ou tout simplement de salle de repos
chauffée (les autres maisons étaient dépourvues de foyer, par
crainte des incendies, malgré le froid de l'hiver.
En face s'élève
l'église Notre Dame,
paroisse des marchands de la Hanse
; cette église romane
en pierre est le plus ancien monument de la ville car elle a
échappé aux nombreux incendies qui ont ravagé la ville. Pas
de chance, elle était fermée aujourd'hui ! |
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Église Notre Dame
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Maison d'Edward Grieg
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Nous sommes
ensuite retournés à notre camping-car, qui était toujours là
et n'avait pas de contravention, et sommes sortis de Bergen
vers le sud par la route 582 pour aller visiter Troldhaugen,
la maison du grand compositeur norvégien Edward
Grieg située au bord du lac Nordas,
dans le quartier du Paradis. |
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Petite cabane où composait Grieg
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Après notre
visite, nous avons continué sur la 582, puis sur la 580, rocade
est de Bergen, et sommes partis vers l'est par la E 16. A Trengereid,
à une vingtaine de km de Bergen,
nous avons pris la route touristique 7 et nous sommes arrêtés
pour la nuit à 3 km du carrefour, sur un espace en contrebas de
la route. Peu après, un camping-car allemand est venu partager
notre bivouac. Distance parcourue 60 km.
Vendredi 4
juillet : nuit calme, mais réveil matinal à cause de la
circulation qui paraît vraiment importante ce matin pour une
route dite touristique ; en particulier, de nombreux gros
camions passent et nous nous demandons où ils peuvent bien
aller ! Il fait toujours très beau et chaud. |
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Chutes d'eau
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Nous reprenons
notre route touristique 7 vers l'ouest, passons au fond du Fusafjorden,
puis escaladons un col à 454 m et, après être passés devant
des chutes d'eau dont nous n'avons pas retenu le nom, nous
arrivons au bord du Hardangerfjord,
à Nordheimsund. Ce fjord,
d'une longueur de 170 km se ramifie profondément à
l'intérieur des terres. Ses rives, très bien exposées et
souvent en pente douce, et jouissant d'un climat doux, sont le
verger de la Norvège
(cerises, poires, fraises, etc). |
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Hardangerfjord après Nordheimsund
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Ulvik
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Nous continuons
jusqu'à Granvin, village
situé au fond de la première ramification du fjord au
nord-ouest, et quittons la 7 pour prendre la 572, qui est en
fait l'ancienne route 7, avant la construction du tunnel. Nous
nous arrêtons pour déjeuner dans un sous-bois puis repartons
en direction d'Ulvik,
village touristique situé au fond de la deuxième ramification.
Nous longeons
cette ramification jusqu'au fjord principal où nous retrouvons
la route 7, à Bruravik ;
nous prenons le ferry (14 €) pour Brimnes,
sur l'autre rive du fjord.
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Navigation sur Hardangerfjord
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Sorfjorden
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A Brimnes,
nous prenons la route touristique 13 sur la rive droite du fjord
et continuons à le longer sur 70 km, jusqu'au fond de la
ramification sud, le Sorfjorden,
la plus longue, et arrivons à Odda,
ville industrielle en déclin spécialisée dans
l'électrométallurgie (aluminium et zinc principalement),
située complètement au fond du fjord. |
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Ouverture sur le Sorfjorden depuis Odda
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette dixième partie du voyage
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Folgefonna
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Après avoir fait
quelques courses au MégaCOOP d'Odda,
nous reprenons la route 13 vers le sud. A la sortie de la ville,
nous longeons un lac dominé par une ramification d'un glacier,
le Folgefonna.
Un peu plus loin,
nous arrivons aux Latefossen,
deux impressionnantes chutes d'eau côte à côte de 182 m de
hauteur (spectacle un peu gâché par une boutique de souvenirs
juste sous les chutes) ; deux torrents alimentés par la fonte
des neiges se jettent dans la rivière d'Odda,
très tumultueuse dans cette portion de vallée. |
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Latefossen
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Nous faisons
encore quelques km en forte montée et rejoignons la E 134 que nous
prenons vers l'est à Skarde.
Un peu plus loin dans la montée, nous prenons une toute petite route à
gauche qui va vers le parking de la station de ski locale, où nous nous
installons pour la nuit, pas loin d'un camping-car allemand déjà sur
place. Distance parcourue 200 km.
Samedi 5
juillet : grand beau temps, ciel dégagé ; il fait chaud.
Après une nuit bien tranquille, nous reprenons la E 134 vers le
sud-est, en montant très fort jusqu'au premier col à plus de
1000 m. Mais pas de chance, la route franchit maintenant le col
par un tunnel et l'ancienne route, trop étroite, ne peut être
parcourue en sécurité en camping-car. Dommage, le paysage est
très beau sur ce parcours !
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Église en bois debout de Roldal
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A la sortie du
tunnel, nous descendons fortement vers Roldal,
petit village où se trouve une jolie petite église
en bois debout du XIIIème siècle, au
milieu de son cimetière encore utilisé aujourd'hui. Puis nous repartons
à l'assaut du deuxième col, un peu plus haut que le
précédent. Et à nouveau l'ascension se termine par un tunnel
de 7 km ; l'ancienne route étant trop étroite pour un
camping-car, nous sommes à nouveau frustrés du paysage. En
arrivant sur le plateau du
Haukelifjell, à la sortie du tunnel à environ
900 m d'altitude, nous pouvons quand même contempler de beaux
paysages de montagnes enneigées sous le soleil. |
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Sur le plateau du Haukelifjell
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Église en bois debout d'Eisdborg
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Après avoir
roulé un moment sur le plateau, nous descendons dans la vallée
en suivant plusieurs lacs de barrage qui se succèdent à des
niveaux différents, jusqu'à Amot.
Là, nous prenons la route 38 jusqu'à Dalen,
station de vacances au bord d'un lac qui constitue le début du Canal
du Telemark, enchaînement de lacs reliés par
des écluses jusqu'à la mer.
A 5 km de Dalen,
nous allons à Eidsborg par
la route 45, où se trouve une autre église en bois debout
absolument adorable,
avec à côté un musée (entrée 7 € pour l'ensemble) où
sont présentées des habitations anciennes de la province. |
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Intérieur d'une ferme du XIXème siècle
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La vallée vue de la montée du col
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Nous reprenons la
E 134 qui continue à descendre dans une vallée agricole qui
s'élargit de plus en plus, et arrivés au fond de la vallée,
nous remontons une autre vallée puis grimpons sur un plateau
pour passer un nouveau col, moins haut que les précédents,
pour contourner le massif du Lifjell.
Après avoir
franchi ce col, nous redescendons dans une autre vallée
jusqu'à Heddal, où se
trouve la plus grande église en bois debout de Norvège, que
l'on appelle la "cathédrale
des Stavkirkje" du fait de sa taille. |
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Église en bois debout d'Heddal
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Le temps commence
à se gâter sérieusement, la couche nuageuse, qui a fait son
apparition en début d'après-midi tourne au gris, la pluie est
pour bientôt. Cinq kilomètres
plus loin, nous nous arrêtons pour la nuit sur un grand espace où se
trouvent déjà plusieurs camping-cars au bord d'un lac et de la
rivière qui s'y jette, à l'entrée de Notoden,
ville industrielle sans intérêt située à 110 km d'Oslo,
la capitale de la Norvège. Distance
parcourue 250 km.
Dimanche 6
juillet : la pluie est arrivée pendant la nuit et il pleut
toujours quand nous nous levons. Nous repartons sous une pluie qui se
renforce. La route commence à grimper pour changer de vallée
et arriver dans le fjord d'Oslo.
Dans la montée, nous arrivons dans les nuages et la visibilité
se réduit à moins de 100 m. A mesure que nous nous rapprochons d'Oslo,
la pluie augmente ; à l'entrée de la ville, où la circulation
heureusement est calme - c'est dimanche - nous ne voyons rien du
port et pas grand chose des bâtiments.
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Edvard Munch - la fumée du train
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La pluie ne
diminuant pas, la seule solution que nous avons est d'aller
visiter un musée. Nous allons au Munchmuseet,
(entrée 12 € par personne) beau bâtiment moderne consacré à l'exposition des œuvres du
grand peintre expressionniste norvégien Edward
Munch (1863 - 1944). Bien entendu, nous voyons les
deux célèbres œuvres volées en 2004, et retrouvées en 2006, Le Cri et
Madonna, une salle
leur est réservée, mais aussi d'autres œuvres moins connues
et tout aussi intéressantes qui ne représentent qu'une petite
partie de la collection du musée (par testament, Munch
a légué toutes ses œuvres à la ville d'Oslo,
soit plus de 1000 toiles et 18 000 estampes) et couvrent toutes
les périodes
et les styles de la vie de l'artiste. |
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Statue en bronze
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A notre sortie, la
pluie s'est un peu calmée mais pas vraiment arrêtée. Entre les
gouttes, nous allons visiter le Vigeland
Park, grand parc dessiné par le célèbre sculpteur norvégien Gustav
Vigeland (1869 - 1943) qui y travailla pendant près de
vingt ans ; 200 sculptures de l'artiste sur le thème de la
destinée de l'Homme, en granite ou en bronze, y sont exposées.
On y voit des statues d'hommes, de femmes et d'enfants, toujours
nus, dans différentes situations de la vie quotidienne. Le Monolithe,
une colonne centrale constituée d'une multitude de formes
humaines enlacées grimpant vers le sommet, entourée de statues
de groupes divers, est érigé sur la partie la plus haute du
parc. |
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Monolithe
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La pluie est
repartie de plus belle, aussi nous interrompons notre visite du parc
pour nous mettre à l'abri dans notre camping-car. Nous quittons Oslo
par la E 18 puis la E 6 vers le sud sous une pluie battante qui limite
la visibilité et rend l'autoroute dangereuse. A environ 25 km du
centre-ville, au niveau de Vesby,
nous prenons une très petite route à droite en direction de la mer et
allons nous installer pour la nuit sur le parking de la petite plage de Krokstrand.
Distance parcourue 180 km.
Lundi 7
juillet : il a plu toute la nuit ; ça se calme au petit
matin, nous en profitons pour faire quelques photos de la plage
voisine, mais le ciel est quand même bien sombre et ne
présage rien de bon pour la journée.
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La plage à Krokstrand
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Nous reprenons
notre petite route côtière sur une vingtaine de km vers le sud
puis rejoignons la E 6 souvent en autoroute, mais aussi parfois
en travaux. Toujours plus au sud, nous continuons notre route
sous un ciel variable, avec une alternance de timides
éclaircies et de grosses pluies. Le
paysage est bien un peu monotone, mais quand même assez
agréable ; dommage que le ciel soit si gris ou même noir trop
souvent. Nous nous arrêtons à la frontière avec la Suède
un peu plus loin, à Svinesund,
pour nous faire rembourser la TVA (environ 20 %) sur les
souvenirs et cadeaux que nous avons achetés : ceci est possible
car la Norvège n'est pas
dans l'Union Européenne.
A midi, nous nous
faisons halte sur une aire de repos pour déjeuner ; il ne pleut pas à ce
moment-là. Nous reprenons notre route sous la grisaille. Après avoir subi un gros bouchon sur l'autoroute,
nous entrons vers 16 h dans Goteborg,
la deuxième ville de Suède,
que nous souhaitons visiter rapidement. Lorsque nous avons enfin
trouvé une place de stationnement sur un parking pas trop loin
du centre ville, la pluie se remet à tomber de manière
dissuasive pour une promenade, même en ville, et nous
abandonnons notre projet de visite. |
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La forteresse
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A peine sommes-nous sortis de la ville qu'il se
remet à
pleuvoir à seaux réduisant la visibilité à pas grand chose
et rendant l'autoroute, très chargée, plutôt dangereuse. Nous
la quittons peu après pour prendre la route côtière et allons
jusqu'à Varberg, environ 60
km plus au sud, où nous nous installons pour la nuit sur un
parking situé en bord de mer en face de la forteresse, dont une
partie est réservée aux camping-cars (il y en a 16 dans la
soirée). Varberg
est une station de vacances et une ville d'eau très appréciée
des suédois qui y viennent nombreux l'été. Distance parcourue
350 km. |
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L'établissement de bains de 1903
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En fin de soirée,
la pluie s'arrête et nous avons même un peu de soleil ce qui nous
permet d'aller faire petit un tour à pied dans la ville.
Mardi 8 juillet : après
une nuit calme, où la pluie ne nous a pas gênés, nous nous
réveillons avec un ciel bien chargé mais pas de pluie. Nous
rejoignons la E 6 et continuons notre route vers le sud.
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Sortie du port de Rodbyhavn - adieu la Scandinavie
!
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Nous nous
arrêtons un peu plus loin, à Ängelholm,
pour changer les quelques centaines de couronnes norvégiennes
qui nous restent en couronnes suédoises en vue de faire
quelques courses alimentaires ; la commission demandée par la
banque (10 €) nous dissuade de poursuivre l'opération.
Nous reprenons la
E 6 vers le sud jusqu'à Helsingborg,
où nous bouclons notre grand périple scandinave sans nous
arrêter, et entamons maintenant notre retour à la maison. Nous
continuons jusqu'à Malmö
où nous prenons le pont-tunnel sur l'Öresund
(36 € ), dans l'autre sens et quittons la Suède.
Nous contournons la ville de Copenhague
par la E 20 puis la E 47 et allons jusqu'à Rodbyhavn
pour prendre le ferry qui, après une bonne heure d'attente, nous emmène en Allemagne,
à Putgarden (64 €). Tout
notre trajet se fait sous une alternance de violentes averses
qui rendent la visibilité à peu près nulle sur l'autoroute,
et des éclaircies, le style des giboulées de mars. |
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Cliquer
ici pour voir le diaporama de cette onzième partie du voyage
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Nous repartons par
la E 47 et nous arrêtons à Oldenburg
in Holstein,
la première ville allemande 35 km plus loin. Là, nous allons faire nos
courses, que nous payons en euros, puis nous installons pour la nuit en
plein centre ville, sur le parking commun à la bibliothèque municipale
et au
centre sportif, quasiment vide. Distance parcourue 440 km.
Mercredi 9
juillet : plusieurs averses sont tombées pendant
la nuit, mais il ne pleut plus ce matin. Le parking commence à
se remplir d'autochtones qui viennent vaquer à leurs affaires, il est donc temps de reprendre la
route.
Par l'autoroute A
1 nous atteignons Lubeck
puis Hambourg où de gros
travaux au pont sur l'Elbe
perturbent beaucoup le trafic. Nous prenons ensuite la A 7 vers
le sud, très chargée, avec surtout énormément de camions, la
plupart du temps sur deux files, et en plus, souvent des travaux ; cette
fois, nous traversons l'Allemagne
un jour de semaine et non un dimanche comme à l'aller, et la
traversée est particulièrement pénible. Nous contournons Hanovre
puis Kassel, et filons plein
sud jusqu'à Würzburg afin
d'éviter Francfort et sa
région, aux autoroutes complètement saturées. Le ciel
s'éclaircit progressivement au fur et à mesure que nous
descendons vers le sud et le paysage est plutôt agréable,
surtout à partir de Kassel.
A Würzburg nous prenons la
A 81 beaucoup moins chargée toujours vers le sud. Gros
afflux de camions à nouveau entre Heilbronn
et Stuttgart, ensuite ça se
calme.
Nous nous
arrêtons pour la nuit sur une aire de restaurant
station-service envahie par les camions, à Herrenberg,
à 20 km au sud de Stuttgart.
Distance parcourue 790 km.
Jeudi 10
juillet : nous avons eu notre première vraie nuit avec de
l'obscurité depuis près de six semaines ; nous en avions perdu
l'habitude. Malgré la quantité de camions, et l'autoroute proche, nous
n'avons pas été gênés par le bruit. Il fait beau ce matin, et le
ciel est bien dégagé.
Nous continuons vers le
sud sur
la A 86 jusqu'à Schwenningen où
nous prenons d'abord la route 27 jusqu'à
Donaueschingen, où nous avions fait
étape en
août 2006, puis
la route 31 qui descend dans la Höllertal,
la Vallée de l'Enfer,
impressionnante descente que nous avons faite aujourd'hui par beau temps,
contrairement à la fois précédente où il pleuvait à verse ;
mais impossible de s'arrêter pour prendre des photos. Nous traversons Fribourg sans
nous arrêter et entrons en France
après avoir franchi le Rhin.
Nous prenons la D 2, faisons quelques courses à l'Intermarché de Neuf-Brisach
et rejoignons la RN 83.
En suivant cette route
autrefois nationale dont le numéro change d'un département à
l'autre (décentralisation oblige !), nous traversons Belfort, Besançon et
Bourg en Bresse et nous installons
un peu plus loin pour la nuit sur l'immense parking visiteurs du Parc des
Oiseaux à Villars des Dombes où une trentaine de camping-cars ont fait
de même. Distance parcourue 530 km. Vendredi
11 juillet : nous visiterons le Parc
des Oiseaux une autre fois. Nous reprenons la RN 83 vers le sud puis
l'autoroute de contournement est de Lyon
(gratuite), quasi saturée de camions, pour rejoindre la RN 7 à
Vienne. Elle est si
chargée que nous n'avançons pas et prenons finalement
l'autoroute A 7 à Loriol,
puis la A 9 à Orange. Il y
a beaucoup de circulation, surtout des camions, mais aussi des
départs en vacances. Peu avant Montpellier,
un accident nous oblige à sortir à Nîmes
pour prendre la RN 113, bloquée elle aussi un peu plus loin.
Nous faisons finalement un grand détour de près de 40 km pour
contourner l'obstacle et arrivons chez nous. Distance parcourue
370 km. |
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Distance totale
parcourue 11850 km en 42 jours, 1210 litres de gazole consommés, budget total 5400
€ dont 1850 € de gazole et 450 € de péages et ferries. |
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Informations
générales
Il y a une grosse différence de
prix pour les ferries et certains péages (pont-tunnel sur l'Öresund,
tunnel du Cap Nord) en fonction de la longueur du véhicule : un
véhicule de 6 à 7 m paye environ 2,5 fois plus cher qu'un
véhicule de moins de 6 m (et c'est encore plus cher pour les plus
de 7 m). Mon camping-car faisant 5,99 m, j'ai pu dans tous les cas
bénéficier du tarif "moins de 6 m", mais j'ai dû
trois ou quatre fois négocier ferme sur des ferries en Norvège
pour ne pas payer le tarif au-dessus car j'avais deux vélos à
l'arrière du CC et le caissier voulait me faire payer le tarif
"6 à 7m".
Il y a beaucoup de radars sur les
routes, mais très peu sur les autoroutes. Ils sont toujours bien
signalés à l'avance et bien visibles. Les limitations de vitesse
sont nombreuses et relativement basses, mais finalement pas plus
qu'en France (sauf sur les rares autoroutes, limitées en
général à 110 km/h).
Le camping-car étant largement pratiqué par
les Norvégiens, on trouve de nombreuses bornes et aires de services en
Norvège ; en particulier, on en trouve
souvent dans les stations-services. Sur les aires de repos sur les grands axes
dans les quatre pays, on peut facilement faire ses vidanges (WC et eaux grises),
on peut même recharger en eau potable sur certaines.
Il y a de très nombreux campings un peu partout
dans tous ces pays (sauf là où on en a besoin comme à Bergen où ils sont tous au
diable et difficiles d'accès)
; ceci ne facilite pas la recherche de bivouacs car beaucoup de bons
emplacements sont occupés par les campings ; mais nous n'avons jamais eu de
problème pour trouver à stationner librement (sauf à Geiranger
où c'est impossible). Les campings en Norvège ont rarement des
bornes de service pour les camping-cars et sont chers.
Le français est
très peu pratiqué dans ces pays. Par contre, tout le monde, ou
presque, parle anglais, et le parle bien ; si on pratique cette
langue, on n'a absolument aucun problème de communication, où
qu'on se trouve.
Les commissions de change
sont souvent
lourdes et dissuasives (12 à 20 € forfaitaire), les banques locales
ne souhaitant pas traiter avec des gens qui ne sont pas leurs
clients habituels. La Caisse d'Épargne (Sparbank)
norvégienne propose des commissions plus avantageuses (50 Kr soit 6,4 €)
. Les distributeurs automatiques de billet sont très nombreux,
mais, là aussi, attention aux commissions.
Éviter absolument les autoroutes allemandes
en semaine, c'est un véritable enfer où l'on met constamment sa vie en
danger. Et le dimanche, grande vigilance car ça roule très vite !
Documentation
- carte IGN Suède - Norvège au
1/850000. Cette carte est bien pratique mais souvent pas assez
détaillée, et comporte des erreurs
- guide vert Michelin Scandinavie (Danemark, Suède, Norvège)
- guide du Routard Norvège, Suède, Danemark
- guide du Routard Finlande
- documentation fournie par les offices nationaux de tourisme : Norvège,
Suède,
Finlande
- infos pratiques sur la Norvège : Scandi-voyages
- infos spécifiques sur les îles Lofoten : Destination
Lofoten
- formalités douanières
pour la Norvège
- circuit en Norvège en 2007 du
Camping
Car Club (C.C.D.F)
-
guide et site Internet de la Camping
Card International
- reportages récents de « Camping
Car Magazine »
et « Le
Monde du Camping Car »,
et plus anciens de « Le
Caravanier »
- itinéraires, plans d'accès aux campings (Copenhague, Stockholm) : Via
Michelin
- stations
fournissant du GPL en Norvège
- aires
de stationnement en Scandinavie - intéressant mais très
incomplet (quelques aires existantes sont référencées
seulement)
- site de Marc
Petreman, page aires, une mine d'informations
- récits de voyages par d'autres camping-caristes internautes : Jean et Lucie, Philippe Thévenet,
Jean Gazay, Jean-Paul Radet, Laurent Sinzelle - 1999,
Jean-Marie
Lamandé, Gérard Lepelleux,
Christiane et Gaby Rambault, Serge 59440, Danielle et Alain Lebrun, Vivien de Walque, H. Villain, Léon Lucas, Laurent et Dominique Blanc,
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