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Brodeuse sur soie
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Après le repas,
nous allons vers le centre ville de Hoian,
visiter une "Maison de
l'artisanat" où on fait de la production de
soie et de la broderie sur soie, de la fabrication de lanternes en
papier et de la gravure sur bois (très dur) de jacquier.
Une guide nous
présente l'ensemble du processus du travail de la soie, depuis
l'élevage des vers jusqu'à la broderie, en passant par le
dévidage des cocons et le tissage. Nous faisons quelques achats
de leurs travaux. |
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Graveurs sur bois de jacquier
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Nous
allons maintenant visiter la vieille ville d'Hoian,
classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Située à 5 km de la
mer en amont sur la Thu Bon,
Hoian était un grand port du
royaume cham au IXème et Xème
siècles, puis chinois après que les Chams
en eurent été chassés. Au XVIème siècle,
les Européens, Japonais
et Chinois vinrent nombreux
s'y approvisionner en produits locaux, faisant la richesse de la
ville. Le port étant aujourd'hui ensablé, le trafic est
maintenant pris en charge à Da-Nang,
permettant à Hoian de rester
l'une des villes les mieux préservées de l'Asie
du sud-est. |
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Pont japonais |
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La Thu Bon en crue |
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Porche d'entrée de
la pagode Phuc Kien |
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Pamplemousses et
durians en vente au marché |
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Nous commençons
par le pont couvert japonais
en dos d'âne. Sa toiture en pagode en tuiles colorées protège
de la pluie, souvent abondante à Hoian
; il abrite un petit temple
dédié à un mandarin chinois et ses deux extrémités sont
gardées par des statues de singes et de chiens.
Juste à côté,
nous entrons dans la maison Phung Hung,
riche maison patricienne de style sino-japonais qui appartient à
la même famille de marchands depuis 1780 ; c'est la plus haute
maison de la ville.
Nous allons ensuite
déambuler dans les rues de la vieille
ville, très colorées malgré la pluie.
Malheureusement, les abords de la rivière
Thu Bon sont inondés, imposant aux habitants de se
déplacer en barque ou de patauger dans l'eau, ce qui ne semble
pas trop déplaire aux enfants. Ce quartier est bien joli mais très
touristique et fait un peu artificiel.
Nous entrons dans
la pagode Phuc Kien,
maison communale de la congrégation de
Fujian, édifiée par six familles de la dynastie
Ming fuyant les Mandchous
au milieu du XVIIème siècle ; c'est un temple
taoïste chinois dans le style Fukien,
qui date de 1697. Elle est dédiée à Thien
Hau la déesse de la mer
protectrice des pêcheurs et des marins.
Nous finissons nos
visites par le pittoresque marché
central, où les étals présentent toutes sortes
de produits, essentiellement alimentaires Ensuite, nous rentrons
à notre hôtel.. |
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Intérieur de la
maison Phung Hung |
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Enfants pataugeant
dans la rivière en crue |
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La déesse de la mer |
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Étals de légumes |
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Pour voir le diaporama de cette première partie du voyage
cliquer
ici
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Mardi 18 octobre
: le ciel est gris et très bas, il fait chaud et humide. Nous
partons tôt pour Da-Nang à 30
km, et faisons le trajet sous une pluie de plus en plus forte. Nous
arrivons au musée d'art cham,
ancien musée Henri Parmentier,
construit en 1919 par l'École Française
d'Extrême-Orient (EFEO), et fortement agrandi en
1939. |
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Uma, la déesse de
la lumière |
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Taureau Nandi, la
monture de Shiva |
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Il rassemble des
objets trouvés lors des fouilles dans la région, en particulier
à My Son. Sont exposées des statues
et des bas-reliefs en
grès, essentiellement des objets d'art religieux du Royaume
du Champa, fondé au IIème siècle après
JC.
Ce royaume a été
créé par des pêcheurs et des montagnards de langue
malayo-polynésienne écrite en sanskrit, d'abord hindouistes puis
bouddhistes ; ses habitants ont été progressivement repoussés
vers le sud jusqu'au delta du Mékong
; intégrés au Vietnam depuis
1832, ils ne forment aujourd'hui qu'une petite minorité ethnique
(environ 100 000 personnes), avec une diaspora au Cambodge et en
Malaisie. |
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Lingam et yoni |
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Garuda, la monture
de Vishnou |
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Barques de pêcheur
rondes |
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Boutiques au col des
Nuages |
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Nous repartons vers
le nord avec notre minibus par la RN 1 qui suit la côte,
d'abord le long de l'immense plage de la ville où de nombreuses
barques de pêcheurs en forme de panier rond sont échouées, puis
escaladons le Col des Nuages
à 450 m par la route qui grimpe en lacets. Au sommet, fortifié
par les rois successifs du
pays puis par les Américains
qui y ont implanté des nids de mitrailleuses à la fin des
années 1960, le col porte bien son nom car on ne voit rien. De
nombreuses boutiques attendent les touristes pour leur vendre des
souvenirs et de l'alimentation.
La route redescend
en forte pente vers le lagon de Câu
Hai jusqu'à un passage à niveau où l'arrivée
d'un train nous impose un arrêt.
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Jean-Claude au col
des Nuages |
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Train à Câu Hai |
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Muraille extérieure
et tour du Drapeau |
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Tambour à l'étage
de la porte du Midi |
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Salle du trône |
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Porte intérieure
dans la cité pourpre |
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Nous continuons
notre route jusqu'à Hué,
l'ancienne capitale impériale,
inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous rejoignons d'abord
notre hôtel puis allons déjeuner.
Après le repas, nous allons
visiter la ville. Capitale d'une province
chinoise au IIème siècle avant JC,
elle a changé de mains plusieurs fois au cours de l'histoire :
les Chams du IIIème
au Vème siècle après JC, puis à nouveau les Chinois
vers 450, elle est devenue la capitale du royaume
Cham au XIème siècle, et a été
rattachée au royaume d'Annam
au XIVème. Au XVIème siècle, la famille
Nguyen en a fait sa capitale jusqu'à la destitution du
dernier empereur Bao Dai en
1945.
La Citadelle,
entourée de douves et de remparts de 20 m d'épaisseur rappelant
la technique de Vauban, a
été édifiée de 1804 à 1832 par la premier empereur Gia
Long. On y entre par l'une des dix portes
surmontées d'une tour de guet
percées dans la muraille. La tour du
Drapeau est une sorte de bastion surmonté d'un
mât avec un grand drapeau vietnamien. Devant cette tour, la porte
du Midi, construite en 1834, est le seul accès au palais
impérial lui-même, à l'intérieur de la
deuxième enceinte ; de la terrasse, l'empereur et les dignitaires
venaient assister aux parades.
Ce palais, appelé Palais
de la Suprême Harmonie, ou Palais
de la Concorde Absolue, est un grand bâtiment
couvert d'un toit à tuiles vernissées ; à l'intérieur, la salle
du trône servait aux cérémonies
officielles.
Derrière, dans la
troisième enceinte, nous entrons dans la cité
pourpre interdite, où vivait l'empereur, sa
famille, ses concubines et ses serviteurs. Très abîmée lors de
l'offensive du Têt en 1968, elle est en cours de reconstruction
à l'identique.
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Porte du Midi |
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Palais et jardins
impériaux |
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Trône impérial |
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Autel pour le
culte de l'un des empereurs |
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Marchand de vaisselle
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Nous terminons
notre journée par une visite du grand marché
Dong Ba, sale et malodorant, puis nous rentrons à
notre hôtel. |
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Marchande de graines de lotus
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Mercredi 19
octobre : il a plu très fort pendant la nuit, ça continue ce
matin et la journée se présente mal. Nous continuons nos visites
de Hué et des principaux
monuments historiques situés aux environs, tous inscrits au
patrimoine mondial de l'UNESCO.. |
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Escalier d'accès et
tour de la Félicité |
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Sanctuaire principal |
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Première visite,
la pagode de la Vieille Dame Céleste,
ou Thien Mu au village de Kim Long en
amont de Hué le long de la rivière
des Parfums, à proximité de la Citadelle. Érigée
en 1601 sur l'emplacement d'un ancien temple
cham, sa tour de la
Félicité
de 21 m de forme octogonale avec sept étages a été reconstruite
en 1840. La grosse cloche
en bronze, sonnée lors des cérémonies et audible à 15 km, date de 1710. En franchissant le porche
à trois entrées, on arrive au temple principal dit du Grand
Héroïsme. Deux autres sanctuaires suivent dans
l'enfilade. Une école
attenante forme les jeunes bonzes ; aujourd'hui, une soixantaine
d'entre eux fréquentent cette école. Sous un auvent contigu est
garée la petite voiture du moine Thich
Quang Duc, le premier bonze à s'immoler par le
feu en 1963 à Saigon. |
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Porche à trois
entrées |
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Jeunes bonzes en
salle d'étude |
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Bertille marche dans
l'eau pour accéder au mausolée |
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Pavillon de la
Grâce immense |
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Nous reprenons
notre minibus sous une pluie battante pour aller visiter le mausolée
de Minh Mang, deuxième roi fils du fondateur de la
dynastie impériale Nguyen, qui a régné
de 1820 à 1840 et a mené une politique antieuropéenne et
antichrétienne. Sa construction a été commanditée par
son fils Thieu Tri entre 1841
et 1843. Le chemin d'accès étant inondé, nous devons parcourir
environ 300 m en pataugeant dans 40 cm d'eau pour arriver sous une
pluie battante à la
porte d'entrée puis à la cour
d'honneur avec des statues
de mandarins et de militaires.
La première
porte abrite la stèle
qui chante les louanges du roi défunt. Dans l'enfilade, on
rencontre le pavillon de la Grâce
immense entouré du lac
de la Clarté pure. A la porte suivante, on domine
un portique de bronze
situé à l'entrée du pont sur le lac de la
Lune nouvelle en forme de croissant qui marque la
séparation entre le monde des vivants et celui des morts où se
trouve le tumulus tombeau du roi. |
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Cour d'honneur et
porte avec la stèle |
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Portique de bronze
et tumulus tombeau du roi |
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Temple du culte de l'empereur
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La pluie s'est
calmée. Nous allons visiter un autre mausolée situé à
proximité, celui de Khai Dinh,
le père adoptif de Bao Dai,
qui a régné de 1916 à 1925. Situé au sommet d'une colline, on
y accède par un escalier en béton menant à trois terrasses. Le temple
du culte, blanc et noir pour symboliser le deuil en
vietnamien et en français,
très kitsch, abrite un dais
sous lequel trône la statue de l'empereur.
Son cercueil est situé au-dessous d'une autre statue, en pied et
en bronze, en arrière du dais. |
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Dais avec la statue de l'empereur sur son
trône
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Nous allons ensuite
déjeuner dans très joli un restaurant sur pilotis au bord de la
rivière, bien décoré dans le style traditionnel vietnamien.
Après le repas, nous allons un peu plus loin voir le mausolée
de Tu Duc, |
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Pavillon de pêche
sur le lac Luu Khiem |
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Salle du trône dans
le palais de l'Humilité |
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Quatrième roi de
la dynastie Nguyen, Tu
Duc a régné de 1847 à 1883 ; il fut un grand
persécuteur de chrétiens et un combattant actif pour chasser les
Français du Tonkin,
avec l'aide des Chinois.
Le mausolée,
construit entre 1864 et 1867, comporte un lac
et plusieurs pavillons d'agrément.
Il a été une résidence secondaire du roi de son vivant, qui
venait y pêcher dans le lac. Un escalier
monumental conduit au Palais
de l'Humilité réservé au culte du roi, où se
trouve le trône impérial.
Derrière, le cénotaphe
du roi est posé sur un petit tertre à l'intérieur d'une
enceinte, le mur précieux,
censé protéger la dépouille royale des mauvais esprits. |
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Palais de
l'Humilité |
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Cénotaphe du roi |
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Rivière des parfums
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Nous retournons
maintenant à notre hôtel. Comme il fait encore jour et que la
pluie s'est arrêtée, nous allons faire une petite promenade à
pied le long de la rivière des
parfums jusqu'à proximité du pont
Phu Xuan qui raccorde la citadelle à la ville
moderne. La pluie menaçant de faire son retour, nous faisons
demi-tour et rentrons vite nous mettre à l'abri. |
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Vue sur la ville depuis la fenêtre de
l'hôtel
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Jeudi 20 octobre
: le ciel est très gris ce matin, mais il ne pleut pas. Nous
partons de bon matin en direction de Da-Nang
où nous devons prendre l'avion pour Saigon
en début d'après-midi. |
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Paysan labourant avec son buffle
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Sur la route, nous
nous arrêtons plusieurs fois au début du trajet, d'abord pour
voir des paysans
labourant de manière traditionnelle avec leur buffle, ensuite des
pêcheurs associés
dans une pêche au filet dans la lagune et enfin un mariage
bouddhiste, où plusieurs invités nous font entrer
dans la salle encore vide pour prendre des photos. Nous continuons notre route
en franchissant un tunnel construit par les Japonais
sous le col des nuages,
et arrivons à l'aéroport.
Trois heures plus
tard, nous atterrissons à Saigon.
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Mariage bouddhiste
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Gros trafic dans le
centre ville |
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Cathédrale Notre
Dame de Saigon |
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Poste centrale |
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Théâtre municipal |
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Petit comptoir
commercial au XVIIème siècle, qui a pris de l'ampleur
aux siècles suivants, Saigon
est devenue la métropole de la colonie française de Cochinchine
au XIXème. Aujourd'hui officiellement appelée Ho
Chi Minh Ville (personne n'utilise ce nom à part
quelques personnages officiels et les cartographes), elle est la
capitale économique du Vietnam
avec un niveau de vie deux fois plus élevé que dans le reste du
pays. La circulation, en particulier de motos et scooters, dans
les grandes avenues du centre ville est extrêmement dense avec de
gigantesques embouteillages.
Nous allons d'abord
voir l'ancien palais construit par Ngo
Dinh Diem, le premier président de la république
du Vietnam en 1954, qui ne l'a jamais habité car il a
été assassiné avant que la construction en soit terminée. Ce bâtiment moderne est un monument
historique pas ouvert à la visite.
Puis nous allons
voir la cathédrale Notre-Dame de
Saigon, bâtiment néo-roman avec deux clochers de
40 m de haut construit de 1877 à 1880 par les Français.
Les briques de la façade proviennent de Toulouse
et les vitraux les plus anciens de Grenoble.
En face, la Poste
centrale a été construite entre 1886 et 1891 dans
le style second empire de la gare d'Orsay à Paris,
sa verrière en fonte a été réalisée par l'atelier de Gustave
Eiffel.
Nous arrivons
devant le Théâtre municipal,
construit en 1899 pour les colons. Siège de l'Assemblée
nationale du Sud Vietnam de 1954 à 1975, il est
redevenu aujourd'hui un théâtre jouant essentiellement le
répertoire vietnamien. Et nous terminons nos visites par l'Hôtel
de ville, construit dans le style des bâtiments de
la troisième république française ; l'intérieur ne se visite
pas.
Et c'est en progressant
péniblement dans un énorme embouteillage, au milieu d'un
chahut de klaxons assez impressionnant, que nous arrivons à notre
hôtel après la tombée de la nuit.
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Ancien palais de Ngo
Dinh Diem |
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Intérieur de la
cathédrale |
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Verrière Gustave
Eiffel |
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Hôtel de ville |
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Groupe d'étudiantes
à l'entrée du musée |
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Statue de Bouddha |
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Vendredi 21
octobre : nous allons visiter le Musée
national d'histoire, installé dans un bâtiment
colonial conçu en 1929 par l'architecte français Ernest
Hébrard. Il regroupe une grande partie des fouilles
faites par l'EFEO au début du XXème siècle.
Un groupe
d'étudiantes en uniforme de leur université et de nombreux
enfants des écoles viennent aussi visiter le musée, ces derniers
créant un niveau sonore très élevé.
Plusieurs salles de
ce musée ont été rénovées avec l'aide du musée
Guimet à Paris.
Ici sont
exposés des objets d'art
de la préhistoire et de l'âge du bronze, tels que des tambours
en bronze vieux de 2500 ans. On y voit aussi des
objets plus récents comme des statues
de Bouddha de diverses époques, quelques statues
cham ou khmer comme des danseuses
et des Garuda, la
monture de Vishnou.
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Tambour Dong Son en bronze |
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Garuda Oc Eo |
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Intérieur de la
pagode Giac Lam |
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Marchande de
chapeaux |
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Entrée de la pagode
Thien Hau |
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Un peu à l'écart
du centre-ville, dans le quartier
chinois de Cholon, nous allons visiter la pagode
Giac Lam, en activité depuis 1744 et rénovée
vers 1900. Une trentaine de moines y vit encore aujourd'hui. A
l'intérieur, on y trouve de nombreuses statues en bois de moines
décédés, des statues de Bouddha
et de la déesse Quan Am, ainsi que 500 tablettes de neuf générations de bonzes ayant
vécu dans la pagode.
A proximité, nous
allons au marché de Cho Bin Tay,
le plus grand marché de Cholon,
marché de gros et de détail pour toutes sortes de produits
alimentaires et non alimentaires, très animé à tout moment de
la journée. De nombreux commerçants, certains venus de loin,
viennent s'y approvisionner, et des expéditeurs se
chargent ensuite d'envoyer les marchandises jusqu'à l'autre bout
du pays.
Toujours dans le
même quartier, nous allons visiter la pagode
Thien Hau,. Cette pagode du XVIIIème
siècle est dédiée à Thien Hau,
la déesse de la mer protectrice des marins. La décoration en
bois est très chargée, avec quantité de figurines
en céramique peinte. A l'intérieur brûlent des
quantités de serpentins d'encens
créant une atmosphère enfumée et oppressante. Au-dessus de l'autel
principal, trois statues superposées de la
déesse. |
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Statue de la déesse
Quan Am |
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Étal de concombres
de mer |
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Autel principal avec
statues de la déesse de la mer |
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Nous allons
maintenant déjeuner dans un restaurant du quartier. Quand nous
sortons de ce restaurant, la pluie est de retour. Nous repartons
dans un gros embouteillage, aggravé par la pluie, en direction de
la pagode Chua Phoc Hai. |
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Entrée de la pagode |
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Bouddha Maitreya,
déesse Quan Am et Bouddha Sakyamuni |
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Construite à la
fin du XIXème siècle par la
congrégation de Canton, cette pagode
de style chinois dédiée à l'Empereur
de Jade, divinité suprême du taoïsme qui règne sur
les trois mondes (ciel,
terre et eau), est très
active, les fidèles y venant en nombre pour prier. Elle présente
un syncrétisme entre le taoïsme
et le bouddhisme, avec
des statues et une imagerie
venant du panthéon de chaque "religion".
Dans une pièce à
l'écart, des panneaux en bois
sculptés illustrent les supplices promis en enfer
aux humains qui ont mal agi. |
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Autel et statue de l'Empereur
de Jade |
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Supplices de l'enfer |
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Polissage de boîtes laquées
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A proximité, nous
allons visiter une fabrique d'objets
en laque. Le processus de fabrication est complexe,
à partir d'une sorte de résine extraite du laquier, coloration
et peinture sur des plaques de bois, intégration éventuelle de
nacre et polissage final. Et, bien évidemment, nous achetons
quelques pièces en laque. |
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Peinture d'un tableau laqué
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Orchestre accompagnant le spectacle
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En fin
d'après-midi, nous allons voir un spectacle de marionnettes
sur l'eau, spectacle traditionnel du Vietnam
depuis plus de 1000 ans, mettant en scène les activités et les
légendes de la campagne vietnamienne ; ce spectacle est
accompagné par un petit orchestre
qui chante et joue sur des instruments locaux qui émettent des
sons stridents auxquels nous ne sommes pas habitués. Puis nous rentrons à
l'hôtel. |
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Marionnettes sur l'eau
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Samedi 22 octobre
: il fait beau et chaud aujourd'hui, malgré l'heure très
matinale. Nous nous apprêtons à quitter Saigon
pour aller dans le delta du Mékong.
Au petit déjeuner dans le restaurant de l'hôtel où nous logeons, et que nous allons
quitter, nous avons la surprise de rencontrer un de nos plus
proches voisins et sa femme ; ils sont arrivés hier soir de France
et logent dans le même hôtel que nous, dans le cadre d'un
circuit assez similaire au nôtre, mais dans un ordre différent.
"Il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais"
(proverbe français, ou peut-être chinois, ou...?) et encore :
voir la tectonique des plaques. |
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Pour voir le diaporama
de cette deuxième partie du voyage cliquer ici
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Bungalows autour du lac
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Nous sortons de Saigon
avec un trafic intense et prenons l'autoroute vers le sud-est, au
milieu des rizières et des palmiers, dans la partie la plus
peuplée du pays. Arrêt "technique" un peu plus loin,
dans un restaurant-hôtel-station-service-boutique-de-souvenirs
qui a un magnifique jardin fleuri
avec un petit lac serpentant entre les bungalows. |
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Fleur de strelizia
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Façade d'entrée |
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Nous reprenons la
route et arrivons à My Thô,
grosse ville située sur l'une des branches du delta
du Mékong. Nous allons d'abord visiter rapidement
la pagode Thanh That Mytho,
temple de la secte caodaïste
fondée en 1926 à Saigon par
un petit fonctionnaire de l'administration française, Ngo
Van Chieu, après des séances de spiritisme. Cette
religion qui adore Cao Daï,
l'Être suprême, est assez
répandue au sud Vietnam avec
plus de deux millions d'adeptes. C'est un syncrétisme entre les
principales religions connues dans le pays, vénérant à la fois Bouddha,
Confucius, Moïse,
Jésus, Mahomet
ainsi que Jeanne d'Arc, Victor
Hugo, Churchill et Sun
Yat Sen !
L'architecture de
ce temple est à la fois inspirée de celle des cathédrales, des
mosquées et des pagodes de tradition chinoise.
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Intérieur du temple |
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Sun Yat Sen, Victor
Hugo et Ngo Van Chieu |
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Pont à haubans |
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Jean-Claude et le
serpent python |
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Cocotiers et
bananiers |
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Charrettes à
touristes |
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Nous allons maintenant
à l'embarcadère Rach Mieu sur le Mékong
, point de départ de l'ancien ferry remplacé aujourd'hui par un
grand pont à haubans et deux ponts plus petits en enfilade, pour faire une excursion en bateau dans les
îles voisines.
Nous traversons le
bras du Mékong en
contournant deux petites îles, et allons de l'autre côté sur la
grande île de Ben Tre.
Nous atterrissons en pleine mangrove
un peu en aval de l'autre terminal de l'ancien ferry.
Là, nous allons
visiter une fabrique artisanale de
caramels à la noix de coco, ainsi que d'autres
confiseries. Juste à côté, un paysan vient nous montrer son serpent
python d'environ 3 m de long, et le passe autour du
cou de Jean-Claude, qui n'est
pas spécialement effrayé, l'animal étant inoffensif. Puis on
nous offre du thé et des boissons et même un petit spectacle de
chants traditionnels vietnamiens.
Nous marchons sous
l'épaisse végétation de cocotiers et bananiers jusqu'au village de Than
An Thuong - en passant près d'un petit cimetière -
où nous attendent des charrettes pour nous emmener jusqu'au
terminal d'arrivée de l'ancien ferry, situé à côté d'un
marché. Là, nous prenons des barques à la
godille qui nous
emmènent quelques km en amont sur le Mékong,
toujours sur la même rive.
A l'arrivée, par
un étroit sentier sous la végétation luxuriante, nous allons jusqu'au
restaurant où nous allons déjeuner. |
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Mangrove au long du
Mékong |
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Chanteuses et
musiciens |
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Tombes sous les
bananiers |
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Bateaux au bord du
Mékong |
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Navigation dans la mangrove
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Après le repas, nous
revenons à nos barques pour une nouvelle navigation dans la mangrove,
puis à notre bateau qui nous ramène à l'embarcadère Rach
Mieu de départ, en passant à proximité d'un élevage
de pangas au fil de l'eau sur le Mékong,
poissons plutôt insipides très largement élevés au Vietnam
et exportés dans le monde entier. |
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Élevage de pangas
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A l'arrivée à
quai, nous reprenons notre minibus et la route vers le sud-ouest
en direction de Canthô,
notre étape suivante et la quatrième ville du Vietnam
située à 110 km. Le trafic toujours très dense et la route en
bien mauvais état ne nous permettent qu'une progression assez
lente. A l'arrivée, c'est au milieu d'une circulation un peu
folle de motos et de scooters que nous roulons vers notre hôtel.
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Habitations sur
pilotis le long du fleuve |
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Détaillant
venu s'approvisionner au marché de gros |
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Dimanche 23
octobre : il fait beau, chaud et humide. C'est de très bon
matin que nous repartons en bateau sur le Mékong
pour aller voir le marché de gros
de Cai Rang sur le fleuve.
Ce marché, le plus
grand du delta, se tient à 6 km en aval de Canthô,
à l'intersection du Mékong
supérieur, l'un des bras du fleuve, et sept
canaux. Il rassemble des bateaux de commerçants en gros
lourdement chargés, essentiellement de fruits et légumes
produits dans le delta.
De nombreux détaillants viennent
sur leurs barques, souvent de loin, pour s'approvisionner afin de
revendre dans leurs villages les produits achetés. |
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Bateaux de commerçants
en gros |
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Bateaux de
commerçants en gros |
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Filet de pêche
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De retour sur la rive, nous
rejoignons notre minibus pour prendre la route 91 en direction du
nord-ouest, le long du même bras du Mékong appelé
ici le Bassac. Nous
faisons quelques arrêts le long de la route, qui traverse une
zone de champs inondés, pour prendre des photos et arrivons à Long
Xuen où nous faisons halte pour déjeuner. |
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Tombes dans un champ inondé
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Monument dédié au
panga |
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Bacs à poissons
après jet de nourriture |
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Tisserande |
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Après le repas,
nous reprenons notre route et arrivons un peu plus tard à Chaudoc,
ville proche de la frontière cambodgienne qui abrite une
communauté Cham importante,
sous une chaleur humide un peu étouffante.
Nous allons vers
l'embarcadère sur le Mékong,
situé au pied du monument moderne dédié au panga,
le poisson de la même famille que les poissons-chats
(siluriformes) élevé un peu partout dans le delta et qui apporte
d'importantes ressources économiques dans toute la région.
Nous partons le
long du fleuve bordé de nombreuses maisons
flottantes, et allons visiter l'un des très
nombreux élevages piscicoles,
sur des îles flottantes artificielles
regroupées en villages. Chaque famille vit sur son île et
élève ses poissons, de 80 000 à 100 000 chacune, en les
nourrissant avec des granulés bourrés d'antibiotiques
(chloramphénicol) et de la pâtée fabriquée par les éleveurs
à partir de déchets de poisson ; les déchets domestiques
produits par les familles sont directement rejetés dans le fleuve
et servent aussi à l'alimentation des poissons. L'hygiène apparente de
tels élevages coupe l'envie d'acheter (mais
n'oublions pas que les saumons d'élevage européens que nous
trouvons dans nos supermarchés sont élevés dans des conditions
similaires !).
Un peu plus loin,
nous allons visiter un village cham
situé en partie sur l'eau et en partie sur la terre ferme. Les populations
chams sont ici musulmanes, avec un islam plutôt modéré
et libéral ; elles vivent de la pêche,
de la riziculture et
d'un peu d'artisanat
(tissage surtout). Il est l'heure de la prière et le muezzin
appelle ses fidèles, assez
peu nombreux, pour qu'ils viennent à la mosquée. |
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Ferme d'élevage de
poissons |
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Village cham |
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Mosquée |
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Temple de la déesse
de la montagne |
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Poissons séchés
pour faire des offrandes |
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Nous revenons vers
l'embarcadère et retrouvons notre minibus qui nous transporte
vers le mont
Sam, la seule hauteur visible à la ronde dans
cette immense plaine qui constitue le delta. Ce site est un
grand lieu de pèlerinage
aussi bien pour les Bouddhistes
que pour les Cham, même
musulmans.
Au pied du mont,
nous visitons le temple de Chua Xu,
de 1820, dédié à la déesse de la
montagne, qui abrite une statue
peinte en pierre de la déesse. On vient de tout le pays lui faire
des offrandes, en particulier des cochons de lait grillés, qu'on
ramène ensuite à la maison pour les manger en famille. |
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Statue de la déesse
de la montagne |
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Cochons de lait
grillés offerts à la déesse |
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La nuit commençant
à tomber, nous repartons vers le centre-ville et allons nous
installer à notre hôtel. Lundi
24 octobre : le ciel est gris mais il se dégage rapidement, il
fait chaud et humide. Nous partons très tôt en direction de la
frontière avec le Cambodge,
toujours sur la route 91, ici étroite et souvent défoncée ;
notre minibus se fraye péniblement son chemin sur cette route
très chargée, entourée de champs inondés. Une heure plus tard,
nous arrivons à Tinh Bien, le
poste frontière côté vietnamien. |
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Arrivée au poste frontière côté
vietnamien
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Nous abandonnons notre
minibus et passons la frontière à pied ; nos bagages sont pris
en charge par un groupe de jeunes à moto, chacun transportant
trois ou quatre valises. Nous quittons notre guide vietnamien et
faisons connaissance avec notre guide cambodgien.
Les formalités
policières et douanières un peu désordonnées prennent près de
deux heures, avec une chaleur de plus en plus lourde. Finalement,
nous embarquons dans un minibus cambodgien et prenons la route N 2
vers le nord, dans une plaine inondée. |
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Champs inondés
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Maisons sur pilotis
à Ta Keo |
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Montée d'escalier
vers les temples |
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Temple Prasat Phnom
Da |
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Au bout d'une
quinzaine de km, entourés d'eau des deux côtés de la route,
nous arrivons à Ta Kéo, la
capitale de la province.
Ici, nous
embarquons sur des petits bateaux rapides à moteur hors-bord.
Nous naviguons
à travers les champs inondés par les eaux du Bassac
pendant 3/4 d'heure et arrivons à
la colline de Phnom Da
au sommet de laquelle se trouvent deux temples du VIème
siècle reconstruits au XIème, les temples de Prasat
Phnom Da et d'Ashram
Moha Rosei, ainsi que des grottes artificielles
aménagées en sanctuaires au VIème siècle. Situés
à proximité d'Angkor Borei,
l'ancienne capitale (sous le nom de Vyadhapura)
du Founan au IVème
siècle puis du Tchenla d'eau,
pays ancêtres du Cambodge,
ces temples hindouistes dédiés à Shiva
et Vishnou constituaient
autrefois un centre religieux très important ; aujourd'hui, ils
sont devenus des sanctuaires bouddhiques plus ou moins
laissés à l'abandon malgré leur potentiel touristique élevé.
Dans le petit
village au pied de la colline et au bord de la rivière, quelques
enfants attendent les rares touristes en revenant de l'école. Et
nous rejoignons nos petits bateaux qui nous ramènent à Ta
Kéo où nous attend notre minibus. Nous repartons et
nous arrêtons un peu plus loin sur la route pour déjeuner dans
un restaurant. |
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Colline de Phnom Da |
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Grotte artificielle |
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Ashram Moha Rosei |
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Temple Ta Prom |
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Bas relief du
sanctuaire principal |
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Temple Yeay Peau |
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Après le repas,
nous reprenons la route vers le nord et nous arrêtons à Tonlé
Bati, au bord du lac Bati,
pour visiter le temple de Ta Prom,
temple hindouiste dédié à Brahmâ
construit au XIIème siècle par le roi Jayavarman
VII sur un sanctuaire khmer du
VIème siècle. Quand nous arrivons, tout un groupe
d'enfants accourt pour nous vendre des cartes postales en
mauvais état, des petits souvenirs sans intérêt et nous
réclamer "one dollar".
C'est un vaste temple
rectangulaire bien abîmé et envahi par une
végétation luxuriante, entouré d'un mur d'enceinte en latérite
compacte avec quatre entrées en ruine, une à chaque point
cardinal. A l'intérieur de l'enceinte, le sanctuaire
principal en grès possède des bas-reliefs
sculptés dans un style et avec des motifs rappelant ceux de l'Inde
du sud. Sur l'un des linteaux, les sculptures
brahmaniques anciennes ont été remplacées par un Bouddha
couché. Sur les côtés, les deux petits bâtiments en
latérite en mauvais état sont d'anciennes bibliothèques.
Juste à côté, le
Wat Tonlé Bati est un monastère bouddhiste moderne avec des bâtiments très
colorés construits dans le style khmer traditionnel entourés de
stupas dans lesquels
reposent des moines locaux décédés ; il inclut un petit
édifice ancien, le temple de Yeay Peau
contemporain de Ta Prom. |
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Bibliothèque |
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Bouddha couché |
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Stupas |
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Champ de lotus
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Nous repartons en
traversant des champs de lotus et des champs de liseron d'eau,
plantes engraissées avec les déchets biologiques ménagers des
villes avoisinantes et très utilisées pour la nourriture des
populations (plantes coriaces à manger !).
Et nous arrivons enfin à Phnom
Penh,
où sévit une circulation très intense et anarchique avec un
très grand nombre de motos et beaucoup de grosses voitures
japonaises. Nous arrivons à notre hôtel après avoir fait un
rapide tour de ville à la nuit tombée. |
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Champ de liserons d'eau
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Mardi 25 octobre
: il fait très beau et chaud ce matin. La journée est réservée
à la visite de Phnom Penh,
située au confluent du Tonlé Sap
et du Mékong. Capitale
du Cambodge à partir de 1434
jusqu'en 1494, puis à nouveau capitale du pays à partir de 1866
sous le règne du premier roi de la dynastie des Norodom,
elle est devenue une ville importante sous l'impulsion des Français
surtout à partir de 1889 avec le gouverneur Huyn
de Verneville. Évacuée de force le 17 avril 1975 et
vidée de sa population (environ deux millions de personnes) par
les Khmers rouges, elle a
été laissée à l'abandon pendant près de quatre ans. Depuis,
elle a été restaurée avec l'aide de plusieurs pays étrangers (France,
Australie, Japon,...)
et d'organisations internationales, mais elle garde encore de
nombreuses cicatrices de cette période tragique. |
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Pavillon du
couronnement |
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Pagode d'argent |
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Fresque du Ramayana |
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Nous commençons
par le Palais Royal
construit de 1865 à 1870 au bord du Tonlé
Sap, sur l'emplacement d'un modeste palais en bois
et bambou plus ancien. Il est construit dans le style traditionnel
khmer, avec le jaune comme couleur dominante, assez similaire au
palais royal de Bangkok.
On y voit plusieurs
pavillons : le pavillon du
couronnement du roi avec la salle
du trône (photos interdites à l'intérieur),
salle de banquet, pavillons de bureaux, etc. et plusieurs stupas,
tombeaux de membres de la famille royale.
La pagode
d'argent, au sol couvert de 500 pavés d'argent est
un musée de la royauté et du bouddhisme.
Un pavillon
construit par Baltard et
offert par Napoléon III est
en restauration par une équipe française ; le style de ce
pavillon, totalement différent de celui de toutes les autres
constructions du complexe palatial, fait un peu saugrenu.
Dans l'un des
autres pavillons, une grande fresque
raconte des épisodes du Ramayana
et dans un autre est présentée la maquette grandeur nature du couronnement
du roi actuel, Norodom Sihamoni
fils de Norodom
Sihanouk (toujours en vie à ce jour).
Dans le parc, des
soldats répètent la parade prévue pour l'anniversaire du
couronnement du roi actuel trois jours plus tard.
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Stupas de la
dynastie Norodom |
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Pavillon Napoléon
III |
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Maquette du
couronnement du roi |
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Cour intérieure du musée national
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Nous allons
maintenant au Musée National,
ex musée Albert Sarraut, très
proche, construit pendant la première guerre mondiale dans le style khmer.
Avant 1975, il
abritait plusieurs milliers de pièces d'art khmer, mais il a
été pillé par les Khmers rouges
et laissé à l'abandon. Il est aujourd'hui repeint et
partiellement restauré et présente quelques magnifiques sculptures
et bas-reliefs aux visiteurs. |
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Sculptures khmères
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Après la
visite du musée, nous allons déjeuner au restaurant puis
allons visiter le musée de Tuol
Seng. Ancien lycée
français aménagé en prison
par des spécialistes chinois
(tout un symbole !)
pour les Khmers rouges
pour devenir le centre
de détention et de torture S 21. Le
réalisateur franco-cambodgien Rithy
Pahn l'a rendu célèbre dans le monde entier par
le film "S21, la machine de
mort Khmère rouge". Ce centre était
dirigé par Douch qui a
été récemment condamné pour crimes contre
l'humanité. |
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Bâtiments scolaires
transformés en prison |
Cellules construites
dans les salles de classe |
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Des cellules
de moins de 2 m² ont été construites dans les salles de
classe et plus de 20 000 personnes, surtout des
intellectuels mais aussi des enfants, y ont été détenues
puis exterminées. Sur les murs, des photos de
victimes, souvent insoutenables, montrent que la bêtise et
la cruauté humaines sont sans limite. |
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Monument de
l'indépendance |
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Intérieur du Wat
Ounalom |
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Statue de Dame Pehn |
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Village flottant au
bord du Mékong |
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En passant devant
le monument de l'indépendance
contre la colonisation française, nous prenons la grande avenue Moniwong
93 et allons au Wat
Ounalom, ou monastère
des patriarches bouddhistes, construit en 1443 et
reconstruit en 1957. Ce monastère abrite environ 300 moines, pour la
plupart des étudiants pauvres venus de la campagne pour lesquels
c'est le seul moyen de faire des études.
Nous allons ensuite
à Wat Phnom, le monastère de la colline, où
une certaine Dame Pehn
aurait selon la légende déposé des images en bronze de Bouddha
et la statue de Preah Noreay,
une déesse indienne de la fertilité. Situé sur une colline, il a été reconstruit au début du XXème
siècle sur un ancien monument en bois de 1372, lieu légendaire
de fondation de la ville par le roi Pona
Yat. La pagode est dédiée à Thien
Han Tanh Man, déesse protectrice des pêcheurs, et
abrite une statue de Dame Pehn.
La journée se
termine par une promenade en bateau sur le Tonlé
Sap jusqu'à son confluent avec le Mékong
un peu en aval de Phnom Penh,
puis une remontée de ce dernier sur quelques km, en suivant les
rives où la mangrove cède de plus en plus la place aux
constructions en tôle ondulée flottantes ou sur pilotis :
villages, élevages de poissons, petits chantiers navals,
activités diverses. Puis nous revenons par le même chemin
fluvial et retrouvons notre minibus qui nous ramène à
l'hôtel.
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Wat Ounalom |
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Escaliers et temple
Wat Pnhnom |
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Quai du Tonlé Sap |
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Mangrove au bord du
Mékong |
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Camion chargé de cuisiniers et leurs
ustensiles de travail
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Mercredi 26
octobre : il fait beau et chaud ce matin. Nous quittons Phnom
Penh
par la RN 6 en direction du complexe
archéologique d'Angkor, situé à 370 km dans la
partie nord-ouest du Cambodge. Au milieu d'un gros trafic, nous suivons pendant un bon moment un
camion chargé de cuisiniers avec
leurs outils de travail qui se dirigent vers un
lieu de cérémonie pour travailler. Les quartiers nord de cette
partie de la ville sont largement habités par des musulmans qui
ont élevé une mosquée moderne
où nous faisons halte. |
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Mosquée moderne
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Charrette chargée de poteries
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Un peu plus loin
peu après la sortie de la ville, nous dépassons un convoi de
charrettes tirées par des bœufs, chargées de poteries
utilitaires ; ce sont des marchands ambulants qui
vont de village en village pendant plusieurs semaines pour vendre
leurs produits.
En continuant sur
la route, nous faisons halte dans une station-service-restaurant
dont la spécialité culinaire est un mets de choix, de grosses
araignée frites, pas vraiment appétissantes. |
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Assiette d'araignées frites
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Inondations au village de Batray
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C'est sur une route
en remblai entourée de champs et de villages inondés de chaque
côté que nous poursuivons notre chemin. Les maisons, pour la
plupart construites sur pilotis, ne sont pas inondées, mais la
partie située au-dessous, habituellement le lieu où vit le
bétail, l'est et donc ces pauvres bêtes sont parquées sur les
bas-côtés de la route, encore à sec, avec juste un peu de
fourrage pour s'alimenter. |
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Bestiaux parqués sur les bas-côtés de la
route
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Nous continuons
notre route puis nous arrêtons dans la ville de Kompong
Thom pour aller déjeuner dans un restaurant. Après le
repas, nous quittons la RN 6 un peu plus loin et prenons une piste bien pourrie sur
une vingtaine de km pour aller visiter la cité
disparue de Sambor Preï Kuk. A notre arrivée, une
nuée d'enfants s'abat sur nous pour nous vendre, sans grand
succès, toutes sortes de bricoles et de cartes postales ; le
nombre d'enfants va ensuite augmenter progressivement au fur et à
mesure que nous avançons dans notre visite. |
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Pont sur la rivière
à l'entrée du site |
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Temple rectangulaire
du groupe central |
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Linteau de porte du
temple rectangulaire |
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Sambor
Prei Kuk, classée au patrimoine de l'UNESCO, a été
la première capitale du Cambodge
du VIème au IXème siècle sous le nom d'Issara
Pura (la ville de Shiva)..
Le site archéologique a été découvert par Adhémar
Leclère de l'EFEO en 1894 et exploré par des équipes
françaises jusqu'à l'arrivée des Khmers
rouges qui les ont expulsées. Aujourd'hui ouvert à la
visite, ce vaste site plus petit et moins célèbre qu'Angkor
reçoit encore très peu de visiteurs.
Il reste les ruines
de trois groupes de temples
construits en briques, grès et latérite dans un style très
inspiré de l'architecture indienne, entouré chacun d'une
enceinte en mauvais état. Le premier groupe, au sud, a
été construit de 616 à 635 autour d'un temple octogonal. Le
deuxième, au centre, avec plusieurs bâtiments rectangulaires
dont un avec des fausses portes encadrées par des lions date du IXème
siècle ; il a été construit par le premier roi
d'Angkor. Construit au VIème siècle, le troisième,
situé au nord et de forme octogonale, est dédié au culte de Shiva
; c'est là qu'a été créé Harihara,
une sorte de syncrétisme de Shiva
et de Vishnou qui rassemble
par moitiés verticales les caractères spécifiques de chacun de
ces dieux. |
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Temple octogonal du
groupe sud |
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Intérieur du temple
rectangulaire |
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Temple octogonal du
groupe nord |
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Le pont Naga de Kompong Kdeï
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Retour par une autre piste un
peu moins défoncée jusqu'à la RN 6 que nous reprenons vers le nord.
La route traverse encore des paysages inondés par les
débordements du lac Tonlé Sap.
A Kompong
Kdeï, nous faisons une brève halte pour voir le pont
construit au XIIIème siècle,
dit "pont Naga" à cause de ses deux
balustrades représentant chacune deux serpents
Naga attachés l'un à l'autre par la queue. Mais,
comme la nuit commence à bien tomber, les photos du pont sont un
peu sombres.
Nous roulons encore
une bonne heure sur la même route et arrivons à Siem
Reap, la grande ville proche des temples
d'Angkor. Nous nous installons
à notre hôtel puis allons dîner au restaurant dans l'hôtel.
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Danseuses cambodgiennes
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Pendant le repas,
un spectacle de danse traditionnelle
cambodgienne nous est présenté. Toute la grâce
des danseuses s'exprime à travers des mouvements lents dans une
chorégraphie complexe, accompagnée par une musique par moments un peu
criarde jouée
sur des instruments locaux,. |
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Danseuse cambodgienne
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Pour
voir le diaporama de cette troisième partie du voyage cliquer ici
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Jeudi 27 octobre
: située à 7 km des grands temples d'Angkor,
merveilles architecturales classées au patrimoine mondial de
l'UNESCO depuis 1992 construites dans ce qui était la capitale du
royaume Khmer du IXème
siècle à 1431, Siem Reap
est une grande ville qui vit essentiellement du tourisme. Depuis
1994, après la fin de la guerre et du régime des Khmers
rouges, une frénésie de construction d'hôtels et de
restaurants avec des capitaux majoritairement étrangers s'est
emparée de la ville. Aujourd'hui, elle reçoit environ 2 millions
de visiteurs par an, offre 12 000 chambres d'hôtel et emploie plus
de 3 000 guides. |
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Vue d'ensemble du
temple de Preah Kô |
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Temple de Bakong |
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Éléphant sculpté
sur le mur du temple de Bakong |
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Premier groupe de
temples au programme, le groupe
de Roluos, autrefois Hariharalaya,
le site le plus ancien du complexe
archéologique d'Angkor, et la capitale du royaume au IXème siècle. Il comprend trois
temples : Preah Kô, Bakong
et Lolei, tous trois
dédiés au culte hindouiste.
Le temple de Preah
Kô, construit par le roi Indravarman
I et consacré en 880, est le premier temple khmer
construit dans la région. C'est un temple funéraire
rectangulaire à six tours alignées sur deux rangs, entouré par
trois enceintes concentriques en latérite compacte bien abîmées
aujourd'hui, dédié
aux ancêtres du roi, avec en particulier Jayavarman
II le fondateur du royaume, vénérés sous les traits de Shiva
et sa compagne Uma. Bakong,
contemporain de Preah Kô,
est un temple montagne pyramidal carré à cinq
étages, dédié aussi à Shiva.
Il est entouré de trois murs d'enceinte avec des ouvertures en
forme de gopuram comme on trouve en Inde
du sud. Dans l'enceinte intérieure, plusieurs tours
entourent la pyramide. La tour centrale qui domine l'ensemble du
site évoque le mont Méru,
montagne mythique de l'hindouisme et lieu de naissance de Shiva. Le
dernier des trois temples, Lolei,
est un petit temple île en briques et latérite édifié par Yaśovarman
I en 893 en souvenir de son père Indravarman I.
Il formait autrefois une île au milieu de l'Indratataka,
immense réservoir aujourd'hui asséché. |
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Gardien de l'entrée
du temple de Preah Kô |
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Temple de Bakong |
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Linteau de porte du
temple de Lolei |
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Temple de Mebon
oriental |
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Temple de Prè Rup |
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Nous reprenons
notre minibus pour faire quelques km et aller au temple
de Mebon oriental. Édifié vers 952 par le roi Rajendravarman
II pour servir de sanctuaire à ses ancêtres, c'est un
temple île à cinq tours en quinconce situé sur l'ancien
réservoir du Baray oriental
aujourd'hui à sec. Il est dédié à Shiva.
Dans le voisinage
immédiat, c'est le temple de Prè Rup.
Construit vers 961 par le même roi, il est aussi consacré à Shiva.
C'est un temple montagne à trois niveaux et cinq tours pour la
partie supérieure, entourée de 12 autres tours en briques plus
ou moins bien conservées. A l'intérieur, un petit sanctuaire
bouddhiste. |
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Lion sculpté au
temple de Mebon oriental |
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Sanctuaire à
l'intérieur du temple de Prè Rup |
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Champ inondé et palmiers à sucre
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Nous allons
maintenant à pied dans le village voisin par un chemin au milieu
des champs inondés et des rizières, jusqu'à une jolie maison
typiquement locale pour déjeuner chez
l'habitant. Ici vivent trois générations de la même
famille, dont l'homme travaille dans le tourisme à Siem
Reap. A la fin du repas, une violente averse s'abat sur
la région et nous devons attendre que ça se calme pour repartir
vers la suite de nos visites. |
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Grands parents et petits enfants
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Vue d'ensemble du temple de Prasat Kravan
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Après le repas, nous allons
au temple de Prasat Kravan
(temple des cardamomes) tout proche. Construit à
l'initiative de hauts fonctionnaires en 921, ce temple à cinq
tours alignées est dédié à Vishnou
; il a été en partie restauré en 1968 par une équipe allemande
mais une part importante de la structure des tours manque. A
l'intérieur ont été sculptés plusieurs bas-reliefs
représentant Vishnou seul ou
accompagné de son épouse Lakshmi. |
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Bas-relief à l'intérieur
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Vue générale du
temple |
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Sanctuaire central |
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Nous reprenons
notre minibus sous une forte pluie pour aller jusqu'au temple
de Banteai Srei, situé à une trentaine de km à
l'extérieur du complexe principal d'Angkor
près de la rivière Siem Reap.
Quand nous
arrivons sur place, la pluie a cessé.
Banteay Srei,
appelé aussi citadelle des femmes, a été construit dans la
seconde moitié du Xème siècle par Rajendravarman
puis par Jayavarman II sur le
site de l'ancienne ville d'Iśvarapura
(ville de Shiva). C'est un temple de plain pied en grès rose et latérite dédié à
Shiva. Ses
sculptures ciselées avec beaucoup de soin dans un style proche de
celui de l'Inde du sud sont considérées
comme étant les plus belles du Cambodge.
C'est dans ce
temple qu'André Malraux a
tenté de voler un linteau en 1923, ce qui lui a valu quelques
soucis avec les autorités locales. |
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Sanctuaire central |
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Fronton sculpté |
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Et nous retournons à Siem
Reap et à notre hôtel situé à environ 35 km de route
chargée et en mauvais état, de nouveau sous la pluie.
Vendredi 28 octobre : il fait
beau, chaud et très humide ce matin. Nous partons très tôt pour aller
visiter Angkor Vat, le
monument le plus grand et le plus connu du complexe
archéologique d'Angkor,
celui qui a fait la
célébrité du site dans le monde entier, avant que le flot de
touristes, très majoritairement des chinois braillards et mal élevés, ne se déverse sur lui et le rende quasi impraticable.
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Construit dans la
première moitié du XIIème siècle par Suriavarman
II, ce monument était à l'origine un temple
funéraire pour ce roi divinisé, de culte brahmanique dédié à Vishnou.
Il a été pillé par les Chams,
les ennemis traditionnels des Khmers,
en 1177 puis a été restauré par le roi Jayavarman
VII. Aujourd'hui, c'est un
centre religieux toujours
actif mais le bouddhisme y a remplacé l'hindouisme à partir du
XIVème siècle. |
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Vue d'ensemble du monument face sud
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Pavillon d'entrée |
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Bas-relief : le roi
Suryavarman II et ses sujets |
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Montée d'escalier
vers la troisième terrasse face nord |
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Cour intérieure |
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Autel de Bouddha |
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Orienté à l'ouest contrairement à tous les autres temples
khmers qui
sont orientés à l'est, il est le symbole du style classique de
l'architecture khmère
et celui du Cambodge, figurant
sur le drapeau national ; c'est le lieu touristique principal du
pays. Le plus grand
édifice religieux du monde, c' est à la fois un temple montagne
et un temple galeries à trois gradins et
quatre enceintes de 1300 x 1500 m, en grès et latérite. La
partie centrale est construite autour de cinq
tours disposées en quinconce qui symbolisent les cinq
pics du mont Meru. Sa
construction a été interrompue à
la mort du roi et est restée inachevée, en particulier certaines
parties de la décoration.
Nous
franchissons les douves puis l'enceinte extérieure par la porte
est, à côté
d'un pavillon d'entrée,
contournons l'angle sud-est et allons devant la façade sud d'où
l'on a une vue d'ensemble du monument. Dans
la galerie qui en fait le tour complet, les murs sont
couverts de bas-reliefs
qui représentent des fresques historiques de la vie du roi
constructeur, et des scènes de la mythologie hindoue
telles que le Jugement des morts, le
barattage de la Mer de lait
primordiale, le Mahabharata, le
Ramayana, la "vie" de
Vishnou et de Krishna, etc. Nous
entrons dans le cœur du temple et montons dans les étages. De
très nombreuses sculptures de Devatas
(divinités féminines secondaires) ornent les murs un peu partout. Plusieurs
statues de Bouddha avec des
offrandes à leur pied montrent que le temple est toujours
utilisé par les croyants. Du
dernier étage, on a une vue sur les parties basses du temple et
sur la jungle tout autour. Après
être redescendus, nous prenons la grande chaussée
ouest, l'allée principale d'entrée dans le
sanctuaire sur laquelle beaucoup de touristes circulent dans les
deux sens. Elle traverse les douves en partie asséchées à l'ouest du temple. A la sortie attend notre minibus. |
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Angle sud-est du
bâtiment principal |
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Bas-relief : scène
du jugement des morts |
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Vue sur les étages
inférieurs et sur la jungle |
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Bas-relief
représentant des Devatas |
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Grande chaussée
ouest et façade ouest du temple |
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Bâtiment principal |
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Fromager enserrant
un mur |
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Étape suivante, le temple Ta
Prohm - Ancêtre Brahmâ assez proche. Érigé à la fin du XIIème
siècle par Jayavarman VII comme
monastère et université bouddhique. Dédié
à la mémoire de ses ancêtres, en particulier à sa mère assimilée
à la personnification de la sagesse, c'est un temple
bouddhique de plain pied qui a été laissé dans l'état
où les explorateurs l'ont trouvé (les autres temples du complexe
d'Angkor étaient en majorité dans un état
similaire lors de leur découverte).
L'effet est extraordinaire : c'est
la lutte inégale de la construction humaine en grès contre les forces de la
nature végétale à l'état brut, comme les énormes racines
des fromagers géants qui se faufilent partout,
soulevant les pierres et tordant les bâtiments. Seuls quelques
passages ont été dégagés pour accéder aux diverses parties du
monument, et des renforts de sécurité ont été posés à
certains endroits fragilisés. |
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Bas-reliefs de
Devatas sur le bâtiment principal |
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Fromager enserrant
un bâtiment |
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Nous repartons
maintenant pour aller déjeuner à l'école hôtelière Paul
Dubrule, fondée à Siem Reap par le co-fondateur (avec
Gérard
Pélisson) du groupe Accor. Il a fait 15 272 km à vélo à
l'âge de 67ans, pour venir de Fontainebleau inaugurer cette école
en 2003. Son vélo est exposé dans un salon de l'école. Il est
maintenant résident fiscal en Suisse (et
il s'en vante ! cliquer ici).
Après un repas
d'excellente qualité avec un service exceptionnel assuré par un
groupe d'élèves de l'école, nous retournons au complexe archéologique pour
visiter le temple de Preah Khan.
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Sanctuaire principal
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Ce vaste temple de
plain pied, érigé en 1191 par le roi Jayavarman VII,
est dédié au père du roi bâtisseur, idéalisé ici sous la
forme d'un bodhisattva. C'était une université
syncrétique bouddhiste et hindouiste et aussi l'armurerie du roi
pendant ses guerres. Le roi y résida temporairement pendant
la période qui a suivi la destruction de sa capitale Angkor
par les Chams.
Il est très
abîmé et en cours de restauration.
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Fronton représentant le sommeil de Shiva
veillé par Lakshmi
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Terrains inondés sous la passerelle
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Juste à côté,
nous allons visiter le temple de Neak
Pean. On accède à l'extérieur de ce temple par une passerelle branlante
et peu engageante surplombant un vaste terrain inondé ;
l'intérieur est inaccessible. Construit
par Jayavarman VII à la fin
du XIIème siècle, ce
temple bouddhique est constitué d'un bassin carré entouré de
quatre bassins plus petits. Au centre du grand bassin, une petite île
circulaire sur laquelle est édifié le temple
central est entourée de deux Nagas.
Les têtes des serpents forment l'entrée. |
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Temple Neak Pean
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La nuit commence à
tomber, nous rentrons à Siem Reap,
avec d'abord un passage par une boutique d'artisanat directement
rattachée au ministère du tourisme. On y trouve des objets
d'intérêt moyen, beaucoup trop chers dans l'ensemble, ce qui
n'incite pas vraiment à l'achat.
Samedi 29
octobre : il fait très beau et chaud ce matin. Nous allons à
Angkor Thom, la nouvelle
capitale du royaume khmer construite par Jayavarman
VII après la conquête et la destruction d'Angkor
par les Chams. |
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Douve sud-ouest
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La ville, de forme
carrée d'environ trois kilomètres de côté, est entourée de remparts de huit mètres
de haut bordés de douves.
Au milieu de chacun des quatre murs d'enceinte est percée une
porte monumentale, ornée d'immenses visages
sculptés dans la structure.
Nous entrons par la porte
sud après avoir traversé la douve par un pont dont la rambarde est ornée de têtes de bodhisattvas
d'un côté
et de démons de
l'autre côté.
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Porte sud
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Temple Bayon |
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Bas-relief :
bataille navale contre les Chams |
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Au centre géométrique du carré a été
édifié le temple Bayon, temple d'État de
Jayavarman VII, à la fin du
XIIème siècle. Dédié au culte bouddhique, ce temple
montagne construit en grès et latérite a 3 étages, 3 enceintes
et 54 tours avec chacune 4 visages sculptés représentant le roi
divinisé sous la forme d'un bodhisattva.
A l'intérieur de
chaque tour, se trouvait une statue d'une divinité protectrice
des provinces khmères, aujourd'hui disparue. Dans la tour
centrale, un petit sanctuaire bouddhique est toujours actif.
Sur les murs, des
bas-reliefs représentent des scènes de bataille entre le Khmers
et les Chams sur le lac
Tonlé Sap, ou des divinités diverses.
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Tour avec visages
sculptés |
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Petit sanctuaire
bouddhique dans la tour centrale |
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Temple Baphuon |
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Terrasse des
éléphants |
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Nous allons
maintenant visiter le temple Baphuon,
construit vers 1060 à la gloire de Shiva
par le roi Udayadityavarman II,
situé juste à côté. C'est un temple montagne en forme de
pyramide à cinq niveaux dont la construction originale était
pleine de malfaçons ayant entraîné de nombreux écroulements.
Très abîmé, il a été restauré par l'EFEO grâce à la mise
au point d'un logiciel permettant le ré-assemblage exact des
cailloux dispersés. Il vient d'être ouvert au public.
C'est là qu'un
membre de notre groupe s'est égaré et nous a fait une grande
frayeur, heureusement sans conséquences car nous l'avons
récupéré rapidement.
A la suite, c'est
la Terrasse des éléphants,
immense terrasse décorée d'un frise représentant un défilé
d'éléphants d'un côté et de singes
et garudas de l'autre, encadrant deux montées
d'escaliers pour aller vers l'ancien palais royal dont il ne reste
pas grand chose. Cette terrasse aurait été le site des crémations
royales. |
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Bouddha couché
sculpté dans la muraille du temple |
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Montée d'escaliers
de la terrasse des éléphants |
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Temple Thommanom
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Nous reprenons notre
minibus pour aller au temple
Thommanom situé à quelques km. Ce temple mineur
dédié à Vishnou et
construit aussi par Udayadityavarman II
a été entièrement reconstitué par l'EFEO.
Juste à côté, le
temple Takéo dédié
à Shiva et construit vers
l'an 1000 est inachevé ; son petit sanctuaire bouddhique est
toujours actif. Restauration en cours par les Chinois.
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Temple Takéo
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Sculptrice sur légumes
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Et nous retournons à
l'hôtel à Siem Reap pour déjeuner. Après, direction
l'aéroport pour prendre un avion qui nous ramènera à Phnomh
Penh. Le ciel devient de plus noir et menaçant, ce qui
n'annonce rien de bien bon.
Nous arrivons en fin d'après-midi
à l'aéroport de Phnomh Penh
et allons à notre hôtel, le même que
précédemment. Dans le hall, une petite jeune fille
fait des sculptures éphémères avec des légumes, représentant
des fleurs qu'elle assemble en bouquet.
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Dimanche 30
octobre : beau temps chaud. Nous partons pour Odong,
capitale du Cambodge du XIIIème
au XVème siècle, située à 40 km de Phnomh
Penh. La circulation est plus calme aujourd'hui du fait
que nous sommes un dimanche. |
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Stupa du XVIIème siècle
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Sur la colline Trésor des
Rois ont été érigés plusieurs stupas qui abritent les cendres des
rois de l'époque et celles de ceux des rois de la dynastie régnante
des Norodom.
Tout a été détruit par les Khmers rouges et reconstruit après la fin
de la guerre. Un stupa en marbre blanc construit par les
Chinois
contient une petite partie des cendres "authentiques" de Bouddha, transférées depuis le centre de
Phnomh Penh, trop bruyant
pour leur repos éternel. Un temple syncrétique animiste et bouddhiste
est posé au sommet de la colline. De là, on a une large vue sur
la plaine inondée.
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Vue sur la plaine inondée
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Retour à Phnomh Penh
pour déjeuner sur un bateau (du nom de Titanic) amarré au quai
le long du Tonlé Sap. Pendant le repas, une jeune danseuse
cambodgienne, accompagnée au xylophone par un musicien
percussionniste, nous offre un petit spectacle de danse.
Le repas terminé, retour à
l'hôtel pour se préparer en vue du départ pour rentrer à la
maison. Ensuite, après que nous ayons perdu une bonne paire d'heures
à attendre dans
le hall de l'hôtel, notre minibus nous emmène à l'aéroport
prendre notre avion en direction de Hongkong. Une fois descendus à Hongkong, nous devons marcher sur plusieurs km dans l'aérogare pour aller
jusqu'à la porte d'où nous partons pour une longue nuit à
destination de Paris sur un
vol Cathay Pacific en Boeing
747 comme à l'aller..
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Danseuse cambodgienne
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Pour
voir le diaporama de cette quatrième partie du voyage cliquer ici
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Lundi 31 octobre
: nous arrivons à l'aéroport de Roissy très tôt ce matin.
Quelques heures plus tard, nous prenons le TGV qui nous transporte
à la gare de Montpellier d'où un taxi nous ramène à la maison,
après un beau voyage que nous avons beaucoup apprécié .
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Informations
générales et documentation
:
Devises
:
Au Vietnam, la monnaie est le "dong", 1 € vaut environ
28 000 dongs. On peut changer des euros ou des dollars à
l'aéroport en arrivant, dans les banques ou dans les hôtels
(dans ces derniers, le taux de change est en général peu
intéressant).
Au Cambodge, la monnaie est le "riel", 1 € vaut
environ 5 200 riels. Idem pour le change bien qu'il soit
préférable d'emporter des dollars achetés en Europe. Le dollar
en billets a cours partout dans le pays (et non l'euro) ; la
petite monnaie est rendue en riels.
Santé :
Toute cette partie du monde est affectée par le paludisme, un
traitement préventif anti-paludéen est fortement recommandé.
Sécurité :
La circulation auto et moto est indisciplinée et souvent
dangereuse ; la traversée des rues dans les grandes villes, même
sur les passages pour piétons, est une aventure. Par contre, pas
de danger particulier pour la sécurité des biens et des
personnes si ce n'est de faire attention aux pickpockets dans les
villes et les lieux touristiques, comme partout ailleurs dans le
monde.
Documentation :
- Angkor, la forêt de pierre de Bruno Dagens - Découvertes
Gallimard
- guide Hachette Évasion du Vietnam
- guide Petit Futé du Cambodge
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